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Nouvelles

Championnat de transition de football: La date limite d’achat du cahier des charges fixée au lundi prochain

Le Comité de normalisation (Conor) et les responsables des clubs ont échangé, mercredi 17 février dernier au siège de la Fédération béninoise de football à Porto-Novo, sur les dispositions pratiques de l’organisation du championnat de transition. Des 46 représentants de clubs attendus, 39 ont répondu présents au rendez-vous.

Abandonnés depuis le 16 mars 2015, les stades béninois reprendront certainement droit de cité, à partir du 2 mars prochain. C’est le souhait du Conor qui conformément au chronogramme qu’il a établi, a programmé le démarrage du championnat de transition pour cette date. Ses membres s’y affèrent ardemment. Dans la foulée, 46 clubs dont 19 pour la Ligue 1, 19 en Ligue 2 et 8, s’agissant de la Ligue 3, se sont déjà manifestés.

C’est pour leur expliquer les dispositions pratiques prises dans le cadre de l’organisation de ce championnat, qu’une séance de travail a eu lieu avec leurs responsables, mercredi 17 février dernier à Djassin, à Porto-Novo. Un cahier de charges a été élaboré à cet effet et son acquisition est subordonnée au paiement de 50 000 F CFA par club. Il est disponible au siège de la Fédération à Porto-Novo et à celui de la Ligue de football, à Cotonou. Le délai pour les renvoyer est fixé au lundi 22 février prochain à 12h.Les conditions qui y sont inscrites, selon le président du Conor, Rafiou Paraïso, ne sont pas trop exigeantes. Le championnat se jouera sur une période de 3 mois, à raison de 2 matches par semaine.
Le responsable chargé de l’organisation des championnats, Quentin Didavi, a ensuite invité les clubs à se conformer au cahier de charges spécialement allégé pour leur permettre de ne pas engager beaucoup de dépenses. S’agissant des licences, il a expliqué que les agents commis à cette tâche par l’ancien bureau de la Fédération que la FIFA a démis, n’ont pas mis la base de données à la disposition du Conor. A ce titre, il a annoncé que tous les joueurs sont désormais libres de s’engager avec le club de leur choix. Toutefois, a-t-il rassuré, le Conor tiendra compte des clubs qui ont des contrats écrits avec des joueurs. Une subvention a été promise aux clubs participants, pour leur permettre de souffler. «On n’a pas reçu pour mission de revoir les statuts. On n’a pas cette compétence de le faire. Seule la Fifa peut nous dire de revenir sur les statuts. Le Comité qui sera désormais porté à 15 membres au terme du congrès électif du 30 mars 2016 pourra décider de ce qu’il pourra faire des statuts par rapport à ce qu’on aurait déposé. Les recommandations du forum seront remises au Comité exécutif qui viendra à l’issue du congrès prochain », a-t-il clarifié à l’endroit des responsables qui exigeaient le toilettage des textes avant le démarrage du championnat¦

Sports 19 févr. 2016


Incendie au trésor public: Plusieurs tonnes de papiers broyés embrasés

L’incendie qui s’est déclaré au Trésor public en début d’après midi du mercredi 10 janvier, n’a fait ni victime, ni dégâts matériels importants. Mais l’épaisse fumée qui s’est échappée a provoqué une panique générale qui a perturbé les riverains des heures durant.

Plusieurs tonnes de papiers broyés entreposés derrière le bâtiment des archives du Trésor public ont été embrasés par un incendie d’origine inconnue. C’était au début de l’après midi du mercredi 10 janvier.

C’est grâce à la vigilance de certains agents de la maison qui ont aperçu l’épaisse fumée qui se dégageait dudit entrepôt, que l’alerte a été donnée. Très vite, ils se sont mobilisés pour éteindre le feu avec une dizaine de bouteilles d’extincteurs placardés ici et là contre les murs de la maison. Ils ont pu empêcher le feu d’atteindre le bâtiment des archives du Trésor public, avant d’être rejoints dans leur combat par trois véhicules des sapeurs-pompiers venus à la rescousse quelques minutes plus tard.
La fumée chargée de débris qui s’est élevée dans le ciel, a provoqué une panique au sein des vendeuses bordant le mur du trésor public, côté ouest. Le marché a dû être interrompu pendant un bon moment. « La fumée nous a couvert ici avec les débris et personne ne pouvait rester sur place. On a dû abandonner nos marchandises en catastrophe et c’est quand les sapeurs pompiers ont maîtrisé l’incendie que nous sommes revenues», confie une vendeuse de beignets proche du drame.
Mais comment les papiers broyés se sont-ils retrouvés à cet endroit? Selon Paterne Amoussou, chef Service matériel au Trésor public, ce sont des documents des archives entassés depuis des dizaines d’années. Il ont été traités récemment par un cabinet recruté à cet effet. «Ce sont les débris des documents hors d’usage qu’ils ont détruits et qui ont pris feu. Les vrais documents encore utiles sont à l’intérieur du bâtiment qui heureusement n’a rien eu», explique-t-il. Selon lui, personne n'était proche du drame.
Yometowu Zacharie, directeur général adjoint du Trésor et de la comptabilité publique, explique que ces papiers broyés sont entreposés, le temps de leur trouver un preneur. «Certains l’utilisent pour faire du recyclage et fabriquer des cartons et autres. On attendait donc la décision qui va désigner celui qui va gagner le marché», justifie-t-il ¦

Actualités 11 févr. 2016


Audiences à la Cour constitutionnelle: Le social et les élections au menu des échanges

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu en audience lundi 8 février, plusieurs personnalités de même que les autres institutions de la République. C’était au siège de la Cour.

Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International et Alexis-Vincent Gomès, past directeur international, tous deux à la tête d’une délégation du Lions Club International au cabinet du président de la Cour constitutionnelle.

«Ça a été un privilège de discuter des réalisations et des projets pour venir en aide aux populations», a déclaré Naresh Aggarwal, 2e vice-président du Lions Club International. Pour lui, le club peut faire quelque chose et c’est dans cette optique que dimanche dernier, il a discuté d’un important projet avec la banque d’insuline. «Il y a un grand besoin de venir en aide à ces populations ; j’ai rassuré le président de notre disponibilité», a-t-il souligné, rappelant que le président de la Cour constitutionnelle a fait preuve d’une écoute attentive. Une disponibilité dont fait également montre Alexis-Vincent Gomès, past directeur international. «Nous sommes venus avec un agenda chargé», explique-t-il, car le président de la Cour constitutionnelle est un grand lion avec qui il a évoqué les besoins de la communauté dont la devise se résume à la paix au sein des communautés. La paix à travers la santé et l’espoir d’une vie plus humanitaire étant donné que lui-même est dans l’action.
«Nous allons voir comment apporter des financements substantiels au centre de dialyse qui a des problèmes de fonctionnement», promet Alexis-Vincent Gomès, qui expose qu’ils sont en pleine tournée qui les conduits à travers l’Afrique ; une tournée qui vise à rencontrer les amis du Bénin afin de pousser le Bénin à vite devenir un District.
La délégation suivante était celle de l’Union Européenne conduite par Josep Coll, chef de la Délégation de l’Union Européenne. «Notre mission était de poursuivre les contacts avec les autorités du pays et d’aller recueillir les informations à la source sur l’évolution du processus électoral», a affirmé Josep Coll. Il a reconnu avoir été informé sur le diagnostic de l’évolution du processus électoral.
Josep Coll a avoué ne pouvoir rendre compte de ce qu’il a entendu cependant qu’il a déclaré avoir reçu une présentation sereine du processus. Le chef de la Délégation était entre autres accompagné des ambassadeurs de la France, de l’Allemagne et du chargé d’affaires néerlandais.
La dernière délégation était constituée des candidats et représentants de candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain, délégation dite "Coalition de la rupture". Pour Sacca Lafia, ladite délégation, très inquiète, après sa visite au Cos-Lepi le 4 février dernier, a affirmé avoir sollicité la rencontre avec le président et les membres de la Cour constitutionnelle. «La délégation de la Coalition de la rupture très inquiète de l’édition des cartes d’électeur et de la possibilité de leur distribution à temps a fait un déplacement à la Cour pour sonner l’alarme», indique-t-il. Selon ses explications, si on fait le bilan aujourd’hui, à peine deux départements pourront disposer de leurs cartes. Les dix autres ne le pourront pas, apprécie-t-il. Son souci est que la Cour constitutionnelle prenne les mesures qu’elle va juger nécessaire pour permettre à ces départements de disposer des cartes afin que le scrutin du 28 février se passe dans la paix et la sérénité.
En réponse, la Cour constitutionnelle se dit préoccupée de la situation et a promis qu’elle jouera sa partition, afin que la date constitutionnelle du 6 avril soit respectée.
Cette délégation était composée entre autres de Sacca Lafia, Alexandre Hountondji, de l’ancienne députée Affo Djobo, de Mathurin Nago et de Didier Houéha¦

Actualités 09 févr. 2016


Nommée au gouvernement du Burkina Faso: Rosine Sori-Coulibaly fait ses adieux au Parlement béninois

La coordonnatrice du Système des Nations Unies et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Rosine Sori-Coulibaly, a été reçue en audience mardi 2 février par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Elle est allée lui faire ses adieux étant donné que sa mission au Bénin vient d’être écourtée, suite à sa nomination au gouvernement de son pays, le Burkina Faso.

Depuis le 13 janvier dernier, Rosine Sori-Coulibaly, coordonnatrice du Système des Nations Unies et représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin est nommée ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du gouvernement de son pays, le Burkina Faso. Cette promotion écourte ainsi sa mission au Bénin après dix-huit mois de séjour. La fonctionnaire onusienne a tenu à faire ses adieux au président de l’Assemblée nationale et au peuple béninois avant de regagner son pays. C’est dans ce cadre qu’elle a été reçue en audience mardi 2 février par le président Adrien Houngbédji au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

En marge de cette audience, elle a salué la bonne qualité de la relation de travail et de coopération entre le Pnud, le Système des Nations Unies et le Parlement béninois. Un sentiment que partage le président Adrien Houngbédji. Ce dernier, en référence aux nouvelles charges de Rosine Sori-Coulibaly, souhaite également voir se renforcer les relations de coopération entre les deux pays : le Bénin et le Burkina-Faso. La nouvelle ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du Burkina Faso promet de transmettre ce message aux autorités de son pays. «Il n’y a pas de raison pour que les deux pays frères et amis et qui partagent une histoire commune, ne puisse pas travailler pour leur essor respectif et celui du continent africain», s’est-elle voulue rassurante.
Rosine Sori-Coulibaly quitte le Bénin avec quelques souvenirs qui l’ont marquée. Elle cite entre autres, le discours d’investiture de Me Adrien Houngbédji en tant que président de l’Assemblée nationale, 7e législature, un message plein d’engagement pour un Parlement fort, à l’écoute des populations et qui travaille avec le gouvernement dont il contrôle par ailleurs l’efficacité des actions. La désormais ex-fonctionnaire de l’ONU n’a pas manqué de remercier toute la Représentation nationale et à travers elle, l’ensemble du peuple béninois pour son séjour au Bénin au cours duquel elle dit s’être sentie comme chez elle¦

Actualités 03 févr. 2016


Fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin: Des mesures hardies pour éviter l’épidémie

Après Tanguiéta dans le département de la Donga en novembre 2014, c’est le tour des communes de Tchaourou dans les départements du Borgou-Alibori et de Ouèssè dans le Zou-Collines d’enregistrer depuis peu des décès dus à la fièvre hémorragique à virus Lassa. La recrudescence de cette épidémie qui a déjà fait 9 morts mérite qu’on s’y attarde pour non seulement connaître ses manifestations, mais surtout maîtriser les méthodes préventives. C’est dans ce cadre que le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé a organisé, mardi 2 février à Cotonou, une conférence de presse.

Le Bénin a connu entre le 15 octobre 2014 et le 8 janvier 2015 un épisode épidémique de fièvre hémorragique à virus Lassa. Au cours de cette période, 16 cas avaient été enregistrés dont neuf décès. Sur ces neuf décès, la fièvre avait été confirmée dans deux cas. Depuis le début de cette année à ce jour, 20 cas suspects ont été enregistrés dont 9 décès. Parmi ces décès, il y a un seul cas confirmé positif à la fièvre de Lassa et 8 cas probables. Des 9 décès, 5 sont membres du personnel de la santé. Les communes les plus touchées sont Tchaourou, Bembèrèkè, Nikki et Parakou dans le Borgou et Ouèssè dans les Collines. Le Borgou à lui seul totalise 7 décès.
Pendant ce temps, au Nigeria, les autorités dénombrent 168 cas dont 84 décès dans 17 Etats du pays, y compris ceux du Niger et d’Oyo qui sont frontaliers au Bénin. Cette situation qui prévaut en cette période d’harmattan et de pré campagne où les tournées se multiplient dans ces localités, nécessite qu’on ait une connaissance des manifestations du mal et d’en maîtriser les méthodes préventives.

Virus de Lassa et ses manifestations

Selon les explications du ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le Bénin n’est pas à l’abri dudit virus qui se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. La transmission interhumaine et au laboratoire se produit également, en particulier dans les hôpitaux où les mesures de prévention et de lutte anti-infectieuse sont encore précaires.
La fièvre hémorragique à virus Lassa est endémique en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone et dans des localités du Nigeria.
Elle est une zoonose. Ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». L’infection ne le rend pas malade, mais il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.
L’évolution clinique de la maladie étant très variable, la détection de la maladie chez les personnes touchées est difficile. Cependant, quand la présence de la maladie est confirmée dans une communauté, l’isolement rapide des sujets touchés, de bonnes pratiques de protection contre l’infection et la recherche rigoureuse des contacts peuvent permettre d’endiguer la flambée.
La maladie débute graduellement avec des malaises, la fièvre, des céphalées, des maux de gorge, des nausées, des vomissements, myalgies et douleurs thoraciques et abdominales. La fièvre est persistante ou par poussées intermittentes. Une inflammation et une exsudation du pharynx et de la conjonctive sont fréquentes. Dans les cas graves, un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu'au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d'entre eux recouvrent en partie l'ouïe au bout d'un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence.
Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.

Transmission

Selon le ministre Pascal Dossou Togbé, l’homme est généralement contaminé par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Aucune donnée épidémiologique n’atteste la transmission aérienne d’homme à homme. La transmission interhumaine s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé, par exemple des aiguilles réutilisées. La transmission par voie sexuelle a été signalée. La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys, surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés, s’ils traitent des porteurs du virus sans appliquer de bonnes techniques de soins sous protection ou de mesures de lutte contre l’infection.

Diagnostic et traitements

En fonction des symptômes de la fièvre hémorragique à virus Lassa, les traitements sont très variables et peu spécifiques. Le diagnostic clinique est souvent difficile, surtout aux premiers stades de la maladie. Il est difficile de la distinguer d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola, et beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la shigellose, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune.
Le diagnostic de certitude exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires spécialisés. Le diagnostic précoce de la fièvre de Lassa est conseillé. Il permet, d'une part, de mettre en place les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales, d'autre part, de lancer un traitement antiviral. Un médicament antiviral, la Ribavirine, est actif dans le traitement de cette fièvre par voie orale ou par voie intraveineuse. Administré à un stade précoce, dans les 6 jours suivant la survenue des premiers symptômes, il diminue statistiquement le taux de mortalité chez les patients infectés. Le traitement antiviral à la Ribavirine semble efficace, s'il est administré au début de l'évolution clinique. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre cette fièvre.

Pour contrôler l’épidémie...
Le représentant résident de l’Oms au Bénin, Dr Pierre Mpele Kilebou a expliqué qu’en pratique, la prévention repose sur les mesures de quarantaine pour éviter les infections nosocomiales. La prévention de la fièvre hémorragique à virus Lassa passe par la promotion d'une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi les mesures efficaces, il y a la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l'élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l'intérieur de celles-ci et la présence de chats.
Dans un communiqué conjoint rendu public le lundi 1er février dernier par l’OMS, l’Unicef et le ministère de la Santé, une série de mesures a été retenue. Ces différentes mesures ont été confirmées par le ministre de la Santé Pascal Dossou Togbé lors de la Conférence de presse mardi 2 février. Pour une risposte contre la fièvre de Lassa, une unité d’isolement a été installée à l’hôpital de zone St Martin de Papané; des stocks de médicaments Ribavirine ont également été prépositionnés à Cotonou et dans la commune de Tchaourou ; des Equipements de protection individuelle (EPI) pour le personnel de santé, thermomètres infrarouges, du matériel médical et de laboratoire et des produits de décontamination ont été mis à disposition ; le personnel de santé de l’Hôpital de zone St Martin de Papané et les agents de santé de la commune de Tchaourou ont été formés sur l’utilisation du matériel de protection et le protocole de traitement de la maladie, ainsi que sur la recherche de cas contacts.
Par ailleurs, une équipe de professionnels pluridisciplinaires se trouve déjà sur les lieux pour assurer le renfort technique; des séances de sensibilisation de la population et des autorités sont en train d’être organisées; une stratégie de recherche des personnes contacts a été élaborée pour assurer la participation des communautés dans l’identification de cas suspects.
En dehors de ces dispositions d’ordre pratique, d’autres sont préconisées. Ainsi, dès les premiers signes, il est impératif de se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche. Le traitement est efficace si l’administration de médicaments est faite rapidement. Il faut se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ; bien protéger les restes et réserves de nourritures dans les maisons; éviter la manipulation et la consommation des rats; éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de la fièvre de Lassa; et éviter tout contact avec les selles, l’urine, la salive, les vomissures et les objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre de Lassa. Ne pas toucher le corps d’une personne suspectée d’être décédée de la fièvre de Lassa, y compris lors des rites funéraires. Pour apaiser les populations, Dr Pierre Mpele Kilebou les a invité à ne pas s’inquiéter mais à bien observer les règles retenues par les autorités nationales de commun accord avec les institutions internationales¦

Santé 03 févr. 2016


Audience à la Cour constitutionnelle: Théodore Holo reçoit plusieurs personnalités

Le président de la Cour constitutionnelle a reçu, vendredi 29 janvier, plusieurs personnalités à son cabinet venues s’entretenir avec lui des initiatives de sensibilisation de la population sur les comportements qui appellent à la paix en cette veille d’élection présidentielle.

«Le Bénin doit vivre dans la paix que ce soit avant pendant ou après l’élection présidentielle, il faut que la paix soit d’actualité dans notre pays, il y a déjà la paix mais nous devons travailler à la consolider». Voilà ce qu’a déclaré Alain Owolabi président du Réseau national des étudiants leaders à sa sortie d’audience avec le président de la Cour constitutionnelle.

Le groupe d’étudiants qu’il conduit sensibilise depuis un certain temps la population sur les comportements à adopter pour l’enracinement de la paix au Bénin. Alain Owolabi explique qu’il est venu présenter au président Théodore Holo son projet de sortie d’une chanson audio baptisée «paix et unité nationale» accompagnée du tournage d’un clip vidéo. «Je pense que le président a été favorable à notre projet et nous a même donné des orientations pour sa réussite», confie-t-il.
Jennyfer Akod présidente de l’Ong «Pluie de grâce» a également eu des échanges avec le président de la Cour constitutionnelle. Les deux personnalités ont abordé l’organisation de la 7e édition de «Noël des enfants» pour l’amélioration des conditions de vie des enfants.
Isabelle Faladé, présidente de l’Ong Priorité au social a été la dernière personnalité à être reçue par le président de la Cour constitutionnelle. Cette organisation œuvre également dans la sensibilisation des citoyens en cette veille d’élection. Et c’est à travers le projet «Education et sensibilisation des citoyens» que l'Ong vulgarise certains articles du Code électoral qui appellent à l’enracinement de la paix au Bénin. «Le but c’est de sensibiliser les citoyens sur les comportements civiques qui sont attendus de leur part en cette veille électorale pour éviter la violence, nous allons procéder par des rencontres directes avec les populations et nous allons aussi utiliser les médias», propose Isabelle Faladé qui affirme avoir reçu le soutien du président Théodore Holo pour cette initiative.

Actualités 01 févr. 2016


Régime d’assurance maladie universelle: La campagne de vulgarisation du Ramu lancée

Le président de la République, Boni Yayi a procédé samedi 23 janvier dernier à Cotonou, au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi sur le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). C’était en présence des autorités politico-administratives et de la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent.

Après son vote par l’Assemblée nationale, le président de la République, a procédé samedi 23 janvier dernier au lancement officiel de la campagne de vulgarisation de la loi sur le régime d'assurance maladie.

«C’est une rencontre d’intérêt majeur», qualifie Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé. Présentant ladite loi, le ministre l’a exposée en deux volets : le contenu et les perspectives.
S’agissant du contenu, Pascal Dossou-Togbé a déclaré qu’elle est articulée en 5 titres décomposés en 91 articles. Les différents titres portent respectivement sur les dispositions générales (4 chapitres), la prise en charge (2 chapitres), la coordination et la gestion (4 chapitres), le contrôle, le contentieux et l’extension (3 chapitres) et les dispositions transitoires et finales.

Une loi bien structurée

Pour le ministre de la Santé, c’est une loi très bien structurée qui détermine les définitions et terminologies ; elle repose sur 7 principes de base et 9 orientations stratégiques. Les comptes annuels du Ramu sont soumis au contrôle et les litiges sont soumis à des transactions préalables avant d’être portés devant les juridictions en cas d’échecs. De même, l’affiliation au Ramu ne fait pas obstacle à la souscription à une police d’assurance.
En ce qui concerne les perspectives, Pascal Dossou-Togbé a confié qu’il y aura une organisation méthodique sur l’ensemble du territoire pour la conscientisation, la sensibilisation et l’explication afin que les différentes catégories de fonctionnaires et couches de la population s’engagent pour s’affilier au Ramu.
Le Ramu a reçu l’aval des partenaires techniques et financiers représentés par leur chef de file, Anne Vincent qui a assuré l’assistance de la qualité du régime soumis à la campagne de vulgarisation. «C’est un très grand et important pas qui a été franchi», a qualifié Anne Vincent.
Pour le chef de file des partenaires techniques et financiers, le Ramu apporte à chaque affilié le droit de bénéficier des services médicaux quel que soit son pouvoir d’achat. Elle a indiqué, qu’avec la carte du Ramu, il y a obligation de soigner avant de poser des questions. C’est une avancée certaine ; c’est une fierté de voir le Bénin s’engager, a-t-elle indiqué, car on ne pourra plus avancer qu’il n’y a plus de médicaments ou de matériel pour un détenteur de carte de Ramu qui se présente pour se soigner, apprécie-t-elle.
Selon Anne Vincent, la responsabilité du système de santé et celle du gouvernement sont engagées et les partenaires techniques et financiers sont là pour accompagner mais également pour surveiller. Progressivement, assure-t-elle, le pays pourra être en mesure de dispenser les soins aux populations. «N’ayez pas peur ; allez-y, achetez votre carte, c’est votre droit», a-t-elle rassuré.

Une initiative noble

Une initiative noble qui reflète les besoins de tous en ce qu’elle soulage toutes les populations, a clamé un groupe d’artistes conduits par Nel Oliver qui ont entonné une hymne à la gloire du Ramu. Cette hymne a ragaillardi le président de la République Boni Yayi sur la pertinence de son initiative relative au régime choisi.Il a qualifié la cérémonie d’historique pour le pays. «Je préfère continuer le combat pour vous sécuriser ; notre peuple en a besoin ; les défis sont énormes. Heureux quiconque combat pour les pauvres», a justifié le président Boni Yayi.Ainsi, poursuit-il, ce samedi est un grand jour. «Pour preuve, les encouragements donnés par Anne Vincent qui trouve que c’est une lourde responsabilité », a-t-il indiqué.
Le président de la République qualifie le Ramu de projet commun dans lequel chacun doit s’investir en vue de la réussite. «J’avais rêvé ; prions pour que celui qui va venir fasse mieux ; chacun doit travailler. Il n’y a plus d’Etat-providence», observe le président Boni Yayi qui rassure que le Ramu est le ciment d’unification et promeut la cohésion nationale.?

Actualités 25 janv. 2016


Moussa Latoundji, ancien capitaine des Ecureuils: «Le football béninois mérite des dirigeants de type nouveau»

Footballeur adulé et choyé par ses fanatiques, Moussa Latoundji l’a été. Taille moyenne, la quarantaine, et le visage juvénile, l’emblématique capitaine des Ecureuils, affectueusement appelé «Capi», est simplement un footballeur épanoui. Joueur, international, capitaine puis entraîneur, le natif de Porto-Novo revenu au bercail depuis quelques semaines pour participer à la reconstruction du football de son pays, souhaite qu’il y ait à sa tête, des dirigeants de type nouveau pour le gérer autrement aux fins de le sortir des sentiers battus et de l’imposer dans le concert des nations.

La Nation : Moussa Latoundji, vous avez contribué à l’écriture de l’histoire du football de ce pays. Rappelez- nous brièvement le parcours qui a été le vôtre ?

J’ai commencé ma carrière de footballeur très jeune avec les Dragons de l’Ouémé. Ensuite je suis allé monnayer mes talents au Nigeria au sein du Julius Berger. Quelques années après, je me suis retrouvé à Metz en France. C’est de là que j’ai rallié directement l’Allemagne où j’ai évolué pendant 7 bonnes années au sein de Energy Cosmos. C’est au sein de ce club que j’ai terminé ma carrière, de façon prématurée pourrai-je dire. Après, je suis rentré en 2008 pour devenir entraineur de football. J’ai entraîné les Dragons de l’Ouémé puis US Kraké de Sèmè. J’ai également dirigé les Ecureuils cadets. Je n’oublie pas que j’étais au Brésil avec les moins de 13 ans pour leur formation. Au retour, j’ai pris l’équipe nationale version joueurs locaux. Cette équipe a fait le tournoi de l’Uémoa, et a disputé la finale. Après, il y a eu Accra, avant que je ne me rende au Gabon pour entraîner un club.

L’aventure gabonaise est-elle terminée ?

Aujourd’hui, je suis chez moi au Bénin par- ce que j’estime que ça ne va pas. J’ai envie de faire quelque chose pour mon pays; apporter ma contribution à ce football qui m’a procuré beaucoup de joie. C’est pour cela que je suis rentré au bercail.

Que faire pour que le ballon roule vraiment au Bénin ?

Ecoutez, l’initiative des anciens qui a consisté à rassembler tous les footballeurs autour de la question du décollage de cette discipline, j’y ai pensé. Je fais partie de ceux qui croient que tant qu’il n’y aura pas les anciens dans les staffs, et j’entends par cette expression ceux qui ont vécu le football, les choses vont toujours piétiner. Il faut des dirigeants de type nouveau pour le football de ce pays. Car, il est toujours difficile pour celui qui n’a jamais touché du pied le ballon, de comprendre certaines réalités. Mais le constat malheureusement est que la plupart de ceux qui dirigent le football chez nous aujourd’hui sont de cette catégorie. C’est chez nous au Bénin qu’on parle de maffia. Souffrez que je dise que normalement une maffia travaille avant de gagner son pain. Je dis et je le répète, il y a des talents au Bénin, mais il faut associer les anciens pour que le football décolle.

Quel est l’évènement qui vous a le plus marqué au cours de votre carrière de footballeur ?

Ah! C’est bien l’équipe nationale. Je n’oublierai jamais cette CAN 2004 en Tunisie. C’était la première participation des Ecureuils à une phase finale de cette grande fête du football. J’avoue aujourd’hui qu’il n’y a plus rien qui puisse dépasser cela dans ma vie de footballeur. Car, être footballeur et jouer pour son pays, c’est sublime. J’ai encore en souvenir l’hymne national qui résonnait dans tout le stade. Toute ma pensée est allée subitement vers ma famille, tout le Bénin …. C’était émouvant. Ce sont des moments qu’il faut vivre. J’avoue que cela m’a beaucoup touché. Malheureusement ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Est- ce par modestie que vous n’évoquez pas votre statut de premier buteur béninois à la CAN ?
(Large sourire) Pour moi, est-ce que cela compte. Il faut viser loin. Le pays dispose de joueurs plus talentueux que moi, qu’il faut promouvoir. Mais nous n’avons pas la chance de les avoir ainsi. C’est dur et c’est difficile. Ceux qui sont là aujourd’hui ont tout clôturé. Ils ne veulent plus quelqu’un d’autre en dehors d'eux. Je ne sais pas si les choses pourront marcher ainsi. Cela semble une aberration que ce soit ceux qui ont été une fois aux affaires qui soient candidats pour gérer le football. On doit ouvrir la porte à tout le monde pour que chacun arrive pour donner ses idées, apporter sa pierre à l’édification pour la bonne marche de notre football. Aujourd’hui nous lisons la déception sur tous les visages des jeunes?

Sports 25 janv. 2016


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Le tribunal de commerce préoccupe le groupe de la Banque mondiale

La représentante résidente au Bénin du groupe de la Banque mondiale, Katrina Sharkey et plusieurs délégations ont été reçues en audience mercredi 20 janvier dernier par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

La représentante du groupe de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, est allée échanger avec le président de l’Assemblée nationale, de la mobilisation du tribunal de commerce du Bénin. Selon elle, la Banque mondiale a fourni des appuis depuis quelques années pour favoriser l’opérationnalisation de ce tribunal. Le Bénin est arrivé au stade de la considération par la commission des Lois et par le Parlement, pour finalement mobiliser ce tribunal qui revêt une importance primordiale. L’avènement de ce tribunal de commerce, à en croire Katrina Sharkey, facilitera le développement du secteur privé au Bénin.

A la suite de la fonctionnaire internationale, le président de la Coalition béninoise des organisations pour l’Education pour tous, Thomas Kossi Cakpo, a été également reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale. Il dit être allé avec sa suite présenter au président Adrien Houngbédji son organisation constituée d’un ensemble d’Ongs nationales et internationales actives en éducation de réseau. La délégation de Thomas Kossi Cakpo a saisi l’occasion pour partager avec le président du Parlement, un certain nombre de préoccupations. Lesquelles préoccupations, à suivre Berthe Tèhou, responsable à la communication de l’organisation, doivent faire l’objet de plaidoyer pour que les engagements pris par les Etats au nombre desquels figure le Bénin puissent être respectés en matière d’éducation à l’horizon 2030. Selon Berthe Tèhou, l’âge d’entrée à l’école maternelle et l’âge d’entrée au primaire doivent être forcément corrigés, puisque la loi d’orientation de l’éducation au Bénin, dit que l’enfant entre à l’école maternelle à l’âge 2 ans et demi pour une durée de 2 ans. Cette même loi, poursuit-elle, dit que l’enfant entre à l’école primaire publique à l’âge de 6 ans. «Donc il y a un problème», a fait remarquer Berthe Tinhou.
Entre autres dysfonctionnements notés par ladite organisation, il s’agit non seulement de la mauvaise répartition des ressources humaines, mais également, de la faible prise en charge du sous-secteur pour ce qui est du financement de l’éducation. Il s’agit également du flou qui entoure la précision des sanctions à l’endroit des auteurs parlant du code de l’enfant au Bénin.
Une délégation de l’Union régionale des producteurs de palmier à huile de l’Ouémé/Plateau conduite par son président Basile Bognaho, a été également reçue en audience hier par le président Adrien Houngbédji. Mais rien n’a filtré de leurs échanges?

Actualités 21 janv. 2016


Roger Bonon, ex-gardien de but des Forces armées dahoméennes (FAD): «Sans les anciens, il sera difficile au football national de décoller»

Telle une araignée, Roger Bonon a longtemps tissé sa toile dans les buts du club militaire de football : Forces armées du Dahomey (FAD) et de l’équipe nationale de football du Bénin. Septuagénaire, baraqué, noir, et le regard fuyant, cet ancien militaire actuellement à la retraite aurait pu être un sous-officier si le football n’a pas pris le pas sur sa carrière militaire. C’est avec beaucoup d’émotions dans la voix que cet ancien gardien de but très doué de sa génération, rappelle, non sans regret qu’il aurait pu sortir adjudant ou capitaine comme la plupart des éléments de sa classe.

La Nation : Comment l’ancien footballeur international et grand gardien de but par surcroit, vit-il sa retraite ?

Roger Bonon. C’est une grâce. Nous sommes vivants et rendons grâce au créateur.

Quel a été le parcours de celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands gardiens de but de la fin des années 60 jusqu’à la décennie 70 et 80 ?

Je suis militaire de la classe 67, incorporé en 1969. J’ai fait 30 ans 6 mois dans l’Armée pour finalement terminer sergent. C’est le football qui m’a arriéré sinon certains de ma promotion ont fini capitaine, adjudant. Passionné de football, j’ai été bon footballeur pour l’Armée et je peux dire que cela m’a arriéré. Mais je rends grâce d’être aujourd’hui à la retraite et d’en jouir.

Peut-on en savoir davantage sur votre carrière de football?

Avec les Forces armées du Dahomey, nous étions le club champion. Ce qui nous a donné le droit de participer à la Coupe d’Afrique des clubs champions, pour la saison 69 -70. Pour notre premier match, nous avions rencontré un club nigérian qui nous a éliminés. Je précise que j’ai évolué au sein des FAD, devenus à partir de 1975, Entente FC, puis Adjidja FC plus tard. Je signale que j’ai également défendu les couleurs nationales au sein des Ecureuils pendant des années.
Dites-nous l’évènement sportif qui vous a marqué au cours de cette carrière de footballeur?
(Un temps de réflexion...) J’ai remporté quatre trophées. Le premier, c’est la Coupe Pierre Agondanou de Porto-Novo. J’ai eu le deuxième trophée lors de la Coupe de la municipalité de Cotonou, le trophée de Pierre Yérima de Parakou. Enfin, le trophée dénommé «Coupe BCB».
Vous dites que vous avez été un international?

Oui. J’ai été gardien de but de l’équipe nationale. Je me souviens avoir gardé les buts lorsque l’équipe nationale du Congo est arrivée à Cotonou avec son trophée en 1969. J’ai en mémoire qu’on l'avait battue 5-3.

Quel regard portez-vous sur la situation du football béninois actuellement?

Si les anciens footballeurs ne sont pas associés, rien n’ira de l’avant. Les acteurs actuels du football nous ont négligés. C’est tout le problème. Les anciennes gloires ont trop souffert pour le football de ce pays. Parfois on les méprise lors des rencontres internationales en les refoulant à l’entrée des stades. C’est ce qui les a fait fuir définitivement. On peut tirer beaucoup de choses d’eux. Ils ont des astuces à livrer, les anciens styles et autres techniques. Par exemple, lorsqu’il y a penalty, il y a des mots qu’il faut prononcer. J’insiste qu’il est possible de faire signe à un adversaire pour qu’il envoie la balle là où l’on le lui demande. Oui, on peut travailler son adversaire.

Selon vous, l’occultisme existe dans le football ?

(Il affiche un ton ferme) Oui ça existe encore ! Le seul problème aujourd’hui, est que les jeunes ne sont plus disciplinés?

Sports 18 janv. 2016


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