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Nouvelles

Technologie et numérique: Huawei Ict Academy pour un Bénin plus intelligent
Des centaines d’étudiants béninois intègrent l’une des plus importantes plateformes de e-learning au monde, Huawei Ict Academy. Pour la première édition au Bénin de ce programme de formation au digital, l’Université d’Abomey-Calavi, Uatm Gasa Formation l’Institut universitaire du Benin, Cerco et Epitech sont les cinq partenaires. Le lancement officiel a eu lieu, hier lundi 28 juin à Cotonou, en présence de l’ambassadeur de Chine au Bénin. Huawei Ict Academy est un programme éducatif de Huawei qui sonne comme une réponse aux multiples besoins et demandes en digital. A ce jour, plus de 900 académies, 1 200 instructeurs et 45 000 étudiants se sont associés déjà à ce programme. Le Bénin l’accueille pour la première fois avec joie et enthousiasme. Dominique Agbessi de Huawei technologie Bénin explique que Huawei Ict Academy a l’avantage de préparer les étudiants pour le marché de l’emploi et de fournir au pays des talents en Tic. Grâce à ce programme, le Bénin deviendra plus compétitif dans le domaine du digital en Afrique et pourra poursuivre avec dynamisme sa transformation numérique. En somme, un programme tout bénéfique pour les jeunes étudiants et amoureux du digital, assure-t-il. Pour son lancement, Huawei Ict Academy est en partenariat avec l’Université d’Abomey-Calavi, Uatm Gasa Formation, l’Institut universitaire du Bénin, Cerco et Epitech, cinq centres de formation qui outillent les étudiants dans les métiers du numérique. Jingtao Peng, ambassadeur de Chine près le Bénin, au lancement de cette initiative, s’est réjoui de constater que ce programme est à même de porter le digital à chaque famille béninoise pour ses besoins. Si la Covid-19 est parvenue à éprouver tous les segments de la vie socioéconomique, il y en a un qui a plutôt résisté au point de révéler toute son importance, indique-t-il. Ce secteur, c’est bien celui du numérique. “Il faut saisir les opportunités de notre époque dans la construction d’un monde interconnecté”, a suggéré le diplomate qui n’a pas manqué de rappeler quelques chiffres illustratifs de la puissance chinoise dans le domaine de la 4 et de la 5G. Il reconnaitra tout de même que le Bénin fait des bonds spectaculaires et est même parvenu à distance de la grande Chine sur certaines offres comme le e-visa. Huawei Ict Academy, la solution Marc André Loko, directeur general de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), n’est pas moins heureux de l’avènement de cette initiative salutaire en pleine cohérence avec les projets du gouvernement. Parmi les piliers dont a besoin le Bénin pour asseoir son émergence numérique, certains sont déjà visibles, d’autres un peu moins et d’autres pas du tout. Parmi les segments à manœuvrer, les compétences digitales. Le besoin à ce niveau est énorme et Huawei Ict Academy contribue pour une large part à le solutionner, reconnait-il. En répondant à la vision du chef de l’Etat, Huawei, en tant que partenaire du gouvernement, a réalisé la construction du projet Pdi2t et s’est rassuré que cette réalisation accompagne le gouvernement pour atteindre les objectifs qu’il s’était fixés dans son programme d’action du développement de l’économie numérique 2016-2021. « A part ces infrastructures, Huawei Bénin a aussi fait des efforts pour bâtir un écosystème de talents et revitaliser l'industrie des Tic », rappelle son directeur général, Patrick Wang. De par son programme Eagles Camp, Huawei Bénin a formé plusieurs talents et les a rendus prêts pour le marché de l’emploi et certains sont des employés confirmés de Huawei jusqu’à ce jour, assure-t-il. «Cette année, nous avons commencé ce programme de Huawei Ict Academy au Bénin. Ce programme est destiné à ouvrir aux étudiants qui ont soif du savoir, une porte vers le monde de la haute technologie», révèle-t-il. Cette ouverture sur le monde à travers les plateformes e-learning de Huawei, des étudiants béninois l’essayent déjà et en sont bien heureux. En leur nom, Floride Djogbè dira, combien satisfaits ils sont des connaissances que leur apporte Huawei, leur donnant ainsi la chance d’être compétitifs au même titre que n’importe quel autre jeune sur le marché international. Les responsables des universités partenaires ont aussi témoigné leur fierté de voir leurs établissements associés au projet. Le généraliser à tous les étudiants serait l’idéal, ont-ils suggéré, pour que le Bénin cesse d’être uniquement consommateur de contenus numériques pour se hisser au rang de producteur. Société 29 juin 2021


Tournée nationale: Le tour du Bénin en sept étapes pour les Pépit’arts de Mèdédjonou
La troupe d’enfants les Pépit’arts de Mèdédjonou est en tournée nationale du 27 juin au 30 juillet prochain. Sept localités du pays recevront les sacrés batteurs et danseurs de Mèdédjonou pour un premier tour du Bénin. La troupe d’enfants les Pépit’arts de Mèdédjonou est attendue en France du 16 au 31 août pour une série de prestations. En prélude à cette expédition européenne, les responsables de la troupe ont initié une tournée nationale dont la première étape, dimanche 27 juin dernier, leur a permis de se produire à la Villa Karo dans la commune de Grand-Popo. «Faire jouer les enfants sur plusieurs scènes avant Paris m’est important», a expliqué Michel Noudégbessi, directeur artistique et premier responsable de la troupe. C’est pourquoi, en dépit des difficultés logistiques rencontrées dans le cadre de l’organisation, il dit s’être lancé «dans cette aventure de tournée nationale» pour mettre les siens en condition. A la suite de l’étape de Grand-Popo, la troupe sera en prestation le 2 juillet à Parakou avant de rallier, lendemain 3 juillet, la commune de Natitingou pour le même exercice. Le 9 juillet, une prestation est prévue dans la commune d’Abomey-Calavi, puis une autre le 16 à Adjarra, bastion et quartier général de la troupe. Ce come-back ne sonnera pas la fin de l’expédition. Les Pépit’arts de Mèdédjonou signeront deux autres sorties pour clôturer la tournée. Ils seront ainsi sur scène, le 28 juillet, dans la commune de Ouidah avant d’offrir l’ultime parade, le 30 juillet à Togbin. Cette tournée, selon Michel Noudégbessi, sera l’occasion pour présenter mais en même temps évaluer les dernières créations de la troupe. Plus jeune troupe de chanteurs, batteurs et danseurs du Bénin, les Pépit’arts de Mèdédjonou sont devenus, ces derniers mois, une véritable attraction et ne cessent d’émerveiller. Il y a quelques semaines, en séjour au Bénin, la star congolaise Fally Ipupa s’est déplacée jusqu’à leur siège et s’est livré à une partie de spectacle avec les enfants. Il confiera plus tard, avant de quitter Cotonou, combien émerveillé il était de cette parade et comment il a été séduit par le talent de ces jeunes enfants qui pouvaient allier à la fois, percussions, chants et danses. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un grand nom de la musique africaine s’intéresse à cette semence en pleine éclosion. A la dernière édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa), les puceaux d’Adjarra étaient la grande attraction de la biennale, au point de faire la première sur plusieurs émissions de grandes audiences sur la télévision publique ivoirienne. Flash-back sur la troupe Le groupe est composé de deux sections qui accueillent des enfants de trois à vingt ans, tout aussi engagés les uns que les autres. Les chorégraphies hors du commun de ces jeunes pousses témoignent de la rigueur de l’encadrement. Encadrement à la fois rigide et souple qui fait parfois appel à des sanctions et, au besoin, à la chicotte pour assurer un bon maillage formation-distraction. « Tous les enfants sont élèves et c’est la première condition. L’association les suit très bien. Ils sont les pionniers d’un grand projet. L’association s’occupe de leur scolarité, de leur santé. On peut bien être dans les arts et réussir à l’école et les premiers résultats que nous avons eus sont encourageants », confiait le directeur artistique dans un entretien il y a peu. Selon son témoignage, certains enfants ne seraient plus à l’école s’ils n’étaient pas sociétaires de la troupe de danse. La plupart viennent de familles démunies. Mais l’encadrement s’emploie à leur réussite. Il y a des membres de l’association qui sont enseignants. A eux s’ajoutent des répétiteurs payés par l’association pour renforcer le travail fait à l’école. Ceux qui sont en classe d’examen prennent une pause pour se concentrer sur les études. Pendant que les autres sont à la répétition, ils sont à la bibliothèque et travaillent sous l’encadrement des volontaires de l’association. « L’objectif qu’on se fixe à la base est que tout le monde doit passer en classe supérieure. Ils en sont conscients», souligne l’encadreur. La meilleure danseuse du groupe, élève en classe de cinquième, est la meilleure élève de son établissement, souligne-t-il. Les exemples de réussite, la troupe les Pépit’arts en compte plusieurs. Ce qui est certain, chaque enfant porte une histoire, son histoire. Culture 28 juin 2021


Championnat national scolaire 2021: La phase départementale lancée
A la recherche d’un souffle nouveau pour son sport, le Bénin a renoué depuis samedi 26 juin dernier, avec le championnat scolaire. En attendant de se qualifier pour la phase finale de la compétition prévue du 24 au 31 juillet prochain à Grand-Popo, c’est au niveau départemental que les équipes des collèges et lycées sont en train de rivaliser. Après une longue absence, le championnat national scolaire est de retour au Bénin. Placée sous l’autorité du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, avec la participation de la Fédération béninoise de Football (Fbf) et de la Fédération internationale de Football Association (Fifa), la phase départementale du championnat national scolaire, édition 2021, a démarré samedi 26 juin dernier, sur toute l’étendue du territoire. C’est quelques jours seulement après la cérémonie officielle de lancement du logo de la compétition organisée à Cotonou. En effet, pas moins de 150 équipes masculines et féminines de football des différents établissements scolaires prennent part à cette compétition dont l'organisation est confiée à l’Office béninois du sport scolaire et universitaire (Obssu). A raison d’un représentant par département, 12 équipes, comme ce soit au niveau des garçons comme des filles sont donc attendues, pour disputer la phase finale. Commencée, samedi 26 juin dernier, la phase départementale prendra fin jeudi 1er juillet prochain. Sports 28 juin 2021


Pour émission de forte poussière de ciment: La délocalisation de la Scb et de Cimbénin actée
La Société des ciments du Bénin (Scb) de Xwlacodji à Cotonou sera délocalisée au plus tard fin juin 2022. La mesure est prévue pour être étendue à Cimbénin installée à Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji. Le ministre en charge du Cadre de vie, Didier Tonato, a partagé l’information avec les députés, jeudi 24 juin dernier, lors de sa réponse à la question orale avec débat de l’Assemblée nationale par rapport à la pollution des terres et de l’air due à ces deux usines. La mesure de déplacement de la Société des ciments du Bénin (Scb) de Xwlacodji à Cotonou avec extension à Cimbénin installée à Sèkandji dans la commune de Sèmè-Podji, pour émission de fort taux de poussière de ciment, date de 2003. Le gouvernement de la Rupture l’a réactivée avec une feuille de route rigoureuse pour que cette délocalisation soit effective d’ici fin juin 2022. C’est du moins ce qui ressort de l’intervention du ministre chargé du Cadre de vie, Didier Tonato, face aux députés, jeudi 24 juin dernier, dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Selon lui, les faits dénoncés par le député Marcellin Ahonoukoun, auteur de la question orale avec débat, à l’exception des cas de maladies, ont été aussi observés par le gouvernement. Les deux sociétés polluent l’atmosphère à travers l’émission de poussière de ciment de leurs usines. Mais le gouvernement n’est pas resté les bras croisés, rassure le ministre. Il a entrepris des corrections afin de garantir aux populations de ces deux villes un meilleur cadre de vie. Plusieurs inspections et audits environnementaux ont été menés en direction de ces deux sociétés industrielles. Ces différents contrôles sont assortis de recommandations dont un suivi régulier des installations afin de réduire les impacts environnementaux et sanitaires des deux usines. Didier Tonato précise que la délocalisation surtout de la Scb de Ganhi a été décidée par le Conseil des ministres en juin 2003. Il y a eu ensuite la décision Dcc 09-046 du 24 mars 2009 de la Cour constitutionnelle jugeant que l’implantation et l’exploitation de la Scb dans la zone commerciale de Ganhi constituent une violation de l’article 27 de la Constitution béninoise. Pour le ministre, la délocalisation des deux usines est une solution parmi tant d’autres mais ne peut être mise en œuvre du jour au lendemain. Le plan d’action relatif au déménagement de la Scb a été approuvé par le Conseil des ministres en juin 2003. Prendre en compte la Sobebra Mieux, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) notamment de la relance du Projet de rénovation et de modernisation du centre administratif et commercial de Ganhi, il est prévu le déplacement à titre définitif de toutes les installations de la Scb. Ladite délocalisation devrait être effective d’ici juin 2022. Mais en attendant, un suivi rigoureux des mesures environnementales continuera d’être fait pour obtenir un taux d’émission de poussière inférieur à la norme. « Le cas échéant, je serai dans l’obligation de suspendre provisoirement les activités de ces usines afin de les obliger à trouver une solution plus efficace et aussi garantir un meilleur cadre de vie aux populations », menace le ministre en charge du Cadre de vie qui reconnait qu’en dehors des investissements faits par les usines pour s’installer, leurs installations sont bien antérieures à celles des populations. Mais conscient des enjeux environnementaux et sanitaires liés à leur fonctionnement, le gouvernement se doit d’agir avec efficacité. Le député Marcellin Ahonoukoun, auteur de la question orale avec débat, et plusieurs de ses collègues ont invité le gouvernement à accélérer le processus. Car, il s’agit d’un problème de santé publique. Il urge de protéger la population qui inhale de l’air pollué au ciment à longueur de journée. Les députés ont recommandé que la délocalisation préconisée s’étende également à la Société béninoise de brasseries (Sobebra) installée à Akpakpa à Cotonou qui polluerait aussi l’environnement. Le député Rachidi Gbadamassi a même suggéré la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur le fonctionnement de ces différentes industries. Actualités 28 juin 2021


Campagne de reboisement dans l’Atacora-Donga: Les embûches à l’opération
Le Bénin fait l’option du reboisement dans le cadre de sa politique contre le réchauffement climatique. Dans les départements de l’Atacora et de la Donga, l’initiative est matérialisée par diverses activités des organisations de la société civile et des groupements ou associations sous la conduite de l’Inspection forestière des deux départements. Quelques embûches étouffent les efforts, malgré les résultats bien visibles. Les embûches à l’opération de reboisement dans les départements de l’Atacora et de la Donga selon les responsables de l’Inspection forestière sont multiples. Entre autres, le faible engagement des collectivités locales à accompagner les activités de reboisement matérialisé par l’inexistence de fonds dédiés à l’activité, la disponibilité de terre limitée, les changements climatiques, l’insuffisance de collaboration entre les agents forestiers et les Organisations non gouvernementales (Ong), l’insuffisance des mesures d’accompagnement des activités de reboisement. À la liste s’ajoutent l’insécurité foncière et des conflits domaniaux, la limitation des actions de reboisement à grande échelle, la faible internalisation des enjeux et principes de reboisement qui se vit par le faible engouement des acteurs pour les actions de reboisement, les difficultés d’approvisionnement des acteurs en semences certifiées à savoir anacarde, mangue, espèces forestières, etc., l’insuffisance des moyens humains, matériels et financiers, la destruction des cages, les feux tardifs de végétation, la destruction des plantations par installation des champs… Ces différentes difficultés qui entravent les activités de reboisement impactent le taux de croissance des plants. Le taux moyen de survie des plants au niveau de l’Atacora est de 41,73 %, dû notamment à la divagation des animaux, les feux de végétation, l’incivisme et le climat. 4?248?015 plants ont été produits, 3?205?297 plants sont mis en terre sur une superficie de 303,5 ha de 28?933 mètres linéaires en 2020, selon le capitaine Josly Koulodji, chef service Reboisement et Aménagement des forêts à l'inspection forestière de l'Atacora. Dans le département de la Donga, l’Inspection forestière fait un bilan positif avec pour effort l’occupation de 761?186,04 ha de superficie de terre en 2020. Elle note que les actions de reboisement et de conservation du sol dans ce département ont permis un net accroissement des plantations forestières et fruitières, une conservation des forêts-galeries et des forêts marécageuses qui représentent des formations naturelles. « Cependant, on note une conversion des forêts denses et des savanes en cultures et habitations », affirme-t-elle, signalant un constat positif en matière de conservation et de restauration des écosystèmes. Les élus locaux sollicités Déplorant les difficultés, l’Inspection forestière recommande un accompagnement des autorités locales à divers niveaux dans les activités de sensibilisation, le renforcement des capacités des acteurs sur le plan technique, l’amélioration des budgets destinés aux activités de reboisement. Elle prévoit, pour cette année 2021, une forte production de plants Albizia, Khaya, Leucena et Afzelia dont va s'occuper une organisation non gouvernementale locale. L’année 2021 sera également marquée par divers projets de reboisement, le développement de plantations d’anacarde et de bois de feu. L’Inspection forestière veut initier des rencontres avec les maires pour préciser les responsabilités dans le verdissement de leur Plan de développement communal, les jardins publics et l’entretien des plants mis en terre sur leurs territoires, la création des plantations communales d’au moins 100 ha/communes. Les forestiers prévoient un crédit Fadec reboisement pour accompagner les mairies, inciter davantage les populations à la mise à disposition des domaines pour les actions de reboisement des espèces telles que le karité, le néré, etc., créer une plateforme nationale de capitalisation des données de reboisement connue de tous les acteurs. Mais ces efforts sont compromis par les actes d’incivisme dans ces départements. Il revient en effet aux communes de redéfinir un plan d’action dans le suivi des plants mis en terre sur leurs territoires respectifs. C’est à ce prix que le Bénin peut espérer réduire les effets pervers des changements climatiques. Environnement 25 juin 2021


Relance post-Covid en Afrique: Un appel à éviter le surendettement
Des voix s’élèvent pour plaider l’adoption de réformes internes audacieuses et un soutien international efficient pour relancer les économies africaines, à la faveur des assemblées annuelles 2021 de la Banque africaine de développement (Bad) centrées sur la question de la dette. Le ratio dette/Pib devrait augmenter de 10 à 15 % en passant de 60 % en 2020 à 75 % en 2021 en Afrique. En mai 2021, fait remarquer Dr Akinwumi A. Adesina, président de la Banque africaine de développement (Bad), 17 pays africains sur 38, pour lesquels une analyse de la viabilité était disponible, étaient en situation de surendettement, douze pays faisaient face à un risque modéré de surendettement et six pays étaient déjà en situation de surendettement. Le tableau de la situation de la dette peint lors des assemblées annuelles 2021 de la Banque africaine de développement (Bad) n’est guère reluisant. Les assises qui se tiennent du 21 au 25 juin sur le thème « De la résolution de la dette à la croissance : la voie à suivre pour l'Afrique », offrent l’opportunité de débattre de cette question omniprésente dans les sujets relatifs à la relance économique post-Covid-19 en Afrique. La question de la dette taraude les esprits, en ce sens que la pandémie a engendré un recul du Pib du continent : une contraction de 2,1 % en 2020, selon les Perspectives économiques en Afrique 2021. Aussi, quelque 30 millions d’Africains sont-ils tombés dans l’extrême pauvreté et 39 millions d’autres pourraient connaître la pauvreté en 2021. L’encours total de la dette africaine qui était de 841,9 milliards de dollars en fin 2019 représente aujourd’hui plus de deux fois les recettes annuelles des gouvernements africains. L’Afrique aura besoin d’un financement additionnel de 485 milliards de dollars entre 2021 et 2023, selon les estimations de la Bad. « Il apparaît manifestement que sans restructuration de la dette, bien plus de pays africains feront face à une situation de surendettement », alerte Dr Adesina. Pour trouver les ressources et réduire le niveau d’endettement, indique Dr Adesina, il est question de mettre rapidement à la disposition des pays africains les 33 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (Dts) annoncés lors du Sommet sur les économies africaines de Paris ainsi que les 100 milliards de dollars des Dts que les pays industrialisés souhaitent mettre à la disposition des pays africains via la Bad. Cela renforcerait l'Initiative de suspension du service de la dette du G20 et le Cadre commun pour la résolution de la dette du Fonds monétaire international (Fmi), portant sur l’allégement de la dette des pays vulnérables. Stratégies La mise en place d’un mécanisme africain de stabilité s’avère important pour aider les économies africaines à se protéger des chocs exogènes, ajoute le président de la Bad. « Les stratégies de gestion de la dette africaine devraient prendre en compte les chocs extérieurs qui limitent l’espace budgétaire et ont un important impact sur l’endettement », approuve Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Autrement, avertit-elle, on tomberait dans des cycles de dette, de restructuration et de redressement, toutes choses qui seront nuisibles à la croissance à long terme et aux conditions de vie. Au-delà des actions conjoncturelles, il faut penser sérieusement à la restructuration des économies. « La meilleure façon de gérer la dette est que les économies se développent », laisse entendre Kristalina Georgieva, directrice générale du Fmi. La crise de Covid-19 est « l'occasion pour opérer des réformes transformatrices et améliorer la fonction publique », poursuit-elle. Ces réformes permettront de renforcer la mobilisation des ressources domestiques, de gérer les finances publiques et la dette de manière transparente et productive, notamment celle détenue par les entreprises publiques non-membres du Club de Paris et surtout les prêts garantis auprès des créanciers bilatéraux. La lutte contre la corruption et les flux financiers illicites, la discipline budgétaire, l’efficacité des dépenses publiques, seront également de mise. La dématérialisation de l’administration et la numérisation du circuit de la collecte et de la dépense, sont requises pour réduire les déperditions. Pour sa part, le Fmi compte accompagner notamment les pays africains dans leurs efforts de redressement et de réformes structurelles. L’institution envisageait d’augmenter ses capacités de prêts à taux zéro. Il est souhaité que les pays fassent un meilleur usage de la dette en mettant l’accent sur le financement d’infrastructures sociales et économiques productives. Economie 25 juin 2021


Dégâts des inondations: Le gouvernement descend à Grand-Popo les bras chargés
Des vivres et matériels de première nécessité le tout accompagné d’une enveloppe financière ont été remis, hier jeudi 24 juin, aux ménages de Grand-Popo touchés par les récentes inondations. C’est un geste du gouvernement qui y était représenté par la ministre Véronique Tognifodé et ses collègues Alassane Seïdou, ministre de l’Intérieur, et Aurélien Agbénonci en charge des Affaires étrangères. Au nom du gouvernement, les ministres Véronique Tognifodé, Alassane Seïdou et Aurélien Agbénonci ont apporté, hier, une importante assistance matérielle et financière aux populations de Grand-Popo, victimes d’inondations. Composé, entre autres, de sacs de riz, de bidons d’huile végétale, de cartons de savon, de sucre et de pâtes alimentaires ainsi que des lots de bassines en aluminium, de bottes, de gilets de sauvetage et d’une enveloppe financière, le don a été remis aux bénéficiaires à l’hôtel de ville. Et ce, en présence du préfet du Mono, des conseillers communaux avec à leur tête le maire Jocelyn Ahyi et de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc) qui fait partie des tout premiers ayant volé au secours des populations en difficulté. Mais le sens du déplacement de la délégation gouvernementale au chevet des sinistrés doit s’apprécier au-delà de l’assistance matérielle qui fait suite aux diligences ayant permis l’ouverture de l’embouchure d’Avlo pour le retrait progressif des eaux fluviales et lagunaires qui ont envahi les habitations, les exploitations agricoles et plusieurs infrastructures sociocommunautaires. Ce déplacement est l’expression de la compassion du chef de l’Etat et de tous ses ministres face aux dégâts que le débordement des cours d’eau a engendrés. « Nous sommes venus, sur instruction du chef de l’Etat, pour vous témoigner notre solidarité et vous apporter un soulagement moral. Des solutions définitives envisagées Vous n’êtes pas seuls », a martelé Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. A l’en croire, le suivi psychologique des personnes touchées par les inondations tient aussi à cœur au gouvernement. Ce volet, indique la ministre, est confié au directeur départemental en charge des Affaires sociales et son collaborateur, chef du Centre de promotion sociale de Grand-Popo. Egalement, ce fut l’occasion pour les ministres d’en appeler à la vigilance des ménages par rapport aux mesures de prévention contre les maladies infectieuses notamment le paludisme. « Nous ne sommes qu’au début de la saison des pluies. Le pic est peut-être ultérieur », prévient la délégation pour insister qu’il faudrait respecter les recommandations des autorités sanitaires. Et ce, en attendant que le gouvernement, qui se penche sur la situation des inondations cycliques, arrive à bout de ce phénomène. « Le gouvernement prendra toutes les décisions qui s’imposent en vue d’une solution définitive », insistent le ministre de l’Intérieur, Alassane Seïdou et son collègue en charge des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, natif de Grand-Popo. Ce dernier sensibilise, quant à lui, le conseil communal et les citoyens à contribuer aux solutions en faisant preuve d’imagination afin que les inondations deviennent un facteur de prospérité. La délocalisation des communautés très vulnérables et le changement du type d’habitat sont quelques-unes des pistes de solutions locales qu’il a laissées à l’appréciation des uns et des autres. Deux mille sinistrés ont été déjà dénombrés à Grand-Popo. Actualités 25 juin 2021


Finale de la Ligue Pro Suite: Les grandes retrouvailles entre Dynamo Fc d’Abomey et Jsp
La saison 2020-2021 de football au Bénin est sur le point de s’achever. Au premier abord, ce sera avec la Ligue Pro Suite qui connaîtra son dénouement, demain, samedi 26 juin au stade René Pleven d’Akpakpa, au détour du match qui mettra aux prises Dynamo FC d’Abomey et la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp). Dynamo Fc d’Abomey et la Jeunesse sportive de Pobé (Jsp) ont rendez-vous, demain samedi 26 juin, au stade René Pleven d’Akpakpa, à partir de 16 heures. C’est pour une explication qui, au-delà d’une finale, aura valeur de match d’appui de la Ligue Pro Suite. Conformément à l’article 58 du Règlement du championnat relatif à la Ligue Pro en son alinéa 2, informe le président de la Ligue de football du Bénin, Pamphile Zomahoun, dans une correspondance en date du mardi 22 juin dernier, ces deux équipes sont qualifiées pour jouer ce match d’appui. Lequel déterminera le champion et le vice-champion de la compétition. En effet, au terme des matches aller-retour des poules A-B et C-D de la Ligue Pro Suite, saison 2020-2021, au sein desquelles elles ont évolué respectivement, les équipes de Dynamo Fc d’Abomey et de la Jsp sont arrivées en tête. La première, dans un groupe dans lequel elle avait comme adversaires Tonnerre Fc de Bohicon, Espoir Fc de Savalou, Energie Fc, Panthères Fc de Djougou et Réal sports de Parakou, a engrangé 27 points avec un goal différentiel de +12. Quant aux protégés du président Bruno Arthur Didavi, ils ont, avec un total de 26 points et un goal-average de +7, damé le pion à Aspac Fc, Avrankou Omnisports Fc, Uss Kraké Fc, Asvo Fc, Djeffa Fc, As Police et Adidja Fc, leurs adversaires de groupe. Pour atteindre ce stade de la compétition, la Jsp est revenue de très loin. Contrainte de jouer les derniers rôles pendant une grande partie de la Ligue Pro, elle a dû se séparer entre-temps de son entraîneur principal Luc René Mensah, en pleine compétition. Babatayo Jah Jah, sollicité à son chevet, lui a redonné confiance. Par rapport à l’issue de cette rencontre, il serait difficile de se prononcer. Les deux formations ne manquent pas de potentialités. Par le passé, leurs confrontations ont souvent donné lieu à des explications âprement disputées. Sports 25 juin 2021


Espèces sauvages menacées d’extinction: Les règles de protection et de commerce international fixées
Les députés ont adopté, ce jeudi 24 juin, la loi n°2021-04 portant protection et règles relatives au commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction en République du Bénin. Le texte permettra au Bénin de veiller à ce que le commerce des espèces protégées soit légal, durable et traçable. Composée de cinq titres subdivisés en 77 articles, la loi n°2021-04 portant protection et règles relatives au commerce international des spécimens d’espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction en République du Bénin vient fixer sur les manières de faire dans ce domaine. Elle s’applique à la détention, à l'exportation, à la réexportation, à l'importation, à l'introduction en provenance de la mer, au transport, au transit et au transbordement des spécimens d'espèces de faune et de flore sauvages de première, deuxième et troisième catégories. L’adoption de cette loi permet au Bénin d’internaliser désormais la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (Cites) menacées d'extinction adoptée à Washington aux Etats-Unis, le 3 mars 1973 et amendée à Bonn en Allemagne le 22 juin 1979. Cette convention a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Ainsi, le Bénin qui l’a ratifiée depuis le 28 mai 1984, a l'obligation de transposer ses dispositions dans son ordre juridique interne. La loi adoptée hier vient donc combler un vide. Puisque jusqu'ici, le Bénin ne dispose pas d'une loi nationale d’application de la Convention sur le Cites, même si certaines exigences de l’instrument international sont prises en compte dans les lois et textes règlementaires qui traitent de la faune et de la flore. Le texte est attendu pour veiller à ce que le commerce des espèces protégées soit légal, durable et traçable. Il permettra aux autorités nationales d'agir, de réglementer le comportement des personnes, tant à l’intérieur du pays qu’au niveau des frontières, vis-à-vis des espèces sauvages de faune et de flore et de formuler des politiques en matière de conservation et de commerce des espèces sauvages. Les députés ont salué l’initiative de ce projet de loi du gouvernement. Les débats ont été houleux surtout au niveau des dispositions de l’article 7 du texte. Lesquelles prévoient que le siège du conseil scientifique Citex soit le Laboratoire d’écologie appliquée de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Plusieurs députés dont Bida Nouhoun, Dominique Atchawé et André Okounlola ont souhaité que la question de siège soit laissée à la discrétion du gouvernement qui le fixera par décret. Pluôt que ce soit le laboratoire retenu qui serait la propriété privée d’un universitaire qui peut le fermer à tout moment. Mais après de longues discussions sur fond même de suspension, la plénière a finalement opté pour le statu quo. Elle a maintenu l’article 7 tel que prévu par le projet de loi en examen. Présent aux travaux, le ministre en charge du Cadre de vie et du Développement durable, Didier Tonato, représentant le gouvernement, se réjouit de l’examen de ce texte d’importance pour la conservation et la restauration de la biodiversité. Selon lui, la règlementation du commerce international des spécimens d’espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction va contribuer à réduire la prédation sur lesdites espèces. Actualités 25 juin 2021


Commercialisation des noix et amandes de cajou du Bénin: Les acteurs sensibilisés aux nouvelles mesures de contrôles
Les acteurs de la filière anacarde ont été entretenus, ce mercredi 23 juin à Cotonou, sur les enjeux de la commercialisation et les dispositions sanitaires prévues pour l’exportation des noix et amandes de cajou du Bénin. Organisée avec l’appui du projet BéninCajù de TechnoServe, la rencontre a permis de les sensibiliser aux mesures de contrôles qui entrent bientôt en vigueur pour préserver la qualité des produits béninois. Des mesures d’amélioration de l’organisation du contrôle de la qualité des noix de cajou et ses dérivés entrent bientôt en vigueur. Les nouvelles dispositions sanitaires et les enjeux de la commercialisation des produits ont été présentés, ce mercredi à Cotonou, aux acteurs de la filière anacarde. C’est à la faveur d’une rencontre organisée par l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) et l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa) avec le soutien du projet BéninCajù de TechnoServe Bénin. Avec un rendement en amandes (valeur Kor) entre 47 et 49 Ibs, les noix du Bénin ont une réputation mondiale pour leur qualité et leur goût exceptionnels. Ce qui fait gagner des montants substantiels sur la tonne par rapport à des noix d’autres pays de la sous-région. Mais force est de constater que les acteurs n’en profitent pas. Pis, cette qualité continue d’être dépréciée chaque année par les acheteurs internationaux du fait des mauvaises pratiques, fait observer Epiphane Sètondji Hossou, directeur général de l’Abssa. Le non-respect des normes post-récolte, la baisse de la qualité des noix parfois mélangées à celles d’ailleurs de qualité inférieure et autres mauvaises pratiques contraignent les acteurs à la base à vendre leurs produits sans possibilité de contre-expertise. « Ce phénomène est la conséquence de la méconnaissance du dispositif de contrôle officiel par les acteurs d’une part, et du manque d’organisation de ce dispositif à toutes les phases de la commercialisation des noix et amandes d’autre part », analyse Epiphane Hossou. Il est donc question de renforcer le dispositif existant et de pallier l’inexistence de certaines mesures règlementant les contrôles en vue de réduire les cas de rejet des produits causant d’énormes pertes aux acteurs de la filière, préconise Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex. Dispositif renforcé A en croire Conrad T. Kanmadozo, directeur des Contrôles de l’Abssa, le contrôle des noix de cajou est systématique et doit se faire désormais à trois niveaux : à la collecte, à l’achat et à l’exportation, sanctionnés par les certificats de qualité. Ces contrôles, détaille-t-il, portent sur la vérification des critères tels que l’aspect physique, la maturité, le conditionnement dans des sacs de jute, le grainage total, le taux d’humidité, les contrôles de qualité et phytosanitaire. Ces opérations permettent d’identifier éventuellement le mélange avec d’anciennes noix et le marquage (code de traçabilité), les moisissures, les noix tachetées ou pourries, les corps étrangers, la fumigation des lots, etc. Depuis le lancement de la nouvelle campagne de commercialisation des noix de cajou, le 11 mars dernier, le Centre de quarantaine végétale et de fumigation (Cqf/Dpv) a contrôlé au port de Cotonou 148 218,478 tonnes de noix exportées principalement vers la Chine, l’Inde et le Vietnam, rapporte Pélagie Léodé, cheffe du centre. « La direction de Production végétale (Dpv) n’a reçu aucune notification d’interception liée à la présence des organismes nuisibles dans les lots contrôlés », se réjouit-elle. Cependant, la Dpv entend maintenir la veille sur la qualité phytosanitaire, en renforçant le dispositif en place. Tout opérateur devra remplir des conditions avant l’exportation de noix de cajou et ses dérivés à partir du Bénin et au départ du port de Cotonou. Il devra être enregistré auprès de l’Abssa et du Conseil national des exportateurs de cajou (Conec-Bénin). Le processus d’enregistrement des exportateurs de noix et amandes de cajou au cours de l’année 2021 est en cours. A la date du 15 juin 2021, 13 dossiers d’exportateurs de noix de cajou sont en cours de traitement à l’Abssa. L’exportateur devra se soumettre aux trois niveaux de contrôles de qualité physique des noix et des emballages tels que définis et obtenir les certificats requis, poursuit le directeur des Contrôles de l’Abssa. Aussi, doit-il adresser aux différentes structures de contrôle, quinze jours francs avant l’expédition du lot, une demande d’inspection et d’obtention des certificats requis, laquelle doit s’accompagner du Bordereau de livraison du produit, du Bordereau de réservation des conteneurs (Booking) et du Certificat de poids. « Le respect de ces mesures de contrôles par tous les acteurs de la filière anacarde est une condition pour pérenniser les marchés et rétablir la confiance entre acheteurs et vendeurs », souligne le directeur général de l’Abssa. Péniel Fanou, préisdent du Conec-Bénin insiste sur l’amélioration de la qualité des noix de cajou brutes au Bénin qui contribuera à l’augmentation des revenus à tous les maillons de la chaîne ainsi que des recettes de l’Etat. Atouts et défis de la filière au Bénin Deuxième pourvoyeur de devises au Bénin après le coton, la filière cajou contribue à hauteur de 7 % au produit intérieur brut (Pib) agricole et de 3 % au Pib global. Cette filière nourrit quelque 200 000 familles béninoises. En dépit de la pandémie de la Covid-19 qui a perturbé les chaînes d’approvisionnement, quelque 168 000 tonnes de noix sont exportées au cours de la dernière campagne, selon Péniel Fanou, président Conec-Bénin. L’ambition du gouvernement est de porter la production à 300 000 tonnes et d’en transformer la moitié d’ici 2026, tout en garantissant une valeur Kor entre 48 et 50 Ibs et un rendement d’au moins 800 kg/ha. Le respect des exigences environnementales et sanitaires, la qualité des emballages utilisés, la traçabilité des produits, la mise en place d’un bon système d’informations commerciales, sont des défis à relever. A cela s’ajoutent les besoins d’une meilleure organisation de la commercialisation et surtout l’accroissement des capacités de transformation locale. Car, pour une capacité des usines estimée à 65 000 tonnes, la transformation réelle des noix sur place ne dépasse guère les 20 000 tonnes par an, soit moins de 15 % de la production nationale totale, selon les chiffres de TechnoServe/BéninCaju. Les écueils de l’industrialisation ont pour noms : multiplicité d’intermédiaires rendant peu compétitifs les prix, difficultés d’approvisionnement des usines, crédit à taux d’intérêts élevés pour le financement des activités, baisse de prix des noix sur les marchés, non-respect des règles de la commercialisation.   Economie 24 juin 2021


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