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Nouvelles

Audiences à la Cour suprême: Plusieurs délégations chez Ousmane Batoko

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience jeudi 14 janvier, plusieurs personnalités et des délégations qui ont partagé avec lui des préoccupations diverses et variées.

Une délégation de la mandature 2016 de la Jeune chambre internationale (JCI Bénin) était au cabinet du président de la Cour suprême à Porto-Novo. Conduite par sa présidente nationale pour la mandature 2016, Alexandrine Codjovi, la délégation est allée présenter ses bons vœux du nouvel an au président Ousmane Botoko. Elle lui a souhaité des vœux de bonne santé et de pleine réussite dans toutes ses entreprises pour cette année 2016 qui commence et au cours de laquelle le Bénin va aborder une période cruciale, en l’occurrence l’élection présidentielle du 28 février prochain. Un scrutin que la JCI souhaite dans la paix et une ambiance festive. La délégation a saisi l’occasion pour présenter à Ousmane Batoko les activités du mandat 2016 de la JCI et recueillir ses suggestions et orientations. Et l’une des activités phares concerne le projet Flamme de la paix lancé le jeudi 7 janvier dernier à Porto-Novo devant des autorités politico-administratives de la ville. Cette flamme a parcouru tout le pays et a été accueillie dans l’après-midi du jeudi 14 janvier à la place du Souvenir à Cotonou. La délégation de la JCI a invité le président Ousmane Batoko à être à ses côtés pour accueillir cette flamme de la paix. Alexandrine Codjovi s’est réjouie de l’engagement du président de la Cour suprême pour l’initiative de ce projet qui vise l’organisation dans des conditions apaisées de la présidentielle de février prochain. Ousmane Batoko a adhéré à l’initiative et a promis d'être aux côtés de la JCI pour l’accueil de cette flamme de la paix à travers une forte délégation de ses collaborateurs. Aussi, a-t-il promis d’envoyer une forte délégation pour la rentrée solennelle de la JCI qui aura lieu samedi 16 janvier prochain à Cotonou, renseigne la présidente de la JCI. Elle dit ne pas être étonnée de cette prompte réaction du président Ousmane Batoko qui témoigne de son expérience dans la vie associative.

Avant la délégation de la Jeune chambre internationale, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Il s’agit d’une visite de courtoisie au cours de laquelle Lucy Tamlyn dit avoir félicité le président Ousmane Batoko pour tous ses efforts dans le cadre de la promotion des droits des citoyens et de la démocratie.
Plusieurs autres délégations ont été reçues par le président de la Cour suprême au nombre desquelles celle du Syndicat libre des travailleurs de Bénin- Télécoms SA conduite par son secrétaire général Asséréou Brice Agossou. ?

Actualités 15 janv. 2016


Reconnaissance aux amis de l’ambassade du Venezuela : Le quotidien «La Nation» doublement honoré

Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, a salué le soutien des amis de l’ambassade au titre de l’année 2015. C’est à l’occasion d’un cocktail de gala qui a eu lieu, mardi 12 janvier. Des diplômes de reconnaissance ont été remis non seulement aux étudiants hispanisants et autres personnalités mais aussi aux structures partenaires dont le quotidien La Nation et son directeur de publication.

Récompenser tous les amis de l’ambassade du Venezuela près le Bénin pour leur soutien au titre de l’année 2015. C’est l’objectif du cocktail de gala organisé par Alejandro Correa Ortega, ambassadeur du Venezuela près le Bénin, et au cours duquel des diplômes de reconnaissance ont été remis.

Selon l’ambassadeur, ils sont une trentaine d’étudiants en langue espagnole de l’Université d’Abomey-Calavi, et autant d’organisations non gouvernementales et de structures. Au nombre des structures qui ont soutenu l’ambassade, il faut compter le journal «La Nation» et Edgard Couao-Zotti, son directeur de publication gratifiés de deux diplômes de reconnaissance par l’ambassade pour leur soutien et leur contribution au déroulement de ses activités en 2015. En ce qui concerne les étudiants, ils sont des apprenants en fin de formation en langue espagnole. L’ambassadeur Alejandro Correa Ortega a précisé qu’entre le Bénin et le Venezuela, la coopération est au beau fixe et concerne le secteur éducatif et l’assistance à travers divers dons.
La vitalité et le dynamisme des relations entre les deux pays ont été salués par Abel Agbébléo, directeur Amérique au ministère des Affaires étrangères. Le Bénin et le Venezuela sont des pays frères, a-t-il souligné avant d’assurer la poursuite du soutien au Bénin. Il a souhaité que les projets retenus dans le cadre de la grande commission mixte pour cette année, soient réalisés en faveur des populations béninoises. Les assises entre les deux parties pour faire le tour des domaines de coopération lui tiennent également à cœur.
Il faut préciser que l’ambassadeur a présenté le livre «Le Venezuela et l’Afrique : les nouvelles relations. Paradigmes de la coopération Sud-Sud» de Reinaldo José Bolivar. Il s’agit d’une œuvre où l’auteur expose ses réflexions, des articles de presse, des discours sur la vision de la politique extérieure du Venezuela?

Actualités 13 janv. 2016


Centre artistique Savoart: Jean de Dieu Hanou présente «L’art des signes»

Savoart. Pour nombre d’acteurs culturels, ce nom ne dit pas grand chose. Mais dans les jours et les semaines à venir, il est appelé à être le pôle d’attraction de la pensée et de la création artistique. Logée sur les bords du littoral de Togbin, c’est bien là que Jean de Dieu Hanou entend prendre ses quartiers, dorénavant, pour y dicter la loi de l’art, notamment celui des signes.

Une cinquantaine d’œuvres d’arts de petits formats, éparpillées et accrochées de part et d’autre de la voie menant à Togbin Daho, un mélange de couleurs et surtout de signes qui, vus de loin, laisse apparaître un décor qui gagne en beauté, à mesure que l’on s’éloigne de la mer. C’est dans cet univers que le centre Savoart prend ses racines. «C’est un centre qui permettra à tous les artistes qui le désirent de venir faire des conceptions et de se faire valoir… Il est encore en création, mais grandira», explique son promoteur, Jean de Dieu Hanou. Plutôt optimiste, celui-ci croit que Savoart «grandira avec le temps» et pourra ainsi s’ouvrir aussi bien à la création qu’à la formation et aidera les artistes à donner un sens à leur travail

C’est d’ailleurs ce qu’il fait en premier, en sa qualité de promoteur des lieux, ouvrant les portes dudit centre au public, du 19 au 26 décembre prochain, afin que le public vienne y lire les signes de l’art. A l’instar de sa personnalité, plutôt discrète, les œuvres réalisées par Jean de Dieu Hanou sont d’une certaine sobriété, sans rien perdre de leurs authenticité et éclat. «L’art des signes», qui présente une cinquantaine de tableaux aux figures variées n’en est pas moins l’illustratif. Les œuvres sont à la fois des réalisations récentes. «J’ai proposé des tableaux réalisés en 2001, 2012… tout comme il y en a qui datent de plus de vingt ans». Cette combinaison de réalisations donne à l’exposition une autre dimension et fait voyager dans le temps, toujours à travers les signes. Parlant des signes, ils sont multiples et variés, et illustrent chacun, un fait ou une situation particulière.
Pour Jean de Dieu Hanou, il faut puiser dans l’énorme richesse dont dispose le Bénin au plan culturel pour valoriser l’art. Synthèse de plusieurs écoles de formation, disciple de Gratien Zossou qu’il admet catégoriquement comme son «maître» et actuellement enseignant dans des écoles de métiers d’art, le parcours du promoteur de Savoart transparaît à travers ses réalisations. Entre l’acrylique, les pigments naturels, l’aquarelle et des supports comme le papier, la toile, le jute… Le travail de Jean de Dieu Hanou, qualifié par lui-même de «pluridimensionnel» tire vers des traits décoratifs. Un peu comme Gratien Zossou, il veut aussi créer «sans limite» et puiser de partout pour enrichir son travail.
«J’utilise la richesse linguistique pour créer des œuvres. Je n’ai pas pour habitude de m’éterniser sur une technique de travail. Lorsque je me mets sur l’une des techniques d’art, je réalise une série d’œuvres et je passe à une autre. Dans le même temps, j’évite de vendre tout ce que j’ai créé à chaque collection et je garde le reste en stock», expliquait-il, à l’occasion du vernissage de l’exposition «l’art des signes»?

Culture 22 déc. 2015


Difficultés dans le secteur du bois au Bénin : Le député Eric Houndété interpelle le gouvernement

L’honorable Eric Houndété se fait l’avocat des menuisiers, artisans et industriels locaux dans leurs difficultés à s’approvisionner en bois, leurs matières premières. Il a déposé à cet effet mardi 15 décembre, une question écrite au gouvernement pour qu’il clarifie la situation liée à l’indisponibilité et à l’inaccessibilité du bois au Bénin.

Depuis plusieurs années, le Bénin est victime de nombreux scandales liés à l'exploitation abusive des ressources forestières. Des centaines d'arbres sont décimés en violation des normes en vigueur et des centaines de milliers de madriers seraient irrégulièrement exportés alors que les besoins des transformateurs locaux demeurent largement non satisfaits. En effet, l'accessibilité de la matière première par les menuisiers et les artisans serait très difficile. La précarité de leur travail s'explique par la rareté et à la cherté du bois. De ce fait, ils peinent à satisfaire leurs clients essentiellement constitués des ménages qui en subissent également les conséquences. Nombre d'entre ces artisans sont contraints d'abandonner le métier. Par ailleurs, l'indisponibilité du bois affecte également les industries installées au Bénin telles que Iroko Bénin et ATC industrie de Bois. En effet, suite à la visite de la délégation parlementaire dans l'une de ces usines notamment ATC Industrie de Bois SA le 25 novembre 2015, de nombreux constats ont été faits au nombre desquels: l'impossibilité d'exportation des produits finis de la société vers l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique par manque de matière première; la difficulté d'obtention des financements due aux exigences des banques qui exigent une garantie d'approvisionnement d'une moyenne de 5 ans;l'insuffisance des attributions annuelles obtenues de l'Office national du bois par rapport à la capacité annuelle minimum de production qui est de 7 000 m3 etc. Les mêmes constats ont été enregistrés à Iroko Bénin. Pour finir, notons que le gouvernement béninois a retenu de nombreuses mesures soutenant la mise en œuvre globale de sa politique économique pour la période 2012-2016, au nombre desquelles l’orientation de la consommation publique prioritairement vers les biens produits localement. En nous référant aux débats d'orientation budgétaire, les meubles acquis par l'administration doivent essentiellement provenir des ateliers de menuiserie-ébénisterie et usines locaux. Aujourd'hui, soit trois ans après la prise de cette mesure, force est de constater que l'administration publique demeure largement fournie en meubles importés, la raison principale de cet échec étant entre autres l'indisponibilité du bois au Bénin. En référence aux dispositions de l'article 111 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, le gouvernement est prié de communiquer à la représentation nationale, les réponses aux préoccupations ci-après:
1- Comment le gouvernement justifie-t-il l'indisponibilité et l'inaccessibilité au bois par les transformateurs locaux alors que de nombreux madriers sont régulièrement convoyés vers l'extérieur?
2- Quelle est la politique de commercialisation actuelle du bois par l'ONAB?
3- Produire le point de la production et de la commercialisation du bois par l'ONAB.
4- Quel est le contenu du document stratégique appelé "politique forestière nationale"? En fournir copie à la Représentation nationale. Quelles sont les dispositions prises pour en assurer la mise en œuvre?
5- Les sociétés ATC industrie de Bois et Iroko Bénin envisagent chacune la mise sur pied d'un projet pour pérenniser les métiers du bois à travers la construction d'un centre de formation des jeunes sur le site de leur usine. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour accompagner ces projets?
6- Quelles sont les raisons justifiant la non signature d'une convention d'approvisionnement entre l'ONAB et ces industries, alors qu'elles prennent l'engagement de financer le reboisement à concurrence de deux pieds de bois pour un coupé?
7- Il nous est revenu que le Gouvernement n'entretiendrait aucune relation formelle avec l'association des menuisiers-ébénistes du Bénin. Quelles sont les dispositions prises par le Gouvernement pour garantir aux menuisiers et aux artisans locaux la disponibilité et l'accessibilité au bois?
8- Quelles sont les mesures fiscales incitatives permettant aux producteurs locaux d’entrer en compétition face aux producteurs étrangers? Quelles sont les dispositions prises pour obliger les administrations à respecter cette mesure ?

Fait à Porto-Novo, le 10 décembre 2015

Eric Houndété

Actualités 16 déc. 2015


Obsèques officielles du Général à Natitingou: Les adieux des populations du Zou-Collines à l’illustre disparu

Comme dans les autres départements, le cortège de la dépouille mortelle du général Mathieu Kérékou a eu les honneurs des populations des grandes villes des départements du Zou et des Collines dans la matinée du vendredi dernier. La mobilisation était bien forte de Bohicon, à Dassa en signe de reconnaissance des mérites de l’illustre disparu.

Il était environ 7h30 mn ce vendredi matin quand, tout au long de la route Ouinhi, Zangnanado - Covè, les populations se sont amassées pour ne pas perdre de vue le passage du cortège funèbre de général Mathieu Kérékou en provenance de Cotonou via Porto-Novo. De Ouinhi à Covè, les populations ont rendu au général Mathieu Kérékou les derniers honneurs dus à son rang.

A 8h55mn les premiers motards conduisant le cortège firent leur apparition à Bohicon. Ville carrefour où le cortège a dû marquer une pause de quelques secondes pour s’effrayer le passage. Mais ceci n’empêchera tout de même pas les hommes, femmes et élèves qui ont massivement fait le déplacement de manifester leur affection et attachement pour l’ancien président de la République.
Les dignitaires dans leurs tenues d’apparat ont entrepris de faire le rituel consacré en de pareilles occasions. De l’eau versée à terre pour des libations. Et louange pour le général Kérékou.
A Bohicon autorités politico-administratives, maires, conseillers communaux, directeurs départementaux, élèves, conducteurs de taxis-motos ont eu aussi le temps de voir passer devant eux le cortège. Il faut signaler que dans un premier temps, mobilisés au niveau de l’Hôtel de ville, ces hommes, femmes et élèves ont été orientés sur l’axe Sodohomè par où le cortège devait faire son entrée à Bohicon. Ce qui aura permis d’éviter la déception à beaucoup. Etre présent et voir le cortège funèbre passer a été un privilège pour nombre d’entre eux qui ne se sont d’ailleurs pas gardés de s’extasier.
En un mot, à Bohicon, c’est aussi la clameur de la population bien mobilisée qui a accueilli au passage le cortège funèbre. Même si les plus curieux avaient du mal à repérer le cercueil du général dans l’un des véhicules du cortège, ceci ne devait pas les empêcher de s’incliner pour la mémoire du disparu en signe d’hommage à l'illustre disparu.
Puis, le cap est mis sur la ville de Dassa-Zoumé en passant par Setto et Pahouignan. La mobilisation était monstre. Les populations avec à leur tête le maire de la ville, Nicaise Fagnon ont tenu à donner leur marque de distinction au général Kérékou. Au cours d’une brève pause du cortège, sa Majesté Affoman Egbakotan II, roi de Dassa a dit ses bénédictions et sa prière pour le repos de l’âme du général avant de laisser le cortège funèbre continuer sa route en mettant le cap sur la ville de Savè pour la même ferveur.

Actualités 14 déc. 2015


Obsèques officielles du général Kérékou: Cavalcade et haie d’honneur pour dire adieu au général à Parakou

Le cortège funèbre du général Mathieu Kérékou en route pour Natitingou est attendu en début de cet après-midi à Parakou. Quoiqu’il n’y aura pas d’escale du corbillard à proprement parler, l’étape de ralentissement dans la cité de Kobourou sera marquée par de vibrants hommages à l’illustre disparu.

C’est du moins l’espoir nourri par les autorités préfectorales, municipales et les responsables de la sécurité qui se sont concertés dans la matinée d’hier jeudi à la préfecture de Parakou. La mobilisation des populations et les dispositions d’ordre sécuritaire étaient au menu des échanges. En ce qui concerne le rassemblement, la municipalité a mis les petits plats dans les grands pour accueillir celui que pleure le Bénin tout entier depuis le 14 octobre dernier, rassure Ibrahim Chabi Mama, premier adjoint au maire. Les nids de poule sur la chaussée sont bouchés et des groupes d’animation sont mis à contribution. Les conseillers municipaux vont accueillir la dépouille à l’entrée de la ville, à hauteur de l’hôpital d’instruction des Armées. Sous la supervision des Forces de l’ordre, les élus locaux, les populations : hommes, femmes, élèves, écoliers et autres, vont s’amasser le long des artères pour dire adieu à l’ancien président de la République en chemin pour sa dernière demeure. A en croire Ibrahim Chabi Mama, une cavalerie sera déployée pour accompagner le cortège tout au long de l’itinéraire : Sortie Sud - Carrefour-Hubert-Maga – marché Arzèkè- mairie de Parakou – Carrefour-de-la-Municipalité (Carrefour-Trois-Banques) – Carrefour-Alwouda – sortie Nord (vers Deeman radio).

Le lieutenant-colonel Zakari Taki Yaka, commandant du Groupement régional Nord de la Gendarmerie nationale, a exhorté les populations à non seulement sortir massivement mais aussi et surtout à observer l’ordre et la discipline pour des hommages dignes à l’homme du 26 octobre 1972 qui a marqué les populations béninoises à travers vingt-sept ans de pouvoir?

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 11 déc. 2015


Redevance de régulation des marchés publics : Eric Houndété demande des comptes au ministre d’Etat Komi Koutché

Redevance de régulation des marchés publics : Eric Houndété demande des comptes au ministre d’Etat Komi Koutché
Le député Eric Houndété interpelle le gouvernement, plus précisément le ministre d’État chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché par rapport à la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public. Le député de l’Opposition a déposé à cet effet le mardi décembre dernier, une question écrite sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pour amener l’Exécutif à apporter des clarifications à ses points d'ombre. (Lire l’intégralité de la question écrite)

Question écrite au gouvernement

Attention, ministre d’État chargé de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation

Objet : Redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public
Au cours de l'examen du projet de budget général de l'Etat gestion 2016, il nous a été donné de constater que les dispositions de l'article 17 de la loi de finances gestion 2016, ont repris et modifié celles prévues par l'article 20 de la loi de finances gestion 2015 ainsi qu'il suit: la redevance de régulation des marchés publics et des délégations de service public est fixée en pourcentage du montant hors taxes des marchés publics attribués aux soumissionnaires ou du chiffre d'affaires réalisé annuellement par les titulaires des conventions de délégations de service public sur l'ensemble du territoire national comme ci-après:
- 1,5% du montant hors taxes des marchés publics approuvés;
- 0,2% du chiffre d'affaires hors taxes réalisé par les titulaires de conventions de délégations de service public.
Le montant de la redevance de régulation perçue à 60% par l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) et 40% par le Trésor Public en 2015, est désormais prévu pour être affecté à 40% par l'ARMP et 60% par le Trésor public.
En application de l’article 111 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il est demandé au gouvernement de répondre aux préoccupations ci-après:
1- En prenant en compte les paramètres suivants:
- l'article 616 du Code général des impôts dispose que le timbre de tous les actes entre l'Etat béninois et les citoyens est à la charge de ces derniers;
- outre la redevance de régulation des marchés, l'article 573 du même code dispose déjà d'un droit d'enregistrement de 1% sur les montants des actes constatant les adjudications, marchés pour constructions, réparations, entretiens et autres prestations de service;
- il semblerait qu'au Sénégal et au Mali, la redevance est seulement de 0,5% en ce qui concerne le montant hors taxes des marchés publics approuvés et de 0,1% du chiffre d'affaires hors taxes réalisé par les titulaires des délégations de service public;
Quelles sont les études ou les simulations qui ont justifié la détermination du taux de redevance des marchés publics en 2015?
2- Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l'article 20 de la loi de finances gestion 2015,
- quel est le point des ressources perçues par l'ARMP à la date du 30 novembre 2015?
- quel est le point des ressources perçues par le Trésor public à la date du 30 novembre 2015?
3- Quel est le constat fait pour que le mode de répartition du produit issu de cette disposition change après une seule année d'exercice (2015-2016) au profit du Trésor public?
L'ARMP a-t-elle perçu un trop plein de ressources?
4- Quel est l'impact du paiement de cette redevance sur les entreprises qui sont déjà assujetties à plusieurs autres impôts et taxes?
Quelles en sont les conséquences sur la compétitivité des entreprises et sur l'amélioration du climat des affaires?
5- Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour accompagner les personnes et les entreprises concernées par ces nouvelles dispositions?

Fait à Porto-Novo, le 30 novembre 2015

Eric Houndété

Actualités 03 déc. 2015


Conseil des ministres: Didier Atchou nouveau directeur général de la Police nationale

Conseil des ministres: Didier Atchou nouveau directeur général de la Police nationale

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 25 novembre 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
Félix Essou Dansou, ancien ministre, ancien Commissaire à la Commission de l'Uemoa
Veuve Marie Djossi Kouassi, mère de Josiane Tossou, ancienne députée à l’Assemblée nationale, belle-mère de monsieur Noël H. Fonton, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement ;
Marie Akodandé, mère du Commissaire de Police de 2e classe Akondandé Richard, chef du service accidents et constats du Commissariat central de Cotonou ;
François K. Sègo père du commissaire de Police 2e classe Sego Innocent, en service au Commissariat spécial de Police d’Hillacondji ;
Pierre Bocovo, père du Commissaire de Police de 1re classe Ghislaine Bocovo Adjagboni, chef de l’Office central de protection des mineurs, de la famille et de la répression de la traite des êtres humains ;
Arouna Moussa, beau-père du Commissaire principal de Police Sidi Bachirou, en charge du Commissariat spécial de Police de Malanville ;
Sèvi Alakou, mère de l’honorable Evariste M. Sinkpota, ancien député de la 6e législature, 2e adjoint au maire de la commune de Toffo ;
Veuve Rennée Antoinnette Vieyra épouse de Dravo, mère de de Dravo Marie José épouse Zinzindohoué, conseiller technique juridique du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a examiné des dossiers dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’économie maritime, de l’assainissement, de l’éducation, de l’eau et des finances.
Dans le domaine de l’énergie, le Conseil a approuvé une communication du ministre en charge de l’Energie relative à l’autorisation de signature avec l’entreprise chinoise Sinohyhydro d’un contrat clé en main (EPC) pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique du site de Dogo Bis et d’un protocole d’accord pour l’aménagement de tout le potentiel du fleuve Ouémé en République du Bénin. En examinant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Energie en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux aux fins de rendre compte par une communication au prochain Conseil des ministres de l’avancement des programmes d’énergie solaire en cours d’exécution sur l’ensemble du territoire national. Le Premier ministre a été également instruit de rendre compte par une communication du projet pilote ‘Lumière pour tous’ qui sera présenté lors de la COP 21 à Paris.
Dans le domaine de l’agriculture, deux communications relatives :
au financement au titre de la campagne 2015-2016 des activités de développement des technologies d’accompagnement de la filière coton au Centre de Recherches agricoles Coton et Fibres (CRA-CF). En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a demandé aux ministres membres du comité interministériel coton de prendre les dispositions pour faire assurer chaque année la couverture des activités de recherches du centre de Recherches agricoles (CRA-CF) non seulement par le budget national mais également par les fonctions critiques de la filière coton ; à la cession aux éleveurs des taurillons de race Azawak acquis par le projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) à un prix subventionné par l’Etat béninois ;
Dans le domaine de l’assainissement et de l’urbanisme, le ministre en charge du secteur a rendu compte au Conseil des ministres :
du démarrage des travaux de pavage et d’assainissement des 43 chefs-lieux sur les 77 communes. En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre en charge de l’Urbanisme à l’attention des agences de maitrise d’ouvrage délégué (Mod) aux fins du lancement, sous quinzaine, des études avec l’accompagnement de la direction nationale du Contrôle des marchés publics et des agences de Maîtrise d’ouvrage délégué (Mod) ;
des financements qui viennent d’être accordés par la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD) et la Banque pour l’Industrie, le Développement et le Commerce (Bidc) pour les travaux de pavage et d’assainissement des 28 communes restantes. Les autorités communales concernées sont invitées à se rendre disponibles à travers leurs services techniques pour accompagner les bureaux d’études afin que les travaux démarrent effectivement avant le 31 décembre 2015 ;
des dispositions prises par le ministre en charge de l’Urbanisme et les Mod dans le cadre de la poursuite des travaux de construction des infrastructures de la zone non sinistrée du marché Dantokpa. En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit ledit ministre de rendre compte au prochain Conseil des ministres du point relatif à l’avancement des travaux ; de l’évolution des travaux d’achèvement du siège de l’Assemblée nationale en lien avec le ministre d’Etat à la présidence de la République en charge des Grands travaux.
Dans le domaine de l’éducation et suite aux mesures prises au cours du dernier Conseil des ministres pour consacrer la gratuité de la scolarisation des filles jusqu’en classe de Terminale, le Conseil des ministres a décidé d’accompagner ces mesures par :
la réduction significative du déficit d’enseignants à travers le recrutement spécial de douze mille (12 000) enseignants dont 6 750 au profit de l’enseignement maternel et primaire. Des dispositions devront être prises par le vice-Premier ministre, le ministre en charge de l’Enseignement Secondaire et le ministre des Enseignement maternel et primaire en vue de la prise de service des intéressés dès le 02 janvier 2016 au terme d’un processus de recrutement qui sera confié au Conseil national de l’Education appuyé par un cabinet de manière à ce que toute la République se sente concernée.
L’inventaire des infrastructures scolaires et universitaires aux fins d’apprécier leur qualité et le niveau des investissements à consentir par l’Etat afin de les rénover pour offrir un cadre de vie sain et agréable aux apprenants ;
la mise en place :
-d’un dispositif d’évaluation des enseignants en lien avec le bureau de l’auditeur général ;
-d’un comité de réforme des régies (Douanes, impôt et Trésor) pour l’amélioration de leur performance en termes de recettes aux fins du financement du système éducatif en relation avec les contributions très appréciées des partenaires techniques et financiers.
En outre, le vice-Premier ministre a présenté une communication relative à la situation qui prévaut dans les universités nationales et qui concerne l’encadrement des étudiants et le manque d’infrastructures malgré les efforts importants faits depuis quelques années. Ceci, après l’audience accordée par le chef de l’Etat à l’équipe rectorale de l’Uac accompagnée des Responsables d’étudiants : Fneb, Uneb et Unseb.
Au regard de cette situation, le Conseil des ministres a décidé d’autoriser le recrutement de 100 assistants supplémentaires d’ici la fin de 2015. Ce recrutement vient en complément des 180 déjà autorisés pour l’année 2015, donc 280 assistants pour la seule année 2015, un effort exceptionnel consenti pour améliorer le niveau d’encadrement des étudiants et par conséquent la qualité des formations.
S’agissant des infrastructures, le gouvernement a décidé de la construction de 4 nouveaux amphithéâtres en procédure d’urgence.
En ce qui concerne les inscriptions dans les universités classiques de l’Uac, le gouvernement a demandé instamment aux autorités rectorales de poursuivre la réflexion afin que les réformes proposées soient appliquées progressivement de manière inclusive après la sensibilisation de toutes les parties prenantes de l’Uac notamment des étudiants.
En tout état de cause, la mise en œuvre des réformes préconisées ne concerne pas l’année académique 2015-2016 qui sera mise à profit pour les travaux préparatoires dont le séminaire d’évaluation du Lmd.
Enfin le Conseil des ministres invite toute la communauté universitaire à maintenir le dialogue, à cultiver les valeurs de respect mutuel et de courtoisie qui doivent permettre de sauvegarder la paix et la sécurité sur les campus et assurer une année scolaire 2015-2016 de travail studieux.
Dans le domaine de l’eau, le Conseil a instruit le ministre d’élaborer et de présenter au prochain Conseil des ministres, un programme de construction d’infrastructures aux fins d’améliorer l’accès des populations à l’eau ;
Dans le domaine des finances, le Conseil des ministres a instruit le ministre d’Etat en charge des Finances de finaliser le dossier du crédit Suisse aux fins de sa transmission à l’Assemblée nationale dans un délai de quarante-huit (48) heures.

Le Conseil des ministres a autorisé :

* la participation du Bénin :

- à la 3e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil de l’entente ;
au 48e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement et à la commémoration du 40e anniversaire de la Cedea ;
- la visite au Bénin du ministre de l’Energie de l’Azerbaïdjan pour la signature d’un protocole d’accord de partenariat stratégique dans le secteur des hydrocarbures ;
- le stage diplomatique de quinze (15) agents du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des béninois de l’extérieur ;
- la poursuite des décaissements subséquents aux préparatifs des obsèques officielles de son Excellence feu Mathieu Kérékou, ancien président de la République du Bénin du 09 au 12 décembre 2015 sur la base du chronogramme et du budget de 490 millions de francs CFA arrêtés.

Actualités 29 nov. 2015


3e revue du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées: Evaluer les actions menées pour mieux repartir en 2016

3e revue du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées: Evaluer les actions menées pour mieux repartir en 2016

Une soixantaine d’acteurs du système sanitaire béninois ainsi que des élus locaux prennent part à Bohicon, du 23 au 26 novembre prochain, à la 3e revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Il s’agit pour eux, de faire le point des activités de lutte contre ces maladies au titre de l’année 2015.

A l’ouverture des travaux de cette rencontre, le Dr Raoul Saïzonou, représentant le représentant résident de l’OMS a expliqué les contours de ce projet, en exhortant surtout tous ses acteurs à véritablement s’impliquer pour l’atteinte des résultats attendus. Il a loué «l’appui considérable du partenaire RTI au programme et grâce auquel le Bénin a pu achever la cartographie des maladies tropicales négligées ainsi que la couverture thérapeutique à certains endroits».

Quant au Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI à Washington aux USA, il s’est réjoui de la grande mobilisation des différents acteurs à cette rencontre. Ce qui témoigne, selon lui, de l’intérêt qu’ils accordent à la lutte contre les maladies tropicales négligées. La preuve,a-t-il poursuivi, en est que le Bénin est désormais cartographié pour les seules maladies ciblées. «Nous avons une couverture géographique de 100% pour l’Onchocercose. Nous étions à une couverture de 98% pour la bilharziose avec l’espoir que cette couverture sera à 100% en 2016. En ce qui concerne les parasitoses intestinales, on en est à près de 70 % de couverture» indique-t-il. A en croire Dr Jean Jacques Tougoué, le programme évolue à un bon rythme. Après le lancement des activités dans ce secteur, une mise à l’échelle aura permis de partir de zéro cartographie pour aboutir à un Bénin cartographié dans son ensemble au cours de cette année, sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, précise Dr Jean-Jacques Tougoué, il ne s’agit pas juste d’une mise à l’échelle, mais de s’assurer que les maladies ciblées pour élimination le seront vraiment et que les ciblées pour les contrôles le seront certainement. C’est dire que «les acteurs concernés ont désormais l’obligation d’atteindre une certaine couverture programmatique afin d’amener le niveau de transmission de ces maladies en dessous du seuil qui pourrait permettre l’élimination», avertit Dr Jean-Jacques Tougoué.
Aujourd’hui, les maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l’eau, aux médicaments essentiels.
Invité à procéder à l’ouverture de cette 3e revue, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh, a rappelé l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2015 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales puis à jeter les bases des perspectives pour l’année à venir.
Entre temps, le Dr Wilfrid Bacho, coordonateur national du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées a rappelé que les affections les plus fréquentes au sein de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, le diabète, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant de ces maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et altèrent la vie des personnes vulnérables?

Santé 24 nov. 2015


Audience au palais de la Marina: La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama s'intensifie

Audience au palais de la Marina: La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama s'intensifie


Le président de la République a reçu, vendredi 13 novembre dernier, une délégation du conseil municipal de la ville japonaise, Yokohama, en compagnie du maire de Cotonou. Il a surtout été question de la coopération entre ces deux villes portuaires.

La coopération portuaire entre Cotonou et Yokohama est une initiative de l’ancien maire de Cotonou, le président Nicéphore Soglo. Dans le sillage des actions menées par son prédécesseur, l’actuel locataire de l’Hôtel de ville de Cotonou, Léhady Soglo a accueilli la semaine dernière une délégation de la ville japonaise de Yokohama. Les hôtes du maire ont effectué, vendredi dernier, en compagnie de ce dernier, une visite de courtoisie au président Boni Yayi. «Nous avons échangé sur les différents axes de coopération entre nos deux villes et nos deux ports», a confié Léhady Soglo qui salue cette coopération inédite entre une ville africaine et une ville japonaise.
Hirofumi Sato, et Katsunori Watanabe, respectivement président du groupe d’Amitié Japon-Afrique de Yokohama et adjoint au maire de Yokohama se réjouissent de l'hospitalité du peuple béninois et cotonois. «Nous avons décidé de venir à Cotonou pour notre premier voyage d'affaires. Avec cette expérience, nous comptons renforcer notre coopération avec le Bénin dans plusieurs domaines», assure Hirofumi Sato. Katsunori Watanabe poursuit que deux axes vont meubler cette coopération, en l'occurrence, la coopération portuaire et les échanges entre la jeunesse des deux villes. Dans le domaine portuaire, précise-t-il, il est envisagé une formation à l'endroit des experts portuaires béninois, en vue d'un partage d'expériences en matière de gestion portuaire.
Le chef de l'Etat a également échangé avec le directeur du génie militaire Bonaventure Vigan-Medjè. Il est allé faire au président Boni Yayi, le point d'avancement du chantier de reconstruction du marché Dantokpa. Les travaux, assure-t-il, avancent selon le calendrier établi. Il promet de tenir dans le délai de deux mois souhaité par le chef de l'Etat pour le relogement des sinistrés, en attendant le vaste projet de modernisation du marché ébauché par le gouvernement?

Actualités 16 nov. 2015


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