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Nouvelles

Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou : Adieu les bars, des squatteurs s’invitent
Les occupants de la ceinture du stade Général Mathieu Kérékou ont plié bagage, en espérant des mesures d’accompagnement. Mais d’aucuns redoutent déjà l’installation des squatteurs et l’insécurité. Sur l’esplanade du stade de l’Amitié de Cotonou, règne désormais un calme plat. Ils sont partis ceux-là qui tenaient en haleine, de jour comme de nuit, ce coin chaud de la capitale économique. Sous la pression de l’opération de démolition de la ceinture de ce complexe sportif vieux de quatre décennies, les tenanciers de bars et boutiques ont quitté les lieux. Derrière eux, il n’y a que des bâtiments éventrés ou clos selon le cas. Difficile de trouver sur place, ce mercredi 20 avril 2022, un interlocuteur, en dehors des ouvriers occupés à mettre en pièces des murs ou à charger des véhicules de déménagement. « Nous sommes partis puisque le délai est passé », répond à l’autre bout du fil Simon Todédjrapou, président des tenanciers. Dans ce climat de ruine, quelques rares bars restent encore ouverts, sans « Dj »,ni musique. Les gérants, tout en continuant de vider le local, offrent un service minimum à ceux qui viennent se désaltérer. « Il n’y a plus ici que quelques casiers. Tout est déjà emporté à la maison », répond sèchement une gérante qui a requis l’anonymat. Les visages laissent entrevoir de l’anxiété et la pression de «reprendre à zéro». « Nous ne pouvons rien », confie Jacqueline Attindogbé, tenancière de boutique. Celle-ci n’a qu’un seul vœu : bénéficier d’une assistance de l’Etat. « J’ai emporté pour le moment mes effets à la maison. Si l’Etat peut nous aider, on sera soulagés. J’ai des enfants à charge. Je ne pourrai pas payer un loyer de 300 000 Francs Cfa. On n’est pas vraiment organisés pour plaider. On ne se connaît pas vraiment. Chacun est dans sa boutique », ajoute-t-elle. Certains occupants disent s’en tenir aux messages divulgués dans quelques groupes Whatsapp. Cependant, des tractations sont en cours pour des « mesures d’accompagnement ». Les leaders le reconnaissent, même s’ils portent tous des gants. « Les négociations se poursuivent, mais nous n’avons encore rien sous la main », confie Simon Todédjrapou joint au téléphone. Connu pour sa discrétion, le président du Collectif des promoteurs, Bonaventure Bonou, ne lâche pas non plus le morceau. Néanmoins, il reconnaît que des discussions sont en cours. « L’Etat est engagé dans le sens d’accompagner les promoteurs », confie-t-il. Un expert est commis par le Collectif des promoteurs pour évaluer les besoins. Le rapport attendu devra être déposé par ce collectif à l’Office de gestion des stades du Bénin (Ogsb) « pour exploitation ». De nouveaux maîtres des lieux ! Les regards sont désormais tournés vers l’Ogsb pour les travaux. Le nettoyage par des bulldozers est attendu. Entre autres, l’installation de la base de l’entreprise et le démarrage de la construction du pôle commercial et de l’aménagement du parking devront suivre. Mais avant, ce sont de nouveaux maitres qui prennent le contrôle des lieux. Ils sont pour la plupart invisibles et ne se dévoilent qu’à l’abri des regards. Ceux-ci sont soupçonnés de dérober portes, grilles et fenêtres. Les carreaux, cuvettes de Wc, lavabos, voire les ampoules ne leur résistent pas non plus. « Nous sommes confrontés à une insécurité totale. Ce matin, j’ai constaté que les portes ont été enlevées. Le temps que j’aille discuter avec la voisine, je viens de surprendre un jeune qui partait avec une ampoule. On n’a plus le courage de laisser quoi que ce soit ici. Je dois tout vider aujourd’hui », déplore Jacqueline Attindogbé. Cette nouvelle forme d’insécurité est une réalité à laquelle les agents de sécurité font désormais face. Jean N’tcha confesse avoir été agressé, mardi 19 avril 2022, en tentant d’interpeller les «voleurs». « Ils étaient venus enlever les installations électriques. Quand je les ai apostrophés, ils m’ont frappé avec un bâton, me demandant si c’est moi la propriétaire ‘’Adé’’ pour les interpeller. J’ai été blessé au coude », raconte le cinquantenaire. Cette scène est loin d’être isolée. « Comme on le dit, ils viennent finir le job. Ils emportent les matériaux comme les carreaux pour les revendre. Notre travail devient difficile dans ce contexte puisqu’il qu’il n’y a plus de portes, ni de fenêtres. Si vous tenez à les empêcher, c’est la bagarre », ajoute François Sodohadji, un agent de sécurité. D’autres, notamment les conducteurs de taxi-moto et les belles de nuit squattent les boutiques vides. « Des conducteurs de taxi-moto viennent dormir dans les boutiques vides. Venez la nuit et vous les verrez. Les prostituées font de même la ronde vers minuit, avant de trouver des clients », indique Jean N’tcha. La situation préoccupe. A son passage sur les lieux, Bonaventure Bonou a dû joindre certains promoteurs pour s’assurer qu’ils sont demandeurs du démantèlement en cours des matériaux dans leurs boutiques. Son souhait est que l’Ogsb prenne les choses en main, pour éviter que l’esplanade s’offre une mauvaise réputation avant le démarrage des travaux. Environnement 21 avr. 2022


Volet assurance maladie du projet Arch : Tchaourou, Ouèssè, Kandi et Banikoara connectées
Les communes de Tchaourou et Kandi, respectivement dans le Borgou et l’Alibori, ont servi de cadre, vendredi 15 avril dernier, aux cérémonies de remise de cartes biométriques aux bénéficiaires du volet assurance maladie du Projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Il en va ainsi de l’extension dudit volet, gage d’une amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux au Bénin. Le volet assurance maladie du projet Arch suit son extension dans les communes du Bénin, notamment Tchaourou, Ouèssè, Kandi et Banikoara. Vendredi 15 avril dernier, à Tchaourou où les bénéficiaires de la commune de Ouèssè ont également été conviés, ils sont au total 15 272 personnes à officiellement entrer en possession de leurs cartes biométriques. Ce qui leur accorde la possibilité de se faire consulter et soigner gratuitement dans les hôpitaux partenaires de l’Agence nationale de protection sociale (Anps). Le panier des prestations de soins de santé qui leur est proposé, comprend la majorité des pathologies courantes objets de fréquentation des centres de santé ou formations sanitaires au Bénin. Dans sa conception actuelle, a rappelé la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, l’assurance maladie repose sur les valeurs d’équité et de solidarité nationale. Elle vise à lever les obstacles financiers, notamment le paiement direct par les patients eux-mêmes. Il s’agit, a-t-elle insisté, de prendre en charge, sur fonds publics, les frais de santé des personnes qui ne sont pas en mesure de le faire. Présent également à la cérémonie, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a donné l’assurance que les soins de santé dans le cadre du projet Arch respecteront les normes et standards de qualité. « Ces soins vont soulager les peines de nos populations et réduire leur vulnérabilité », a insisté le ministre. Avec sa collègue, il a donc invité les bénéficiaires à recourir à cette assurance maladie que leur accorde gratuitement le gouvernement du président Patrice Talon. Dans l’Alibori, ce sont les communes de Kandi et Banikoara qui, 24 heures plus tôt, sont également entrées dans la phase d’opérationnalisation du volet assurance maladie du projet Arch. C’est au cours d’une cérémonie au Centre de promotion sociale de Kandi. Le directeur général de l’Anps, Venant Quenum, a expliqué que les bénéficiaires ont été identifiés parmi les pauvres extrêmes. Ils constituent des privilégiés et pourront, à ce titre, jouir d’une prise en charge réelle en matière de soins au niveau des centres de santé publics et confessionnels, sur toute l’étendue du territoire national. Le projet Arch, selon le secrétaire général de la préfecture de Kandi, Razack Bako, est salutaire. Il a souhaité que, dans une synergie d’actions, l’on travaille pour sa pérennité. Actualités 19 avr. 2022


Croissance économique : Le Bénin fait un bond de 3,8% à 7,2% (Instad)
Selon l’institut national de la statistique et de la démographie (Instad), le Bénin affiche un taux de croissance économique de 7,2% en 2021 contre 3,8% en 2020 et 6,9% en 2019. Malgré la Covid-19, le Bénin retrouve sa dynamique de croissance économique. C’est ce qu'indique
la note sur les comptes nationaux dévoilée le 15 avril 2022 par l’Instad. Le Bénin affiche un taux de croissance économique de 7,2% (contre 3,8% en 2020 et 6,9% en 2019). Selon l’institut national de la statistique et de la démographie, cette reprise de l’économie béninoise s’explique essentiellement par le regain des activités du secteur tertiaire (+3,2 points de contribution à la croissance), notamment dans le commerce, le transport, les hôtels et restaurants. « Les soutiens financiers accordés par le gouvernement aux entreprises ont aidé ces dernières à véritablement relancer leurs activités », explique l’institut. Avec une contribution de 1,5 points à la croissance économique en 2021, le secteur secondaire a vu sa valeur ajoutée s’accroitre de 9,1% contre 5,2% en 2020, en lien avec le renforcement des grands travaux lancés par le gouvernement. Quant au secteur primaire, sa croissance reste portée par l’Agriculture avec une contribution de 22,8% au PIB contre 21,8 % en 2020.   Economie 18 avr. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : une délégation du Cccr chez Joseph Djogbénou
Une délégation du Cadre de concertation des Confessions religieuses s’est rendue au cabinet du professeur Joseph Djogbénou, ce jeudi 7 avril. Il était question pour les membres de faire connaître au président de la Cour constitutionnelle l’existence de leur association. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou a reçu à son cabinet une délégation du Cadre de concertation des Confessions religieuses (Cccr). Cette association qui regroupe en son sein trois confessions religieuses à savoir la communauté musulmane, celles chrétienne et endogène est allée se faire connaître de la première autorité de la Cour constitutionnelle. « Nous sommes venus rencontrer le président de la Cour constitutionnelle pour présenter notre cadre et lui dire que nous existons depuis plusieurs années», a souligné Michel Alokpo, porte-parole du Cccr. Il a rappelé que le Cccr n’est pas une nouvelle association mais qu’il existait et depuis un moment. Il est revenu sur les actions menées. « Nous avons œuvré pour la paix pendant des années et organisé des conférences de presse pour apaiser les tensions dans notre pays. Nous avons également organisé un colloque sur la laïcité pour régler la question de la séparation de l’Etat et les confessions religieuses », a-t-il rappelé. Par ailleurs, Michel Alokpo a fait savoir que la question de la laïcité au Bénin a également fait l’objet de leurs échanges avec le professeur Joseph Djogbénou. Une préoccupation qui avait suscité chez eux maintes réflexions après l’événement de Monkpa. «L’événement de Monkpa qui a suscité d’une vive polémique pose le problème de la laïcité dans notre pays et nous sommes venus demander au président de la Cour constitutionnelle de nous éclairer sur le contenu de la laïcité vue par le constitutionnaliste béninois », a-t-il déclaré. Selon les propos du porte-parole du Cccr, le professeur Djogbénou leur a expliqué que c’est un processus et qu’il ne pourrait y avoir actuellement une loi sur la laïcité. La laïcité doit être construite. La loi de 1901 qui régit les associations et les cultes a aussi été au centre des débats. Le Cccr préconise une révision de cette loi au Bénin. La délégation s’est dite satisfaite de ce moment d’échanges avec le président de la haute juridiction béninoise. Actualités 08 avr. 2022


17e circonscription électorale : La Jif 2022 sonne la remobilisation des militantes du Br
La Journée internationale des droits de la femme a été célébrée en différé, mercredi 30 mars, à Comé, par les militantes du Bloc républicain venues des trois communes de la 17e circonscription électorale. Au-delà d’une simple rencontre festive, la célébration a été l’occasion pour le député Joseph Anani et la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines (Ofr), Alimatou Badarou, de passer des consignes pour la bataille des prochaines législatives. C’est par une caravane qui a traversé le marché de Comé que les militants du Bloc républicain de la 17e circonscription électorale ont signalé qu'ils sont en fête, mercredi dernier. Ils ont célébré en différé la Journée internationale des droits de la femme en organisant une marche pacifique rythmée de chants et slogans à la gloire de leur formation politique. Partie du Ceg Comé, avec à sa tête les responsables des regroupements féminins du parti, les maires de Comé, d’Athiémé et de nombreux autres membres des coordinations Br de la 17e circonscription électorale, la caravane a sillonné la ville jusqu’à une place publique située en face du commissariat de l’arrondissement de Comé-centre. Ici, les caravaniers ont été accueillis par le député Joseph Anani et la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines, Alimatou Badarou. Exprimant sa gratitude pour le choix porté sur Comé pour abriter cette manifestation, le maire de la commune, Bernard Adanhokpe, estime qu’à l’instar de la communauté internationale, la célébration doit être l’occasion de réfléchir sur la condition de la femme en général et au sein du parti Br en particulier. Relativement à cette préoccupation, le député retient que le sort fait aux militantes du Br n’est pas différent de ce qui s’observe au plan national. La femme qui donne la vie, règne sur le secteur économique, est sous représentée en milieu politique, résume le parlementaire. Spécifiquement au niveau du Bloc républicain, admet-il, la contribution des femmes compte pour beaucoup dans les résultats obtenus. «L’on ne saurait être indifférent à l’amour des femmes pour le parti », insiste-t-il. Et le député Joseph Anani de rassurer que nombre d’initiatives prises par le gouvernement et l’Assemblée nationale visent à changer la donne. Entre autres, il évoque la révision de la Constitution et la discrimination positive consacrée au profit des femmes dans le code électoral. De ce que prévoit le nouveau code, par exemple, à l’échelle de la 17e circonscription électorale où trois sièges de députés sont à enlever, le parlementaire retient qu’un siège est d'office réservé aux femmes. De façon générale, au terme des législatives au Bénin, à en croire le député, il n’est plus possible d’avoir une Assemblée nationale sans la présence de femmes alors que l’absence des hommes est possible. Mais pour y arriver, prévient l’honorable, les femmes doivent quitter leur zone de confort en s’engageant un peu plus dans l’action politique. Ce que confirme la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines, Alimatou Badarou : « Après ce qui a été fait, ce qui s’annonce est encore plus dur ». Allusion faite aux prochaines législatives où l’Ofr pense rafler le plus grand nombre de sièges au profit du Br si le travail de mobilisation est bien conduit sur le terrain. Actualités 01 avr. 2022


Projet «Safe and inclusive cities for girls» : Du matériel de travail offert à 127 bénéficiaires formés
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Safe and inclusive cities for girls» exécuté par Terres Rouges Bénin avec l’appui de Plan international Bénin, des jeunes filles, des femmes et des hommes ont reçu des équipements hier mercredi 30 mars à Cotonou. Grâce au projet « Safe and inclusive cities for girls » exécuté par Terres Rouges Bénin avec l’appui de Plan international Bénin, 127 jeunes filles, femmes et hommes ont reçu, hier mercredi 30 mars, du matériel de travail pour leur autonomisation. Formés en couture, coiffure hommes et dames, pâtisserie, fabrication de produits cosmétiques, soudure, peinture, électricité, ils ont bénéficié de divers équipements d’une valeur totale de 22 millions F Cfa. Il s’agit des machines à coudre, des ustensiles de cuisine et du matériel de travail relatifs à tous ces corps de métiers. Cette cérémonie tenue dans une ambiance festive avec la participation de la directrice départementale des Affaires sociales, du préfet du Littoral, des patrons et patronnes des ateliers de formation des bénéficiaires, est l’aboutissement de plus de deux ans de parcours. Durant cette période, ces filles, femmes et hommes en situation de précarité, identifiés dans la rue, ont bénéficié de sensibilisation en santé sexuelle et reproductive, de soins en santé de base, d’appuis alimentaires et de financement de leurs formations professionnelles. Au nom de ses pairs, Norberte Hounkpè, leur représentante, ne cache pas sa joie de sortir de la précarité pour devenir un agent économique. Elle se réjouit particulièrement de la mise à disposition de matériel de travail pour leur insertion professionnelle. « Votre geste nous permettra de commencer plus sereinement notre vie professionnelle. Nous vous promettons d’en faire un bon usage afin de démontrer que la précarité n’est pas une fatalité», a-t-elle assuré au nom des bénéficiaires. Du côté des initiateurs et exécutants du projet, c’est la satisfaction et la fierté. Karl Paul Frédéric, représentant de Plan international Bénin, l’a clairement exprimé au cours de son intervention. Pour sa part, Hermann Hessou, directeur de Terres Rouges Bénin, une association spécialisée en accompagnement psychosocial des enfants en situation de rue, clame aussi sa satisfaction pour l’aboutissement du projet. Mais il met l’accent sur la nécessité du suivi qu’entend organiser son association auprès des bénéficiaires. « Nous allons organiser le suivi pour nous assurer que le matériel est utilisé à des fins professionnelles et est bien entretenu », a-t-il promis. Il donne également une idée de la suite de « Safe and inclusive cities for girls ». Selon lui, le projet prend fin normalement ce 31 mars. «Mais il y a un grand résultat sur le projet. C’est la construction d’un endroit sécurisé pour les enfants et jeunes en situation de rue pour les accompagner face aux violences physiques, morales, sexuelles afin de restaurer leur dignité », a-t-il confié. Cette action, annonce Hermann Hessou, sera menée avec les autorités administratives du département. Culture 31 mars 2022


Audience au Conseil économique et social : Adrien Labaune chez Tabé Gbian
Le président du Conseil économique et social, Tabé Gbian, a reçu en audience, hier mercredi 30 mars, Adrien Labaune, secrétaire général par intérim de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires des Etats et gouvernements membres de la Francophonie (Ucesif). Les deux personnalités ont revisité les relations bilatérales entre leurs institutions. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Adrien Labaune, secrétaire général par intérim de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires des Etats et gouvernements membres de la Francophonie (Ucesif) a rendu visite à Tabé Gbian, président du Conseil économique et social. Avec ce dernier, il a évoqué les relations bilatérales entre le Conseil économique et environnemental français et son homologue de la République du Bénin. Pour Adrien Labaune et Tabé Gbian, les signaux sont bons en termes de coopération. « C’est à ce titre des relations bilatérales que nous entretenons avec le Conseil économique et social du Bénin, que je souhaite prendre les avis, conseils et évidemment les idées du président Tabé Gbian puis de l’ensemble des conseillers de l’institution», détaille Adrien Labaune sur l’objet de sa visite au Ces. A l’en croire, ces relations bilatérales sont pour lui une force pour resserrer les liens entre les deux institutions et donner une nouvelle dynamique à la collaboration qui, du fait de la pandémie de Covid-19, a pu se distendre. « Je me ferais un très grand plaisir de pouvoir vous entendre sur les actualités, les projets et le futur du Conseil économique et social de la République du Bénin », suggère-t-il avant de prendre congé de son homologue Tabé Gbian. Actualités 31 mars 2022


7e journée de la Super Ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc enchaine et fait un bond
Les Loto-boys ont fait le plus difficile en allant s’imposer à Béké Football Club sur ses installations, le week-end dernier, à Bèmbèrèkè. Avec cette deuxième victoire d’affilée, le club champion en titre du Bénin réalise un bond de quatre places et devient 7e au classement avec 9 points. Champion en titre, Loto-Popo Football Club a remporté, le week-end dernier, son premier match du tournoi dans le septentrion. Le club de la Loterie nationale du Bénin a réussi à se débarrasser de Béké Fc sous le chaud soleil de Bembèrèkè par le score de 1-0. Revigorés par leur victoire sur Coton Fc lors de la 6e journée, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers ont fait le plus dur en enchaînant avec leur troisième victoire dans le tournoi. Les protégés du président Gaston Zossou, avec une occupation rationnelle du terrain, vont ouvrir le score à la 22e minute. Le capitaine Patrick Sèdjamè retrouve Séibou Zoulkaneri sur le flanc gauche de la défense adverse. L’ailier maîtrise deux défenseurs de Béké Fc, frappe au but et trompe le gardien de Béké Fc. A 1-0, les visiteurs enchaînent les occasions mais ne parviendront pas à aggraver le score. C’est alors que le juge central de la partie va renvoyer les deux formations aux vestiaires. A la reprise, les occasions les plus franches seront encore à l’actif de Loto-Popo Fc. Malheureusement, les joueurs vont pécher par manque d’efficacité. Les locaux en profitent pour réchauffer le public avec quelques actions offensives qui sont restées sans danger pour les Verts. Le club de la cité balnéaire va conserver son avance jusqu’à arracher sa première victoire dans le septentrion. «Ce n’est pas facile de gagner dans le septentrion, on vient de vaincre un signe indien», a laissé entendre Patrick Sèdjamè, capitaine de Loto-Popo Fc. Poursuivre sur cette lancée Avec ce succès, les Verts font un bond de quatre places. Ils passent de la 11e à la 7e place. Avant la 8e journée prévue pour le week-end prochain à Grand-Popo, Loto-Popo Fc totalise 9 points. Toutes choses qui font l’affaire du manager, Abdeslam Ouaddou qui souhaite enchaîner avec une quatrième victoire à domicile. Pour lui, c’est la volonté de gagner après la victoire contre Coton Fc, leader provisoire, qui a conduit à cette prestation : « J’ai retrouvé une équipe impeccable même s’il y a encore quelques failles à travailler notamment la finition.», a-t-il fait remarquer. A noter que vainqueur de l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) par le score de 2-1, Coton Fc reprend son fauteuil de leader avec 13 points +4 tandis que Adjidja Fc est toujours lanterne rouge avec 2 points-7. Sports 30 mars 2022


Enseignement supérieur et recherche scientifique : 81,71 % de réalisations physiques au titre de 2021
Les cadres à divers niveaux ainsi que les partenaires sociaux du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique se penchent, les 29 et 30 mars à Cotonou, sur les réalisations et difficultés rencontrées au cours de l’exercice 2021, afin de poser les bases pour une meilleure performance en 2022. De la revue du Plan de travail annuel (Pta) exercice 2021 au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il ressort un taux de réalisations physiques de 81,71 % contre 75,71 % en 2020. Selon les chiffres avancés par la ministre Eléonore Yayi, en termes de réalisations financières, le taux s’élève à 82,03 % base engagement, et 81,31 % base ordonnancement, contre respectivement 98,42 % et 98,09% au titre de 2020. « Nous avons un taux financier plus important, parce que nous avons certaines agences vers lesquelles nous engageons toutes les ressources et dès lors que ces ressources sont transférées, nous considérons que nous avons réalisé les 100 %, ce qui n’est pas souvent le cas. C’est pour cela que ces agences sont invitées à partager avec nous leurs difficultés, afin que nous sachions les outils à mettre en place pour une meilleure gouvernance au titre de 2022 », a-t-elle expliqué. A en croire le Directeur de la programmation et de la prospective, Hyacinthe Hessou, au titre des réalisations physiques en 2021, il faut relever, entre autres, l’élaboration et l’adoption des statuts types des universités publiques dans le cadre de la nouvelle gouvernance impulsée à leur fonctionnement, l’adoption des statuts particuliers des corps des professionnels enseignants desdites universités, l’organisation au Bénin en novembre dernier du Concours d’agrégation des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. La promotion de l’excellence Le développement de l’entrepreneuriat, de l’innovation des start-up dans les centres d’excellence a été une réalité. Au cours de cet exercice 2021, il y a eu également la construction, la poursuite et l’achèvement de plusieurs chantiers notamment à Lokossa et à Dangbo. « Beaucoup d’autres études techniques et architecturales ont été proposées et pourraient démarrer au cours de cette année 2022. En outre, nous avons inauguré le laboratoire de l’Unité de recherche en microbiologie appliquée et pharmacologie des sciences naturelles de l’Université d’Abomey-Calavi », a fait savoir Hyacinthe Hessou avant d’ajouter qu’au titre des réformes comptant pour l’année 2021, il a été procédé à l’élaboration et à la validation des cahiers des charges pour la mise en route du processus de délégation des prestations de services des Centres des œuvres universitaires et sociales au secteur privé. Aussi, la ministre Eléonore Yayi a procédé à des tournées de sensibilisation des membres de la communauté universitaire sur le phénomène du harcèlement sexuel en milieu universitaire courant avril 2021, et promu l’excellence à travers la distinction des meilleurs bacheliers de l’année 2021. Le passage en mode programme « Nous passons en mode programme. Le ministère de l’Economie et des Finances qui a l’habitude de nous protéger estime maintenant que, de façon globale, nous avons fait de très grands pas et que nous sommes devenus matures, responsables pour porter par nous-mêmes nos ambitions, et aller devant la Représentation nationale défendre nos ambitions, dire tous les outils que nous avons mis en place ou que nous comptons mettre en place pour dérouler notre activité dans de meilleures conditions», a rappelé à l’attention des participants, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. En effet, le budget 2022 est en mode programme et engage la responsabilité des gestionnaires à un niveau plus élevé. A l’occasion de la revue du Pta 2021, la ministre Eléonore Yayi a insisté sur les diligences à faire pour aborder cet exercice 2022 avec sérénité et assurance aux fins d’être à la hauteur de ce nouveau challenge. D’ores et déjà, elle annonce l’opérationnalisation d’un système d’évaluation pour encourager les meilleurs? Société 30 mars 2022


Audience au Conseil économique et social : Une délégation de l’association Egbè ibilè chez Tabé Gbian
Ce vendredi 25 mars, une délégation de l’association Egbè ibilè s’est rendue au cabinet du président du Conseil économique et social, Tabé Gbian. Il était question pour la délégation de lui faire part de l’organisation prochaine de la fête identitaire des Shabè. Du 12 au 17 avril prochain, aura lieu la première édition de la fête identitaire des Shabè du Bénin et d’ailleurs. A cet effet, le président du Conseil économique et social (Ces), Tabé Gbian, a reçu en audience, vendredi 25 mars dernier, une délégation de l’association Egbè ibilè conduite par son président Chabi Otèwa Charles Adimi. « Egbè ibilè est la fête identitaire des Shabè du monde entier dénommée Odé ibilè et nous projetons de l’organiser du 12 au 17 avril prochain. C’est à ce sujet que nous avons sollicité une audience auprès de la haute autorité du Conseil économique et social », a fait savoir Chabi Otèwa Charles Adimi. A l’en croire, si par le passé il y a eu des dizaines d’événements culturels en milieu Shabè, cette première édition d’Odé ibilè est un événement de grande envergure car, il s’agit d’un renouveau culturel dont l’objectif est de valoriser et de promouvoir la culture, le patrimoine culturel, touristique et cultuel en pays Shabè. L’idée de cet événement vient du diagnostic des événements culturels précédents, a souligné le président de la délégation Chabi Otèwa Charles Adimi. Cette première édition d’Odé ibilè se veut inclusive. Il n’y a donc pas que les Shabé de souche qui prendront part à cette activité. Les sympathisants et les communautés vivant en pays Shabè y sont également conviés. C’est à cet effet que le thème choisi pour cette fête est: ‘’Le pays Shabè, terre de paix et de brassage pluriethnique’’. Chabi Otèwa Charles Adimi a par ailleurs souligné qu’il ne s’agit pas d’une activité politique. « Autant Egbè ibilè, la structure faîtière qui porte Odé ibilè est apolitique, autant la fête identitaire est apolitique», a-t-il précisé. La délégation en a profité pour inviter à la manifestation le président du Conseil économique et social.   Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 29 mars 2022


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