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Nouvelles

Mise en place de systèmes interopérables d’identité numérique: Une rencontre virtuelle autour de la conception de solutions nationales
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Lancina Koné, directeur général de Smart Africa, ont procédé par visioconférence au lancement d’un atelier sur la mise en place de systèmes interopérables d’identité numérique en Afrique, mardi 31 mars dernier. Cette rencontre en ligne vise l’élaboration d’un cadre continental pour les schémas nationaux d'identification numérique qui permettra une interopérabilité panafricaine. Au regard des contraintes de distanciation sociale et des restrictions de réunion engendrées par le Covid-19 à travers le monde, le groupe de travail chargé de l’élaboration d’un cadre continental pour les schémas nationaux d'identification s'est réuni, mardi 31 mars dernier. Organisé par le ministère du Numérique et de la Digitalisation (Mnd) et Alliance Smart Africa, cet atelier s’est déroulé en ligne. Une quarantaine de participants de diverses institutions internationales (Banque mondiale, Uit, Wef, Gsma) dont les représentants de l'Alliance Smart Africa du Bénin, du Rwanda et de la Tunisie ont pris part à cette rencontre qui vise l’élaboration d’un cadre continental pour les schémas nationaux d'identification numérique en vue d’une interopérabilité panafricaine. Toutes choses devant contribuer à aider ces États membres à concevoir et à mettre en œuvre leurs solutions nationales d'identification numérique, et ce d'une manière qui facilite et permet une future interopérabilité panafricaine. Cette séance d’échanges a permis non seulement de partager les expériences mais aussi de présenter la première étude du contexte afin de collecter auprès de toutes les parties prenantes leurs contributions pour l’orientation du projet. Installé par le Secrétariat de Smart Africa, conformément aux instructions de son Conseil d'administration, ce groupe de travail a à cœur de définir le plan directeur « Blueprint » ainsi qu’un plan de mise en œuvre qui permettra à trois pays membres de Smart Africa d'accueillir une « preuve de concept » pour un projet pilote d’identité numérique interopérable, avant le prochain sommet Transform Africa dont les dates seront précisées ultérieurement. La République du Bénin dirigera ce projet phare de Smart Africa et sera l’un des trois pays à accueillir le projet pilote. Faut-il le rappeler, au cours de la 7e réunion du Conseil d'administration de l’Alliance Smart Africa qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie le 11 février 2019, il a été demandé au Conseil des ministres des Tic de Smart Africa de définir le meilleur moyen d'optimiser la coordination et la collaboration entre les différentes parties prenantes pour la mise en place d'un cadre continental. Actualités 02 avr. 2020


Lutte contre le Covid-19 au Bénin: Etendre les mesures préventives aux enfants de la rue
Ils font peu l’objet d’attention en cette période redoutée du coronavirus dans le monde. Au Bénin, les enfants de la rue sont quasiment oubliés en ce qui concerne les grandes mesures de prévention. Les mesures de prévention du coronavirus sont prises de toutes parts dans le monde, allant des règles d’hygiène à adopter aux habitudes à bannir. Mais peu de gens se soucient des enfants de la rue, abandonnés à leur sort face à la pandémie qui fait des ravages. Ces êtres déjà fragiles, livrés à eux-mêmes dans la nature, sont plus exposés que quiconque au Covid-19. Qui pour voler à leur secours en cette période sensible? Pour l’heure, des actions sont plutôt rares en leur direction. Le sauve-qui-peut que l’on observe actuellement au Bénin et dans le monde ne devrait pas laisser de côté les enfants de la rue, agglutinés parfois devant les mosquées à demander l’aumône ou livrés à la mendicité au niveau des feux tricolores, devant les pharmacies et supermarchés pour survivre. Que dire des enfants commerçants, qui ont leur couchette dans les marchés ? Ces enfants qui n’ont de famille que la rue ont besoin d’une attention bienveillante. Ils doivent être l’une des cibles principales des mesures de prévention, car eux-mêmes sont peu conscients de la pandémie actuelle. Le Bénin est en état de veille et poursuit inexorablement ses actions de prévention et de lutte, à travers différentes mesures mises en place par le gouvernement. Les dernières sont relatives à l’anticipation des congés de Pâques chez les scolaires, la suspension des cultes hebdomadaires et des rassemblements de plus de dix personnes, la fermeture des bars et l’installation du cordon sanitaire autour des villes à risque telles que Cotonou, Allada, Abomey-Calavi, Ouidah, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Ajarra, Akpro-Missérété, Tori-Bossito et Zè. Mais il en faut un peu plus en faveur des enfants de la rue. Le communiqué gouvernemental indique la fermeture des écoles à partir de ce lundi 30 mars jusqu’au 13 avril. Idem pour les églises qui s’exécutent depuis le dimanche 22 mars dernier. Toutefois, si les portes des établissements et lieux de culte sont verrouillées, la rue étant un espace naturellement ouvert et accessible à tous ne peut être soumise à la même règle. Or, en se baladant dans des périmètres infectés ou malsains, les enfants de la rue sont tout aussi susceptibles d’être infectés que les adultes. Il est vrai que jusque-là, peu de cas d’enfants contaminés par le virus sont rapportés depuis son apparition en décembre à Wuhan en Chine. Faites parler votre cœur Selon des experts, « les enfants de plus de cinq ans et les adolescents ont un système immunitaire assez bien préparé pour combattre le virus ». Mais le décès récent de Julie, l’adolescente française de 16 ans, brise les espoirs en ce qui concerne la faible contamination chez les enfants. Mieux vaut prévenir que guérir. Le gouvernement saura sans doute anticiper sur le cas des enfants de la rue, livrés à eux-mêmes. A l’heure du confinement, le Bénin gagnerait à étendre la mesure aux enfants qui se baladent un peu partout, insouciants. Pouvoirs publics, structures internationales, opérateurs économiques, acteurs d’Ong, défenseurs des droits des enfants, élus locaux, artistes, citoyens épris de paix et de justice sociale,… tous doivent faire parler leur cœur en cette période sensible pour épargner aux enfants de la rue la menace que représente le Covid-19. Cet engagement pourrait consister à désinfecter régulièrement les lieux qu’ils fréquentent, en la sensibilisation et la mise en place du dispositif de lavage des mains aux différents coins en les responsabilisant pour l’entretien, en des dons de vivres et de vêtements, en une randonnée des agents sanitaires et de la police dans les milieux fréquentés par ces enfants. Avant tout, il est urgent d’expliquer à ces enfants pour la plupart peu scolarisés ou déscolarisés, la gravité de l’épidémie avec des mots adaptés à leur niveau. Société 31 mars 2020


Effectivité du cordon sanitaire contre le Covid-19: Des médecins et magistrats refoulés dans l’Ouémé
Les mesures du cordon sanitaire contre le coronavirus, à l’instar des départements du Littoral et de l’Atlantique, sont entrées en application depuis ce lundi dans l’Ouémé. Une certaine intransigeance a été notée au niveau des dispositifs sécuritaires, refoulant toute personne sans dérogation préfectorale dont même des médecins et des magistrats qui allaient au service. « Le directeur général de la Police républicaine a été ferme. Personne ne doit passer sans dérogation, même député ou ministre parce qu’on ne sait pas qui est vecteur de cette maladie ». Cette déclaration du commissaire d’arrondissement de Honvié dans la commune d’Adjarra, le capitaine Faïssal Assani, témoigne de la rugosité des dispositifs sécuritaires déployés dans l’Ouémé dans le cadre de la riposte contre le Covid-19. Lesquels sont érigés à des points stratégiques d’entrée et de sortie du cordon sanitaire qui regroupe les communes de Sèmè-Podji, Porto- Novo, Adjarra, Akpro-Missérété et Aguégués. Une barrière est installée sur la route Porto-Novo-Adjarra-Avrankou- Ifangni-frontière Nigeria. Elle est érigée au niveau de l’arrondissement de Ouanho, limite entre Avrankou et Adjarra. La commune d’Akpro-Missérété en abrite trois check-points. Le premier à la frontière entre Dangbo et Akpro-Missérété sur la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Ounhi-Kpédékpo, le second au niveau de Katagon, arrondissement frontalier entre Akpro-Missérété et Sakété sur l’axe Porto-Novo-Pobé-Kétou et le dernier au niveau du village de Gbégnidji à Akpro-Missérété donnant sur Avrankou. Tous ces points d’entrée et de sortie sont fermés avec des chicanes et gardés par une équipe mixte composée de militaires et de policiers armés. Le commissaire de Honvié rassure de l’application à la lettre des instructions reçues de sa hiérarchie pour la réussite de l’opération qui se poursuit jusqu’au dimanche 12 avril prochain. Du coup, toute personne cherchant à traverser la barrière sans dérogation préfectorale est systématiquement refoulée. Selon lui, même des médecins et magistrats ayant quitté Avrankou et Ifangni en direction de Porto-Novo et Cotonou pour le service, ce lundi matin, ont été purement et simplement éconduits. Ces fonctionnaires, à en croire le capitaine Faïssal Assani, ont dû rebrousser chemin pour rentrer chez eux. Certains d’entre eux ont promis d’informer leur hiérarchie pour que des dérogations spéciales leur soient délivrées afin de leur permettre de franchir la barrière. Promiscuité des villes, le gros défi Pour le commissaire, les cas des médecins allant au service au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou et au centre de santé de Suru-Léré pouvaient se comprendre s’ils étaient dans une équipe médicale et en ambulance. Mais ils étaient tous dans leurs véhicules privés. Il ne pouvait rien faire pour eux dans ces conditions, étant donné que les instructions sont claires, insiste Faïssal Assani. Celui-ci se réjouit que tout se passe bien au niveau de son poste de sécurité. Aucun incident n’a été relevé pour le compte de la première journée. Le commissaire dit avoir bénéficié de l’appui de la population dénonçant parfois les gens qui tentent de contourner les barrières sécuritaires pour s’infiltrer dans ou hors du cordon sanitaire. Il salue par ailleurs la discipline des responsables des gares routières qui ont maitrisé leurs collègues. Selon lui, aucun véhicule de transport en commun, minibus, bus et autres taxis n’était en circulation. Comme à Adjarra, le même constat a été fait du côté d’Akpro-Missérété. Les parcs automobiles étaient déserts. Selon le commissaire de l’arrondissement d’Akpro-Missérété, le capitaine Narcisse Ahinon, seuls les véhicules de transport de marchandises sont autorisés à franchir sa barrière située entre Dangbo et Akpro-Missérété. Il a été relevé aussi le passage des camions transportant de sable sans dérogation. Interrogé sur la question, le fonctionnaire de Police dit avoir reçu dans ce sens des instructions de sa hiérarchie. L’autre succès de l’opération est la fermeture des bars et buvettes. Tous les tenanciers ont fermé même si certains récalcitrants ont été enregistrés par endroits sur le terrain. « Nous procédons à une fermeture forcée quand nous débusquons des bars et des buvettes qui font semblant de fermer », insiste-t-il. Tout comme son collègue de Honvié, le commissaire de police de l’arrondissement d’Akpro-Missérété note comme grosse difficulté, la promiscuité entre certaines communes du cordon sanitaire notamment Avrankou et Adjarra, Porto-Novo et Akpro-Missérété ainsi que Dangbo avec Akpro-Missérété et Aguégués. Cette situation ne facilite pas la tâche aux équipes sur le terrain. Mais les patrouilles veillent au grain pour limiter autant que faire se peut les infiltrations dans un sens comme dans l’autre du cordon sanitaire, assure le capitaine Narcisse Ahinon. Actualités 31 mars 2020


Interdiction de la publicité sur les médicaments: Le gouvernement rappelle les responsables des médias à l’ordre
Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé et Séverin Quenum, ministre en charge de la Justice, ont sensibilisé les responsables des médias, lundi 30 mars dernier à Cotonou, au décret N°2018-262 du 28 juin 2018 portant interdiction de la publicité sur les professions médicales, les médicaments et autres produits médicinaux. Cette rencontre constitue le dernier avertissement avant la répression. Sensibiliser les responsables des médias aux sanctions qu’ils encourent en faisant passer de la publicité sur les professions médicales, les médicaments et autres produits médicinaux au Bénin. C’est l’objectif de la séance d’information organisée par le gouvernement, lundi 30 mars dernier sur le décret N°2018-262 du 28 juin 2018. Face aux patrons de presse, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé et Séverin Quenum, ministre en charge de la Justice, ont expliqué de bout en bout les tenants et les aboutissants de ce décret dont les dispositions ont été présentées au début de la séance par Cyrille Gougbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement. Selon Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, la publicité est interdite sous toutes ses formes sur les produits pharmaceutiques, qu’ils soient homologués ou non par l’Etat béninois. Selon lui, se fiant aux publicités dans les médias, les populations se livrent à de l’automédication. A cet effet, il a insisté sur les risques que courent les populations en s’adonnant à l’automédication. « Il faut éviter l’automédication, car elle est suffisamment grave», a-t-il martelé. A l’en croire, elle retarde la consultation et conduit la population à l’intoxication. «Les populations s’intoxiquent avec comme conséquences les insuffisances rénales et hépatiques », a-t-il renchéri. Il est nécessaire que la pharmacopée soit contrôlée pour ne pas amener le pays à la dérive, selon le ministre Benjamin Hounkpatin. « Dans le cadre des réformes dans le système sanitaire, il va falloir que ce décret soit respecté pour préserver la santé des populations », a-t-il conclu. Dernier avertissement De l’exposé de Séverin Quenum, il ressort qu’en violant les dispositions de ce décret, les organes de presse s’exposent à des poursuites judiciaires. Selon lui, les auteurs, co auteurs ou complices d’émission, d’affichage ou de diffusion des publicités de ce genre sont passibles de lourdes sanctions. «Sans préjudice des mesures administratives et autres sanctions pénales auxquelles ils peuvent s’exposer par ailleurs, ils sont punis d’une amende d’un million à cinq millions Fcfa », a-t-il déclaré « C’est le dernier avertissement. Vous êtes les têtes de pont de cette publicité et nous vous invitons au respect des dispositions en vigueur », a-t-il indiqué. Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, pense qu’il est nécessaire de rattraper la sensibilisation à ce décret qui date de juin 2018. Pour lui, la publicité sur la profession médicale est interdite et il va falloir que les responsables des médias respectent les textes. « Nous devons sensibiliser les médias qui sont les vecteurs par lesquels charlatans, guérisseurs et tradi-thérapeutes passent pour faire cette publicité interdite au Bénin », a-t-il souligné. Actualités 31 mars 2020


Cordon sanitaire contre le Covid 19: « Pas de dérogation à délivrer dans l’Ouémé », prévient le préfet Apithy
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, n’entend pas délivrer des dérogations spéciales sur la période de mise en œuvre du cordon sanitaire contre le Covid-19 qui démarre ce lundi 30 mars. Il invite les fonctionnaires et autres personnes pouvant se retrouver dans cette obligation au niveau de son département à prendre leurs dispositions pendant les deux semaines de l’opération. Les petits plats sont mis dans les grands pour la réussite de l’opération de mise en œuvre du cordon sanitaire contre la propagation du Covid-19 dans l’Ouémé. Le préfet Joachim Apithy en a donné l’assurance ce dimanche 29 mars, à la faveur d’une rencontre avec les hommes des médias. Selon lui, toutes les mesures ont été prises pour que tout se déroule sans anicroche. Mais il avertit qu’il ne délivrera pas de dérogations spéciales sur la période pour permettre à quelqu’un de quitter le cordon sanitaire prenant en compte au niveau de son département les communes de Sèmè-Podji, Porto-Novo, Adjarra et Akpro-Missérété. «Nous sommes dans l’Ouémé. Nous nous connaissons. Si j’ouvre cette brèche, ce sera la pagaille», relève l’autorité préfectorale qui dit avoir reçu déjà plusieurs coups de fil demandant des dérogations spéciales sur la période. Il invite ces cadres et autres qui chercheront à quitter le cordon sanitaire à prendre leurs dispositions. Le préfet explique avoir pris cette mesure préventive pour éviter au maximum la propagation de cette maladie dans le département de l’Ouémé. Mieux, l’autorité préfectorale rassure avoir instruit les maires des communes du département non à risque à contenir leurs populations sur la période des quinze jours. Il invite les maires, chefs d’arrondissements et les chefs de quartiers et de villages qui étaient déjà instruits depuis les premières mesures prises par le gouvernement à intensifier la sensibilisation pour que tout se passe bien. Cette sensibilisation doit surtout se faire en langues locales afin de mieux faire passer le message, insiste l’autorité préfectorale. La direction départementale de la Police républicaine, la direction départementale de la Santé et la compagnie des Sapeurs-pompiers, à l’en croire, ont tous été instruits aussi pour la cause. Selon lui, la préfecture de Porto-Novo entend donner le bon exemple. Les policiers sur le terrain Dès ce lundi, informe Joachim Apithy, il a été décidé que les services de la carte d’identité nationale de la préfecture ne prennent pas plus de 25 demandeurs avec les cas les plus urgents contre 100 depuis les premières mesures jusque-là. Les dispositifs de lavage de mains y sont déposés pour permettre aux usagers et au personnel de se protéger contre la maladie. Il a instruit les autres services de l’administration publique du département à en faire autant. Le préfet Joachim Apithy se réjouit du respect par les populations des mesures prises jusqu’ici à savoir l’interdiction des manifestations festives, des cultes religieux et des rassemblements sur les espaces publics. Le suivi de ces mesures sera plus corsé dès ce lundi, annonce l’autorité préfectorale. Joachim Apithy rappelle aux fonctionnaires et autres personnes disposant de leurs véhicules privés ou de fonction, qu’ils ne peuvent pas être plus de deux à bord. Personne ne doit se trouver à côté du chauffeur et pas plus d’une personne derrière. Les conducteurs de taxi communément appelés zémidjan ne remorqueront pas plus d’une personne. Les bus, minibus de transport en commun sont quant à eux interdits de circulation. Les syndicats des gares routières ont été sensibilisés à cet effet, assure le préfet. Les marchés seront animés sur la période, mais la distance d’un mètre doit être respectée entre le vendeur et l’acheteur. Seul le transport de marchandises peut se faire sous le regard des forces de sécurité. Le préfet invite les uns et les autres à se munir de leur cache-nez, de leur gel hydroalcoolique ou se laver les mains pour se mettre à l’abri de cette maladie. En tout cas, le préfet rappelle que, tôt ce matin, les éléments de la Police républicaine vont descendre sur le terrain pour veiller à la bonne mise en application des différentes mesures dans le cordon sanitaire des quatre communes de l’Ouémé. Actualités 30 mars 2020


Promotion du genre dans les métiers des Tic: Des bourses d’études de Mtn Bénin et Fnuap à cinq filles
Afin de corriger les disparités filles-garçons dans le secteur des Tic, la Fondation Mtn Bénin en collaboration avec le système des Nations Unies au Bénin a procédé, vendredi 27 mars dernier à la direction générale de Mtn Bénin, à la remise de bourses d’études à cinq étudiantes fréquentant des universités publiques comme privées au Bénin. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Bourses d’études de Mtn Bénin destiné à encourager les filles à embrasser les filières scientifiques. Faciliter aux filles l’accès à des filières scientifiques, technologiques, techniques et professionnelles spécialisé, mais aussi accompagner le gouvernement du Bénin dans sa politique de promotion du genre et d’élimination des disparités entre filles et garçons. Telles sont les motivations qui sous-tendent la démarche de la Fondation Mtn Bénin en initiant le programme Bourses d’études destiné exclusivement aux filles. Lors de la cérémonie de lancement dudit programme, Jean- Claude Akogbéto, directeur de Régulation et Corporate Affaires à Mtn Bénin, fait observer que les femmes sont rares dans les métiers de la technologie dans le monde comme au Bénin. Conscient de cette situation, le Bénin s’est engagé à réduire les inégalités hommes-femmes au niveau décisionnel, dans les institutions, l’accès aux ressources, à la justice, aux services sociaux de base. Quant au secteur de la technologie et de la communication, poursuit-il, la situation au niveau des entreprises et organismes publics témoigne que très peu de jeunes femmes s’engagent dans les études en télécommunications. En guise de diagnostic, il établit que le nombre de jeunes élèves filles qui embrassent les filières telles que les mathématiques, l’ingénierie, l’informatique et les filières scientifiques en général reste infirme. Or, relève-t-il, le secteur des Tic offre des possibilités infinies d’emplois. «Ce secteur se caractérise en effet par un besoin pressant de talents très divers. Le nombre d’étudiantes dans les domaines techniques est excessivement faible », insiste le directeur de Régulation et Corporate Affaires. Pour sa part, pour contribuer à corriger un tant soit peu cette situation, informe-t-il, la Fondation Mtn Bénin en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), a initié un programme Bourses d’études. Selon lui, ce «programme de bourse d’études est uniquement destiné aux femmes dans les domaines liés aux Technologies de l’Information et de la Communication ». Il s’agit pour Mtn et ses partenaires d’apporter aux étudiantes méritantes un soutien sous forme de bourses et de dotations sur une durée de 03 ans pour soulager quelque peu les peines des parents. Ainsi, au lancement, cinq jeunes étudiantes ont été identifiées pour en bénéficier afin de faire carrière dans les métiers relevant des Tic. Leur sélection a été effectuée sur la base des critères préétablis liés « au travail, à la volonté de réussir et à la qualité des résultats scolaires». A ces critères, Jean-Claude Akogbéto ajoutera la fréquentation d’une école secondaire ou technique, ou encore professionnelle, et le besoin d’un soutien financier pour continuer les études. Exhortations Barbara Laurenceau, représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population au Bénin (Unfpa Bénin), a plutôt motivé les bénéficiaires. Selon elle, elles sont les amazones. De ce fait, elle les a exhortées à l’audace. Pour faire face aux défis qui se posent au monde, la seule contribution des hommes ne suffit pas, note-t-elle. L’espoir repose sur les jeunes filles. « Vous êtes l’avenir aux côtés des garçons », fait-elle savoir aux jeunes filles bénéficiaires. Elle les invite à créer l’effet boule de neige pour que d’autres jeunes filles puissent bénéficier du programme. Soulignant les avantages de la technologie et des innovations, elle mentionne qu’elles ne sont pas seulement destinées à accélérer la vente en ligne. Selon elle, elles peuvent aussi aider à répondre de manière beaucoup plus active et plus rapide à d’autres défis tels que le coronavirus. «Pour nous, le pari est de pouvoir protéger la maman qui achète une couche, assister la jeune fille qui manque d’information en matière de santé, le garçon qui s’expose à des risques qu’il ne connaissait pas…», indique Barbara Laurenceau pour montrer les multiples opportunités attachées aux Tic. « La technologie est une solution pour accélérer l’atteinte à l’accès universel de la santé pour tous», souligne-t-elle. En termes d’audace, Barbara Laurenceau ne manque pas de saluer Mtn Bénin pour cette initiative au profit des jeunes filles et à laquelle les Nations Unies ont été associées. Engagement à réussir Au nom des bénéficiaires, Damia Tobossi, étudiante à Epitech Bénin, signale que les Tic sont une passion pour elles. Aussi, se dit-elle heureuse de bénéficier de cet appui de Mtn Bénin et du système des Nations Unies au Bénin. Pour elle, cette initiative est la preuve que « le Bénin est en évolution». Avec pour ambition de devenir une actrice dans le secteur de la sécurité informatique au Bénin, elle s’engage au nom des bénéficiaires à ne pas décevoir les initiateurs du programme de bourses d’études. Comme pour répondre à la représentante résidente de l’Unfpa Bénin, Damia Tobossi fait savoir que les Tic ne sont pas un domaine réservé uniquement aux garçons. « Tant qu’on a la passion et la volonté, on peut y arriver et c’est ce qu’on veut », assure-t-elle. Après avoir dit sa joie et sa fierté de voir sa fille faire partie des bénéficiaires, Alain Gansounou Djègbo, parent d’une des étudiantes, reconnaît que les Tic constituent un métier d’avenir. Il remercie la Fondation Mtn Bénin et invite les parents à soutenir ce choix de leurs enfants. Il faut signaler que sur les cinq étudiantes sélectionnées, quatre ont pu être présentes à la cérémonie de remise des bourses. Il s’agit de Damia Tobossi de Epitech Bénin, Fifali Yasmine Zinzindohoué de l’Epac, Josiane Pascaline Aballo de l’Epac et Géovithe Roscane Djègbo d’Ifri. Société 30 mars 2020


Don de la Fondation Jack Ma / Prévention du Covid-19: Le Bénin reçoit d’importants équipements sanitaires
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a réceptionné, samedi 28 mars dernier, du matériel de prévention contre le Covid-19 à l’aéroport Bernadin Cardinal Gantin de Cotonou. C’est une marque de sollicitude de la Fondation chinoise Jack Ma, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Vingt mille kits de dépistage, cent mille masques faciaux, mille uniformes médicaux de protection avec écrans faciaux..., ce sont les équipements sanitaires réceptionnés par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Il était accompagné de son homologue de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Ces équipements médicaux, arrivés samedi dernier par Ethiopians Air Lines, sont un don de la Fondation chinoise Jack Ma. En effet, la Fondation Jack Ma a entrepris d’aider tous les pays africains dans la lutte contre le Covid-19. «Ces équipements vont appuyer la riposte organisée aussi bien pour ce qui est du diagnostic que pour la prise en charge des patients qui sont sur le site de prise en charge. Les masques vont également servir pour la protection du personnel sanitaire qui travaille sur le site et dans les centres sanitaires», a renseigné Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. A l’occasion de la réception desdits équipements, il a exprimé toute la reconnaissance du Bénin à la Fondation Jack Ma qui fait œuvre utile. «Nous remercions la Fondation Jack Ma et la République populaire de Chine qui est sans doute associée à cette initiative. C’est l’occasion de lancer encore un appel à la solidarité entre les peuples...», a déclaré le ministre de la Santé. C’est aussi le lieu de saluer la décision du gouvernement de laisser ouvert notre espace aérien. Comme vous pouvez le constater, c’est le vol commercial de Ethiopians Air Lines, qui vient une fois par semaine, qui nous a permis de recevoir ces équipements de soutien. J’invite donc la population à faire confiance au gouvernement», a-t-il conclu. A noter que le Chinois Jack Ma est le président directeur général du groupe Ali Baba. Actualités 30 mars 2020


Le  président Patrice Talon au sujet du Covid-19 : « Ce combat, nous allons le gagner forcément… »
Le président Patrice Talon a accordé dimanche 29 mars, veille du déploiement du cordon sanitaire dans huit villes du pays un bref entretien à la presse. Bref et concis comme à ses habitudes, le chef de l’Etat a décliné l’essentiel à retenir de son action, relativement à la riposte contre la pandémie du moment, que son assurance sur les possibilités du Bénin à venir à bout de ce mal. Nous vous proposons ici l’intégralité de cet entretien ! Journaliste : Monsieur le Président, depuis des semaines, le Bénin, à l’instar des autres pays du monde, est confronté à un choc sanitaire sans pareil pour notre génération, pourquoi êtes-vous resté silencieux depuis ce temps ? Patrice TALON : Mme KPEIDJA, vous avez dit choc sanitaire et vous avez bien raison. La situation sanitaire et le risque sanitaire auxquels nous soumet le coronavirus sont préoccupants, sinon très graves. Mon gouvernement et moi-même avons pris la mesure de l’enjeu. Si mes compatriotes n’ont pas encore eu l’occasion de m’entendre en personne, c’est bien parce que je suis à la tâche, jour et nuit, minute après minute. Je m’implique personnellement dans tous les segments de la riposte :
  • la collecte des données aux plans national et international ;
  • leur analyse ;
  • l’appréciation des impacts sanitaires, médicaux, financiers, économiques et sociaux ;
  • les projections à court et moyen termes ;
  • la stratégie et la mise en œuvre d’actions ;
  • le suivi et l’évaluation des recommandations et des opérations.
Je sais combien il est indispensable, utile, de parler pour expliquer, rassurer et obtenir l’adhésion de tous à la stratégie et aux décisions, mais sachant que la plupart des Béninois nous font confiance, j’ai consacré mon esprit à l’analyse sereine de la situation et de toutes ses implications. C’est pour moi l’occasion de remercier l’ORTB de me donner l’occasion de vous dire, Mme, à vous et à mes compatriotes, que la situation est vraiment grave et que le risque est grand. Mais rassurez-vous Mme, je voudrais pouvoir rassurer mes compatriotes que, empêcher le coronavirus de se propager au Bénin et d’y faire beaucoup de victimes, est à notre portée. Les actions engagées par le Gouvernement et les mesures prescrites sont susceptibles de nous faire gagner, si chacun de nous joue bien sa partition. Journaliste : Monsieur le Président, ne trouvez-vous pas que votre Gouvernement et vous-même avez manqué de promptitude dans la prise des décisions et que celles-ci ne sont pas aussi radicales qu’il faut ? Patrice TALON : La ligne de conduite du Gouvernement est la définition et la prescription des actions et mesures de riposte effective, ainsi que leurs timings réalistes de mise en œuvre efficace. Pour donner des résultats palpables, il y a des mesures qui doivent être mises en œuvre par package. Certaines mesures n’ont pas le même degré de pertinence partout et d’autres nécessitent même que les acteurs concernés disposent d’un minimum de temps pour s’apprêter. Il y a aussi des actions et des mesures qui ne sont pas soutenables trop longtemps, dans notre contexte et pour lesquelles il faut trouver le bon timing de mise en œuvre. Vous savez, pour accompagner les réductions de mobilité ou les confinements, les pays riches débloquent des sommes faramineuses et certains font même recours à des solutions monétaires à peine déguisées, voire la planche à billets pour prévenir le chaos socio-économique inévitable autrement. Le Bénin notre pays, a l’instar de la plupart des pays d’Afrique, ne dispose pas de ces moyens. Et si nous ne tenions pas compte de tout cela, nous pourrions dans notre action, déclencher un chaos qui remettrait même en cause le minimum impératif de la lutte. Il y a également un autre facteur très déterminant que le commun des commentateurs ne peut percevoir, c’est l’après Covid ! Parce que ce combat, nous allons le gagner forcément. Nous devons donc combattre le mal et le vaincre, mais sans compromettre notre survie après victoire. Si nous prenons des mesures qui affament tout le monde à la fois et trop longtemps, elles finiront très vite par être bravées et bafouées sans avoir permis d’atteindre les objectifs. Je vous donne un exemple concret : Contrairement aux citoyens des pays développés d’Amérique, d’Europe et d’Asie, la grande majorité des Béninois ont un revenu non salarial. Combien de personnes au Bénin ont un salaire mensuel et qui peuvent attendre deux, trois ou quatre semaines même sans travailler et vivre des revenus du mois ? Combien ? Comment peut-on donc, dans un tel contexte où la plupart de nos concitoyens donnent la popote avec les revenus de la veille, décréter sans préavis, un confinement général de longue durée ? Les mesures que nous venons de prescrire et qui vont entrer en vigueur dès demain lundi, nous permettront d’empêcher la propagation du virus à l’intérieur du pays, tout en préservant l’activité économique dans une partie du territoire, et en réduisant seulement la mobilité de certains acteurs dans la zone critique. C’est un exercice très difficile qui requiert sérénité, sang-froid et perspicacité. Nous avons pris les mesures qui s’imposent avec sens de responsabilité et discernement. Nous veillerons donc sans complaisance à leur respect par tous.   Journaliste : Alors finalement monsieur le Président, quelle est votre sincère et intime conviction, Monsieur le Président, par rapport à ce qui nous attend à court et moyen terme ? Patrice TALON : Ce que je voudrais dire à mes compatriotes est que la menace est sérieuse, elle est grave, mais que nous avons collectivement les moyens d’y faire face. Notre survie individuelle et collective est entre nos mains, elle est entre les mains de chacun de nous pris individuellement. Chacun de mes compatriotes, vous et moi, pris individuellement, est désormais responsables de notre survie. Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’intelligence, de beaucoup de moyens, de beaucoup d’imagination. Il nous suffira simplement, à chacun, de respecter les mesures, les prescriptions, qui ont fait leurs preuves par ailleurs. Cela nécessitera beaucoup de sacrifices certes, d’énormes sacrifices pour certains, mais à la fin, chacun sera fier d’avoir joué sa partition, d’avoir lui aussi payé un certain prix, et d’avoir vaincu lui aussi le coronavirus. Nous sommes une grande nation, nous allons en donner la preuve une fois encore en éliminant le coronavirus de notre pays sans grand dégât. J’y crois. J’invite mes concitoyens à y croire parce que, je veux le répéter, les moyens d’y parvenir sont à notre portée. Ils dépendent de chacun de nous. Nous sommes capables chacun de les mettre en œuvre, de les respecter, avec juste un peu de volonté, de la discipline et l’envie, la volonté de consentir chacun un peu de sacrifice, pour nous pris ensemble et pour nous individuellement. Ma conviction pour demain est que chacun de mes Béninois est capable de respecter les mesures, de faire l’effort qu’il faut. Ma conviction pour après-demain est que nous allons gagner, et que nous allons continuer notre marche vers le développement. Journaliste : Nous sommes au terme de cet entretien, Monsieur le Président de la République. Je vous remercie. Patrice TALON : Merci Mme et je vous invite à donner l’exemple autour de vous. Et si chacun peut faire pareil, faire ce qu’il faut, ce qui est prescrit et en donner l’exemple, nous allons collectivement y arriver.
Actualités 29 mars 2020


Précautions contre le Covid-19 aux points d’entrée: Les frontières fermées à Sèmè-Kraké
Pour prévenir la crise sanitaire due au Covid-19, le gouvernement a donné des consignes fermes pour le contrôle des mouvements de personnes et le filtrage aux différents points d’entrée du Bénin. Mais à Sèmè-Kraké, il n’est plus question de filtrage, les frontières sont hermétiquement fermées depuis 48 heures. Toutefois, les mesures sanitaires restent de mise au Poste de contrôle juxtaposé et aux carrefours des circuits informels... « Depuis mercredi, il n’y a plus d’entrée ni de sortie au Poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké. L’Etat nigérian a interdit toute entrée sur son territoire : ni camions, ni personnes même si ce sont des Nigérians quittant le Bénin. Les frontières sont hermétiquement fermées. Sinon, conformément aux consignes reçues des autorités béninoises, nous faisions le filtrage. Tout Nigérian, s’il peut justifier sa nationalité par un passeport ou une carte d’identité, était autorisé à rentrer chez lui. De même, les Béninois quittant le Nigeria pouvaient rentrer au Bénin après filtrage. La procédure était telle que les Béninois revenus du Nigeria étaient embarqués dans un bus et directement acheminés sur les sites de confinement à Cotonou pour examen», renseigne le major Sossou, en poste au Commissariat transfrontalier de police de Kraké-Plage. A la prohibition de la circulation des marchandises qui met à rude épreuve les échanges commerciaux entre le Bénin et le voisin de l’Est, s’ajoute l’interdiction formelle des mouvements de personnes. A l’en croire, le contrôle au niveau du Poste de contrôle juxtaposé est assez rigide et les usagers, malgré les résistances, sont contraints de se soumettre. Pour l’agent de police, la décision du gouvernement nigérian d’interdire toute entrée de personne, même si elle est dure, permet de limiter la circulation des personnes. « Vous savez, les Nigérians préfèrent l’informel. Parfois, ils sont sans carte et c’est en discutant avec eux que vous finissez par avoir des indices sur leur identité. Dans ce contexte, c’est difficile de faire le filtrage», confie l’agent Sossou. Le seul hic reste l’impossibilité pour les Béninois sur le territoire nigérian de rentrer chez eux par voie terrestre. Mais il semble que ceux-ci trouvent d’autres alternatives. Le Nigeria partage des kilomètres de frontières avec le Bénin et les circuits informels sont légion. Les dispositifs sanitaires à l’épreuve de la porosité Assises sous un parasol à l’entrée du Poste de contrôle juxtaposé de Sèmè-Kraké, deux agents de santé incitent au lavage des mains, les quelques passants, pour la plupart des riverains, qui arrivent au compte-gouttes. Désœuvrées, dépitées, l’air abattu, elles donnent l’impression de n’avoir plus grand- chose à faire. « Comme les frontières sont hermétiquement fermées depuis un moment, nous sommes moins occupées aujourd’hui», explique l’une d’elles avant d’orienter vers son supérieur hiérarchique en opération sur un autre poste. En chemin, vers ledit poste, une barrière spéciale installée au carrefour d’un des circuits informels, l’agent Sossou ajoute: « Pendant que nous faisions le filtrage, les gens venaient se désinfecter au niveau des dispositifs de lavage de mains à l’aller comme au retour, avant de poursuivre leur route. Il y a trois dispositifs au Poste de contrôle juxtaposé, au niveau du Bénin : un dispositif à l’entrée du poste pour les conducteurs de véhicules, un deuxième dispositif posé sur le circuit emprunté par les piétons et un dernier dispositif là où stationnent les bus quittant le Nigeria pour le Bénin». Au lieu dit, la circulation est dense et il est difficile de maîtriser le flux. A pied ou à moto, les usagers ont à peine le temps d’attendre pour se laver les mains. Les forces de l’ordre et les agents sanitaires sont eux-mêmes débordés par le flux. « Nous sommes ici dans une zone assimilable à un no man’s land, ce sont des riverains qui passent sans cesse, allant du Bénin au Nigeria, du Nigeria au Bénin ou fréquentant le marché local. Et comme les postes officiels sont fermés, les voies de contournement sont prises d’assaut. Mais, vous pouvez le constater, il y a ici aussi des dispositifs de lavage des mains et nous disposons de thermo-lasers pour prendre la température des passants. Il y a beaucoup de résistances, mais avec l’aide des forces de l’ordre, nous arrivons à les sensibiliser à passer par les dispositifs mis en place. Il y a quand même des gens qui nous échappent. Il faut le reconnaître ! Par ailleurs, il y a des conducteurs de taxi-moto qui passent des dizaines de fois et ne veulent pas se soumettre à cet exercice », rapporte Moïse Sounouvi, technicien d’hygiène et d’assainissement, chef d’équipe à Sèmè-Kraké. Mais les frontières entre le Bénin et le Nigeria sont difficiles à cerner. Certaines personnes passent par la brousse, un itinéraire périlleux qui échappe à tout contrôle sanitaire et sécuritaire. Actualités 27 mars 2020


Lancement du Portail national des services publics: Le gouvernement rend accessible l’administration en ligne
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et Serge Adjovi, directeur de l’Agence des Services et Systèmes d’Informations, ont procédé, ce jeudi 26 mars à Cotonou, au lancement du Portail national des services publics. Face aux hommes des médias et aux acteurs de l’écosystème du numérique, ils ont présenté cette plateforme qui donne accès aux informations sur plus de 250 services publics. Plus de longue file d’attente avant d’avoir accès à l’administration publique au Bénin. Lancé ce jeudi 26 mars à Cotonou, le Portail national des services publics, accessible sur le site www.service-public.bj simplifiera et facilitera les démarches administratives aux usagers grâce au numérique, selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Pour elle, ce portail national est la preuve de la volonté du gouvernement de rapprocher non seulement les usagers de l’administration mais aussi de leur permettre de gagner du temps. « Comme prévu dans l’agenda 2020 du Numérique, le portail national des services publics devient une réalité au Bénin grâce à la volonté du président Patrice Talon et de son gouvernement», a-t-elle déclaré. Cette date, souligne-t-elle, doit être inscrite en lettres d’or dans les annales de l’histoire du Bénin, car elle constitue un repère dans le cadre de la modernisation de l’administration publique. Pour elle, la mise en service de ce portail qui met l’usager au centre des services publics est le fruit de la vision du gouvernement pour le secteur numérique depuis 2016. « C’est un portail abouti et sécurisé qui va apporter de la transparence dans la relation entre les usagers et l’administration publique », explique-t-elle. Invitant tous les Béninois à s’approprier cette plateforme, elle se félicite que ce portail soit né des efforts conjugués des structures sous sa tutelle et des compétences locales. Serge Adjovi, directeur de l’Agence des Services et Systèmes d’Informations se réjouit du lancement de cette plateforme qui va révolutionner l’administration publique avec l’accès aux informations sur plus de 250 services publics. Selon lui, les usagers peuvent avoir accès à des e-services comme l’Extrait du registre de commerce, du permis de construire, du certificat de nationalité, l’attestation de prise en charge, l’attestation d’affiliation du Fonds national des retraités du Bénin et l’attestation de jouissance de droit de pension. Pour lui, la plupart de ces services concernent les populations. « Le portail donne accès libre et gratuit aux informations sur les différents services publics », confie-t-il. Il invite les populations à aller se procurer leur Numéro personnel d’Identification (Npi) pour accéder à cet outil dynamique qui permet aux citoyens d’avoir un point d’entrée vers les services proposés. Actualités 27 mars 2020


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