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Nouvelles

Reçu à la Cad/Ouémé ce mercredi: L’Onip expose ses dynamiques nouvelles
La Conférence administrative départementale (Cad) de l’Ouémé, au titre du mois de mars de cette année, a eu droit ce mercredi, à une communication sur les nouveaux paradigmes de partenariat avec l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), notamment les nouvelles dynamiques de La Nation ayant trait au numérique. La présentation a été assurée par le directeur général et le directeur de publication. Les nouveaux paradigmes de partenariat avec l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) étaient au cœur, hier, de la réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé. Les travaux qui mobilisent chaque troisième mercredi du mois les directeurs départementaux des ministères et autres structures déconcentrées de l’Etat ont permis aux responsables de l’Office de présenter les nouvelles dynamiques en cours, surtout celles liées au journal La Nation et ses dérivés numériques, mais aussi aux produits issus de l’imprimerie de l’office et ses offres en ligne. Le décor de la présentation a été planté par le directeur général par intérim de l’Onip, Bertin Sowakoudé. Selon lui, l’office a connu beaucoup d’avancées, ces dernières années, surtout avec le numérique devenu un outil incontournable pour toute entreprise qui veut aller de l’avant. Aussi, l’office a-t-il adopté le numérique pour mieux se positionner sur le marché du service de l’information à travers les dérivés du journal La Nation disponibles en version papier mais surtout en support numérique. Les produits issus de l’imprimerie Nation impressions, notamment les textes de lois et les actes marquant la vie institutionnelle de la république béninoise, ont également été promus, mettant ainsi en relief un pan important des activités menées par l’Onip, à savoir l’édition. Il ressort, des interventions que le journal La Nation peut être acheté en ligne, de même que les annonces et insertions peuvent être faites en ligne et payées par le même canal. Réduire les Fake news Pour Bertin Sowakoudé, cette nouvelle dynamique vise à satisfaire la clientèle, les acteurs institutionnels… Il a remercié le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, pour avoir facilité la rencontre de ce mercredi avec la Conférence administrative départementale, faisant suite à l’audience accordée par le préfet le 2 mars dernier. Bertin Sowakoudé a expliqué aux directeurs départementaux que le journal en tant qu’organe de presse de service public est à leur disposition. Ainsi, ils peuvent le solliciter, au niveau de son siège à Cotonou ou à son antenne régionale, pour faire connaitre leurs activités et leurs actions d’intérêt public. Mais ces informations ne doivent pas être confondues à des actions de communication qui sont payantes, nuance-t-il. Présentant la communication proprement dite, Paul Amoussou, directeur de publication par intérim du journal La Nation, a précisé que le quotidien de service public qui a célébré ses 50 ans d’existence en 2019 n’est plus ce qu’il était il y a cinq décennies, ni la décennie passée. Il est revenu avec force détails sur la nouvelle dynamique en lien avec la vision du gouvernement pour le secteur du numérique, avant de préciser que le journal dispose d’un site web très dynamique et jouissant d’une audience grandissante, et sur lequel figurent des articles publiés au gré de l’actualité. Cela permet de faire de l’information instantanée et en temps réel partout, et d’être présent sur les réseaux sociaux notamment Twitter, Facebook, WhatsApp. A cela s’ajoute, détaille Paul Amoussou, La Nation Bénin digitale, une application mobile associée au site internet et à La Nation en papier, quotidien et format magazine. Téléchargeable sur Play store. Ladite application alerte sur la moindre information nouvelle, précise Paul Amoussou, et est très tactile. Aller de l’avant ! Avec la nouvelle dynamique, les clients et lecteurs peuvent désormais et facilement souscrire des abonnements et payer directement en ligne, lancer des commandes d’insertion d’avis, communiqués et autres publicités en ligne, acheter en ligne le journal et même les plaquettes éditées par l’Office, ajoute Paul Amoussou. Il a invité les directeurs départementaux à s’abonner au journal papier mais aussi à adopter le support numérique pour avoir, loin des Fake news, l’information vraie, crédible. Un atout, mais aussi un outil précieux d’aide à la décision, argumente-t-il. Le quotidien La Nation, c’est la meilleure audience depuis 1969, a tenu à préciser Paul Amoussou, et ses animateurs d’hier comme d’aujourd’hui, sont jaloux de cette crédibilité qui justifie la grande audience dont le journal de service public jouit, en dépit de la flopée de journaux dont regorge le paysage médiatique béninois. Le journal entend désormais, mieux que par le passé, se positionner en ligne pour assurer le service de l’information, mais également la promotion des dynamiques sociales, économiques et de gouvernance qui s’opèrent dans les départements et les régions, insiste Paul Amoussou. « En tout cas, le journal La Nation a investi le champ du numérique et ne compte pas le laisser aux amateurs », a assuré le communicateur. Il sera relayé par le webmaster de l’office,
Eric Tchogbo. Ce dernier a surtout expliqué à l’assistance comment se font dans la pratique les achats et les payements en ligne sur le site du journal. Au terme des présentations, le préfet a invité les directeurs départementaux à intégrer la dynamique salutaire de La Nation, à s’abonner au journal tant à sa version papier qu’à celle numérique. « La Nation, c’est l’Etat. C’est nous-mêmes », conclut Joachim Apithy. A sa suite, certains membres de la Cad ont posé des questions d’éclaircissement et apporté des contributions, tout en saluant la vision de l’Onip appelé à persévérer dans cette voie. Actualités 19 mars 2020


Enseignement et formation techniques et professionnels: Un projet pour la mise en œuvre de la stratégie nationale
Réunis en conseil des ministres, ce mercredi 18 mars, les membres du gouvernement ont décidé de mettre en place le Projet d’appui à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Dans ce cadre, ils ont procédé à l’adoption du décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement du projet. Le président Patrice Talon a fait l’option depuis son arrivée au pouvoir de donner plus de chance aux apprenants béninois sur le marché de l’emploi. A cet effet, il mise sur la promotion et les investissements massifs dans le sous-secteur de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels. Cette vision a donné naissance à la Stratégie nationale de l’enseignement et la formation techniques et professionnels adoptée en conseil des ministres, le 11 décembre 2019. Ce qui a conduit à l’organisation le 27 février dernier d’une Table ronde de recherche de partenariat pour sa mise en œuvre. Réunis en conseil des ministres ce mercredi 18 mars, le gouvernement a décidé de mettre en place ce projet et a adopté le décret portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement dudit Projet. Le conseil note qu’en effet, la table ronde organisée le 27 février 2020 pour la mise en œuvre de la stratégie a connu un franc succès. Les engagements recueillis se chiffrent à un montant de plus de 323 milliards de F Cfa représentant 107 % des objectifs poursuivis. La table ronde a été marquée par l’adhésion massive des partenaires techniques et financiers qui ont exprimé leur disponibilité à accompagner le Bénin dans la mutation stratégique et qualitative qu’il entend impulser à ce sous-secteur de son système éducatif. Après un tel soutien, c’est en toute responsabilité que le gouvernement décide de mettre en place un Projet d’appui pour l’opérationnalisation de la Stratégie nationale de l’enseignement et la formation techniques et professionnels. « Afin de garantir la réussite de la Stratégie, le Conseil a convenu de mettre en place un projet d’appui dont le rôle sera de coordonner les activités relatives à sa mise en œuvre », note le compte rendu du conseil. Alain Orounla, porte-parole du gouvernement, explique que le projet est chargé d’assurer la mobilisation effective des ressources, de conduire les différentes études à réaliser et les activités de suivi-évaluation de la Stratégie puis de valider les extrants, les effets et les impacts qui en seront issus. Cette décision dénote de la détermination du gouvernement à conduire et à réussir cette stratégie qui constitue une réponse à une préoccupation nationale incontournable dans un monde en pleine mutation en ce qui concerne le secteur de l’emploi. A travers ce projet, le Bénin veut donner la pleine mesure de son sens de prospective et de sa capacité à réfléchir et œuvrer à assurer l’avenir de sa jeunesse. Société 19 mars 2020


Suivi des mesures contre le Covid-19 au Bénin: Entre crainte, doute et banalisation
La lutte contre la propagation du Covid-19 impose certaines précautions individuelles et collectives. Lesquelles mesures ont été vivement recommandées par le gouvernement béninois. D’aucuns les ont déjà intégrées dans leur quotidien avec la conviction que leur bien-être en dépend, mais d’autres, restent incrédules, perplexes, superficiels… « Depuis que j’ai suivi aux informations les premiers désastres causés par le coronavirus, moi j’étais déjà dans la crainte. Je me suis demandée ce qu’il en serait du Bénin si des pays économiquement et technologiquement puissants n’arrivent pas à gérer l’épidémie. C’est pour cela que j’ai aussitôt pris aux sérieux les mesures de précaution conseillées par les organisations internationales et le gouvernement béninois. Et avec la confirmation du premier cas au Bénin, je suis devenue plus assidue dans le respect de ces mesures. Plus de salutations ou d’embrassades ici et là, distance minimale de sécurité observée et surtout lavages réguliers des mains : c’est mon quotidien et j’essaie de l’enseigner aussi », affirme Ghislaine Doménou. Pour cette institutrice, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles et il ne saurait en être autrement. Mais elle confie que la tâche n’est pas aisée. « Se prémunir n’est pas toujours facile à cause du regard de certaines personnes qui pensent que vous exagérez ou que vous les méprisez. Il y en a qui sont même frustrés quand on refuse de les saluer. Et ça finit parfois par des mines ou des rancunes », relève-t-elle. Effectivement, l’application des mesures fait face à des considérations individualistes. « Vous savez, malgré toute ma bonne volonté, je dois reconnaître que certaines mesures sont difficiles du fait des pesanteurs sociales. Par exemple, si un aîné, un supérieur hiérarchique, un oncle, ou une tante, me tend la main, même si j’hésite, s’il maintient sa main tendue, je ne peux que le saluer malgré moi. Cette situation, beaucoup de personnes la vivent. Quand un aîné qui pourrait être votre parent vous tend la main alors qu’il sait que le coronavirus menace, que doit-on faire ? Entre amis et personnes de la même génération, il n’y a pas de problème. Il suffit de dire non. On se fiche pas mal de savoir s’il est fâché. Mais quand c’est un supérieur ou aîné de la famille, ça devient compliqué », souligne Fanick Fabiyi, comptable dans une école. Mais Lionel Montcho, jeune écrivain tranche : « La vie est sacrée et s’il faut pour la préserver, frustrer des gens, qu’il en soit ainsi. C’est ce que je pense. Sincèrement moi je ne comprends pas ceux qui se fâchent parce qu’on ne veut pas les saluer. On dit que le mal est contagieux et peut tuer. Normalement chacun devrait instinctivement respecter les mesures. Celui qui ne te salue pas, il le fait pour son bien et le bien-être de son entourage. Moi je respecte les mesures. Si ça cause des rancunes, ce n’est pas bien grave ; on va se réconcilier à la fin de Coronavirus », soutient-il. La peau dure Au milieu de toutes ces hésitations et craintes, il y a ceux qui continuent de banaliser la pandémie, de prendre le coronavirus comme un mal propre aux occidentaux. « Franchement moi, je fais comme si de rien n’était. C’est quand on est obsédé par quelque chose que cela finit par vous arriver. Et puis les gens disent que le virus ne supporte pas la chaleur. Or moi je passe beaucoup de temps sous le soleil. Par ailleurs ce sont les blancs qui en souffrent le plus. En Afrique, nous sommes plus résistants. Je ne suis pas contre les mesures de protection. Ceux qui veulent les appliquer peuvent le faire. Ils peuvent mettre des gangs, des masques, et tout ce qu’ils veulent. Mais je pense pour ma part, qu’il ne faut pas en faire trop. Ça ne va pas nous tuer », commente Déo-Gratias Adjaclo, agent d’une structure de télé-conseil. Heureusement, ce n’est pas l’avis de tout le monde. Il y a des gens qui prennent toutes les précautions pour se protéger et protéger ceux qui sont sous leur responsabilité. « Dans mon école, nous avons renforcé la sensibilisation à l’égard des enseignants et des apprenants sur le lavage spontané et régulier des mains à l’eau et au savon. Nous veillons davantage au suivi des règles d’hygiène par les apprenants. Les parents aussi nous accompagnent. Certains enfants viennent avec un cache-nez et nous nous assurons qu’ils les gardent sans pour autant s’étouffer », fait savoir Mathilde Hounkpatin, directrice du complexe scolaire "La cité des Amazones". Actualités 19 mars 2020


Pandémie de Covid-19: Et si la médecine traditionnelle était la solution ?
Les coronavirus forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’homme comme chez l’animal. On sait que, chez l’être humain, plusieurs coronavirus peuvent entraîner des infections respiratoires dont les manifestations vont du simple rhume à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers) et le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras). Le dernier coronavirus qui a été découvert est responsable de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). Ce nouveau virus et cette maladie étaient inconnus avant l’apparition de la flambée à Wuhan (Chine) en décembre 2019. Ainsi, depuis ce temps, plus de 190000 personnes sont infectées par le Coronavirus Covid-19 dans le monde avec plus de 7500 décès à la date du 17 mars 2020 (Oms, 2020). Certaines régions sont particulièrement touchées. Avec 3226 morts pour 68679 cas confirmés, la Chine, épicentre de l’épidémie, dénombre le plus de victimes, tandis que le bilan en Italie (2e pays le plus touché) est de 27980 cas confirmés pour 2503 morts. Cette épidémie a connu une progression très rapide, du fait surtout des déplacements et des possibilités offertes dans ce domaine. De ce fait, le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie de Covid-19 constituait une «urgence de santé publique de portée internationale » ; et le 11 mars 2020, elle l’a requalifiée de « pandémie ». Bien que peu d’informations scientifiques fiables soient actuellement disponibles, le taux de létalité du virus est évalué entre 2 % et 3 %. Par ailleurs, il est rapporté que la majorité des victimes du Coronavirus Covid-19 étaient âgées (les personnes de plus de 80 ans sont les plus à risque) ou atteintes de pathologies antérieures. Le Covid-19 ne cause donc pas systématiquement la mort des personnes contaminées (Oms, 2020). A ce jour, il n’existe pas de vaccin ni de traitement spécifique contre le Coronavirus Covid-19. Les traitements administrés aux personnes infectées sont donc symptomatiques (Oms, 2020). Dans ces conditions, à l’échelle internationale, on assiste à des prises de mesures très diverses pour contrôler l’épidémie : fermeture des frontières, des crèches et établissements scolaires, suspension des compétitions sportives et autres grands rassemblements, introduction des contrôles au niveau des frontières, mise en quarantaine de régions entières, etc. L’Afrique est-elle une région à risque épidémique majeur ? Le lundi 16 mars 2020, le Bénin a enregistré son premier cas du nouveau coronavirus, devenant le 22e pays africain touché par le Covid-19. A ce jour, on dénombre environ 500 cas, dont six décès en Afrique. Très tôt, l’Oms a exprimé « sa plus grande préoccupation » envers l’Afrique dont « la plupart des pays ont des systèmes de santé plus faibles ». Le continent a été perçu comme le plus grand foyer à risque de propagation de la maladie, lorsqu’on se réfère à ses liens commerciaux très denses avec la Chine. Le faible niveau d’instruction de la population africaine (pour comprendre l’étiologie de la maladie et les modes de prévention) et les liens sociaux étroits sont des arguments supplémentaires. Malgré ces facteurs de risque, le nombre de cas de Covid-19 connaît toujours un faible accroissement. Cela n’a pas empêché les pays africains de mettre en place des approches en termes de surveillance, de restrictions de mouvements de personnes à risque et d’échanges d’informations. Au Bénin, par exemple, un plan de contingence a été adopté, un comité national de crise a été créé pour organiser la surveillance, les mesures de dépistage et de prise en charge d’éventuels cas suspects ou avérés, et un centre d’isolement et de prise en charge a été installé à Cotonou. La nécessité de recourir à la médecine traditionnelle Malgré les mesures prises, le Covid-19 a provoqué au sein des populations des sentiments d’inquiétude et de peur. Il s’est révélé très iconoclaste, induisant des modèles de causalité autochtones (envoûtement, sorcellerie, volonté divine, déni du modèle virologique, etc.). A ce jour, aussi bien au Bénin que dans les autres pays africains, les tradipraticiens sont juste associés pour servir de relais aux institutions publiques pour la diffusion des messages de santé publique. En tant que leaders communautaires, ils sont utilisés à des fins de médiation sociale pour instaurer la confiance nécessaire au contrôle du Covid-19. Comment mettre à contribution les innombrables ressources dont regorge la médecine traditionnelle ? Comment vraiment profiter de ce profil varié de professionnels (phytothérapeutes, psychothérapeutes, spiritualistes, médico-droguistes, etc.) pour une meilleure riposte au Covid-19 ? Curieusement, à ce jour, aucune institution officielle, ni aucun gouvernement n’a entrevu la contribution de la médecine traditionnelle dans toute son intégralité. Alors même que la médecine traditionnelle continue d’être le premier recours pour la majorité de la population, à travers ses praticiens, ses produits, ses pratiques et ses connaissances thérapeutiques, malgré les prouesses de la médecine dite conventionnelle. Le besoin croissant de solutions aux problèmes de santé inextricables, impose la nécessité de « lorgner» du côté de la médecine traditionnelle. Faut-il le rappeler, au cours de ces deux dernières décennies, la médecine traditionnelle a connu une importante amélioration dans les pays, du point de vue de la présentation des produits que de celui de l’offre de soins. Cette offre très diversifiée, bénéficie actuellement d’une production semi-industrielle, avec des procédés qui garantissent la stabilité, la standardisation, l’innocuité et l’efficacité. Cette médecine peu onéreuse (notamment en milieu rural) rencontre de nos jours, des succès incontestables, surtout dans le traitement de certaines maladies spécifiques telles que: les ulcères et plaies dites incurables, les fractures, les maladies non transmissibles (diabète), les maladies de la prostate, les infertilités, les troubles psychiques, les hépatites, la drépanocytose, l’hypertension artérielle ainsi que les affections opportunistes du sida. Dans le concert des Nations, pour la riposte aux épidémies émergentes, il n’est pas évident que l’Afrique puisse contribuer au développement de traitements synthétiques chimiques et de vaccins. On sait que beaucoup de médicaments et de vaccins contre le Covid-19 sont déjà en expérimentation partout ailleurs dans le monde. La seule alternative qui s’impose à l’Afrique, c’est de se ressourcer et d’examiner les possibilités que pourrait offrir sa médecine traditionnelle, qui constitue un secteur potentiellement riche, mais peu exploité dans toutes ses composantes. Pourquoi les Gouvernements africains ne mettent-ils pas à l’épreuve les tradipraticiens ? Pourquoi ne leur donnent-ils pas les moyens pour inventorier les pratiques efficaces et apporter la preuve de l’innocuité, de l’efficacité et de la qualité des remèdes traditionnels ? Pourquoi ne mettent-ils pas en place un cadre de réflexion scientifique autour des produits de la médecine traditionnelle ? Car, déjà depuis 1990, l’Oms préconisait l’intégration des guérisseurs traditionnels dans les programmes nationaux de lutte contre les maladies prioritaires afin de rechercher différentes stratégies, les essayer, les évaluer, les adapter et les adopter. Il s’agit d’exploiter les ressources disponibles, accessibles, acceptables et financièrement abordables. *Prof Roch Houngnihin, anthropologue, Université d’Abomey-Calavi Actualités 19 mars 2020


Déploiement des énergies renouvelables dans les localités du Bénin: Des nuits éclairées comme en plein soleil à Adido
Adido, petit village de la commune de Bonou n’y croyait plus. Son rêve de disposer de l’énergie électrique, longtemps caressé est devenu réalité. Les énergies renouvelables s’y sont invitées et depuis, il fait jour en pleine nuit à Adido. Vendredi 15 mars 2019. Pour la première fois de son histoire, le village d’Adido dans la commune de Bonou a dormi debout avec des chants, danses, rires et cris de joie de ses habitants. Le village est électrifié. Une première qui a arraché des sanglots à certains habitants de ce village isolé, difficile d’accès et confiné pendant des décennies dans le noir. Il est 20 heures 35 minutes. Sous les ovations des populations, le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, depuis le local technique du site expérimental du projet d’électrification solaire photovoltaïque implanté dans la localité, appuie sur le On. La seconde d’après, de géants faisceaux apparaissent et inondent de lumière le village d’Adido. On se croirait en plein jour. L’instant est non seulement solennel, mais aussi historique. Pour les populations, notamment les personnes âgées, l’électrification de leur village avait tout l’air d’un rêve. Elles n’y avaient jamais pensé. Du moins pas avant un passé récent, où par le biais du ministre en charge de l’Energie, elles ont eu vent d’un projet du gouvernement visant à leur apporter non seulement la lumière, mais aussi l’eau, la connectivité et même des services postaux. Cette localité fait partie des cent villages défavorisés du pays retenus par le gouvernement pour bénéficier de l’électrification rurale par le biais des énergies renouvelables. Dans le public, la joie est à son paroxysme. Certains comme le vieux Nestor Dossouglo n’ont pu retenir leurs larmes. Désigné pour être le porte-parole de circonstance des personnes du troisième âge, la foule n’aura pas droit à un seul mot du vieil homme de 69 ans. Il était tout en sanglots. « J’ai longtemps rêvé de ce moment. A mesure que les années passaient, je n’y croyais plus», lâche-t-il, émotif. A cet instant, à l’instar du vieux Siméon dans l’histoire biblique, il était « prêt pour partir », car « ses yeux ont vu le miracle ». C’est aussi le même sentiment qu’ont manifesté natifs, cadres et autres élus de la localité. En premier, le maire de Bonou. Heureux avec son Conseil communal « de voir se concrétiser en seulement quelques mois, ce projet que plus d’un prenait pour utopique ». Désormais, tous les ingrédients pour assurer le développement sont en train d’être réunis à Adido, salue-t-il, tout joyeux. Electrification solaire photovoltaïque pour cent localités Adido n’est pas le seul village retenu pour bénéficier de l’électrification solaire photovoltaïque. Comme lui, 99 autres localités démunies du pays ont été sélectionnées dans le même projet. La vision du gouvernement, d’après le directeur général de l’Aberme, c’est de faire de l’énergie hors réseau une réalité et l’ouvrir au secteur privé. Et à Adido, cette réalisation est faite sur financement privé, confirme un des cadres du ministère en charge de l’Energie. Selon les explications du ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, en dehors d’Adido, 99 autres sites seront implantés dans les autres localités du pays pour permettre aux populations de ces milieux défavorisés de disposer de l’énergie. « C’est un vœu cher au chef de l’Etat qui a décidé que 10 % des 45 projets phares de son programme d’action soient consacrés à l’énergie», laisse-t-il entendre. A côté du thermique qui connait de grandes réalisations, l’énergie solaire prend aussi son envol, apprécie le ministre de l’Energie. L’ère des expositions aux lampadaires dans la localité est révolue, annonce le ministre. Autre gain à tirer de l’avènement de la lumière grâce aux énergies renouvelables, c’est bien l’amélioration du quotidien des populations et l’impact sur les activités génératrices de revenus, soutient le ministre. Mieux, en chassant l’obscurité, on pourra mieux assurer la sécurité des personnes et des biens, note Dona Jean Claude Houssou. A ce niveau, le sort des femmes préoccupe particulièrement Olga Johnson, ambassadrice Winch energy pour l’Afrique qui se satisfait de constater que sous le président Patrice Talon, le Bénin s’affiche au même rang que les nations qui ont adopté l’énergie solaire et en offre les avantages à leurs populations. « L’impact recherché est l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’accès à l’énergie. C’est un projet qui ne donne pas seulement accès à l’électricité, mais aussi à la connaissance. C’est important que les deux aillent de pair », note-t-elle. « L’accès à l’énergie sort les femmes de la précarité », se réjouit-elle. Haute technologie Le site expérimental du projet d’électrification solaire photovoltaïque implanté dans la localité d’Adido est composé d’une centaine de panneaux solaires avec des batteries chargées grâce au soleil. Le système fonctionne 24 heures sur 24 et permet d’offrir aux populations de l’énergie à plein-temps et pour tous les besoins. « C’est de l’énergie propre, sans diesel et le système fonctionne très bien. On n’a pas lésiné sur les moyens et les technologies. Ce sont de robustes machines », assure Nicholas Wrigley, directeur général de Winch energy. Selon ses explications, le système mis en place à Adido a une durée de vie minimale de 35 ans. « Nous sommes un pays doté en capacité énorme de soleil et le gouvernement a décidé de ne pas tourner dos au renouvelable. Pour cela, nous avons un projet qui nous permettra à travers le secteur privé d’avoir du solaire », laissait déjà entendre le ministre Dona Jean-Claude Houssou au cours d’une de ses visites de chantier. Un peu comme pour faciliter la tâche aux opérateurs privés qui comptent s’investir sur ce chantier, le Conseil des ministres a fait adopter le décret portant règlementation de l’électrification hors-réseau. Le décret adopté porte sur les conditions de l’offre d’un service public d’électricité à travers la fourniture d’équipements solaires subventionnés dans les zones d’habitats dispersés, principalement en milieu rural. Il distingue deux régimes juridiques pour la vente d’un service d’électricité hors-réseau, complétés par un régime spécifique pour le secteur privé marchand. Il s’agit du régime de la concession qui s’applique à tout promoteur développant des projets d’une capacité supérieure ou égale à 500 Kva, et du régime de l’autorisation pour des projets de capacité inférieure à 500 Kva. Ce qu’ambitionne le gouvernement ! Le Programme d’action du gouvernement « Bénin Révélé » se matérialise entre autres, par 45 projets phares dans les secteurs clés de l’économie. L’Axe stratégique 4 intitulé « Amélioration de la croissance économique » logé au niveau du Pilier 2 dénommé « Engager la transformation structurelle de l’économie » fait une place de choix au secteur énergétique. Quatre projets phares y sont retenus. Il s’agit premièrement de la « Filière thermique : garantir un accès compétitif à l’électricité ». Le deuxième projet s’intitule « Développer les énergies renouvelables » tandis que le troisième se résume à « Restructurer l’opérateur national et son réseau » et le quatrième « Maîtrise des consommations énergétiques ». L’ambition du gouvernement telle que mentionnée dans le Pag, c’est d’instituer un système énergétique largement autonome, compétitif et une fourniture d’électricité fiable et de qualité aux unités de production et aux populations béninoises. Le gouvernement prévoit aussi le développement des énergies renouvelables avec l’implantation de fermes photovoltaïques d’une capacité totale de 95 MW au titre des mesures alternatives retenues pour renforcer les capacités énergétiques du pays. Le ministre de l’Energie aime souvent répéter cette citation du président Patrice Talon, chaque fois qu’il en a l’occasion. « L’énergie doit être le sang qui coule dans les veines de chaque Béninois». Cette citation qui sonne comme le mot d’ordre qui régente le secteur énergétique au Bénin depuis avril 2016, le ministre Dona Jean Claude Houssou ne se contente pas de le citer. Il l’a fait surtout matérialiser depuis avril 2016. «Quand nous sommes arrivés au pouvoir, la situation désastreuse dans laquelle nous avons trouvé le secteur de l’énergie nous a obligés à prendre des mesures radicales », confiait le ministre au cours d’un entretien télévisé. Au nombre de ces mesures, la construction de la centrale électrique de Maria Gléta 2 d’une capacité de 120 MW dont les travaux ont été officiellement lancés le 25 février 2018 et qui, au bout de quelques mois, fait déjà la fierté des populations en leur permettant de disposer à plein-temps de l’énergie électrique. L’ambition du Bénin n’est pas des moindres. 70 à 80 % d’autonomie énergétique à l’horizon 2025 !. J.F.M Société 19 mars 2020


Plateforme nationale d’interopérabilité: L’ultime étape vers une administration intelligente
Dans le cadre des réformes en cours dans le secteur du numérique, le gouvernement met en place la plateforme d’interopérabilité. A travers un décret pris en conseil des ministres, ce mercredi 18 mars, il instaure les structures de gouvernance de cette plateforme et fixe les règles de son utilisation. Le gouvernement du président Patrice Talon a adopté, hier mercredi 18 mars en Conseil des ministres, le projet de décret portant mise en place de la plateforme nationale d’interopérabilité et fixation des règles de sa gestion et de son utilisation. Il s'agit là de l'amorce de la phase opérationnelle du dispositif devant conduire à la dématérialisation de l’administration publique. Le présent décret instaure notamment les structures de gouvernance de la plateforme et fixe les règles de son utilisation. Le Conseil des ministres s’inscrit dans la définition d’un cadre réglementaire pour l'avènement d'une administration intelligente. La plateforme d’interopérabilité consiste en l’intégration d’un ensemble de technologies visant à garantir des échanges sécurisés de données entre différentes sources. C’est pourquoi, il faudrait fixer un ensemble de principes, de lignes directrices ainsi que de recommandations visant à encadrer juridiquement la coopération entre structures de l’administration publique et à sécuriser les échanges entre elles. Un tel dispositif favorise, selon le Conseil des ministres, le partage et la réutilisation des informations auprès des structures de l’administration publique pour accroître son efficacité et réduire les coûts aux usagers, l’amélioration de la qualité des services fournis à ceux-ci par la mise en cohérence des services dématérialisés. Selon le communiqué, ces dispositions vont permettre la pérennisation des systèmes d’information publics par emploi des normes et des standards internationaux ainsi que la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions. C’est l’aboutissement d’un long processus qui va permettre aux Béninois d’avoir certaines pièces importantes sans aucune tracasserie. Voilà qui va rendre la vie facile aux Béninois en leur offrant la célérité, le gain de temps, la réduction du coût et l’amélioration de la qualité des services. Faut-il le rappeler, tenant compte des critères de simplification des formalités administratives aux créateurs d'entreprises, de la facilitation des démarches aux retraités et autres usagers de l'administration publique, le gouvernement avait retenu, en octobre dernier, sept premiers e-services : le permis de construire, le certificat de conformité environnementale, l'extrait de registre de commerce et de crédit mobilier, de l’attestation d'affiliation au Fonds national de retraite du Bénin, l'attestation de jouissance des droits de pension de retraite , l'attestation de prise en charge pour les agents admis à la retraite et le certificat de nationalité. Actualités 19 mars 2020


Lycée des jeunes filles Toffa 1er: Les premières de la Sixième en Terminale célébrées
L’Association des anciens et anciennes élèves du Lycée Toffa 1er « La Gazelle » a célébré, ce lundi 16 mars, les premières élèves des classes de Sixième en Terminale au titre du premier semestre de l’année scolaire 2019-2020. Cérémonie de couleurs spéciale, lundi dernier, au Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo. Elle a été agrémentée par l’Association des anciens et anciennes élèves du Lycée Toffa 1er « La Gazelle» qui a décidé, une fois encore, de célébrer l’excellence. L’association a décerné un certificat d’excellence à la première de chaque classe, de la Sixième en Terminale, à l’issue du premier semestre de l’année scolaire 2019-2020. Une façon pour ces anciens et anciennes élèves de cet établissement scolaire public de référence de saluer les performances des récipiendaires et de les encourager à faire mieux pour crever davantage le plafond au second semestre et surtout aux examens pour celles qui y vont. Pour la présidente de l’association, Victorine Kémonou Djitrinou, cette activité a été initiée suite au constat de la baisse drastique du niveau des enfants dans tout le système éducatif en général. L’association a jugé utile d’apporter sa contribution pour booster non seulement l’envie d’étudier au niveau des élèves du lycée mais aussi avoir de meilleurs résultats afin d’être les femmes leaders de demain. « Notre association promeut le leadership des enfants et spécialement des filles du Lycée Toffa 1er », insiste Victorine Kémonou Djitrinou. La remise de ce certificat fait partie du plan d’actions de sa mandature pour l’atteinte des résultats, souligne-t-elle. Lequel plan vise à féliciter les élèves qui ont bien travaillé au premier semestre pour inciter celles qui n’ont pas bien travaillé à le faire au second semestre. L’association promet de faire le même exercice à la fin du second semestre avant de distribuer des prix à la fin de l’année scolaire. 1re avec 9,83 de moyenne L’objectif de ce mandat qui est de trois ans, poursuit Victorine Kémonou Djitrinou, est de restaurer l’excellence au Lycée Toffa 1er. Analysant les moyennes des récipiendaires, elle se réjouit que les élèves du lycée, comme par le passé, ont bien travaillé. Mais malheureusement, elle note par endroits quelques frustrations, notamment en classe de Terminale A1 où la première a obtenu une moyenne de 9,83. Celle-ci a été sortie des rangs et n’a pu recevoir le certificat. « 9 de moyenne n’est pas excellent. Même la moyenne de 11 n’est pas très bonne », relève-t-elle. La présidente de l’association a prévenu celles qui ont eu 11, 12 et même 13 de moyenne à faire davantage la prochaine fois si elles veulent rester dans le lot des élèves excellentes du lycée Toffa 1er. Toutefois, Victorine Kémonou Djitrinou note quelques surprises agréables dans plusieurs classes où il y a de très bonnes moyennes avec des 15, 16 et 17. La première au titre du premier semestre s’en est sortie avec 17, 61 de moyenne. «Ces moyennes font plaisir. Ce que nous voulons est qu’elles reflètent effectivement les capacités des enfants, leur leadership et leur envie d’être des citoyennes dignes de demain ; parce que ce sont elles qui vont diriger le Bénin de demain », souhaite la présidente de l’Association des anciens et anciennes élèves du Lycée Toffa 1er « La Gazelle ». Victorine Kémonou Djitrinou félicite la proviseure du Lycée, Hortense Hounwanou Gboessi, d’avoir autorisé cette activité de promotion de l’excellence. La première du Lycée, Nelly Agboton de la classe de 6e M5 remercie l’association pour cette initiative. Elle promet de maintenir le cap et de franchir la barre de 18 de moyenne au second semestre en cours afin d’être toujours la première de tout l’établissement au titre de l’année scolaire 2019-2020. Société 18 mars 2020


Gestion du contentieux des communales de mai 2020: La Cour suprême s’approprie les réformes électorales
Magistrats et autres animateurs de la Cour suprême sont désormais aguerris pour relever, mieux que par le passé, le défi du contentieux des élections communales et municipales du 17 mai prochain. A cet effet, ils ont eu droit à une journée scientifique lancée, ce mardi, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Permettre aux magistrats de la Cour suprême d’avoir une même lecture et une compréhension harmonisée des innovations contenues dans la Constitution et le Code électoral en vigueur. Tel est le but de la journée scientifique organisée ce mardi par la Cour suprême. Il s’agit d’une rencontre visant à permettre aux magistrats de s’approprier les réformes électorales afin de mieux faire face au contentieux que vont générer les élections communales et municipales du 17 mai prochain. Les participants ont eu droit hier à deux communications. La première a porté sur le thème : « Les réformes constitutionnelles introduites par la loi n°2019-40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin: Ce qu’il faut en retenir ». Cette communication a été présentée par le professeur Dandi Gnamou, conseiller à la Cour suprême. Le second thème est intitulé : «Les innovations introduites par la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral et les observations qu’elles appellent dans la perspective de la gestion des prochaines élections communales et municipales ». Il a été présenté par Etienne Fifatin, président de section à la Chambre administrative de la Cour suprême. Ouvrant les travaux de cette journée scientifique, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko informe que la haute juridiction est déjà en plein dans le contentieux électoral communal et municipal. L’institution a déjà été saisie de six recours dont deux ont été vidés et ont fait l’objet de reddition d’arrêts. Il est important, selon Ousmane Batoko, que les animateurs de la cour suprême, en tant que juge du contentieux des élections communales et municipales, s’outillent efficacement pour continuer de rendre des décisions de qualité au service de la promotion d’une décentralisation fidèle aux lois et règlements de la République. Le président de la Cour suprême informe avoir mis en place à cet effet un comité de pilotage ainsi que des comités de supervision et d’appui qui devront proposer des ateliers de formation afin de permettre à la haute juridiction d’être davantage à jour de ses obligations légales et constitutionnelles de gestion du contentieux des communales et municipales. Ousmane Batoko n’a pas manqué de se réjouir des réformes opérées par l’Assemblée nationale et le gouvernement dans maints secteurs pour l’assainissement des mœurs politiques, morales, économiques et financières. Lesquelles réformes n’ont pas épargné le secteur de la justice, salue le président de la Cour suprême. Actualités 18 mars 2020


Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme: « De pertinentes avancées notées sous l’impulsion de la Centif »
Au cœur du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme du Bénin, se trouve la Cellule nationale de traitement des Informations financières (Centif). Son président, Thomas Azandossessi au cours d’une interview donnée hier lundi 16 mars, en dit plus sur ses activités. La Nation : Qu’est-ce concrètement la Centif-Bénin ? Thomas Azandossessi : Créée à travers le décret n°2006-752 du 31 décembre 2006 en application des dispositions de l’ancienne loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment des capitaux au Bénin, la Cellule nationale de traitement des Informations financières, joue un rôle capital dans le déclenchement de l’action publique contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et par conséquent, contre les infractions ou crimes lucratifs sous-jacents. Suivant ce décret, la Centif était un service administratif placé sous la tutelle du ministère chargé des Finances avec une autonomie financière. Mais depuis l’adoption de la loi 2018-17 du 25 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin, le décret n° 2018-347 du 25 juillet 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Centif, pris en application des dispositions de cette nouvelle loi, lui confère désormais le statut d’Autorité administrative placée sous la tutelle du Mef, avec l’autonomie financière et un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence. Quelles sont les missions assignées à la Centif ? Deux missions essentielles découlent des attributions de la Centif définies à l’article 60 de la loi 2018-17. La mission opérationnelle consiste à recevoir, analyser et traiter les renseignements propres à établir l’origine des transactions ou la nature des opérations faisant l’objet de déclarations de soupçons qui lui parviennent de ses assujettis: c’est sa principale fonction en tant que Cellule de renseignement financier. Ensuite, la mission stratégique consiste à conseiller l’Etat, à émettre des avis sur la mise en œuvre de la politique nationale en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme : ceci revient à susciter des réformes pertinentes ou à proposer des mesures visant le renforcement du dispositif de lutte. Quels sont les moyens dont dispose la Centif pour assurer ses missions ? Les moyens dont dispose la Centif sont essentiellement juridiques. La loi lui a conféré plusieurs prérogatives qui lui permettent d’atteindre efficacement ses objectifs. Je peux citer le droit d’opposition à l’exécution d’une opération suspecte pour 48 heures; le droit de communication étendu lui permettant l’accès à toutes les sources d’informations nécessaires à la conduite de ses investigations ; l’inopposabilité du secret professionnel à ses requêtes ; l’obligation faite aux institutions financières et aux entreprises professionnelles non financières désignées, c’est-à-dire les avocats, les notaires, les experts comptables, les agences immobilières, le secteur des jeux et des casinos, les agences de voyages, les hôtels et bien d’autres, de procéder à des déclarations d’opérations suspectes à la Centif ; les informations fournies à la Centif par les autorités de contrôle, les officiers de police judiciaire, les instances nationales et des ordres professionnels à sa demande ou sur leur initiative; le recours par la Centif aux moyens d’investigation dont disposent les ministères en charge des Finances, de la Justice et de la Sécurité et d’autres organismes pour la recherche des infractions induisant des obligations de déclaration... Quel bilan phare peut-on mettre à l’actif de la Centif-Bénin ces dernières années ? Au cours de ces trois dernières années, plusieurs activités et réformes pertinentes ont été réalisées sous l’impulsion de la Centif. D’abord, le projet de réalisation de l’évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, coordonné par la Centif sous la supervision attentive du ministre Romuald Wadagni. Cet exercice qui est une exigence majeure des normes du Groupe d’action financière, a été réalisé au niveau national et au niveau de tous les secteurs financiers et économiques avec l’implication de tous les acteurs publics et privés. A travers une étude consolidée et transversale des menaces et vulnérabilités nationales et sectorielles, l’évaluation nationale des risques a permis l’identification, l’analyse et la compréhension des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auxquels le Bénin est exposé, tant au niveau global de l’activité économique qu’au niveau des secteurs financier et non financier assujettis. Le rapport de cette évaluation nationale des risques et ses recommandations ont été approuvés par le gouvernement en Conseil des ministres le 14 novembre 2018 et les résultats ont été ensuite largement diffusés auprès de toutes les parties prenantes qui ont, par la même occasion, été sensibilisés sur les dispositions de la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Une seconde grande activité non moins importante menée par la Centif a été de contribuer à travers les nombreuses séances de formations et de sensibilisations des Responsables de conformité et des Directeurs généraux des banques, à l’intégrité et à la sûreté du système bancaire et financier du Bénin. Ainsi, les banques du Bénin disposent aujourd’hui de dispositifs de conformité anti-blanchiment solides et efficaces. En outre, elles ont acquis le réflexe de la mise en œuvre systématique des obligations de vigilance et de connaissance de leurs clients. En effet, elles ont toutes renforcé leurs procédures de contrôle des opérations à leurs guichets pour éviter d’être exposées aux risques de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme aux conséquences énormes. Aussi, la Centif a substantiellement contribué à former les autorités d’enquêtes et de poursuites pénales, les policiers, les agents des Eaux et Forêts, les douaniers et les magistrats sur plusieurs thématiques de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Justement, quels sont les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme identifiés ? Suivant les conclusions du rapport national, le risque de blanchiment de capitaux est très élevé au Bénin tandis que celui lié au financement du terrorisme se situe à un niveau moyen. Les principales faiblesses ou insuffisances qui étaient à la base de ces conclusions au moment de l’évaluation étaient liées essentiellement à la faiblesse du cadre juridique qui régissait la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin, un cadre qui ne répondait pas aux recommandations du Groupe d’action financière, le Gafi. Ce cadre ne permettait pas en effet de prévenir ni de réprimer efficacement ces fléaux, d’ailleurs favorisés par la porosité des frontières, l’utilisation massive de l’espèce dans les transactions, le faible niveau de conformité des institutions financières et non financières assujetties à la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le défaut ou la faiblesse de supervision et de contrôle de certains secteurs sensibles. Quelles sont les recommandations formulées dans ledit rapport pour corriger ces insuffisances ? En respect à une décision du Conseil des ministres, le ministre de l’Economie et des Finances a veillé à l’élaboration diligente d’un plan stratégique et d’un plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations formulées. Sept axes stratégiques ont été retenus en vue de corriger les lacunes identifiées dans notre pays. Il s’agit des actions et mesures visant : le renforcement du cadre juridique de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme du Bénin, le renforcement du cadre de supervision et de contrôle des assujettis sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le renforcement des capacités opérationnelles et stratégiques de la Centif, le renforcement des capacités des autorités d’enquête et de poursuite, le renforcement de la prévention contre le financement du terrorisme au Bénin. Quel est aujourd’hui l’état des lieux de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ? Le Bénin s’est résolument inscrit parmi les pays engagés à éradiquer toutes les infractions ou crimes sous-jacents qui génèrent des flux financiers illicites. En effet, avec la volonté affichée du chef de l’Etat d’instaurer une gouvernance vertueuse, la lutte contre l’impunité et toutes les formes de crimes économiques ou financiers, est désormais une réalité dans notre pays. C’est dans ce cadre que plusieurs réformes ont été entreprises par le gouvernement pour renforcer le cadre juridique, institutionnel et opérationnel pour une lutte efficace. On peut citer l’adoption de la loi N°2018-17 qui est à plus de 90 % conforme aux recommandations du Gafi, la création d’une Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme pour réprimer plus efficacement les infractions ou crimes sous-jacents qui génèrent des flux financiers illicites et leurs auteurs ; le renforcement des attributions et des prérogatives de la Centif à travers un nouveau décret qui lui confère désormais le statut d’autorité administrative. Ceci permet à la Centif d’être au cœur du renseignement financier et de jouer un rôle central dans la coopération et la coordination nationales entre tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Contribuent également à ce résultat, grâce au dynamisme du ministre de l’Economie et des Finances, la dématérialisation et l’obligation de règlement des transactions avec les régies de l’Etat par des moyens de paiement scripturaux uniquement, la mise en place d’une plateforme interconnectée de base de données entre les Impôts, la Douane, et le Trésor pour rendre automatique les vérifications et le croisement des contrôles afin de lutter contre les fraudes fiscales, douanières, documentaires ou autres. Que retenir d’autre encore ? On ne peut pas parler de l’état des lieux du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme au Bénin, sans parler de la situation des institutions financières et celle des entreprises professionnelles non financières désignées qui sont les principales entités assujetties à la loi 2018-17. Les disséminations des conclusions et recommandations du rapport de même que les formations et sensibilisations organisées à l’endroit des banques, des Systèmes financiers décentralisés de grande taille, des compagnies d’assurance, des Sociétés de gestion et d’intermédiation, ont permis à toutes ces institutions financières de mettre en place et ou de renforcer leurs dispositifs de conformité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le rapport d’activités au titre de 2018 du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, le Giaba, a d’ailleurs identifié le Bénin comme le 2e pays en matière de déclaration de soupçons sur les 17 pays qu’il compte. Et pour conclure cet entretien ? Comme mot de la fin, je voudrais exprimer notre gratitude au chef de l’Etat et aux ministres de l’Economie et des Finances, de la Justice et de la Législation et de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour leur soutien sans faille aux projets et activités portés par la Centif, soutien sans faille certes, mais soutien sans interférence. En effet, tout en respectant l’autonomie d’action de la Centif et son caractère apolitique, le gouvernement l’a toujours doté de ressources adéquates pour l’accomplissement de ses missions. Société 17 mars 2020


Coronavirus: Tout savoir dur l'auto-isolement
La riposte à l’épidémie mondiale au Coronavirus Covid-19 nécessite la contribution de nous tous et particulièrement l’adoption par chaque individu de comportements favorables au bien-être de la communauté. L’un de ces bons comportements à adopter est l’auto-isolement. Découvrez à travers ce message du ministère de la santé, tout ce que vous devez savoir à propos du plan d'auto-isolement. Qu’est-ce que l’auto-isolement ? L’auto-isolement est le comportement par lequel, de manière volontaire et dans les conditions qui lui sont propres, une personne décide et se met en retrait par rapport à tous ceux qui lui sont proches en évitant tout contact physique direct avec eux. Il est indiqué car l’apparition des signes de la maladie, peut prendre 1 à 14 jours et la personne peut s’ignorer porteuse de la maladie. Dans quel cas faire l’auto-isolement ? Lorsque nous arrivons sur le territoire du Bénin en provenance d’un pays touché par l’épidémie au Coronavirus Covid-19. Quel est le bénéfice de l’auto-isolement ? Lorsque nous appliquons l’auto-isolement, nous empêchons la propagation éventuelle du Covid-19 aux personnes avec qui nous sommes en contact, au cas où nous aurions été contaminés lors d’un contact connu ou inconnu avec une personne porteuse du Covid-19. Par ce comportement, nous contribuons à notre sécurité sanitaire et celle des personnes avec qui nous évitons d’être en contact. De quoi a-t-on besoin pour réaliser un auto-isolement ? Pour réaliser un auto-isolement bien réussi, il faut disposer de : - une chambre bien aérée et excentrée par rapport aux chambres déjà occupées ; - des masques/bavettes/cache-nez pour se protéger la bouche et le nez lorsqu’on tousse ou éternue ; - un thermomètre fonctionnel pour prendre la température ; - une fiche de surveillance (à remplir tous les jours) ; - de l’eau et du savon pour se laver fréquemment les mains ou à défaut, se désinfecter les mains avec un flacon de solution hydroalcoolique ; - un téléphone pour faire des appels ou envoyer des messages. Qui sont les personnes protégées par l’auto-isolement ? - Les membres de nos familles : nos femmes, nos maris, nos enfants, les autres personnes vivant dans la même maison que nous ; - Les gens partageant le même espace de vie que nous à savoir nos collègues de services, nos camarades d’école, de collège, d’université, les agents auxiliaires de ces lieux. - La communauté dans laquelle nous vivons, notre pays et l’humanité toute entière. Quelles sont les conditions d’un bon auto-isolement ? - La durée de l’auto-isolement est de 14 jours à compter de la date d’arrivée au Bénin d’un pays touché par le Covid-19 (le cachet dans le passeport faisant foi). - L’auto-isolement peut se faire dans la maison où nous résidons habituellement ou bien dans une chambre d’hôtel, un Guest house ; et préférentiellement dans une chambre bien aérée. ? Quelles sont les attitudes à adopter pendant l’auto-isolement ? - Prendre la température avec un thermomètre matin et soir et noter les chiffres obtenus sur une fiche mise à votre disposition à cet effet afin de les communiquer aux agents de santé ; - Signaler aux agents de santé la survenue de fièvre, d’éternuements, de toux, de difficultés à respirer, de maux de tête ou tout autre signe inquiétant en utilisant les numéros de téléphone 95 36 11 02 ou 95 36 11 04 ; - Éviter tout contact physique avec les personnes présentes dans l’entourage ; - Porter un masque/ une bavette/ un cache-nez et se tenir au strict minimum à au moins 1 mètre de la personne, s’il est nécessaire de parler à quelqu’un ; - Se laver régulièrement les mains pendant au moins 20 secondes à l’eau et au savon ou en se frictionnant les mains avec des solutions hydroalcooliques ; En cas de besoin de renseignement en dehors de la présence de signes, appeler le 95 36 11 07 ou le 51 02 00 00 ou le 51 04 00 00. Santé 17 mars 2020


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