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Nouvelles

Changements climatiques: Les ''panafricaines'', engagées dans la lutte
Les défis climatiques mobilisent les femmes journalistes de l'Afrique. C’est à la faveur de la 3e édition du forum les ‘’Panafricaines’’, qui s’est tenue les 6 et 7 mars derniers à Casablanca. Maryse ASSOGBADJO (depuis Casablanca) Les ''panafricaines'' parient sur les défis en matière de changement climatique. C’est à travers la 3e édition du Forum du réseau des femmes journalistes d’Afrique. Elle vise à mobiliser les « médias africains pour la stimulation de débats publics autour de la problématique du changement climatique et son impact sur les pays africains ». Les données sont révélatrices des conséquences que subit le continent. L’Afrique en est la première victime, alors qu’elle contribue à moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Sept des dix pays les plus menacés par le réchauffement planétaire se trouvent sur le continent : Sierra Leone, Sud-Soudan, Nigeria, Tchad, Ethiopie, Centrafrique, Érythrée. La question préoccupe les femmes journalistes africaines qui ont décidé d’agir pour sauver la planète. D’où le thème du forum, « l’urgence climatique, les médias acteurs du changement ». Le choix de ce thème confirme le rôle majeur de la presse pour informer et sensibiliser aux thématiques stratégiques liées à l’environnement et au climat. « Nous pouvons tout changer si nous informons correctement, si nous interpellons les pouvoirs publics, si nous faisons des plaidoyers à l’échelle africaine. Le continent dispose de source d'énergies inépuisables à savoir, l’eau, le soleil, le vent, les sols, les ressources naturelles. Si nous ne faisons rien pour protéger ces richesses, ça va être une catastrophe pour l’Afrique et le monde entier », explique Fathia Elaouni, présidente du comité permanent des panafricaines. Pour les panafricaines, « l’enjeu est aujourd’hui d’aider les décideurs à changer de paradigmes sur le plan continental, de dégager une vision commune et surtout de faire évoluer les perceptions liées aux réalités du continent », souligne Salim Cheikh, directeur général du groupe de presse 2M, initiateur du forum. Les panafricaines se veulent des actrices clés en vue des initiatives de haute portée africaine. « L’heure est grave et nous en sommes conscientes. Les impacts des changements climatiques dans nos pays sont énormes : la raréfaction de la pluie, la sécheresse, la montée des eaux et la pollution provoquée par les gaz à effet de serre. Il est temps pour nous de prendre nos responsabilités pour inverser les tendances », indique Houréyé Thiam, panafricaine sénégalaise. Jémima Catrayé, panafricaine du Bénin dévoile la feuille de route du réseau : « Les saisons sont déséquilibrées. Nous panafricaines, avons l’intention de fédérer nos efforts pour montrer au monde entier que les changements climatiques ne sont pas une fatalité ». « Nous devons agir pour montrer aux gens les solutions d’adaptation, de récupération des terres, de la sécurité alimentaire. Il est important pour nos pays de s’engager sur la voie des énergies renouvelables », renchérit Rahamata Diaouré, panafricaine malienne. Le grand débat qui a introduit les travaux et les discussions en atelier ont permis de dégager des pistes de solutions durables face aux changements climatiques. La question n’est pas un luxe A la veille de l’ouverture officielle des travaux à Casablanca, le ministre des Affaires étrangères de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a abordé le sujet avec la délégation de femmes journalistes à Rabat, au cours d’un déjeuner-débat. Pour lui, les panafricaines sont un réseau puissant qui peut faire bouger les lignes en matière de lutte contre les changements climatiques. « Si les femmes baissaient les bras, le monde s’écroulerait. Si les panafricaines baissent les bras, l’Afrique s’écroulerait », lance-t-il, invitant les participantes à des actions fortes, car insiste-t-il « traiter de la question du changement climatique n’est pas un luxe pour l’Afrique, c’est une urgence et une nécessité ». Il salue la pertinence de la thématique du 3e forum des panafricaines. « La lutte y va de la sécurité alimentaire de l’Afrique, de son développement et de sa sécurité car les changements climatiques ont d’énormes répercussions sur l’économie », relève-t-il. La question du changement climatique est d’autant plus cruciale qu’elle est liée aussi à la migration. « 80 % des immigrés(86 millions sur 140 millions climatiques) dans le monde seront en Afrique en 2050 », indique le chef de la diplomatie marocaine. Le Maroc est très engagé sur la question des énergies renouvelables. « Le royaume s’est engagé dans la promotion des énergies propres, et ambitionne de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique marocain à 52 % d’ici 2030. Un chantier qui fait de lui, le deuxième pays au monde en termes de performances climatiques », vante-t-il. Maryse A. (depuis Rabat) Environnement 10 mars 2020


Fin de la 3e édition du forum ‘’Les Panafricaines’’: Des actions fortes contre les changements climatiques
Le rideau est tombé sur la 3e édition du forum ‘’Les Panafricaines’’ samedi 7 mars à Casablanca. 48 heures durant, trois cents femmes journalistes venues des 54 pays d’Afrique ont échangé sur la problématique de « l’urgence climatique, rôle des médias ». La 3e édition du forum ‘’Les Panafricaines’’ s'est refermé sur une note d’engagement des femmes journalistes à la préservation de l’environnement. Leur cahier des charges au cours des prochains mois permettra d’inciter les pouvoirs publics à de nouvelles approches pour sauver le continent africain en proie aux effets néfastes des changements climatiques. Pour les panafricaines, il est hors de question de s’avouer vaincues face à ce phénomène. « La question climatique est un sujet d’actualité majeur. Avec les panafricaines, nous avons décidé de ne pas nous afficher en victimes, mais d’être les actrices du changement pour la simple et bonne raison que nous pouvons encore renverser les tendances», assure Fathia Elaouni, présidente du comité permanent des panafricaines. « Nous voulons faire des plaidoyers et interpeller les décideurs sur la nécessité de vite agir », dévoile-t-elle. Les panafricaines sont dans l’agenda de l’actualité internationale sur le plan climatique. « L’Afrique est le continent le moins polluant au monde, c’est pourtant elle qui va subir l’impact le plus puissant des changements climatiques sur les plans socioéconomique, de ses ressources agricoles et hydriques. En tant que journalistes, nous devrions jouer notre partition là où les politiques ne réussissent pas toujours. Allons-nous continuer par laisser les chaînes étrangères dire aux Africains comment ils doivent gérer leurs ressources?», s’interroge Samira Sitail, membre du comité permanent des panafricaines. « En tant que médias, nous pouvons influer de manière sérieuse sur les comportements des populations et les décisions politiques et économiques. C’est notre rêve en tant qu’Africaines, journalistes et femmes», défend-elle. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, est acquis à la cause des femmes journalistes du continent. Dans son message aux panafricaines à la clôture du forum et dans le cadre de la Journée internationale de la femme, il les exhorte à jouer pleinement leur partition : « Il n’est pas trop tard pour agir. En tant que journalistes, vous jouez un rôle essentiel non seulement pour informer mais aussi pour redonner de l’espoir et inciter à l’action. Je compte sur vous pour mettre en lumière l’impact climatique, mais aussi les solutions qui s’offrent à nous».Il poursuit : «Tous les pays doivent mettre en œuvre des engagements climatiques ambitieux. Nous devons mettre en avant la mobilisation climatique à travers le continent, qu’il s’agisse d’effort individuel ou de secteur entier. Un développement vert et durable qui promeut des opportunités équitables tout en tenant compte de l’urgence climatique est possible ». Rendez-vous est pris pour 2021 pour faire le point des acquis en faveur de la lutte contre les changements climatiques. Actualités 10 mars 2020


Femmes et métiers dits des hommes: Yvette Matchi, docteur des quatre roues
Elle ne maîtrise autre langage que celui des véhicules à quatre roues. Qu’ils soient complètement usés ou partiellement dégradés, Yvette Matchi, originaire d’Azovè, commune d’Aplahoué, leur redonne vie. De la mécanique auto à la politique, le pas est vite franchi pour celle dont la passion pour la mécanique est sans pareille. Portrait d’une femme ouvrière et élue communale. Des bruits de moteur de toutes parts dans un garage installé dans un espace à Azovè, à quelques encablures du marché principal de la localité. Sous un soleil de plomb, Yvette Matchi, teint clair, taille moyenne, est à l’œuvre en cet après-midi du jeudi 27 février pour redonner vie à une voiture de marque Peugeot. Dans l’univers de la mécanique automobile au Bénin, elle signe bien ses performances, à travers sa touche exceptionnelle. L’une des rares femmes garagistes au Bénin et pratiquement la seule des départements du Mono-Couffo, Yvette est une véritable docteur des quatre roues. Au travail, elle est dynamique et dévouée pour soigner les moteurs ou encore redonner vie et couleurs aux voitures à elle confiées pour la réparation. Peu importe leur état, Yvette y apporte sa touche. Elle a fait le choix de la mécanique après deux échecs successifs au Brevet d’études du premier cycle (Bepc), en arrivant à convaincre ses parents qui lui préféraient plutôt une formation en couture ou en coiffure. «J’avais clairement indiqué à mes parents que je voulais exercer un métier d’homme. Ils ont tenté vainement de me décourager », raconte-t-elle. Depuis qu’elle a ouvert son garage en 1992, elle ne cesse de gravir les échelons. Que de diplômés n’a-t-elle pas mis sur le marché de l’emploi ! Au moins une trentaine, foi de sa mémoire qui peine à dresser la longue liste des apprentis déjà formés par ses soins. Consciente que l’union fait la force, elle s’est battue pour former sa famille professionnelle en mettant en place avec le consentement de ses collègues un service complet en matière de mécanique. A l’image d’un hôpital de référence, le garage d’Yvette recouvre tous les services en matière de réparation de voiture: peinture, tôlerie, soudure, mécanique, électricité et ajustage. Avec son tee-shirt, son jogging et sa basket bien mis, elle est prête à se glisser sous les voitures pour détecter la moindre panne. « Quand une voiture sort de mon garage, son propriétaire doit en être totalement satisfait», admet-elle, souriante. Si Yvette Matchi était une fonctionnaire d’Etat, elle aurait commencé déjà par tutoyer la retraite. Cette native d’Azovè totalise à ce jour, vingt-huit années d’ancienneté dans le domaine. Ce qui ne lui fait perdre aucunement l’énergie qui la caractérise à l’œuvre. «Pour le boulot, je ne me lasse jamais. Je rêve d’étendre mon garage en y associant d’autres ouvriers et d’autres métiers », confie-t-elle. Du haut de ses 55 ans, elle ne ménage aucun effort pour donner corps à ses aspirations. Mais avant d’en arriver à ces résultats, il lui a fallu d’énormes efforts au bout de cinq années pour prouver ses compétences à son feu patron qui, au départ, était très réticent au recrutement d’une femme comme apprentie mécanicienne. ‘’Une folle’’ De l’eau a coulé sous le pont et Yvette est parvenue à s’imposer dans ce milieu typiquement masculin. De quoi dissiper les inquiétudes de son feu patron qui, au finish, a éprouvé une grande admiration pour elle. «Nous étions cent-deux apprentis. J’étais la seule femme qui ait pu achever sa formation. Les deux autres qui sont venues après moi ont fait long feu », se souvient-elle. « Le jour de notre remise de diplôme, j’avais la chair de poule du fait des témoignages poignants de mon feu patron sur moi. J’étais admirée de toute l’assistance. Les gens me dévisageaient du regard », se remémore-t-elle. Aujourd’hui, elle répare en moyenne par jour quatre véhicules de toutes gammes. Toutefois, ses débuts n’étaient pas aisés. « Au début, les gens étaient réticents à me confier leurs voitures ». Son style de mécanicienne typiquement masculin, parfois ‘’sale’’ en raison des huiles de vidange l’offrait carrément en spectacle. « Au début, quand je sors dans la rue, les gens me confondaient à une folle. D’autres me regardaient jusqu’à tomber. Je me rapprochais d’eux pour leur expliquer qui je suis », raconte-t-elle, d’un large sourire. Après l’avoir expérimentée et obtenu gain de cause, les clients les plus curieux ont fini par lui rendre témoignages et faire sa promotion. Commence alors pour elle, une belle et grande carrière. « Je reçois des félicitations et des messages d’encouragement de toutes parts. C’est ma plus grande fierté. Il arrive que je sois débordée par le travail », révèle-t-elle. Pourtant, la passion d’Yvette est plutôt perçue comme un calvaire par beaucoup d’autres femmes. « J’ai recruté des femmes apprenties, aucune d’entre elles n’a résisté à la dureté du métier», confie-t-elle. Or, la garagiste retrouve ses marques dans ce métier dit d'homme. « Le métier n’est pas si difficile, lorsqu’on y met du cœur», témoigne-t-elle. Elle minimise les difficultés et fait fi des critiques et des coups bas de certains de ses collègues hommes pour aller de l’avant. Yvette puise sa motivation dans l’admiration et les fleurs que lui jettent ses clients pour impacter positivement le secteur. «Quand les gens me voient sous les voitures, ils s’arrêtent pour me féliciter. D’autres n’hésitent pas à solliciter mes services », explique-t-elle. Mais elle déplore tout de même la concurrence qui sévit aujourd’hui dans le secteur. « Au moment où j’ai ouvert mon garage en 1992, nous étions à peine cinq chefs garagistes, aujourd’hui on compte plus de cent garages à Azovè. Ce qui crée des périodes de vaches maigres », se désole-t-elle. Consciente du fait qu’elle doit assurer une relève de qualité, Yvette y a formé déjà son garçon aîné qui lui fait aussi honneur dans le domaine de la mécanique. Elle projette d’ici 2021, la construction d’un garage de marque sur son domaine propre afin d'assurer une assise solide et définitive à son entreprise. Demandez lui d’abandonner son garage au profit d’un travail plus rémunérateur dans l’administration publique ou privée et elle vous répond sans ambages par un adage adja : « On ne change pas sa première épouse contre une nouvelle, fût-elle ravissante et docile. Sauf si la nouvelle consacre plus de temps à s'occuper de vous que la première ». Pour elle, il n’existe pas de métiers exclusivement réservés à un sexe ou à une catégorie sociale donnée, invitant les jeunes filles au courage et à l’audace. « Le nombre de voitures a plus que quintuplé en dix ans. Ce qui veut dire que la clientèle existe. J’encourage les parents et les filles à embrasser les métiers dits masculins », exhorte la cheffe garage ‘’St Joseph’’ d’Azovè. Yvette tout terrain Yvette Matchi a plus d’un tour dans son sac. A la mécanique, elle associe la restauration pour mieux gérer ses périodes de soudure. Elle est aussi une activiste sociale et une femme politique. La suppléante de feu Sylvain d’Oliveira aux élections communales de 2015 a été investie dans ses fonctions après le décès de ce dernier. Dans la perspective des prochaines communales, la conseillère communale prend déjà son bâton de pèlerin en parcourant les villages et hameaux d’Aplahoué à la quête de l’électorat. « Les primaires que la commune a organisées me sont très favorables », assure-t-elle, convaincue d’ores et déjà de son élection au soir du 17 mai 2020. « Je suis certaine d’avoir un meilleur positionnement sur la liste électorale, je suis très optimiste de ma victoire. Quel que soit mon positionnement, tous les autres candidats de ma liste sont déjà élus ». La candidate de l’Union progressiste prépare le terrain depuis des années. « Je suis régulièrement à l’écoute et au service de ma population ». Sans vouloir faire de promesses à son électorat, elle espère le prochain mandat pour s’engager davantage sur le terrain du social. « Lorsqu’on confie à un homme et une femme la préparation d’une sauce, vous êtes d’accord avec moi que celle de la femme doit être plus succulente», laisse-t-elle entendre, comme pour indiquer que la femme est capable de bouleverser les données, rien que par l’engagement. C’est pourquoi, elle exhorte les femmes à se serrer les coudes sur le terrain politique pour impacter davantage leur communauté. Société 10 mars 2020


Championnat d’Afrique de tennis des 12 ans et moins: Le Bénin termine troisième chez les garçons
Le Championnat de tennis d’Afrique de l’Ouest et du Centre des 12 ans et moins a connu son épilogue, samedi 7 mars dernier, au Tennis club de l’Amitié à Cotonou. Au terme de la compétition, le Nigeria, chez les filles et le Ghana, chez les garçons, sont vainqueurs tandis que le Bénin a fini sur la troisième marche du podium chez les garçons. Le Ghana dans la catégorie des garçons et le Nigeria chez les filles sont les deux pays qui vont représenter l’Afrique de l’Ouest et du Centre au prochain Championnat d'Afrique de tennis des 12 ans et moins. Ils ont été les grands vainqueurs du championnat de la région, samedi 7 mars dernier à Cotonou. Chez les garçons, vainqueur du Mali (2-1) en demi-finale, le Ghana s’est imposé en finale face au Nigeria par le score de 2-1. Arrivés en demi-finale, les jeunes tennismen béninois Paul N’da et Norbert M’po ont été arrêtés à cette étape du tournoi par l’équipe nigériane par le score de 1-2. Toutefois, en remportant le match de classement face au Mali, ils ont réussi à monter sur la troisième marche du podium. Joseph Vigan, l’entraîneur de cette équipe masculine n’est pas satisfait du résultat du Bénin qui sera absent au Championnat d’Afrique dans les deux catégories. Mais, il salue la performance de ses poulains. Pour lui, les jeunes béninois n’ont pas été ridicules lorsqu’on sait qu’ils ont éliminé la Sierra-Leone pour se qualifier pour la demi-finale. Il reste optimiste quant à l’avenir de Paul N’da et Norbert M’po. « Nous sommes fiers de cette relève du tennis béninois qui a montré de belles choses dans cette compétition», a-t-il déclaré. Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de tennis, Bernardin Codjo, c’est un bilan satisfaisant en dépit du fait que le Bénin, dans la catégorie des filles, n’a pas pu atteindre le niveau escompté. « Le bilan est positif au plan technique car les joueurs béninois ont donné le meilleur d’eux-mêmes et ont remporté des médailles », a-t-il confié. Pour lui, le comité exécutif de la Fbt a joué sa partition et toutes les délégations ont été mises dans de meilleures conditions tout au long de ce championnat. Il promet que le comité exécutif de la Fbt dirigé par Jean-Claude Talon va continuer à travailler afin que le Bénin puisse retrouver sa place chez les filles. A l’en croire, après ce tournoi, la fédération met le cap sur le circuit Itf des 18 ans et moins qui se déroulera du 16 au 21 mars prochain à Cotonou. Sports 10 mars 2020


Journée internationale de la Femme à la Sbee: L’Amifa outille les femmes agents du front office
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la Femme, l'Amicale des femmes agents (Amifa) de la Société béninoise de l'énergie électrique a organisé samedi 7 mars, une formation au profit du front office. C'est pour mieux sensibiliser les femmes agents au service à la clientèle. "Service à la clientèle: Stratégie pour une meilleure gestion à l'heure des réformes à la Sbee", c'est le thème de la formation organisée par l'Amifa entendue, Amicale des femmes agents de la Société béninoise de l'énergie électrique, au profit des femmes qui sont au contact de la clientèle. "C'est une première et c'est historique. Car c'est bien la première fois à la Sbee qu'une formation regroupe toutes les femmes agents de toutes les régions", a fait remarquer Constance Meffon, présidente de l'Amifa à l'ouverture de l'atelier. S'adressant à ses collègues, elle affirme: "Cette formation n'est pas négligeable. C'est un réel atout pour évoluer au niveau de l'office mais aussi personnellement. Vous gagnerez en responsabilité, vous retrouverez la confiance perdue et vous honererez l'entreprise". A l'en croire, une bonne entreprise, c'est celle qui prend soin de ses salariés, lesquels en retour, s'impliquent dans la qualité des services rendus. Pour Jacques Paradis, directeur général de la Sbee, l'initiative est opportune, voire capitale. Car cette formation vise à inculquer de nouvelles valeurs pour rehausser l'image de la société à travers l'amélioration des relations client-fournisseur. "Entre client et fournisseur, il y a des relations à mettre en œuvre et à entretenir", a-t-il indiqué avant d'inviter les femmes agents à une attention soutenue. "Ayez l'esprit ouvert. Ne restez pas fermées sur des connaissances qui peuvent bloquer l'apprentissage. Car c'est important de renforcer ses capacités. C'est important de pouvoir se mettre à jour, aussi bien pour l'entreprise que pour vous-mêmes. Nous espérons qu'au terme de cette formation, les femmes agents pourront mettre en œuvre les enseignements reçus", a-t-il conclu. Lors des communications, différents aspects de la relation client-fournisseur ont été mis en exergue. Cet atelier a été aussi l'occasion pour les femmes agents de soumettre à la hiérarchie quelques problèmes qui constituent des obstacles à la satisfaction de la clientèle: difficultés liées à l'organisation du travail, aux aptitudes professionnelles, aux attitudes et qualités des agents, notamment la qualification du personnel au contact de la clientèle, l'insuffisance de moyens de travail, l'incommodité du cadre d'accueil de la clientele, le manque de patience et de courtoisie des agents, l'amour du gain facile, la lenteur... Somme toute, l'Amifa, à travers cet atelier, veut outiller les femmes pour une Sbee performante. Société 10 mars 2020


Observance au Bénin du 8 mars (Journée internationale des droits des femmes): Sortons la promotion du genre de son ghetto
Je suis un enfant de la République du Dahomey, né quelques mois avant sa proclamation le 4 décembre 1958. J’ai deux frères et deux sœurs. Ma mère, qui ne s’était jamais déclarée féministe, ne faisait avec ses enfants aucun traitement différencié basé sur le sexe. Chacun de nous devait assumer son tour quelle que soit la tâche domestique, de la cuisine au ménage sans oublier par exemple la couture pour l’entretien de nos habits. Filles et garçons ont ainsi appris à faire différents types d’ourlets et de points d’aiguille comme par exemple les points de chausson. Que nous enseigne ma mère ? Que la promotion du genre, de l’égalité des chances et des opportunités, de l’égalité de salaire à responsabilité équivalente, le combat contre les violences sexistes, doit commencer à la maison dans la cellule familiale. Combien de nos féministes pures et dures d’aujourd’hui ont commencé et observent chez elles ce minimum basique ? Combien d’hommes indifférents voire réfractaires aujourd’hui à la question du genre ne doivent cette déficience qu’à une éducation biaisée à la base ? Je voudrais ici reconnaître et saluer l’exemple et le combat de plusieurs générations de femmes, des amazones à nos jours, pour faire avancer cette noble cause. La réponse à la question à la Une du 09 mars 2020 du quotidien « La Nation » au sujet de l’observance au Bénin du 8 mars, « L’égalité est-elle bientôt à portée ? », exige que nous sortions la question du genre (Respect et égalité de chances et d’opportunités pour les femmes) du ghetto du seul activisme d’un féminisme parfois intégriste aux arguments souvent hors-sol ou décontextualisés, et des paroles circonstancielles sans lendemain ou des fleurs hypocrites offertes par certains acteurs politiques à cette occasion, pour enfin faire de la question du genre un véritable chantier sociétal et de développement durable qui engage toutes les composantes de la nation. Vaincre nos croyances socioculturelles rétrogrades pour libérer les énergies et impliquer pleinement les femmes dans le développement de notre pays, ce n’est donc pas un combat réservé qu’aux femmes ni un combat contre les hommes. Pourquoi n’inviter pour débattre de la question, à l’occasion de l’observance du 8 mars, que les militantes de cette cause entre elles ? Pourquoi ne pas entendre et confronter les tenants de la tradition et rechercher avec eux les voies des changements positifs ? Il ne s’agit pas de faire une fleur aux femmes, de leur tresser des lauriers de circonstance. En effet, le combat pour la promotion du genre, la prévention et la lutte contre les violences sexistes, doivent commencer à la maison dans la cellule familiale, puis doivent être confortés à l’école à travers les programmes d’enseignements scolaires, pour enfin être reflété dans la gouvernance publique de notre pays. A ce sujet, je voudrais saluer les nouvelles dispositions constitutionnelles qui incitent les partis politiques à faire un peu plus de place aux femmes à l’Assemblée nationale dans le cadre des élections législatives. Cependant, les résultats des prochaines élections communales constitueront un test de vérité pour les partis politiques quant à la place qu’ils entendent effectivement réserver aux femmes (certains diront hypocritement la place qu’elles voudront bien prendre) dans la gouvernance locale. C’est certainement là l’un des futurs chantiers de la Rupture. Le président Talon a reconnu la nécessité de cette transformation sociétale dans son message via Facebook à l’occasion du 8 mars. C’est un vaste chantier qui a besoin de chacun de nous comme ouvrier n Luc-Marie Constant Gnacadja, Ancien ministre, ancien deuxième Secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification Société 10 mars 2020


«Nyonu Kanxotò»: Le renforcement de la femme dans la politique économique et l’administration publique
La Coopération allemande, en partenariat avec le Bénin, vient de lancer l'initiative Girl's Day 2020. C'est en présence des stagiaires femmes et des représentants des différents partenaires, que le directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, a ouvert, hier lundi 9 mars, l'acte 2 de cette initiative dénommée cette année "Nyonu Kanxotò" (femme battante). Portes ouvertes sur l'initiative Girl's Day 2020, programme d’insertion professionnelle de stagiaires femmes. Pendant six mois, 34 jeunes femmes vont participer à un programme de renforcement qui vise à les préparer à une future carrière professionnelle dans l'administration publique. Au rang des femmes stagiaires de la deuxième édition de Girl's Day dénommée Nyonu Kanxotò, des planificatrices, des statisticiennes, des économistes, des informaticiennes, des communicatrices et des administratrices. A l'occasion de la cérémonie officielle de lancement de l'initiative, les directeurs de cabinet du ministre d'État en charge du Plan et du Développement et du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale ont respectivement exhorté les jeunes stagiaires à donner le meilleur d'elles-mêmes dans l'abnégation et l'amour du travail bien fait. « Votre avenir dépend de vous et de votre aptitude à vous battre… Je vous invite donc à mettre du vôtre afin que cette aventure soit fructueuse et vous ouvre de nouvelles portes sur le monde professionnel… Je vous invite à vous impliquer activement », leur a conseillé Chimène Guédou, directrice adjointe de la programmation et de la prospective au ministère du Plan et du Développement. Au terme de la cérémonie d'ouverture, les femmes stagiaires ont visité les structures partenaires, notamment les différents ministères d’accueil, l'Agence pour la promotion des investissements et des exportations(Apiex) et la Maison de la Société civile. Elles se sont informées sur les diverses fonctions et tâches des professionnels de ces ministères et institutions puis ont échangé avec les stagiaires Girl's Day de la première édition. Elles devront s'inspirer de tous ces échanges pour bien assumer leur nouvelle fonction de stagiaires et renforcer leurs compétences professionnelles. Mettre en valeur les femmes et leurs compétences L'initiative Girl's Day est mise en œuvre par la Coopération allemande à travers le projet Appui conseil macroéconomique pour la réduction de la pauvreté dans le contexte de l'agenda 2030 (Acmerp) et le Programme d'appui à la Décentralisation et au Développement communal (Pddc V). Girl's Day contribue à l'atteinte du but visé par les projets Acmerp 2030 et Pddc V, lequel est relatif à la promotion de l'égalité de chance aux postes techniques et de décision, dans les secteurs politiques de développement, des finances publiques et de la décentralisation. Birgit Joussen, représentante de l'ambassadeur de l'Allemagne près le Bénin fait remarquer que c'est au regard des inégalités frappantes entre les sexes dans l'accès aux postes de décision, que l'initiative Girl's Day a été créée en Allemagne, il y a près de 20 ans, avec la vision de mettre en valeur les femmes, leurs compétences et leurs œuvres. L'acte 1 de Girl's Day au Bénin s'est déroulé en 2018-2019 en partenariat avec le ministère du Plan et du Développement et le ministère de l'Economie et des Finances. Cette première expérience a produit des résultats satisfaisants. « Seulement trois mois après leurs stages, 83 % des femmes stagiaires ont été positionnées dans l'administration publique, le secteur privé, des Ong…», a indiqué Birgit Joussen. C’est au regard du succès de la première édition, que Girl's Day a été élargie, cette année, à l'Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), à la Direction générale des Impôts (Dgi), au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et au la Maison de la Société civile. De même, les stagiaires sont passées de 24 à 34 femmes. Société 10 mars 2020


Journée internationale de la femme: La présidente de la Haute cour de Justice échange avec 100 collégiennes
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, a partagé, vendredi 6 mars dernier, ses expériences de femme avec les 100 meilleures filles de quatre collèges publics et privés de Cotonou, conduites par l’Ong Crea image. La séance s’est déroulée au siège de l’institution à Porto-Novo et s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme célébrée ce dimanche 8 mars. Seule femme présidente d’institution constitutionnelle au Bénin, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, présidente de la Haute cour de Justice, a commémoré de manière toute particulière la Journée internationale de la femme. Elle a échangé dans ce cadre, vendredi 6 mars dernier, avec les cent meilleures filles de quatre collèges publics et privés de Cotonou. Ces dernières étaient en sortie pédagogique, au siège de la Haute cour de Justice à Porto-Novo pour découvrir l’institution notamment son mode de fonctionnement, ses spécificités et les activités qui s’y mènent. La présidente de la Haute cour de Justice a saisi l’occasion pour partager avec ses hôtes, ses expériences et sa vie de femme. Elle leur a surtout prodigué de sages conseils en les invitant à se concentrer sur leurs études et aller le plus loin possible afin de gagner leur vie. Car, selon Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, son ascension à la tête de la Haute cour de Justice n’est pas le fruit du hasard. Elle est le fruit d’un long parcours qui a commencé par l’école, la famille et la société. Elle a invité les cent collégiennes non seulement à forger leur leadership et personnalité, mais aussi à avoir l’esprit de curiosité et du bon risque pour leur émergence. Elles doivent penser à enrichir leur curriculum vitae à travers leur parcours et leurs expériences. La présidente de la Haute cour de Justice a conseillé aux filles de cultiver certaines valeurs notamment la justice, la charité, la combativité, la persévérance, la rigueur et avoir de la foi afin de se donner une certaine visibilité dans la société. Elle a invité ces jeunes à rêver grand mais à surtout rêver pour être soi-même et à avoir une certaine autonomie dans la société. « Battez-vous pour être la meilleure de votre catégorie, de votre milieu professionnel, de votre famille…», conseille Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué. Mais elle n’a pas manqué de nuancer pour dire que le leadership ne signifie pas forcément être à des postes de responsabilité ou de décision. Sans être à aucune de ces positions, la femme, même rurale, peut aussi influencer la société, observe-t-elle. Pour Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, la Journée internationale de la femme ne doit pas être une occasion de fête. Mais un moment de réflexion sur la situation des femmes, surtout rurales, afin de permettre aux décideurs de s’en préoccuper davantage. Elle souhaite le meilleur à l’initiative de l’Ong Crea image qui est à sa 5e édition cette année sous la conduite de sa présidente, Nadège Djihouan. Société 09 mars 2020


Ismène Ahamidé Zounmènou: Une passionnée des énergies renouvelables
Le secteur est nouveau au Bénin, beaucoup ne s’y hasardent pas pour l’instant. Ismène Ahamidé Zounmènou s’y est lancée depuis 2016 et de toute évidence, elle a trouvé son chemin. Elle est aujourd’hui l’une des rares femmes opérant dans le secteur des énergies renouvelables au Bénin, avec pour ambition, de contribuer à la réduction de la disparité énergétique et au développement des localités isolées. Chef de plusieurs entreprises, responsable d’Ong, mère de famille, Ismène Ahamidé se consacre aujourd’hui beaucoup plus au secteur des énergies renouvelables. Un groupe de mots au contenu peu accessible à un profane. A priori, rien ne prédestinait cette jeune diplômée de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) à ce type d’emploi. Spécialiste de la gestion commerciale, elle s’est très tôt insérée dans le monde professionnel où quatre ans durant, elle a mis son savoir-faire au service d’entreprises à fortes expertises dans les domaines des télécommunications, de la construction, des travaux publics et des énergies renouvelables. C’est donc en début de carrière qu’elle a été en contact avec le secteur, précisément lorsqu’elle a rejoint en août 2009, la West african infrastructure organisation. Une entreprise qui avait pour ambition de construire une centrale solaire à biomasse de 3Mw à Kandi. « On a travaillé sur tout le projet et la mobilisation des financements mais en ce moment, l’environnement béninois n’était pas propice à l’électrification hors réseau parce qu’il n’y avait pas encore de cadre réglementaire ni de dispositif favorisant l’investissement privé dans ce domaine », explique-t-elle. Les autorisations que l’entreprise devait avoir pour démarrer ses activités peinaient à voir le jour. Lasse de tourner en rond et en dépit du salaire intéressant qui lui était payé, Ismène finira par démissionner pour se lancer dans d’autres activités. Ismène Ahamidé crée d’abord une organisation non gouvernementale « Fate in hand » dans le but de contribuer à l’autonomisation des filles mères dans le besoin. Elle s’investit par la suite dans la production d’eau et de jus de fruits et la commercialisation de produits divers pour le compte de sa propre entreprise. Ce parcours d’entrepreneur ne s’est pas fait sans difficultés mais le déclic pour le secteur des énergies renouvelables interviendra lors de son voyage aux Etats-Unis d’Amérique. Briser les limites Nominée en tant que femme entrepreneure, elle participe en 2015, à l’African Women’s Entrepreneurship Program aux Etats-Unis. « Ce que j’ai vécu là-bas comme expérience et formation m’a complètement transformée et a fait de moi une autre femme entrepreneur. Ça a développé ma vision sur un certain nombre de choses et a brisé les limites que j’avais en moi ». De ses échanges avec l’ambassadeur du Bénin aux Etats-Unis à qui elle a rendu visite à la fin de la formation, l’idée d’investir dans les énergies renouvelables est née et ne tardera pas à se concrétiser. De retour au pays et ayant appris la mise en place prochaine d’un cadre réglementaire favorisant l’investissement privé dans le secteur des énergies renouvelables, elle n’a pas hésité à saisir cette opportunité. Et déjà en 2016, la société a été créée. « Je ne suis pas venue dans le secteur par hasard car ayant déjà travaillé dans des structures techniques », déclare cette passionnée du développement de solutions alternatives en matière d’énergie au Bénin. A travers sa société, Ismène Ahamidé se positionne aujourd’hui comme un acteur majeur dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de l’ingénierie électrique, de la maintenance et de la formation. En témoignent ses réalisations au Bénin et au Ghana. Etre une femme dans un tel secteur peut s’avérer à la fois un handicap et un atout. « J’ai déjà entendu des gens me demander ce que je cherchais dans ce secteur, que ma place était au marché. C’est aussi un atout car il n’y a pas beaucoup de femmes dans le secteur, ce qui fait que mes efforts sont très vite valorisés », affirme-t-elle. Mais cet atout ne lui donne pas un avantage particulier par rapport aux hommes. « Sur un dossier, on ne me traite pas différemment parce que je suis une femme. J’arrive à décrocher des opportunités parce que je prouve que je suis capable autant que les hommes de le faire. J’ai compris très tôt que je n’aurai aucune faveur liée à mon statut de femme », soutient-elle. L’essentiel pour le partenaire étant de démontrer qu’on a la capacité de faire le travail pour lequel on est sollicité, elle doit mettre, autant que les hommes, les bouchées doubles pour gagner des opportunités d’affaires. Décidée à évoluer dans ce secteur, elle a dû mettre à jour ses connaissances à travers des formations qualifiantes en conception et exploitation des systèmes photovoltaïques autonomes au Centre des métiers de l’électricité (Cme) de la Côte d’Ivoire. Un pied dans le social Tout en s’investissant dans le développement des énergies renouvelables, Ismène Ahamidé n’a pas abandonné ses autres activités. Elle est également présente dans l’agroalimentaire à travers la production de jus de fruits, la distribution de divers produits et dans les télécommunications. Pour l’ensemble de ses entreprises, c’est une soixantaine d’emplois permanents et des dizaines d’emplois occasionnels qu’elle a créés. Au-delà de l’entrepreneuriat, elle est aussi un acteur social qui œuvre pour le bien-être des couches défavorisées, les femmes en particulier. A travers l’Ong « Fate in hand » qu’elle a créée en 2010, elle a mis en place une unité d’ensachage d’eau appelée « pure water » au profit des filles mères. Au sein de l’association des bénéficiaires du programme américain (Awep), elle partage ses expériences. Elle a contribué à former plus de 1000 jeunes filles en entrepreneuriat, 94 femmes en énergie solaire photovoltaïque. Désormais au fait de la réalité énergétique dans son pays et de la faible présence des femmes dans ce secteur, elle met en œuvre des projets pour le développement local et incite les jeunes femmes à s’intéresser à ce domaine. C’est ainsi qu’elle a initié, par le biais de l’Ong, un programme de formation des femmes en énergies avec l’appui de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Djougou et un autre à Parakou soutenu par la Coopération suisse. Grâce à ces formations, précise-t-elle « Des femmes peuvent installer des systèmes solaires domestiques, réparer les portables, installer les antennes paraboliques ; dans la plupart de ces zones, les gens ont de difficultés à avoir ce genre de techniciens ». Les femmes invitées à développer leur potentiel Selon elle, les énergies renouvelables constituent un secteur prometteur et il y a beaucoup de choses dans ce domaine que la femme peut faire. Elle se réjouit de voir de plus en plus de femmes s’intéresser au secteur et se former. Aujourd’hui, sa vision est d’apporter sa pierre à la réduction de la disparité en énergie au Bénin, avec à l’horizon 2030, au moins 50 000 femmes connaissant une amélioration remarquable de leurs conditions de vie à travers leur autonomisation énergétique, leur formation, leur sensibilisation et l’augmentation de leurs revenus. A en croire dame Ahamidé, les perspectives s’annoncent belles en matière d’énergies renouvelables au Bénin. « Il y a énormément de projets qui vont être lancés d’ici à mi-juin dans le secteur et si on n’explique pas à la femme qu’elle a son rôle à jouer, qu’elle a sa part à prendre, qu’elle a la possibilité de gagner sa vie à travers ces projets en vue, tout sera laissé aux hommes », s’inquiète-t-elle. De nombreuses centrales seront construites et dans tout ce processus, la femme a un rôle à jouer : « elles peuvent intervenir dans la construction, dans la gestion, dans la maintenance de ces centrales, elles peuvent développer des activités autour de ces centrales, bref, il y a beaucoup de possibilités et si on ne communique pas sur ces opportunités, les femmes resteront derrière, craint-elle. Ismène Ahamidé est convaincue que mise dans les mêmes conditions que l’homme, la femme s’est souvent montrée beaucoup plus efficace et a démontré qu’elle réussit mieux les choses. C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, elle demande aux femmes béninoises « de se lever, d’avoir confiance en elles-mêmes et de réveiller leur potentiel car chacune de nous a un potentiel caché ». Il ne faut pas se laisser abattre par les difficultés, conseille-t-elle, avant d’inviter les femmes à aller à la découverte du génie qui est en elles et de l’exploiter pour leur propre épanouissement parce que rien n’est impossible, il suffit d’y croire. « Qu’elles soient lettrées ou non, elles ont du potentiel et il faut qu’ensemble, on puisse contribuer au développement de notre pays », conclut-elle. Société 09 mars 2020


Le gouvernement au contact des populations: Mission accomplie pour Alain Orounla dans le Borgou
La fin de la semaine dernière n’a pas été de tout repos pour le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, dans le Borgou. C’est à Tchaourou que la tournée d’information et de sensibilisation qu’il a commencée, jeudi 5 mars dernier à Parakou, dans le cadre de l’initiative «Le gouvernement au contact des populations », a pris fin, samedi 7 mars dernier. A l’instar de celles de Parakou, jeudi 5 mars dernier, les populations de la commune de Tchaourou ont également accueilli et écouté avec enthousiasme, samedi 7 mars dernier, le ministre de la Communication et de la Poste, porte-parole du gouvernement, Alain Orounla. Ce dernier a d’abord été l’hôte des habitants de N’Dali et de Pèrèrè, vendredi 6 mars dernier. Il était devant eux, dans le cadre de l’initiative « Le gouvernement au contact des populations ». C’est à l’occasion d’une tournée d’information et de sensibilisation des populations du département du Borgou sur les actions du gouvernement. Partout où le ministre est passé, le niveau d’exécution du Programme d’action du gouvernement (Pag), ainsi que les attentes des populations étaient au centre des échanges. « Qu’on le veuille ou non, Tchaourou va connaître le développement et bénéficier de toutes les mesures mises en œuvre pour l’amélioration des conditions de vie de toute la population béninoise », a rassuré le ministre. Il a indiqué que le Pag impose le développement à Tchaourou et qu’aucune commune du Bénin ne sera marginalisée. « Est-ce qu’on va nous faire croire que certains fils de ce pays sont capables de détourner Tchaourou des acquis de la démocratie et du développement que nous commençons à percevoir », s’est-il également interrogé. Il leur a exposé les avancées réalisées en matière de fourniture et d’accès à l’eau potable, d’infrastructures routières, de santé, des cantines scolaires, de micro crédit mobile. Depuis l’avènement du régime de la « Rupture » en 2016, plus de 2,100 milliards de francs Cfa ont été investis dans les différents domaines de développement, à travers le Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) au profit de la commune de Tchaourou. Des attentes La reprise du bitumage des routes Bétérou-Tchaourou- Kassouala et la route Parakou-Kabor-Frontière du Nigeria, l’effectivité du projet de construction de l’hôpital de zone de Tchaourou et la reprise de la phase II du projet de pavage et d’assainissement de la ville, telles sont les attentes des populations rappelées par leur maire Bio Sounon Bouko. A cela, les jeunes ont ajouté l’ouverture du centre universitaire. Au terme de sa tournée le ministre s’est réjoui de la soif des populations, que ce soit à Parakou, N’Dali, Pèrèrè et Tchaourou, de dialoguer avec le gouvernement. Elles apprécient, selon lui, la mission qu’il s’est assignée de leur rendre compte de ce qui se fait et est prévu pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Leur engouement, a-t-il fait observer, justifie pleinement la poursuite de l’initiative « Le gouvernement au contact des populations ». L’objectif est de lever les zones d’ombre qui peuvent brouiller la perception que les populations sont appelées à avoir de tout ce qui se fait dans l’intérêt du pays. En effet, à N’Dali et Pèrèrè où le ministre était pour le même exercice, vendredi 6 mars dernier, les actions réalisées par le gouvernement ont également été rappelées. Actualités 09 mars 2020


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