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Nouvelles

Mauvais état des palais royaux d’Abomey: Que faire du patrimoine en souffrance ?
Plusieurs palais sont inoccupés dans la cité historique d’Abomey. Ce sont les conflits fratricides entre les princes qui ont conduit à en interdire l’accès. Après le palais privé de Gbèhanzin à Djimè, c’est le palais Gbindo d’Agoli-Agbo qui vient d’être fermé pour menace à l’ordre public. Au palais de Gbindo chez les Agoli-Agbo comme à Djimè chez les Béhanzin, la crise est latente. Et pour prévenir tout drame, le préfet du Zou, Firmin Kouton a publié le 23 décembre dernier un arrêté pour interdire jusqu’à nouvel ordre à la lignée Agoli-Agbo l’accès au palais royal à Gbindo à Abomey. La décision vise à prévenir « d’éventuels troubles à l'ordre public ». Ainsi, c’est la mairie d’Abomey qui est responsabilisée en ce qui concerne l'entretien du palais. Et l’arrêté précise que ces mesures resteront en vigueur « jusqu'à la résolution définitive de la crise née des conflits de succession au trône de la lignée ». L’une des conséquences de la mesure d’interdiction est que les lieux sont abandonnés à la ruine. Le palais privé du roi Gbèhanzin n’est plus habité depuis plusieurs années suite à la crise de succession née du décès du roi Houédogni. Un palais qui avait été pourtant rénové à coups de plusieurs millions de francs Cfa. Les années passent. Les toits et les portes et fenêtres sont livrés aux termites et aux intempéries. Inhabité depuis lors, des herbes, des chauves-souris et autres reptiles y règnent désormais . Dans la ville d’Abomey, plusieurs palais se retrouvent aujourd’hui dans un état de ruine. Des pans de murs en décrépitude, toits coulants, façades et cours envahies par les herbes. Abomey, la grande ville historique du Bénin souffre de la mauvaise santé de ses lieux historiques. Des sites qui manquent d’entretien parce qu’ils ne sont plus occupés et ne sont pas toujours ouverts au public. Sites en souffrance Il n’y a pas longtemps, des incendies sont survenus au palais du roi Houégbadja situé à l’arrière-plan du palais central de Wéhondji à Abomey. Comme d’autres, ce site a déjà subi plusieurs fois la rage des flammes. Des incendies qui, à chaque fois, consument le reste de ce palais historique pourtant patrimoine de l’Unesco. Un palais qui a eu le privilège de bénéficier de l’appui de la Coopération allemande pour sa rénovation. Si jusque-là, les causes de ces incendies demeurent un mystère, cependant, des agents de ce palais s’accordent à dire que ce sont des actes inconscients d’enfants chasseurs de rats palmistes. La cause serait-elle le manque d’entretien ? Encore que certains matériaux de construction, notamment la paille, la terre rouge et le bois, lorsqu’ils ne sont pas traités, favorisent la dégradation, le délabrement et la ruine. En réalité, les incendies cycliques révèlent l’état dans lequel se trouvent la plupart des palais et musées d’Abomey qui s’étendent au moins sur 47 hectares abritant plus de 184 objets. Etant en matériaux locaux donc précaires, les murs et toitures tombent en ruine, les cours envahies par des herbes sauvages. Ce tableau présenté par ce site aujourd’hui interpelle les consciences. Par contre, la partie sur laquelle des efforts constants sont faits continue d’accueillir des visiteurs ou touristes. C’est le cas du musée historique qui reçoit encore des visiteurs. C’est donc plutôt le rempart qui entoure ce site qui est en ruine et non le contenu intérieur des palais et musées. Impliquer les communautés Cette situation préoccupe le Centre du patrimoine mondial (Cpm) de l'Unesco qui, en collaboration avec la direction du Patrimoine culturel du Bénin et l'Ecole du patrimoine africain (Epa), avait mis en place le projet pilote d'un an sur le renforcement de l'implication effective des communautés d'Abomey dans la gestion durable des Palais royaux à travers des actions concrètes. Une action qui cadre avec les objectifs 2 et 3 du Plan d'action pour la région Afrique élaboré sous l'impulsion du Cpm de l'Unesco qui mettent l’accent sur la nécessité d'«améliorer l'état de conservation des biens du patrimoine mondial par la gestion effective des risques, l'implication accrue des communautés et les bénéfices économiques directs aux communautés locales ». Aussi, ce plan préconise-t-il de « gérer efficacement les biens existants, en reconnaissant, documentant et formalisant les systèmes de gestion traditionnelle, en les intégrant complètement dans les systèmes de gestion en place ». L'état d'abandon apparent résulte en partie de l'absence de réaffectation d'usage des palais au profit des communautés locales, en raison de leur manque d'implication dans la valorisation. Le projet vise entre autres à renforcer l'état de conservation des palais royaux d'Abomey en améliorant la gestion du site à travers une implication accrue des familles royales et des communautés riveraines dans sa gestion durable. En vue, la contribution et la revitalisation des pratiques culturelles et des espaces pour une gestion participative des palais royaux. De même, la participation communautaire ainsi que l'introduction des pratiques traditionnelles (rites et festivals) sont-elles soulignées dans le plan de gestion et de conservation des palais royaux. Il s’agit aussi de tenter d'apporter une solution durable aux insuffisances dans la gestion du site y compris au problème récurrent d'incendie. En définitive, comment donner une nouvelle vie à ces patrimoines. Trouver de nouvelles fonctions pour les sauver un tant soit peu de la ruine. Culture 03 mars 2020


Dématérialisation de l’état civil: Le gouvernement met le cap sur la phase décisive
Engagé dans la dématérialisation de l’état civil, le gouvernement a donné son accord, mercredi 26 février dernier, pour la mise en place d’un système national intégré et sécurisé de gestion de l’état civil. Il s’agira d’utiliser lors de cette étape décisive, la base de données normatives et biométriques issues des opérations de reconstitution d’actes de naissance ou souches effectuées à la suite du Ravip. La dématérialisation de l’état civil sera effective dans les tout prochains jours. La base de données normatives et biométriques issues des différentes opérations de reconstitution d’actes de naissance ou souches effectuées à la suite du Ravip servira à mettre en place un système national intégré et sécurisé de gestion de l’état civil. Cette décision a été prise par le gouvernement du président Patrice Talon, mercredi 26 février dernier en Conseil des ministres. D’après un compte rendu d’étape de la mise en œuvre de la dématérialisation des actes d’état civil, 14 336 243 actes d’état civil dont 13 808 367 actes de naissance, 309 028 actes de décès et 218 848 actes de mariage ont été numérisés. Dans le but d’assurer la pérennisation des acquis des différentes phases devant aboutir à la dématérialisation, le gouvernement s’engage à poursuivre avec le traitement, l’indexation, la vidéo-montage et le formatage pour affiner les données en nettoyant les éventuels doublons. C’est une avancée majeure lorsqu’on connaît l’ampleur des problèmes liés à l’état civil au Bénin. Ainsi, le Bénin tend vers la mise en place du fichier central de l’état civil pour lequel la dématérialisation des actes est une condition indispensable. Rappelons que le gouvernement, dans sa marche vers la dématérialisation de l’état civil, avait autorisé en juillet dernier l’enregistrement dérogatoire à l’état civil afin de doter d’actes de naissance tous les Béninois enregistrés sur témoignage et les personnes disposant d’actes de naissance dont les souches sont détruites ou égarées à travers le Projet de reconstitution des actes de naissance sans souche. Actualités 03 mars 2020


Assainissement des artères de Cotonou; Le gouvernement reçoit le soutien de ''Let’s do it Bénin''
Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du nettoyage de la planète, le réseau Let’s do it Bénin a rendu publique, ce dimanche 1er mars à Cotonou, une déclaration de soutien au gouvernement pour les actions menées pour l’assainissement, la modernisation et l’entretien du cadre de vie. Conscient que le bien-être est tributaire de la salubrité du cadre de vie, le réseau Let’s do it Bénin ne ménage aucun effort depuis sa création pour participer activement aux campagnes de nettoyage des rues et des coins insalubres de Cotonou. Pour mieux conscientiser les populations et les amener à en faire autant, ce réseau a saisi l’occasion de la Journée mondiale de nettoyage de la planète pour rendre publique ce dimanche une déclaration. Le porte-parole délégué du réseau, Hector Houégban, après avoir apprécié à leur juste valeur les actions courageusement amorcées par le gouvernement pour l’assainissement et l’entretien du cadre de vie, a invité toute la population béninoise à cesser de saboter consciemment ou inconsciemment les acquis des projets entrant dans ce cadre. En bons citoyens, dit-il, il est un devoir pour tous de contrôler la production des déchets, de les ranger dans les poubelles convenablement et non de les jeter à l’air libre. Cet appel, poursuit-il, répond convenablement à la vision du réseau qui consiste à induire une prise de conscience collective sur la problématique des déchets sauvages. En outre, l’objectif du réseau est de mobiliser 5 % de la population d’ici 2025 pour un assainissement total des villes et campagnes. A ce titre, la 3e édition de. cette activité qui se tiendra le 19 septembre 2020 consistera à impliquer toutes les 77 communes et à mobiliser 80 000 personnes à la cause. A preuve, de jour comme de nuit, près de 1360 agents nettoyeurs prennent d’assaut les artères et voies principales des villes relevant du Grand Nokoué pour les débarrasser de leurs points noirs avec une intervention spécifique sur les berges lagunaires de Cotonou. Le désensablement, le désherbage et le ramassage des sachets plastiques non biodégradables et autres déchets contribuent peu à peu à l’embellissement de nos villes. Ceci, dans le cadre du projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué initié par le gouvernement et entré dans sa phase de mise en œuvre depuis décembre 2019. De quoi susciter la fierté du réseau Let’s do it Bénin en tant qu’acteur de la Société civile intervenant dans le domaine de la lutte contre l’insalubrité. Par ailleurs, le réaménagement des berges de la lagune de Cotonou qui a démarré, il y a quelques semaines, avec les travaux liés à la berge du marché Dantokpa témoigne à suffisance de la volonté du gouvernement de transformer effectivement cet environnement. Le coordonnateur Littoral du réseau Let’s do it, Romain Décadjèvi, a, pour sa part, souhaité que le gouvernement aille jusqu’au bout de l'œuvre d’assainissement entamée. Les populations aussi doivent savoir gérer leurs déchets en privilégiant les poubelles. Autrement dit, elles ne doivent plus jeter les déchets dans la rue ni dans la nature. Société 03 mars 2020


Gouvernance locale à Parakou: Des jardins botaniques à créer dans des arrondissements
La ville de Parakou bénéficiera d’un jardin botanique d’une superficie de 5 ha. C’est l’un des points inscrits à l’ordre du jour de la première session ordinaire du Conseil municipal au titre de l’année 2020 tenue hier, lundi 2 mars, à la salle des fêtes de la mairie. Le Conseil municipal de Parakou a tenu hier, lundi 2 mars, sa première session ordinaire de l’année 2020. Plusieurs décisions ont été prises à l'occasion, dont l’autorisation de la création de jardins botaniques dans des arrondissements de la commune. En effet, une superficie de 5 ha est réservée au niveau de chacun des arrondissements pour accueillir la plantation des espèces rares devant constituer ces jardins. Il a également été annoncé le financement par la mairie, d’un projet dont la gestion revient aux médias traditionnels du Barotem. C’est dans le cadre de la valorisation de la médecine traditionnelle. Au total, 11 points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette session. Il s’agit, entre autres, de l’adoption du Plan directeur d’urbanisme (Pdu) de la municipalité de Parakou à l’horizon 2034, ainsi que du projet d’accord-cadre de partenariat entre la ville de Parakou et son université. Sur les vingt-cinq membres que compte le Conseil municipal de Parakou, vingt-trois ont pris part à cette session ordinaire qui marque la fin de la mandature pour l’équipe municipale actuelle. D’ailleurs, c’était pour le maire Charles Toko, l’heure du bilan et des perspectives. Après avoir loué la franche collaboration entre les membres du Conseil municipal, il ne regrette pas d’en avoir fait partie. Société 03 mars 2020


Promotion de l’information institutionnelle : Une délégation de l’Onip chez les préfets de l’Ouémé et du Plateau
Le directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Bertin Sowakoudé, et le directeur de publication par intérim du journal La Nation, Paul Amoussou, ont été reçus en audience, ce lundi par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et celui du Plateau, Valère Sètonnougbo. La délégation est allée solliciter l’appui des deux préfets pour faire connaitre bientôt aux forces vives des deux départements, les nouvelles dynamiques de l’office et surtout du journal La Nation pour porter loin les initiatives de développement à la base. Le quotidien « La Nation » entend, mieux que par le passé, accompagner sur le terrain les préfectures, les communes, les Ongs, les opérateurs économiques et autres acteurs de développement. En tant que quotidien national d’information et d’annonces légales, il veut davantage remplir sa mission statutaire au niveau surtout des communautés à la base afin de freiner un tant soit peu les fausses informations. Le directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Bertin Sowakoudé, et le directeur de publication par intérim du journal La Nation, Paul Amoussou, ont entretenu à cet effet leurs hôtes, dans la matinée de ce lundi, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy puis dans l’après-midi, celui du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo. La délégation a échangé, tour à tour, avec ces autorités préfectorales sur ces dynamiques visant à mieux faire connaître les produits de l'Onip et mieux positionner le journal la Nation dans l'espace médiatique béninois. Selon Bertin Sowakoudé, l’Onip requiert le soutien des préfets dans la mobilisation des forces vives des départements notamment les directions départementales des ministères, les communes, les Ong, les opérateurs économiques et autres afin de leur exposer les nouvelles dynamiques de l’office surtout du quotidien national d’information. Lequel journal capitalise aujourd’hui cinquante ans d’existence avec des avancées notoires dont un site internet plus dynamique et une application mobile facilement téléchargeable au Bénin ou à l’’étranger. Ces nouvelles dynamiques liées au numérique repositionnent désormais le journal pour porter très loin les actions et autres initiatives à la base. Tout ceci pourra se faire dans un partenariat gagnant-gagnant. L’Onip dispose également d’une imprimerie de pointe pour des travaux de grande envergure. Une vision très appréciée Le directeur général par intérim de l’Onip a présenté les offres de l’office aux deux préfets avant de solliciter leur soutien pour passer le message auprès des structures décentralisées. Cette visibilité pour les actions des collectivités locales sera aussi l’occasion de faire connaitre, à travers le quotidien national d'information les nombreuses potentialités dont regorgent les communes mais qui restent très peu connues des populations. Bertin Sowakoudé a été appuyé par le directeur de publication, Paul Amoussou, qui a insisté sur les deux statuts de La Nation, à savoir journal d'information mais aussi d'annonces légales. Et a demandé l'appui des préfets pour mieux les faire connaître des collectivités locales. A Porto-Novo comme à Pobé, les deux préfets ont beaucoup apprécié la démarche de la délégation de l’Onip. Ils ont noté avec fierté que les réformes entreprises par le président de la République, Patrice Talon, ont également impacté le journal « La Nation » qui cherche à se rapprocher davantage de la population et à impacter le développement à travers la publication des informations locales via aussi les supports numériques. Très pragmatique, chacun des préfets a retenu le cadre de la Conférence administrative départementale (Cad) pour permettre à l’Onip de rencontrer les directeurs départementaux et autres acteurs locaux, afin de présenter sa vision. Le préfet de l’Ouémé a retenu la date du 18 mars prochain pour la tenue de cette rencontre au niveau de son département. Le même exercice est programmé par celui du Plateau pour courant le mois d’avril prochain. Il a été également convenu que la rencontre soit étendue ensuite aux maires, aux adjoints aux maires, aux autres forces vives des départements. Mais celle-ci se tiendra après les élections et l’installation des prochains conseillers communaux et municipaux pour plus d’efficacité et de suivi. Actualités 03 mars 2020


Suivi du programme Acma 2: Les résultats du projet présentés au comité à Dassa
Du jeudi 27 au vendredi 28 février dernier, les acteurs du Programme Approche communale pour le marché agricole au Bénin-phase 2 (Acma 2) ont tenu dans la ville de Dassa-Zoumè une session pour évaluer les actions menées et amender le Plan de travail de l’année 2020. Constant Dangbégnon, chef du programme Acma 2, et son équipe ont présenté lors de cette session de Dassa, les derniers résultats obtenus par Acma2 pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales dans 28 communes des départements de l’Ouémé, du Plateau, du Zou et des Collines. Ce programme est financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Bénin. Il est mis en œuvre par un consortium dirigé par le Centre international pour le développement des engrais (Ifdc). Ce consortium est composé d’Ifdc, de Care international Bénin/Togo et de l’Institut royal des tropiques (Kit) des Pays-Bas. Pour assurer son fonctionnement, Acma 2 dispose de deux comités. Le comité de pilotage qui est restreint aux membres du consortium et à l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin. Puis, le comité de suivi qui est élargi aux principaux partenaires locaux et nationaux. Appui à la chaîne alimentaire Les actions du projet Acma2 sont axées essentiellement sur les chaînes de valeurs des produits (accès aux intrants et innovations, accès au financement, commercialisation et professionnalisation) et des dynamiques multi-acteurs prenant en compte des ressources et potentialités disponibles au sein des communes. Au cours des échanges, Constant Dangbégnon a rendu compte, entre autres, de l’appui-conseil que son équipe a apporté aux acteurs de la chaîne alimentaire au lendemain de la fermeture des frontières nigérianes. Une période très douloureuse pour beaucoup de filières surtout de la chaîne alimentaire. Il précise que face à cette crise qui a surpris tout le monde, le programme Acma a tenu des séances de travail avec des acteurs dans plusieurs localités pour rapidement trouver des stratégies d’écoulement des produits qui sont surtout des denrées sensibles et périssables. Descente dans trois localités La deuxième partie de la rencontre de Dassa a été faite de visites de terrain. Le comité de suivi était à Savalou sur le parc à Gari construit par le Programme. Après Savalou, le cap a été mis sur le village Magoumi dans la commune de Glazoué pour visiter le magasin de stockage et de commercialisation de soja. A Dassa, l'équipe du programme était sur le périmètre irrigué pour la production du piment. Les membres du comité de suivi se sont rendus dans ces localités pour mieux apprécier ce qui est fait et échanger avec les acteurs sur le terrain. A Savalou, Acma 2 a construit un magasin de 500 tonnes pour le stockage de gari, un bloc administratif (salle de réunion meublée, toilettes sanitaires, bureau équipé du mobilier et du matériel informatique) pour la gestion du marché ; deux hangars pour la vente du gari en gros et détail; un parking pour le stationnement des engins du personnel administratif et un domaine entièrement clôturé et muni d'une guérite pour la sécurité du site avec des lampadaires solaires. A Magoumi dans la commune de Glazoué, il a été implanté une infrastructure marchande composée d’un magasin de 100 tonnes pour le stockage de soja, un bloc administratif (Salle de réunion meublée, Bureau équipé de mobilier et matériel informatique) pour la gestion du centre, avec une clôture munie de guérite, un système d'éclairage solaire de la cour et des bâtiments plus des équipements (vanneuses, batteuses, balances tricycles etc...) pour le fonctionnement. A Itaguy, le comité a pu visiter le site d'aménagement hydro-agricole qui s'étend sur 19 hectares dans l’arrondissement de Kèrè, commune de Dassa, avec les commodités de fonctionnement composées de trois forages équipés de pompes solaires. Il y a aussi cinq supports tanks de capacité 20 m3 chacun installés dans un bloc délimité par des bornes et des allées de circulation, un système de canalisation avec des points de puisage étendus sur environ 19 hectares; un bâtiment administratif avec parking. Une aire de séchage du piment de 343,71m2 subdivisée en 6 compartiments ; un magasin de 200 tonnes pour le stockage du piment sec, des équipements (balance, arrosoirs, tuyaux flexibles avec pomme d'arrosoir, des panneaux d'identification) y sont également disponibles. Au cours des échanges avec les bénéficiaires, la délégation a eu à comprendre les modes de gestion de ces joyaux mis à leur disposition. Société 02 mars 2020


Remise des Mélanges à Me Robert Dossou: Le pèlerin des droits de l’homme honoré
En marge du colloque organisé dans le cadre des trente ans de la conférence des forces vives de la nation de février 1990, l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) a honoré Me Robert Dossou. C'est en reconnaissance de son combat pour le respect des droits humains. La cérémonie a eu lieu à Cotonou, samedi 29 février dernier en présence des sommités du droit constitutionnel d’Afrique et du monde. Le juge constitutionnel, l’avocat, le doyen, l’enseignant, le pèlerin du droit, le rebelle, le contestataire, mais aussi l’humoriste, l’humaniste, ….La liste des qualificatifs et des orateurs a été longue pour peindre la personnalité de Me Robert Dossou, et lui reconnaître ses mérites lors de la cérémonie de remise des Mélanges, un cocktail de témoignages écrits en hommage à l'homme en plus de 1000 pages. Plantant le décor, le professeur Joël Aïvo, président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc), a expliqué que l’initiative vise à permettre à la communauté scientifique de témoigner à Me Robert Dossou sa reconnaissance pour ses mérites au service du droit, de la démocratie et de la justice. Selon lui, il s’agit d’un livre renfermant des témoignages de ses pairs sur le dédicataire. En raison de la qualité du récipiendaire, le professeur Jean du Bois de Gaudusson, président du comité scientifique des Mélanges, soulignera que ces mélanges ne sont pas ordinaires. Mieux, les auteurs proviennent d’horizons divers et ont manifesté leur attachement à Me Robert Dossou. « C’est le livre des amis», a-t-il indiqué. Ces mélanges, a-t-il poursuivi, ont pour sujet Robert Dossou, et pour objet son engagement, son dévouement au service du droit, de la justice et des droits de l’homme. Au Bénin, il a été pour beaucoup dans l’organisation de la conférence des forces vives de février 1990 qui a donné naissance à la démocratie dans ce pays puis en Afrique, a relevé le président du comité scientifique des Mélanges. Au nom de l’Ordre des avocats du Bénin, Me Prosper Ahounou, bâtonnier, a fait observer qu’un tel hommage est inhabituel dans la vie d’un avocat. Pour lui, Me Robert Dossou le mérite pour avoir « profondément contribué à la construction, à la pédagogie et au rayonnement des droits de l’homme, de la paix et de la démocratie » au Bénin et ailleurs. Il en veut pour preuves ses multiples participations à des cours, colloques et séminaires, l’ensemble de ses œuvres dont la mémorable conférence des forces vives. Pour cet événement, il a été l’un des acteurs principaux. Le présentant comme un homme toujours en combat pour le respect du droit et de la justice, il n’a pas manqué de rappeler sa lutte de la période révolutionnaire pour l’indépendance de la justice. Un défenseur des droits Abondant dans le même sens, Théodore Holo, ancien président de la Cour constitutionnelle, a perçu à travers l’homme du jour, un défenseur des droits, un humaniste et un homme ayant le sens de l’intérêt général. Tous traits qu’il a illustrés par des anecdotes. Après s’être dit un admirateur de Robert Dossou, Joseph Djogbénou, l’actuel président de la Cour constitutionnelle, voit plutôt en lui « un contestataire qui apprend à contester ». Comme pour faire la synthèse des éloges, Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, a estimé que Robert Dossou est « une personne aimée » mais on saurait l’être, « il a fallu que lui-même ait d’abord aimé ». Le deuxième trait qu’il retient de l’homme, c’est qu’il est « un dissident permanent ». « Son essence, c’est la contestation », souligne-t-il ajoutant qu’il tend la main après s’être indigné. En plus, Robert Dossou rassure contre l’erreur, selon Ousmane Batoko. « Il permet de ne pas tomber dans l’erreur grâce à sa cohérence rigoureuse », soutient-il avant d’ajouter qu’il est une fierté pour le Bénin. Avec une éloquence teintée d’humour, l'heureux du jour a concentré son intervention sur le mot « merci » à l’endroit des auteurs et des initiateurs des Mélanges dont il est le sujet. Dans sa vie, a-t-il dit, il a connu des moments de solitude et de doute sur l’amour. Mais les témoignages et toutes les sollicitudes marquant l'évènement lui font croire à leur amour à son égard. Cette remise de Mélanges intervient après celles en l’honneur des professeurs Maurice Ahanhanzo-Glèlè et Théodore Holo quelques années plus tôt. Actualités 02 mars 2020


Vulgarisation de l’étude sur les peines alternatives : Pour de meilleures conditions carcérales au Bénin
Les conditions carcérales au Bénin préoccupent et il faut oeuvrer à leur amélioration. C’est le but de l’atelier de «vulgarisation des résultats de l’étude dans le cadre du plaidoyer pour la mise en œuvre des peines alternatives», organisé par l’Ong ‘’Changement social Bénin ’’, mardi 25 février dernier à Cotonou, avec l’appui de ‘’Osiwa’’. L’Ong ‘’Changement social Bénin ’’ œuvre à l’amélioration des conditions carcérales au Bénin. L’atelier de ‘’vulgarisation des résultats de l’étude dans le cadre du plaidoyer pour la mise en œuvre des peines alternatives’’ s’inscrit dans cette dynamique. Il fait un focus sur la promotion et l’effectivité des droits humains en milieu carcéral. Les acteurs de la chaîne pénale mobilisés autour de la question entendent définir un canevas en vue des actions concrètes à mener en faveur des peines alternatives au Bénin. « Cet atelier vise à faciliter l’appropriation du contenu de ce document ainsi que les normes relatives aux peines alternatives à l’emprisonnement pour, au mieux, définir la solution que prendra le plaidoyer de changement social Bénin à l’endroit des autorités gouvernementales », explique Sandrine Tchékéssi, directrice exécutive de l’Ong. Au Bénin, la surpopulation carcérale est l’un des faits souvent décriés par les acteurs pour évoquer les mauvaises conditions des détenus. « Il y a des personnes qui ont commis des infractions éligibles à l’application des peines alternatives sans que ces peines ne soient pas encore envisagées. Le rôle du juge des libertés n’a pas encore produit un impact palpable sur l’effectif pléthorique dans les maisons d’arrêt», renchérit Huguette Bokpè Gnacadja, avocate, consultante en droits de l’Homme et en genre. Pour elle, il y a plus de chance à accorder des mesures alternatives aux infractions éligibles : « Il n’a pas été prouvé que le séjour prolongé en prison fasse revenir dans la société des personnes complètement guéries, bien au contraire, la population carcérale s’avère une large majorité récidiviste ». Les rapports de diverses « missions sur les conditions carcérales au Bénin ont fustigé la présence d’un effectif important de détenus, cause principale de la surpopulation du milieu carcéral. Celui du ministère de la Justice et de la Législation en date du 13 avril 2017 renseigne que le Bénin compte 61,9 % de détenus provisoires dans ses dix prisons», rapporte Sandrine Tchékéssi. Mener des réflexions pour éviter l’emprisonnement systématique Elle explique que le ministère « a établi l’impact direct de l’emprisonnement pour les délits mineurs sur la surpopulation carcérale et préconisé les peines alternatives à l’emprisonnement, prises en compte dans le Code pénal du 28 décembre 2018 ». En dépit de cette souplesse, des insuffisances ne manquent pas. « Le législateur a fait le choix de limiter le recours à l’emprisonnement en offrant au juge la possibilité de prononcer, dans le respect du principe de personnalisation et d’individualisation de la sanction, des peines dites alternatives ou encore peines de substitution. Mais les juridictions ont parfois le sentiment que les sanctions alternatives sont inefficaces et les interdictions mal respectées», relève Aleyya Gouda Baco, directrice de cabinet du ministère de la Justice et de la Législation. Elle soulève la délicatesse et la pertinence des mesures alternatives : « L’autorité judiciaire doit non seulement lutter par les réponses qu’elle apporte contre la délinquance et l’insécurité, mais également contre la représentation que les citoyens s’en font ». L’efficacité des mesures alternatives, poursuit-elle, suppose des modalités de traitement des procédures et d’exécution des peines adaptées à cet objectif. Les mesures alternatives font le distinguo entre les délinquants à ‘’col bleu’’ et ceux à ‘’col blanc’’. Elles suggèrent de réfléchir dans le choix de l’application des peines en vue d’éviter l’emprisonnement systématique. Société 28 févr. 2020


Lancement du projet Forêts classées du Bénin: 75 millions de dollars US d’investissement pour préserver les aires protégées
Le projet Forêts classées du Bénin entre dans sa phase active. Il s’agit d’un investissement de 75 millions de dollars US pour préserver les aires protégées et lutter contre les effets néfastes des changements climatiques au Bénin. La gestion durable des forêts classées préoccupe les autorités béninoises. Le projet Forêts classées entré en vigueur le 1re octobre 2019 à la satisfaction du gouvernement, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a été lancé officiellement, mardi 25 février dernier à Cotonou. D’un montant de 75 millions de dollars US dont une contrepartie nationale estimée à 14 millions de dollars US, le projet Forêts classées du Bénin couvre une période de sept ans, notamment octobre 2019-novembre 2026. Il prend en compte quatorze forêts classées localisées dans les départements de l’Atlantique, du Plateau, du Zou, des Collines, du Borgou, de la Donga, de l’Atacora, et de l’Alibori et une vingtaine de communes riveraines, d’après José Tonato. L’objectif du projet,précise-t-il, est d’améliorer la gestion intégrée des forêts classées ciblées, de faciliter l’accès des principaux centres de consommation aux bois-énergie produits de manière durable et de promouvoir la chaîne de valeur des Produits forestiers non ligneux (miel et karité) ciblés pour améliorer les revenus des communautés dépendantes des forêts. D’après José Tonato, le projet va impacter la population locale estimée à un million d’habitants qui verront leurs conditions de vie améliorées par des opportunités d’emplois, de revenus, et un meilleur accès aux acteurs de production agricole. Projet novateur Saluant le soutien financier de la Banque mondiale dans la mise en œuvre du Pfc, José Tonato a dévoilé l’utilité et l’importance des forêts dans la lutte contre les changements climatiques. «Le développement durable n’est possible qu’avec la gestion durable des ressources naturelles et en particulier des ressources forestières. Outre les produits forestiers ligneux et non ligneux, les forêts sont également de précieux écosystèmes capables d’absorber le gaz carbonique et donc d’épargner à notre univers plusieurs risques environnementaux, notamment le risque de changement climatique. Elles sont aussi les écosystèmes qui contribuent à la régulation des régimes hydrauliques de cours d’eau, à la recharge des nappes phréatiques, à la protection des sols contre divers types d’érosion et de dégradation », a expliqué le ministre. D’importants efforts ont été accomplis par le gouvernement, grâce à l’appui des partenaires dont la Banque mondiale pour accompagner les communautés riveraines, dans la préservation des aires protégées, a martelé Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin. Selon lui, point n’est besoin de rappeler que le Bénin est confronté à un recul inquiétant de ses forêts. La surface forestière est passée de 8,12 millions d’hectares en 2007 à 7,9 millions en 2016, soit un déclin de plus de 215000 hectares. « La pression démographique, les pratiques agricoles peu soucieuses de la protection des ressources forestières et de l’environnement ainsi que l’exploitation anarchique des forêts constituent de nos jours des phénomènes majeurs qui accentuent les extrêmes climatiques », a fait savoir Atou Seck, avant de suggérer un sursaut national pour assurer l’équilibre entre l’homme et son environnement, face à l’apparition des conflits sociaux autour de quelques écosystèmes naturels. Atou Seck a, par ailleurs, souligné que le projet forêts classées mettra en place des mécanismes incitatifs en faveur des activités d’agroforesterie et d’intensification agricole et améliorera la maîtrise des feux de brousse, tout en développant des plantations pour la production de bois de chauffage sur des terres boisées dégradées afin de satisfaire les besoins énergétiques importants des centres urbains. Il s’emploiera également à accroître l’efficacité de la production de charbon de bois, à améliorer la gestion de la transhumance. Actualités 28 févr. 2020


Education nationale: 323 milliards F Cfa pour financer la stratégie nationale de l’enseignement
Plusieurs partenaires techniques et financiers marquent leur accord pour appuyer le Bénin  pour un montant total de 323 milliards F Cfa, soit plus de 107%  des prévisions, dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels (Sn-Eftp) 2020-2030. C’est au cours d’une table ronde organisée, hier jeudi 27 février à Cotonou, par le gouvernement sur la recherche de partenariat pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels. Cette table ronde qui fait suite à celle technique tenue du 29 au 30 juillet 2019, vise à solliciter l’accompagnement technique et financier des partenaires au développement du Bénin pour la mise en œuvre des projets contenus dans différentes filières retenues dans la stratégie. La réforme sur l’enseignement et la formation technique et professionnelle portée par le président de la république, Patrice Talon, a pour objectif de faire passer de 11% en 2019 à 70% en 2030, la proportion d’apprenants de l’Eftp de l’enseignement secondaire général post éducation de base. «  Pour faire du système éducatif un levier pour la transformation structurelle de l’économie, nous avons pris l’engagement de relever le défi de la professionnalisation de notre système éducatif. Il est temps de rompre avec un modèle éducatif qui a montré ses limites. C’est donc le moment d’ouvrir une nouvelle page », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Pour sa part, Claudes Kamega, représentant résident de l’Unicef et chef de file des Ptf du secteur de l’éducation, a saisi l’occasion de la table ronde pour réitérer la disponibilité des partenaires à soutenir le gouvernement à travers le sous-groupe-Enseignement et formation techniques et professionnels- mené par l’Unesco. Il affirme que les membres de ce sous-groupe sont d’ores et déjà mobilisés pour financer l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie. Le gouvernement a quant à lui, exprimé toute sa gratitude aux différents partenaires techniques et financiers qui lui ont renouvelé leur confiance et les rassure d’une mise en œuvre rigoureuse de la Stratégie nationale de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels (Sn-Eftp) 2020-2030. Actualités 28 févr. 2020


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