La Nation Bénin...



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Nouvelles

Rite du mercredi des cendres: Un moment d’introspection
Normalement en chacun se cache un sentiment de culpabilité. Dans une introspection (un examen de la conscience) on se demande si on a été capable de tenir bon dans les petits et grands sacrifices que l’on s’était promis ? Le plus souvent, nos bonnes résolutions s’évaporent plus ou moins vite faute d’endurance et d’assiduité dans la prière, les sacrements et la charité. Aussi par manque d’attention aux autres. Tellement, il y a de souffrance de tous ordres autour de nous que nous restons indifférents, accaparés par nos propres soucis de la vie. Des gens attendent seulement un sourire pour revenir à la vie, un bonjour pour espérer, le partage d’un pain pour vivre. Ceux qui ne se parlent plus vont s’efforcer de s’adresser la parole. Mieux les couples et les familles en discorde. Le début du carême marque donc une période de renoncement à l’indifférence et donc est un temps d’espérance. Un temps de retour à plus d’humanité. Pendant cette marche qui va durer quarante jours, les chrétiens catholiques modèles vont ajuster sans se lasser, leur charité à celle recommandée par Dieu à la suite des grandes figures de la charité. Bref se mettre chacun avec son charisme propre, en tenue de service. En somme prier, jeûner, aimer, partager et supporter avec amour et héroïsme les sacrifices de la vie quotidienne. Un témoignage qui manque aujourd’hui mieux qu’hier et dont le monde a besoin pour mieux grandir. Face au déclin de la morale et à la montée de certaines pauvretés morales qui affectent le développement et la croissance économiques, les croyants doivent même user d’ingéniosité dans leur charité et le témoignage quotidien. En vérité, ce n’est pas facile. Mais plus grand est le péril, plus grand est le prix. Bon renoncement et bon carême à tous. Ange Joël TOFFOUN Société 27 févr. 2020


Suite aux incendies à Athiémé et Houéyogbé: La Fondation Etisalat Bénin au chevet des sinistrés
Une délégation de la Fondation Etisalat Bénin était, mardi 25 février dernier, dans plusieurs localités d’Athiémé et de Houéyogbé pour assister les familles touchées par des incendies. La Fondation de l’opérateur de téléphonie mobile Moov s’est rendue au chevet des sinistrés avec des lots de vivres et autres. C’est en réaction au cri de détresse des victimes des incendies enregistrés, ces dernières semaines, à Athiémé et à Houéyogbé que la Fondation Etisalat Bénin a envoyé, sur le terrain, une délégation. Conduite par Dolorès Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation, la délégation a visité, mardi dernier, les sinistrés dans les localités où les flammes ont dicté leur loi. Pour ce faire, elle s'est rendue d’abord à Athiémé. Dans cette commune, ce sont en tout sept villages répartis dans quatre arrondissements sur cinq qui ont été touchés. Il s’agit des villages d’Akonana, de Don Agbodougbé, de Doncondji, d’Avédji, d’Adjovè, d’Abloganmè et de Djadoconmè. Quarante-huit sinistrés y ont été recensés, selon des cadres du ministère en charge des Affaires sociales. Après la descente sur les lieux de l'incendie, Dolorès Chabi-Kao et sa suite sont revenues à l’hôtel de ville à Athiémé centre. Aux sinistrés qui y attendaient, la délégation a essayé de remonter le moral et souhaité la reprise de leurs diverses activités en vue d’une meilleure prise en charge. « Ce que vous avez perdu est important. Et nul ne peut prétendre vous les remplacer intégralement », dit-elle. Le don de la Fondation Etisalat Bénin vise à soulager quelque peu leurs peines, ajoute Dolorès Chabi-Kao, avant de poursuivre son périple à Houéyogbé, dernière étape de la tournée. La délégation s’est rendue précisément à Tohonou où l’incendie a eu raison de tout un hameau, le 15 février dernier. Vingt-quatre habitations y ont été consumées par des flammes qui n’ont épargné ni greniers ni sommes d’argent thésaurisé, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. A l’en croire, la centaine de victimes recensées à la suite de l’incendie n’a plus de domicile fixe et ne survit que grâce aux dons. Au-delà des dons A Athiémé comme à Houéyogbé, la délégation de la Fondation Etisalat Bénin a offert des produits de première nécessité tels que du riz, du sucre et des pâtes alimentaires aux sinistrés. Des nattes ainsi que des couvertures et des tentes pour s’abriter font également partie du don. Au nom des bénéficiaires, ce sont les autorités qui ont réceptionné les dons. A Athiémé, Julien Kouhagni a représenté le maire. Pour le compte des victimes de Tohonou, c’est Cyriaque Domingo, maire de Houéyogbé, qui a reçu le don à l’école primaire publique de Tohonou. Sur les lieux, un comité de cinq membres a été aussitôt mis en place en vue de procéder à la distribution équitable des lots, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. Pour le geste, les autorités se sont confondues en remerciements à l’endroit des responsables de la Fondation et du réseau téléphonique Moov. Leurs mots de gratitude sont allés également au gouvernement et en particulier au ministère en charge des Affaires sociales qui a porté la voix des victimes auprès de la fondation donatrice. « Mais le plus important, note Dolorès Chabi-Kao, c’est que nous nous sommes déplacés sur le terrain pour manifester aux victimes notre compassion et notre amour». Son collègue Mostafa El Houti, chef projet marketing à Moov Bénin, souligne que l’objectif principal de la démarche de la Fondation, c’est d’accompagner les victimes afin qu’elles ne se sentent pas délaissées. De ce qu’il a vu sur le terrain, il retient que « l’on ne peut jamais imaginer les douleurs que les victimes ressentent parce qu’elles ont tout perdu ». Invitant d’autres personnes généreuses à leur emboiter le pas, il conclut que « dans pareille circonstance, tout humain veut qu’on l’accompagne ». Société 27 févr. 2020


Route Guéssou Sud-Fô Bourré-Sinendé: Le lancement des travaux de bitumage dans moins de 48 heures
La fin du calvaire pour les usagers de la route Guéssou Sud-Fô Bourré-Sinendé longue de 59 km est pour bientôt. Le lancement des travaux de son bitumage par le ministre des infrastructures et des transports est prévu pour le vendredi 28 février prochain Actualités 26 févr. 2020


Programme Women In Technologie: Une initiative pour renforcer la capacité des femmes
Cinquante filles participeront à la première phase du programme Women In Technologie (Women’It) visant l’autonomisation des femmes et la réduction de la fracture numérique liée au genre dans le département du Borgou. Selon Auspicia Djima, coordonnatrice du programme, c’est l’initiative d’une association de jeunes béninois attachés à la promotion et à l’insertion des femmes à travers le numérique. Pour elle, Women’It vient pallier la faible présence des femmes du département du Borgou dans le domaine du numérique. « C’est dans le but d’augmenter le nombre de femmes dans le domaine du numérique que ce programme a été initié », a-t-elle déclaré. A l’en croire, il s'agit d'un programme sur cinq ans (Destination 2025), visant à doter 2025 femmes de connaissances et de compétences en entrepreneuriat numérique et dans les nouveaux métiers liés au numérique et à son écosystème, à bâtir un réseau créatif, solidaire et dynamique de femmes qui marqueront l'avenir du Bénin. Elles seront aguerries pour concevoir des affiches, des logos, des brochures, des magazines, des catalogues, des vidéos publicitaires, des animations vidéo. Cette première phase du programme va se dérouler à Parakou et durera quatre mois. « Du 02 mars au 26 juin 2020, elles bénéficieront gratuitement de formations tous frais pris en charge, en création graphique, en mise en page de document multi-pages, prise de vue et post-production vidéo », a-t-elle expliqué. A l’issue de cette phase, les meilleures porteuses de projets pourront bénéficier d’un accompagnement spécifique et d’une incubation offerte par les organisateurs. Signalons que les inscriptions se poursuivent et prennent fin demain jeudi 27 février. Ch. H. Société 26 févr. 2020


Promotion des disciplines sportives au Bénin: Les mesures du gouvernement au profit des fédérations
Dans le cadre du suivi des réformes du gouvernement dans le secteur du sport, Oswald Homéky, ministre des Sports, a rencontré, ce mardi 25 février à Cotonou, les responsables de fédérations sportives. A l’occasion, il les a félicités pour les efforts accomplis en vue de la visibilité du pays avant d’énoncer les nouvelles mesures du gouvernement pour de la promotion et le développement du sport au Bénin. Les réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon dans le secteur du sport portent leurs fruits et participent à la visibilité du Bénin en Afrique et dans le monde entier. C’est la quintessence des témoignages des responsables de fédérations sportives lors d’une rencontre initiée par Oswald Homéky, ministre des Sports, ce mardi 25 février à Cotonou. Bonaventure Coffi Codjia, directeur du Sport d’élite, au début de la séance, s’est réjoui de la présence massive des dirigeants sportifs à cette rencontre dans un contexte où plusieurs réformes sont en cours de mise en oeuvre. Selon lui, c’est conscient du rôle que les fédérations jouent dans le développement du pays que le ministre des Sports a voulu discuter avec l’ensemble des dirigeants fédéraux. Pour lui, les responsables des fédérations doivent travailler à mériter davantage la confiance du gouvernement engagé à reformer le mécanisme d’attribution des subventions. A l’en croire, les subventions accordées aux fédérations se sont accrues depuis l’avènement du gouvernement de la Rupture. « Le gouvernement a décidé d’aller loin en prenant des mesures en faveur des fédérations, mais nous vous invitons à cultiver les valeurs de probité pour en tirer grand profit pour le bonheur de notre pays », a-t-il exhorté. A sa suite, Oswald Homéky, ministre des Sports, a témoigné sa reconnaissance à toute la famille sportive qui contribue au rayonnement du pays à travers des performances lors de différentes compétitions en Afrique et dans le monde. « Dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’action du gouvernement, nous donnons la preuve que nous pouvons nous organiser pour gagner des lauriers », a-t-il déclaré. A l’en croire, la mauvaise organisation à tous les niveaux a été un frein au développement des activités sportives dans notre pays pendant plusieurs décennies. Réorganiser la gestion du sport « Nous avons décidé de réorganiser la façon dont le sport se gère pour le bien des acteurs sportifs », a-t-il martelé. C’est ce qui a motivé l’invitation de l’ensemble des responsables de fédérations et les présidents de confédérations africaines d’origine béninoise à cette rencontre. C’est le lieu pour le ministre de rappeler les priorités du gouvernement. « Nous avons des priorités comme la promotion des disciplines sur l’ensemble du territoire national, l’organisation de façon régulière de championnats de bon niveau, la participation aux compétitions sous-régionales, continentales et internationales », a-t-il rappelé. Pour lui, l’extension de la taxe sportive aux fédérations sportives signifie que les entreprises peuvent verser des ressources aux fédérations, qui sont invitées à une gestion efficiente. « Il ne s’agit pas de moyens financiers pour organiser des activités qui n’ont aucune pertinence mais des activités qui font le bonheur de nos athlètes », a-t-il fait remarquer. A cet effet, il invite les responsables à une meilleure gestion des ressources afin d’être éligibles aux subventions de façon permanente. Présent à ce rendez-vous, Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois, se dit satisfait des échanges et souhaite que de telles rencontres se multiplient pour un meilleur suivi des fédérations sportives Sports 26 févr. 2020


Aménagement de la berge lagunaire de Dantokpa: Une transformation spectaculaire
L’aménagement de la berge lagunaire du marché international Dantokpa réjouit les usagers ainsi que les habitants des quartiers populeux qui jouxtent le marché. La berge lagunaire de Dantokpa attire désormais par sa propreté. Il n’y a plus de haies d’immondices qui rendaient les lieux insalubres. A sa descente de la pirogue cet après-midi du mardi 25 février, dame Justine Sokè n’a pas éprouvé de difficultés à accéder au marché. Venue de Jésuko pour acheter des tisanes à son enfant de trois ans qui a un accès de fièvre, elle a accédé sans gêne au marché Dantokpa. Selon ses explications, c’était avec beaucoup de peines qu’elle y accédait. Jetant un regard autour d’elle et voyant un espace bien aménagé, aéré, et libéré de tout déchet, elle confie : « Il fait bon vivre ici désormais ». Justine Sokè a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement qui a pris l’initiative de libérer la berge lagunaire de Dantokpa. Il est plus facile de circuler sur cet espace autrefois pris d’assaut par des commerçants qui l’occupaient illégalement et qui polluaient le lac Nokoué par leurs activités, poursuit-elle. Pour sa part, Enoch Fanouwa salue cette action de libération de cette berge où il vient souvent chercher de petits jobs. Après les travaux de remblai en cours, il faut des lampadaires pour éclairer le site, souhaite-t-il. Des jeunes du quartier trouvent en cet espace aménagé, un terrain de sport. L’intérêt des travaux de libération de la berge démarrés le 7 janvier dernier n’est plus à démontrer, d’après un enseignant de l’Ecole primaire publique Hindé. Ces travaux ont permis aux riverains notamment aux écoles implantées dans la zone de Missèbo et Hindé de travailler dans la sérénité. Les écoliers ont retrouvé le calme indispensable aux activités intellectuelles et étudient, selon l’enseignant, loin des tohu-bohu des marchands. La plupart des commerçants reconnaissent l’importance des travaux que dirige le génie militaire. Mais ils souhaitent une mesure d’accompagnement. Certaines revendeuses attendent leur relogement prétextant que depuis que l’espace est libéré, leurs activités tournent au ralenti. Il convient de souligner que les travaux d’aménagement de la berge lagunaire se poursuivent dans la zone de Hindé et le site est bien gardé par les forces de sécurité dont la présence dissuade d’éventuels pollueurs récalcitrants. Société 26 févr. 2020


Séminaire sur les réformes dans l’Enseignement supérieur: La qualité de l’offre éducative en débat
Un séminaire ministériel sur les réformes dans l’Enseignement supérieur a mobilisé les acteurs, vendredi 21 février dernier à l’amphi Sadler de l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) de Cotonou. Il a pour but la recherche du consensus autour desdites réformes pour la qualité de l’offre éducative. C’est une initiative du gouvernement portée par Eléonore Ladékan Yayi. Les réformes dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur sont passées au crible. Au cours d’un séminaire ministériel dont les travaux ont été lancés, vendredi 21 février dernier, par Eléonore Ladékan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les acteurs ont apporté leur contribution pour la mise en oeuvre diligente des différentes réformes. Sur le thème : « Regards croisés des acteurs sur les réformes dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique », le séminaire ministériel a pour objectif, selon Mèdénou Daton, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de réaliser un large consensus entre les principaux acteurs du sous-secteur sur l’ensemble des réformes engagées dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il s’agira, pour les participants, de s’approprier le bien-fondé des réformes souhaitées par le gouvernement dans l’enseignement supérieur d’une part et de cerner leur rôle à travers l’appropriation des nouveaux textes en vigueur dans le secteur d’autre part. « Nous sommes là parce qu’il y a un problème et nous serons dans nos différents rôles pour apprécier ces problèmes. Nous ne sommes pas venus parce que nous avons nos cartouches de revendications », a martelé la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Pour Eléonore Ladékan Yayi, des plaintes des citoyens et des autorités sont parvenues à son cabinet et après cinq mois environ d’observation, il est nécessaire, souligne-t-elle, que tous les acteurs de l’enseignement supérieur se rencontrent pour analyser ces plaintes et apporter des solutions en vue de la qualité de l’enseignement. « Je sais compter sur votre sens d’écoute et de partage », a ajouté la ministre pour espérer qu’à l’issue de la rencontre, le sous-secteur de l’Enseignement supérieur sera un système véritablement renforcé et bien bâti. Dysfonctionnements, actions menées Les différents dysfonctionnements que connaît le sous-secteur de l’Enseignement supérieur ont été présentés aux trois cents délégués à ce séminaire ministériel ainsi que les réformes prévues pour les réduire. Au nombre des dysfonctionnements liés à la gouvernance dans le sous-secteur, Martin Ogoussan, directeur de la Coopération universitaire, souligne le faible niveau de coordination, la faible couverture des œuvres sociales, le faible niveau d’avancement du système de gestion de l’information de l’éducation volet enseignement supérieur. Il y a également l’installation non coordonnée des établissements supérieurs, les insuffisances du régime de désignation des responsables des universités publiques du Bénin. Dans le domaine de l’offre éducative, il a indiqué la faible adéquation des offres de formation aux besoins réels du pays et des entreprises, la pléthore d’universités publiques sans ressources, le faible niveau d’innovation technologique, le faible impact des résultats de la recherche sur le développement. Parlant de la demande éducative, il retient le faible développement d’initiatives privées et au niveau de la jeunesse, une forte aversion pour le risque. Pour endiguer ces dysfonctionnements, le gouvernement a entrepris le renforcement du Conseil national de l’Education, l’interconnexion des universités publiques, la mise aux normes des établissements de formation universitaire, l’adoption d’une stratégie basée sur la démarche qualité pour la gestion du sous-secteur. Le gouvernement a aussi initié d’un cadre incitatif pour les investisseurs privés, la mise en place d’un fonds d’études supérieures au Bénin et le renforcement du projet de centre d’excellence. La revue globale des offres de formation et l’harmonisation des filières, l’élaboration d’une nouvelle carte universitaire, la mise en place de la cité internationale du savoir, … figurent en bonne place dans les réformes prévues pour réduire les dysfonctionnements dans le sous-secteur, selon Martin Ogoussan. Dix communications ont été présentées au cours de ce séminaire dont l’harmonisation des offres et coûts de formation dans les universités nationales du Bénin, assurance qualité dans les universités et équivalence des diplômes, les formations doctorales et gestion des laboratoires de recherche dans les Unb… ---------------------------- Impressions de quelques participants ---------------- Alain Gbladja, président du Syndicat des travailleurs administratifs techniques et de service de l’éducation nationale, section de l’Enseignement supérieur (Syntratsen-Esrs) « Ce séminaire est un signe d’espoir. Je remercie la ministre pour cette belle initiative. Elle vient combler nos attentes. Lorsque vous êtes un acteur, vous devez aspirer à une amélioration permanente de votre secteur. Si les acteurs principaux d’un système ne se retrouvent pas, ils ne peuvent pas réfléchir profondément sur les problèmes de leur secteur. Ce séminaire ministériel est venu à point nommé. Parce que nous, nous avons beaucoup d’attentes et de préoccupations. Avec la communication inaugurale que nous avons suivie, nous croyons que ce séminaire ne sera pas un de plus. Les différentes thématiques prévues pour être développées viendront réduire les dysfonctionnements pour le développement du sous-secteur. Si nous sommes francs et que nous échangeons franchement, les travailleurs trouveront des solutions aux problèmes posés et cela pourrait améliorer qualitativement les services rendus par notre secteur à la communauté nationale et internationale. --------------------------------------------------- Odile Dossou Guèdègbé, Doyen de la Faculté des Sciences humaines et sociales (Fashs) « Ce séminaire est une initiative noble et louable qui permet de rassembler les acteurs du secteur de l’Enseignement supérieur autour d’une table, et les problèmes majeurs qui minent le sous-secteur de l’enseignement supérieur seront discutés. C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle, dit-on. Des initiatives ont eu lieu depuis 2016 et les résultats montrent que ça ne va pas toujours. On nous a fait le bilan du diagnostic et il se fait qu’il y a des points forts mais également des faiblesses qui viennent déranger un peu le cours normal des choses. Que tout ce qui est élément de blocage pour la bonne marche du sous-secteur de l’Enseignement supérieur soit revisité, discuté et franchement pour que chaque acteur sache quelle est sa partition dans ces chaines de décision. Notre souhait est que tout aille au mieux pour tous les acteurs depuis, l’étudiant jusqu’au niveau ministériel ». --------------------------------------------------- Gérard Degan, Recteur de l’Université nationale des Sciences et technologie de l’ingénierie de mathématique (Unstim) « C’est tellement nécessaire ce que la ministre de l’Enseignement supérieur a commencé par faire. Elle doit d’abord apprécier l’existant à travers les réformes qui ont été entreprises et voir ce qui est nécessaire qu’on puisse faire pour harmoniser surtout les points de vue de tous les acteurs. Le gouvernement avait pris les décisions. On a même commencé à préciser les cartes universitaires. Maintenant, les difficultés que nous avons sur le terrain, c’est des solutions que nous allons apporter à ces problèmes. Si les acteurs conviennent ensemble de ce qui est nécessaire de faire, on doit aller dans ce sens, puisque ce sont les acteurs de la vie éducative ». Education 25 févr. 2020


Bien-être des mères et des enfants: 482 réfrigérateurs remis au ministère de la Santé
Le gouvernement de Patrice Talon vient de doter les centres de santé, avec la contribution de Gavi, l’Alliance du vaccin, de 482 réfrigérateurs et 48 kits de pièces de rechange pour réduire les maladies évitables par la vaccination. Ces équipements ont été officiellement remis au ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, jeudi 20 février dernier à Cotonou, par le représentant résident de l’Unicef, Dr Claudes Kamenga. « Au Bénin, beaucoup d’enfants continuent de mourir de maladies évitables par la vaccination », a déploré le représentant résident de l’Unicef, Dr Claudes Kamenga. Conscient de cette situation, le gouvernement de Patrice Talon vient d’acquérir, avec l’appui de Gavi, l’Alliance du vaccin, des équipements de la chaîne du froid pour la mise en œuvre du Programme élargi de vaccination au profit des mères et des enfants. Ainsi, 482 réfrigérateurs et 48 kits de pièces de rechange ont été acquis pour un montant total de 1 597 854 334 F Cfa dont une contribution nationale de 337 411 390 F Cfa et un soutien de Gavi s’élevant à 1 260 442 960 F Cfa. Ces réfrigérateurs et kits de pièces de rechange sont répartis comme suit : 114 réfrigérateurs électriques et 11 kits de pièces de rechange de la marque BMedical System et 368 réfrigérateurs dont 62 électriques et 306 solaires directs sans batterie et 38 kits de pièces de rechange de la marque Dulas. Tous les réfrigérateurs sont dotés d’un enregistreur continu de température et les équipements électriques sont accompagnés chacun d’un régulateur de tension avec une garantie de deux ans et une possibilité de contrôle à distance des températures. Claudes Kamenga a rappelé l’importance de l’équipement de la chaîne du froid. Pour lui, l’équipement de la chaîne du froid est une composante essentielle pour garantir que les vaccins, qui sont des produits d’importance vitale, atteignent tous les enfants. « Seule une chaîne d’approvisionnement capable de gérer, stocker, transporter et livrer des vaccins au niveau de tous les points de service, de manière sûre et fiable, peut améliorer la santé et réduire le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans», défend-il. Selon Benjamin Hounkpatin, l’arrivée de ces équipements contribuera à la réduction des peines des personnels de santé dans la conservation des vaccins, l’amélioration des couvertures vaccinales et la correction des iniquités en matière d’accès à la vaccination. L’acquisition de ces équipements s’avère importante, dit-il, quand on sait que suite à l’inventaire exhaustif réalisé en 2016, il a été révélé que 20% des formations sanitaires ne disposent pas d’équipements de chaîne du froid pour la mise en œuvre efficace de la vaccination. Pour celles qui en disposent, poursuit-il, 80 % de ces équipements ne sont pas conformes aux normes de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Ce qui pourrait compromettre la qualité des vaccins administrés aux cibles. De plus, le plan de réhabilitation des équipements de la chaîne du froid montre que la capacité de stockage de ces structures est limitée pour faire face aux prochaines introductions de nouveaux vaccins. Les efforts du gouvernement sont donc à saluer, estime-t-il, surtout qu’il a mis un point d’honneur à œuvrer inlassablement pour la protection des personnes vulnérables à travers le Pag. Il est aisé de constater l’objectif du gouvernement qui est d’améliorer la santé des mères et des enfants au Bénin en appuyant considérablement la vaccination qui permet à elle seule d’éviter près de 3 000 000 000 de décès par an dans le monde. Santé 25 févr. 2020


Campagne digitalisée de distribution de moustiquaires lancée à Dassa: Nouvel élan dans la lutte contre le paludisme
La place Egbakokou de la ville de Dassa a accueilli, dimanche 23 février dernier, le lancement officiel du dénombrement des ménages et de remise de coupons dans le cadre de la campagne nationale digitalisée de distribution gratuite de moustiquaires. Une cérémonie présidée par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, en présence des autorités politico-administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers. Impressionnante mobilisation dimanche dernier, à Dassa, autour du lancement officiel de la campagne nationale digitalisée de distribution gratuite des Moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d’action (Miild) aux ménages. Au centre de cette mobilisation, la lutte contre le paludisme, une maladie qui continue de faire des ravages au sein de la population. Au Bénin, note le représentant-résident par intérim de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Dr Mamoudou Harouna Djingarey, le paludisme est une maladie endémique avec des recrudescences saisonnières notamment dans les mois de mai-juin et septembre-octobre. Toutes les tranches d’âges sont touchées par cette maladie mais les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans constituent les groupes les plus vulnérables et sont exposés aux formes graves de la maladie. Le paludisme représente 44,9 % des consultations médicales au Bénin, avec un taux de mortalité d’un décès pour 1000 cas de paludisme. Les ménages exhortés à se faire dénombrer Face à ce fléau et conformément aux différentes initiatives suscitées, reconnaît Dr Harouna Djingarey, le Bénin a choisi d’investir massivement dans la lutte contre le paludisme et d’œuvrer pour se développer. Par ce choix, le Bénin se donne les moyens de réduire sensiblement la mortalité maternelle et infantile. Le lancement du dénombrement des ménages et de remise de coupons est une étape fondamentale dans le processus de distribution gratuite des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (Miild) de cette année 2020. A cet effet, il a exhorté chaque ménage à se faire dénombrer afin d’obtenir sa moustiquaire imprégnée le jour de la distribution. Abondant dans le même sens, le représentant de l’Usaid, Carl Anderson, a aussi apporté son soutien à cette campagne qui constitue une excellente opportunité pour accorder une attention particulière au fardeau dû au paludisme. Une stratégie soutenue par l’Usaid et qui s’inscrit dans le Programme d’action du gouvernement avec pour but de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme. La couverture en moustiquaires améliorée Pour Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, le Bénin a amélioré la couverture en moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action à travers la distribution de routine et les différentes campagnes organisées en 2007, 2011, 2014 et 2017. La dernière, celle de 2017, avait pour objectif de rétablir l’accès universel au Miild au Bénin d'en améliorer l’utilisation par la population. Selon le ministre, tirant leçon de la campagne de distribution de Miild de 2017 et tenant compte des techniques de l’information et de la communication, une approche de digitalisation de la campagne de distribution gratuite de Miild est adoptée pour l’édition 2020. Elle consistera à utiliser une collecte électronique de données de dénombrement et le code barre pour la confirmation des coupons et la remise des moustiquaires aux ménages. Cette approche permet de gagner du temps et de s’assurer que les ménages ont effectivement reçu les moustiquaires. Elle permettra également d’avoir chaque jour, les résultats instantanés de chaque localité et de s’assurer de la qualité du dénombrement. Revenant sur les résultats de l’enquête démographique et de Santé de 2017, le ministre rappelle qu’ils ont montré que la possession de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a progressé de façon remarquable de 2006 à 2017, passant de 25 % à 92%. L’utilisation des Miild a aussi progressé, aussi bien chez les enfants de moins de 5 ans (de 20,1 % à 82 %) que chez les femmes enceintes (de 19,6 % à 85 %). Des chiffres qui motivent davantage le Programme national de lutte contre le paludisme. Il faut noter qu’à l’issue de la cérémonie, la délégation des officiels conduite par le ministre Hounkpatin était dans un ménage situé non loin des lieux pour expliquer le but de ce dénombrement et procéder à la remise symbolique de coupon. Cette opération dure 18 jours et prendra fin le 12 mars prochain. Santé 25 févr. 2020


Gestion des déchets contenant du mercure: Les acteurs évaluent les actions
Le projet d’amélioration du cadre de gestion des déchets contenant du mercure (Progem) a été lancé au cours d’un atelier prévu pour durer deux jours, jeudi 20 février, par José Tonato, ministre du Cadre de Vie et du Développement durable. Les acteurs ont évalué au cours de ces assises, les actions menées par le Bénin pour réduire les dégâts sanitaires et environnementaux de cette substance conformément à la Convention de Minamata. La pollution par le mercure préoccupe au regard des conséquences de cette substance chimique sur la santé. Son évaluation mobilise les acteurs notamment les points focaux de la convention de Minamata sur le mercure à travers un atelier de deux jours lancé, jeudi 20 février, par José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. L’atelier porte sur la mise en route du projet d’amélioration du cadre de gestion des produits ou articles contenant du mercure. Son objectif est d’améliorer le cadre de gestion des produits et articles contenant du mercure d’une part et de renforcer la capacité des parties prenantes d’autre part. Il ambitionne d’apporter des solutions idoines en vue d’une gestion rationnelle des produits ou articles contenant des déchets du mercure grâce à ses cinq composantes techniques dont la sensibilisation des groupes cibles. Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat, a rappelé que le Bénin a ratifié la convention de Minamata sur le mercure en novembre 2016. Après la ratification, il a soumis un projet au niveau du secrétariat de la convention pour élaborer le profil du mercure, c’est-à-dire identifier tous les compartiments dans lesquels on peut retrouver du mercure et voir la quantité de mercure que le Bénin produit à travers ces différents compartiments ainsi que les formes sous lesquelles il s’y trouve. Préserver l'environnement et la santé En rappelant que 43 000 kg de mercure sont générés par an dans l’environnement, le directeur général de l’environnement et du climat a indiqué qu’il faut trouver un mode de gestion de ces mercures, très dangereux et qui posent des problèmes de santé au niveau du fœtus qui peut naître avec des malformations. Le mercure cause aussi des problèmes rénaux. « Le projet d’amélioration du cadre de gestion des déchets contenant du mercure (ProGem) va permettre de mettre en place une filière de gestion du mercure. Il s'agit aussi de permettre aux populations, surtout les artisans qui sont dans l’orpaillage de bien vivre », a expliqué Martin Aïna Pépin. José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a souligné que la gestion de ces produits est devenue une problématique majeure dans la préservation de l’environnement et la protection de la santé humaine. «Le mercure est connu pour ses effets toxiques et ses conséquences néfastes sur les fœtus et les nourrissons. II constitue une menace mondiale, de par sa mobilité élevée, sa persistance dans l’environnement, sa capacité de bioaccumulation dans la chaîne alimentaire, ainsi que son caractère de perturbation endocrinienne. Les différents efforts dans la gestion de cette substance, rappelle le ministre, viennent renforcer les actions du gouvernement dans la modernisation du système de gestion des déchets ménagers, la création de société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué y compris les actions devant couvrir l’ensemble des communes sur le territoire national. Société 25 févr. 2020


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