La Nation Bénin...



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Nouvelles

Vulgarisation de la Charte nationale de reddition de comptes: Des plaquettes éditées pour améliorer les pratiques
Engagées depuis quelques années dans la promotion de la gouvernance axée sur le compte-rendu périodique des élus, les organisations Social Watch Bénin et Alcrer ont cru bon d’éditer des plaquettes de vulgarisation des dispositions de la Charte nationale de reddition de comptes au sein des collectivités locales pour favoriser leur meilleure compréhension. Des plaquettes rendues publiques, jeudi 9 janvier dernier à Cotonou, par les responsables des deux organisations à l’occasion d’une conférence de presse de lancement. Social Watch Bénin et Alcrer ont pris une part active à l’avènement de la Charte nationale de reddition de comptes au niveau des collectivités locales en 2016. Ceci fort de leur engagement pour une gouvernance axée sur le compte-rendu périodique des élus depuis des années. Editer une plaquette de vulgarisation des dispositions de ladite charte revêt un intérêt particulier pour les Organisations de la Société civile dans leur mission quotidienne de promotion de la bonne gouvernance au Bénin en général et au sein des collectivités locales en particulier, souligne Martin Vihoutou Assogba, président du Comité de pilotage et de suivi du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCip II). Saluant la volonté politique exprimée par le gouvernement de doter le pays d’une loi sur la reddition de comptes afin d’en faire un véritable outil au service des collectivités locales, il a indiqué que la Charte nationale de reddition de comptes au niveau des collectivités locales fait obligation aux mairies d’organiser une audience publique de reddition de comptes tous les six mois et de répondre à la demande des citoyens dans un délai de 15 jours. L’initiative d’élaborer cette plaquette de vulgarisation du contenu de la charte à l’intention des communes et des acteurs de la décentralisation tient, à l’en croire, au souci de contribuer à l’amélioration qualitative du contenu de l’exercice et de ses conditions d’organisation et permettre ainsi à plus de citoyens de contribuer à la manifestation de la vérité sur la gestion des affaires publiques. La charte, rappelle-t-il, est un document d’engagement à portée morale où sont consignés les valeurs, principes, droits et devoirs d’une personne, d’un groupe de personnes ou d’une institution. Celle relative à la reddition de comptes au niveau des communes vise à établir l’adhésion des autorités communales, municipales, locales et de tout décideur ou autres acteurs locaux au processus de reddition de comptes. Elle entend, selon Blanche Clarisse Sonon, vice-présidente du Comité de pilotage et de suivi du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCip II), promouvoir également la transparence dans la gestion des affaires locales et favoriser l’accès à l’information pour tous les citoyens et par ricochet, leur participation effective à la gestion des affaires publiques communales/municipales et locales. En éditant une plaquette pratique de la Charte nationale de reddition de comptes qui compte cinq chapitres et 20 articles, le Programme PartiCip II ambitionne, selon la vice-présidente du Comité de pilotage et de suivi, de permettre aux acteurs de la décentralisation d’être mieux informés, entre autres, sur la périodicité de la reddition de comptes, les domaines de la reddition de comptes, le droit à la demande de reddition de comptes, le délai de réponse de l’autorité face à une demande de reddition de comptes, etc. En somme, la plaquette se veut une boussole pour faire des audiences publiques des séances de dialogue fructueux entre élus et citoyens à la base. Les deux organisations ont réitéré leur engagement à continuer de jouer leur partition pour des communes mieux gérées, caractérisées par une gouvernance ouverte, transparente et inclusive pour un développement harmonieux. Société 14 janv. 2020


Flambée des prix des produits pétroliers: Les efforts du gouvernement exposés aux députés
La ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman, a apporté, jeudi 9 janvier dernier, des éléments de réponses aux députés sur la flambée des prix des produits pétroliers. Le contrôle de l’action gouvernementale reprend de plus belle à l’Assemblée nationale. La ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman, a ouvert le bal, jeudi 9 janvier dernier, en apportant des éléments de réponses sur la flambée des prix des produits pétroliers, une question orale avec débat posée au gouvernement par le député Léon Aden Houessou. Des explications de la ministre, il ressort que le secteur de distribution des hydrocarbures au Bénin est régi par le décret n°2008-614 du 22 octobre 2008 portant modalités d’importation et de distribution des produits pétroliers raffinés et de leurs dérivés en République du Bénin. Ce décret fait intervenir deux types d’acteurs à savoir : le secteur public, en l’occurrence la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers et le secteur privé, c’est-à-dire les Sociétés privées de vente de produits pétroliers. La distribution des produits pétroliers se fait sur la base des prix homologués par le gouvernement. Les prix affichés dans les stations-service n’ont jamais dépassé 600 francs Cfa le litre pour tous produits confondus. Mais à côté de ce secteur formel de distribution des produits pétroliers, prolifère un secteur informel nourri par l’essence de contrebande venant du Nigeria et qui influe négativement sur les recettes publiques. Les dernières mesures prises par le gouvernement nigérian interdisant l’approvisionnement de ses stations situées à 20 km de la frontière avec le Bénin, poursuit la ministre, ont engendré une flambée des prix des produits pétroliers du secteur informel. Cette flambée s’explique par le coût de risque couru par le fournisseur informel pour ravitailler les consommateurs. Dans aucune des stations formelles, le prix de l’essence n’est en deçà de 600 francs Cfa et ce depuis plus de deux ans. Le réseau de distribution de la Sonacop est composé de 142 stations-service dont six en gérance directe, 86 en gérance libre, les 51 restantes sont non fonctionnelles pour raisons de démantèlement ou de manque d’entretien, détaille Shadiya Assouman. Les stations en gérance directe ne sont pas approvisionnées par manque de trésorerie. Celles en gérance libre sont ravitaillées par la Sonacop qui elle-même n’a pas de produits. Le gouvernement n’est pas resté les bras croisés face à la situation. Privatiser la Sonacop ? Pour faire face à la flambée des prix des produits de la contrebande qui avait généré des files d’attente interminables dans les stations formelles, l’Exécutif a pris, informe la ministre, des engagements vis-à-vis des fournisseurs pour ravitailler les stations fonctionnelles. En ce qui concerne les stations en gérance libre, les promoteurs ont également été accompagnés. Cela a été possible parce que les stations-service ont vendu au comptant (sans tickets valeurs). Ce qui a permis d’avoir de liquidités pour payer les fournisseurs et poursuivre l’activité. Les consommateurs ont pu s’approvisionner dans les stations-service aux prix homologués par le gouvernement. Pour ce qui concerne l’intérieur du pays, les prix relevés dans le secteur informel étaient souvent inférieurs à 700 F, voire 600 à 500 F dans certaines zones. Ce qui rend les stations-service souvent non rentables, conclut la ministre. Cette réponse du gouvernement n’a pas pour autant convaincu les députés dont l’auteur de la question. Les parlementaires ont surtout déploré que ce dossier soit examiné en plénière cinq mois après. La question a été vidée de sa substance avant la réponse du gouvernement, vu que la flambée des prix n’est plus prononcée sur le terrain aujourd’hui. Mais les députés notamment Augustin Ahouanvoébla et Ernest Médéwanou ont relevé que l’Etat ne doit pas faire le commerce de carburant. Selon eux, la Sonacop devrait avoir un rôle régulateur pour suivre la façon dont le produit pétrolier est commercialisé dans le pays. L’Etat doit laisser le commerce aux commerçants, suggèrent-ils. Les députés proposent au gouvernement et surtout à l’administrateur provisoire de la Sonacop d’en tenir compte dans ses travaux. Les parlementaires se sont par ailleurs inquiétés du cas des structures de l’Etat et même des collectivités locales qui, voulant s’approvisionner en carburant, ont payé des tickets-valeurs de la Sonacop contre de la liquidité. Alors que le produit n’est plus disponible au niveau des stations-service. Ils se demandent ce que vont devenir ces tickets-valeurs, là où est passé l’argent et celui qui va prendre les tickets-valeurs et payer les structures concernées. Actualités 14 janv. 2020


Fête du vodoun: Parade et démonstrations surnaturelles au menu à Grand-Popo
Ce vendredi, journée décrétée pour la célébration des religions endogènes, la Place du 10 janvier à Grand-Popo, dans le département du Mono, a accueilli une foule impressionnante  d’adeptes   et   de   personnalités.  Constituée   de   dames   et d’hommes de tous les âges venus de divers horizons, la foule a eu droit, entre autres, à la parade des couvents et des démonstrations dont certaines relèvent de l’ordre du  surnaturel.  Du maniement d’armes blanches sur  le corps  humain,savoir-faire des adeptes du vodoun djagli aux tours de magie des zangbéto, en passant par les déhanchements et contorsion des dames du culte mami et du thron, les couvents ont donné du beau spectacle. Et ceci, sous la direction de Adanyroh Guèdèhounguè Agassa et son staff de la Communauté nationale des cultes vodoun au Bénin (Cncvb-racine). A les en croire, cette 28e  édition de célébration des religions endogènes est placée sous le signe de l’unité retrouvée au sein des dignitaires et adeptes. La fête a été rehaussée par la participation de plusieurs   délégations   venues   des   pays   étrangers   et   d’une   forte   colonie   de touristes. La présence remarquable des ministres Didier Tonato et Mahougnon Cakpo puis celle des députés Dakpè Sossou et Euric Guidi ont également donné de l’éclat aux festivités. Les rois de Kika et d’Agoué aussi étaient de la partie tout comme les maires de Houéyogbé et de Grand-Popo. Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo Culture 11 janv. 2020


Entretien avec l’auteure Micheline Adjovi: « … Il n’y a pas meilleurs patriotes que les adeptes Vodoun »
Juriste de formation, passionnée de la culture et de l’écriture, Micheline Adjovi est un défenseur du Vodoun. Elle y a consacré son dernier ouvrage et ne rate la moindre occasion pour dire tout le bien dont regorge le Vodoun. La Nation : Vous avez à votre actif plusieurs titres dont le plus récent est ‘Vodoun, la forteresse d’espérance’’, paru aux éditions Dagan l’année dernière. A quoi renvoie un tel titre ? Micheline Adjovi : Vodoun, la forteresse d’espérance tire sa substance des résultats de recherches que j’ai volontairement entreprises en vue de mieux comprendre la spiritualité africaine et celle du groupe communautaire auquel j’appartiens. De mes investigations, je suis arrivée à la conclusion toute simple que l’Africain, le Béninois en particulier, a de profondes raisons de garder espoir en l’avenir s’il s’approprie et assume sa spiritualité originelle, vaste territoire illimité de sciences et de connaissances. Quel sens donnez-vous au Vodoun ? Le Vodou est Esprit. Il est l’unique source de vie. Par son omniprésence, il remplit tout l’univers invisible et visible et se manifeste sous différentes formes. D’où la pléiade de Vodoun dont la reconnaissance, l’invocation et l’adoration ont engendré des us et coutumes, la religion ancestrale, une civilisation. Selon la culture, un nom est attribué à chacune des manifestations du Vodoun primordial. On dirait que pour vous, tout est beau dans l’univers Vodoun. Pourtant, dans la réalité, il est redouté par certains ! Pour celui qui ne voit que la beauté, seule la beauté existe. Le Vodoun est lumière. C’est pourquoi il est Yêhwé, c’est-à-dire pur et saint. Tout ce que l’esprit a créé est bon, très bon même. Vodoun est une force au service de l’homme. Seulement face aux enjeux existentiels, c’est le cœur de l’homme qu’il faut questionner. En la matière, il n’y a pas meilleurs patriotes que les adeptes Vodoun. Il est rare de voir un adepte ou un prêtre Vodoun, digne de ce nom, se compromettre jusqu’à tuer son prochain, image du Vodoun, ou comploter contre son pays. Le monde Vodoun est une forteresse d’espérance où des solutions existent pour toutes situations, aussi délicates qu’elles puissent paraître. La cosmogonie Vodoun est entièrement au service de l’homme pour sa liberté, son épanouissement et son progrès. De l’identification d’un néophyte étudiant jusqu’à sa consécration en passant par son enlèvement et les conditions de son initiation au couvent, n’êtes-vous pas allée trop loin dans la trame de votre roman ? Ou bien est-ce de votre propre histoire qu’il est question à travers l’héroïne, Doudédji ? Profonde serait ma joie si c’était moi Doudédji. En fait, la trame du roman Vodoun, la forteresse d’espérance est une fiction inspirée d’un cas réel dont j’ai été témoin dans ma ville natale, Ouidah. Etre adepte Vodoun ne constitue-t-il pas un frein pour les études ? Je pense qu’il n’y a aucune incompatibilité entre la scolarité et la spiritualité. D’ailleurs, la meilleure combinaison, c’est lorsque le savoir s’allie harmonieusement avec la connaissance. En réalité, les chercheurs découvrent des lois et principes qui existent déjà dans le monde spirituel et dont l’élaboration scientifique permet à la technique de l’appliquer pour l’évolution de l’humanité. C’est pourquoi les inventeurs sont souvent de nouveaux ou d’anciens initiés qui reviennent réaliser dans la matière tout ce qu’ils ont déjà connu dans le plan spirituel. Si ces phénomènes n’existaient pas déjà dans le monde spirituel, il n’y aurait aucun moyen de découvrir quoi que ce soit dans le plan physique. Ce qui veut dire qu’il y a encore beaucoup à découvrir et à expérimenter. Les pays africains dont le Bénin ne pourront être au rendez-vous de la marche de l’humanité que s’ils se décident à financer eux-mêmes l’éducation en y apportant de profondes réformes et cesser de tendre la main à l’étranger. Selon un adage: «qui apporte la farine de maïs a le pouvoir de décision sur la pâte. » A l’heure de la modernité, pourrait-on dire que le Vodou est à l’abri de menaces ? Pas du tout. Savez-vous que l’algèbre de Boole dont est issue la science informatique a été inspirée du système binaire Ifa ? Si c’est la science et la technique qui font bouger le monde il est indéniable que là où se trouve le progrès, il y a absolument Vodou en avant-garde. En fait, l’Africain a perdu la boussole pour avoir été contraint de lâcher le fil de l’histoire. Vodoun est la puissance de l’Afrique. Le Pape Benoît XVI disait ici au Bénin en novembre 2011, je cite : « J’ai l’intime conviction que l’Afrique est une terre d’espérance. J’en ai parlé d’ailleurs plusieurs fois déjà. D’authentiques valeurs capables d’instruire le monde, se trouvent ici et ne demandent qu’à s’épanouir avec l’aide de Dieu et la détermination des Africains. Afrique, lève-toi ! » Face à la profondeur et à la densité de cette exhortation, depuis lors, qu’attendent les Etats africains pour créer de cadres novateurs d’investigations aux enfants passionnés de recherche et de science ? La créativité, la proactivité et l’efficacité ne viennent pas du néant. Il faut la motivation pour stimuler l’engouement de la jeunesse engagée. Au-delà de la motivation, il faut de l’audace pour écrire un roman de ce genre surtout que vous êtes une femme ! Qui d’autre que la femme est investie de recevoir, de couver et de transmettre la vie ? La mission primordiale de la mère n’est-elle pas la transmission des valeurs? C’est son domaine de prédilection. Elle s’y plait comme le poisson dans l’eau. La femme est la mère de l’humanité qu’elle est appelée à éduquer. C’est entre autres pourquoi, et avec raison, la femme a une propension naturelle de se diriger vers l’éducation dans toute sa plénitude. Quel impact le Vodoun peut-il avoir sur le développement du Bénin et de l’Afrique en général ? Le pouvoir réel de chaque peuple se trouve dans sa spiritualité originelle. Avez-vous jamais vu un arbre grandir, résister aux intempéries et porter de fruits sans ses racines ? Continuer d’ignorer nos authentiques racines spirituelles, c’est choisir de se maintenir dans la fragilité et la précarité. Alors que le Vodoun constitue une source inépuisable de richesses. Il suffira de revendiquer et d’assumer l’héritage spirituel en créant des évènements attractifs et des manifestations culturelles d’envergure en des périodes régulières de l’année. C’est une question de souveraineté. Il suffira de revendiquer et d’assumer l’héritage spirituel en créant des évènements attractifs et des manifestations culturelles d’envergure en des périodes régulières de l’année. Il s’agit là de l’économie culturelle ou du tourisme religieux. Quant au domaine de l’éducation, faire des réformes appropriées et créer des centres de recherches et d’expérimentations aux étudiants et professeurs chercheurs. C’est une question de souveraineté. Culture 09 janv. 2020


Départements du Mono et du Couffo: Atchannou, Dédékpoè et plusieurs autres localités sorties du noir
Une dizaine de centrales photovoltaïques sont en train d’être mises en service dans des localités du Mono et du Couffo. Ce mercredi 8 janvier, c’est au tour des arrondissements d’Atchanou et de Dédékpoè à Athiémé d’être ainsi sortis du noir. La place publique d’Atchanou est éclairée, depuis ce mercredi, par un lampadaire. Et ceci, au grand bonheur des élus et des populations qui sont sorties massivement pour saluer cet évènement. Pour le compte de tout l’arrondissement, ce sont dix lampadaires qui ont été installés pour l’éclairage public. La lumière jaillit désormais à Atchanou grâce à un réseau de 2750 m de basse tension et d’un transformateur de 100 kva. L’ensemble est raccordé aux installations de la Société béninoise d’énergie électrique, qui va en assurer la gestion et l’entretien. Le coût des travaux d’électrification est estimé à environ 62 millions francs Cfa pour impacter au moins 1000 ménages de la localité. Mais les populations d’Atchanou ne sont pas les seules à être sorties du noir. Dédékpoè et ses habitants aussi ont accueilli la lumière, ce mercredi. Une centrale photovoltaïque d’un coût de 205 millions francs Cfa a été mise en service en leur faveur. Installée non loin du siège de l’arrondissement, la centrale est bâtie sur 160 modules (panneaux) d’une puissance unitaire de 250 watts, a expliqué Florent Orou Fico, directeur général adjoint de l’Agence béninoise de l’électrification rurale et de maîtrise d’énergie. A l’en croire, il s’agit d’une installation définitive et fiable dont la source d’énergie solaire est très avantageuse. «C’est une énergie qui existe en quantité, en qualité et en continu pour vous permettre de tout faire, surtout le développement des activités économiques », a-t-il indiqué aux populations. L’Aberme a construit au total 80 centrales photovoltaïques au profit de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Cette première phase de mise en service en cours, permet d’offrir la lumière à une dizaine de localités dans les départements du Mono et du Couffo. L’étape de mise en service dans le Mono se poursuit ce jeudi 9 janvier à Gbakpodji dans la commune de Bopa, puis à Avlo, un arrondissement de Grand- Popo. Dans le Couffo, ce sont trois centrales qui ont été mises en service. La commune de Toviklin a bénéficié de deux centrales contre une pour Klouékanmè. Société 09 janv. 2020


Programme de développement des activités sportives: La rentrée des classes sportives lancée
Dans le cadre du Programme de promotion et de développement des activités sportives (Ppdas), Oswald Homéky, ministre des Sports et son collègue chargé de l’Enseignement secondaire, Mahugnon Kakpo ont procédé, ce mercredi 8 janvier, au lancement officiel de la rentrée des classes sportives au Ceg 2 de Ouidah. A cette occasion, les encadreurs sportifs sont invités à permettre aux apprenants des lycées et collèges de s’épanouir à travers le sport. La rentrée des classes sportives sur toute l’étendue du territoire national a été officiellement lancée, ce mercredi 8 janvier, depuis le Ceg 2 de Ouidah par Oswald Homéky, ministre des Sports et son collègue Mahougnon Kakpo, chargé de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle. Au cours de cette cérémonie, le ministre Mahougnon Kakpo a rappelé le bien-fondé de ce programme au profit des apprenants des établissements scolaires du Bénin. Selon lui, l’instauration des classes sportives est une innovation du gouvernement du président Talon qui vise à doter le pays d’un vivier de talents. «Nous aspirons à être une grande nation sportive », a-t-il déclaré. Mathieu Adjovi, député de la 5e circonscription électorale, est fier de cette initiative, fruit de la volonté du chef de l’Etat Patrice Talon de promouvoir le sport à la base. Oswald Homéky, ministre des Sports se félicite de la mobilisation autour de ce programme qui vise la formation de la relève sportive. « En sport, il n’y a pas de miracle, il faut préparer l’avenir», a-t-il martelé. Selon lui, le but des classes sportives n’est pas de déscolariser les apprenants mais de leur permettre de s’épanouir dans chaque discipline sportive. Il a salué son collègue chargé de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle pour l’intérêt qu’il porte à cette initiative. Plusieurs innovations ont été apportées au programme grâce à sa contribution personnelle pour motiver les élèves à s’y intéresser. « A partir de cette rentrée, les notes seront attribuées aux apprenants inscrits dans les disciplines et compteront pour le calcul des moyennes générales », a-t-il déclaré. A l’en croire, ce programme conçu par le gouvernement répond à une logique qui a été approuvée par la Fédération internationale de Football Association (Fifa). Cette rentrée marque, selon lui, la fin de la phase pilote du programme et des dysfonctionnements constatés depuis son avènement. Heureux du choix porté sur le Ceg 2 de Ouidah pour abriter le lancement officiel de ce programme de promotion des activités sportives, le directeur Richard Assokpé a invité l’ensemble des apprenants du Bénin à s’inscrire dans les classes sportives qui prennent en compte le football, l’athlétisme, le handball, le basket-ball et les arts martiaux. Sports 09 janv. 2020


NOTICE, l'éditorial de Paul Amoussou : Patriotisme
En toute chose, modération et prudence. Si c’est bien ce que l’on nomme sagesse. Et il en faut, lorsqu’on traite des affaires de son pays. Cela dit, lorsqu’une affaire intègre son pays, et que l’on manque de faire preuve de circonspection pour ne faire prévaloir que ses visées égoïstes, qui que l’on soit, c’est que l’on en vient à faire fi du patriotisme. Certains Béninois en sont venus à faire cette option, détestable. C’est du moins la conclusion qu’il convient de tirer de cette propension à saisir la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp). On en vient à une banalisation de cette instance régionale, avec des saisines de plus en plus fantaisistes. Tout en tournant le dos à la justice de son pays, en remettant en cause des choses jugées sur le plan national à la même occasion. Et souvent pour des causes dont les objets ne sont pas encore vidés par les instances judiciaires nationales ! Mais la tendance, mue comme par un effet de mode irrationnel, semble être à la saisine de la Cadhp. Et cette instance supranationale semble être même priorisée, de plus en plus, par ceux qui se plaisent à ce jeu, avant même que certains dossiers ne soient vidés par exemple en appel ! C’est la ‘’solennité’’, si l’on ose dire, de cette instance au caractère transcendantal qui s’étiole ainsi, sans qu’on n’y prenne garde. Au bout du compte, qui en est gagnant ? Ceux qui jettent du discrédit sur la justice de leur pays, en portant systématiquement toute affaire dont ils n’ont pas eu gain de cause au plan national devant la Cadhp ? Ils confondraient, ce faisant, le Bénin dont l’image est brouillée, aux dirigeants actuels auxquels ils espèrent ainsi faire du tort, par un juridisme qui laisse à désirer à bien des égards. Tel on fait son lit, on se couche, dit-on. Mais seul le Bénin, dit l’autre, est éternel. Il n’y a que cela de vrai !. Actualités 07 janv. 2020


Ordre des avocats du Bénin: Me Prosper Ahounou prend les rênes
Élu en janvier 2019 pour succéder au bâtonnier Yvon Détchénou, Me Prosper Ahounou a pris fonction hier lundi 6 janvier. C'est lors d'une cérémonie solennelle qui s'est déroulée en présence des avocats des barreaux du Bénin et de la zone Uemoa et sous l’œil du ministre de la Justice et de la Législation, Maxime Séverin Quenum. Me Prosper Ahounou est désormais le bâtonnier du barreau du Bénin et ce, pour les trois années à venir. Prenant fonction hier, il a promis à ses confrères de relever les défis qui sont les leurs avec rigueur et détermination et dans un esprit d'ouverture et de disponibilité. « C'est avec humilité et détermination que je prends les charges pour la fonction que vous m'avez confiée… Nous devons travailler à faire de notre barreau un barreau fort de son indépendance, fort de sa liberté, fort des services rendus au droit… », a-t-il déclaré. Après avoir salué l’engagement de tous les anciens bâtonniers qui ont su garder la lampe allumée, il a annoncé les chantiers futurs sur lesquels il entend s’engager. « Il nous faut assurer le respect de la déontologie, affermir l'autorité de l'Ordre, restaurer ensemble le prestige moral attaché à l'exercice des fonctions de l'Ordre... Nous devons également nous former pour répondre aux exigences d'un monde en permanente mutation... » ; ce sont entre autres les défis que le bâtonnier entrant se donne de relever avec le soutien de ses pairs, lors des trois années à venir. Pour Me Yvon Détchénou, bâtonnier sortant, la tâche a été rude mais fructueuse. « 36 mois de travail... J'ai mouillé le maillot avec envie et volonté. J'ai saisi toutes les opportunités… J'ai attendu, j'ai vu, j'ai vécu, j'ai grandi. J'ai eu peur à un certain moment de perdre mon âme. Ma fierté, c'est la capacité à résister, c'est d'aimer les hommes tout en sachant de quoi ils sont capables. Je n'étais pas venu pour être chef, me faire servir mais pour servir. J'espère l'avoir fait dans la mesure de mes possibilités... », a-t-il souligné. Au titre de son bilan, la mise en œuvre des droits d'assurance-responsabilité entreprise et responsabilité civile ; la mise en œuvre d'un dispositif de prévention sanitaire avec la possibilité de faire un bilan de santé annuel ; la mise en place réussie de la Carpa; la création du Centre de formation des avocats et d’une base de données numérique, la consolidation des relations avec les barreaux internationaux... Prendre la charge après le bâtonnier Yvon Détchénou est, selon Me Prosper Ahounou, le signe d'un destin lié. « Bâtonnier Yvon Détchénou, l'histoire retiendra que nous avons prêté serment le même jour, le 17 décembre 1998, et dans le même ordre : vous et ensuite moi. Aujourd'hui, je reçois la charge après vous. Est-ce le signe de la providence ! », a-t-il fait remarquer. Appel à l'unité « Ne l'oubliez pas, le plus grand ennemi qui nous guette, c'est la division. Tant que nous serons ensemble, nous serons imbattables », a soutenu le président de la Conférence des barreaux de l'Uemoa, Mbaye Gueye, pour exhorter l'Ordre des avocats du Bénin à l'unité et à la fraternité. « Je voudrais espérer que notre barreau restera ce qu'il a été et qui a suscité des jeunes à l’intégrer et qui a également permis aux anciens de revenir au métier après leurs charges républicaines », va soutenir le ministre de la Justice et de la Législation, Maxime Séverin Quenum. Passant le témoin à son successeur, Me Yvon Détchénou a également émis le vœu de voir le barreau béninois plus uni dans le respect entre personnes bien éduquées. A l’occasion, le président de la Conférence des barreaux de l'Uemoa, Mbaye Gueye, a rappelé que le bâtonnier Yvon Détchénou est le dernier bâtonnier élu. « Il n'y aura plus élection de bâtonnier. Il n'y aura que l'élection du dauphin du bâtonnier ». A l'en croire, l'élection du bâtonnier est devenue plus pénible et plus complexe que l'élection du président de la République avec le risque de division entre les membres de l'Ordre. C'est pourquoi, il a été décidé que le dauphin soit élu un an avant le terme du mandat du bâtonnier en exercice, pour prendre le temps de se préparer et de mieux apprendre. C’est ce que le Bénin vient d’expérimenter avec le bâtonnier entrant qui a d’abord été dauphin du bâtonnier sortant. Conformément au Règlement 5 de l'Uemoa portant sur l'harmonisation des pratiques régissant les barreaux, le bâtonnier de l'Ordre est élu pour un mandat de trois ans non renouvelable par l'Assemblée générale des avocats au scrutin secret parmi les avocats inscrits au tableau de l'ordre depuis au moins 15 ans. Ce même règlement prévoit l'élection dans les mêmes conditions du dauphin du bâtonnier un an avant le terme du mandat en cours. C'est ainsi qu'élu en décembre 2016, le bâtonnier Yvon Détchénou dépose le tablier au profit de celui qui, le 5 janvier 2019, a été élu comme étant son dauphin, Me Prosper Ahounou. Il dirigera l'institution jusqu'en décembre 2022 avec le concours du nouveau conseil de l'Ordre. Actualités 07 janv. 2020


Championnat de zone des 14, 16 ans et moins de tennis: Les tennismens béninois sont à Lomé
Après une dizaine de jours de stage de préparation au Tennis Club de l’Amitié de Cotonou, les 12 tennismen béninois engagés pour le championnat de zone des 14, 16 ans et moins de tennis ont rejoint ce dimanche 5 janvier la capitale togolaise. Avant leur départ, ils ont promis de défendre les couleurs nationales à cette compétition qui démarre ce lundi 6 janvier. Dans le cadre de la participation du Bénin au prochain championnat de zone des 14, 16 ans et moins de tennis au Togo, les douze tennismen béninois et leurs entraîneurs ont rallié, ce dimanche 5 janvier Lomé. Aguerris lors du stage de préparation qui s’est tenu du 26 décembre au 4 janvier au Tennis Club de l’Amitié de Cotonou, ils sont prêts pour représenter dignement le Bénin. Rencontrés, vendredi 3 janvier dernier à l’entraînement, Gilian Nahum (16 ans et moins garçons) et ses coéquipiers ont rassuré le public sportif de revenir avec les billets qualificatifs au Championnat d’Afrique. Précieux Becoudé, 12 ans, est satisfait du travail abattu par les entraineurs Eric Louis et Damien Cheki pendant les dix jours. « Nous avons travaillé sur les échanges de balle et nous pensons revenir avec les places qualificatives afin de participer au Championnat d’Afrique dans nos catégories », a-t-il déclaré. Venue en renfort à la sélection nationale, Gloriana Nahum est prête à rééditer l’exploit de la saison dernière. Marie-Stella Tsawlassou estime avoir amélioré ses techniques de jeu grâce aux entraîneurs qui leur ont inculqué des notions tactiques afin de les aider à corriger leurs mouvements sur l’aire de jeu. « Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour remporter des trophées », rassure-t-elle. Selon l’entraîneur Eric Louis, les 12 ambassadeurs béninois sont physiquement, techniquement et psychologiquement aguerris pour ce championnat. « Ils sont capables d’aller chercher la qualification à Lomé », a-t-il poursuivi. Selon lui, le stage s’est achevé avec les préparations physiques intégrées pour permettre aux athlètes d’être dynamiques lors des phases de jeu les plus difficiles. « Ils ont eu des notions sur les zones et les balles difficiles pour les aider à empêcher l’adversaire de les surprendre », a-t-il confié. Pour lui, des stratégies de jeu pour gagner les matchs ont été mises en place. « Les joueurs sont réceptifs et sont prêts à atteindre l’objectif à savoir revenir de Lomé avec 10 billets qualificatifs sur 12» a-t-il conclu. Sports 06 janv. 2020


Développement de l’apiculture: « L’implication de l’Etat est nécessaire», dixit Camille Tooubi
Camille Tooubi responsable du Centre d’étude, de recherche et de la formation en apiculture tropicale basé à Bohicon est préoccupé par le développement de cette filière. Dans cette interview, il soutient que pour révolutionner ce secteur, il faut une meilleure implication des acteurs et l’arbitrage de l’Etat. La Nation : Quel est l’état des lieux de l’apiculture au Bénin? Camille Tooubi : L’apiculture que nous faisons au Bénin est embryonnaire parce qu’on est pratiquement dans le loisir. Paradoxalement, on s’attend à un rendement à la taille d’une apiculture professionnelle. Vous ne pouvez pas être dans une apiculture de loisir, incapable de vous nourrir et prétendre avoir des revenus conséquents. Sous d’autres cieux, c’est une activité qui nourrit son homme. On ne peut pas aujourd’hui parler de l’apiculture capable de nourrir l’individu au Bénin simplement parce qu’on est dans le loisir. Ici, nous disposons d’un centre touristique et en même temps pédagogique. Tout ce que nous faisons dans le centre entre dans le cursus scolaire des élèves et étudiants. Le but principal du centre est de faire des recherches pointues dans le domaine apicole afin de pouvoir apporter les éléments qu’il faut pour booster cette activité pour qu’elle devienne une filière à un moment donné. Qu’entendez-vous par professionnel de l’apiculture ? Le professionnel, c’est celui qui n’a que l’apiculture pour travail. C’est dire que c’est l’activité qui lui donne un salaire à la fin du mois. C’est grâce à cette activité qu’il arrive à se nourrir, à nourrir sa famille,… Si vous êtes dans une apiculture de loisir, c’est que vous avez votre job qui vous donne un salaire mensuel et que vous avez mis deux ou trois ruches dans la brousse et à un moment donné, vous allez les voir pour trouver quelques litres de miel. Vous ne pouvez pas être dans ce schéma et prétendre faire une apiculture rentable et rationnelle ou durable. Je pense que l’apiculture au Bénin doit être revue. Il y a eu quand même des projets apicoles mis en œuvre au Bénin. Qu’en dites-vous ? Il y a pas mal de projets qui sont passés au Bénin. Ces projets apicoles sont initiés par des structures telles que le Fonds mondial pour l’environnement, la Giz, le Bit… Il faut faire un état des lieux pour voir ce qui n’a pas marché ou ce qui a marché et refaire des projections. Il y a quelques mois, l’Union européenne a validé le miel du Bénin. On peut aujourd’hui l’exporter vers l’extérieur. C’est déjà un pas. Mais l’Union européenne n’acceptera pas sur son marché un miel sans aucune traçabilité. Donc, il faut revoir les choses pour que nous puissions aller à une filière décente. L’apiculture, c’est une activité qui se gère. La ruche se gère, ce n’est pas juste une caisse où les abeilles viennent y faire du miel. Je dis souvent que l’apiculture est l’une des activités les plus complexes. Mais malheureusement, les gens banalisent cette complexité. C’est pourquoi il y a des problèmes dans ce domaine au Bénin. Il faut faire la part des choses et savoir où l’on veut aller dans cette filière porteuse. Voulez-vous parler d’une réorganisation de la filière apicole ? Absolument. C’est le plus important d’abord. En Europe, il y a des professionnels en apiculture, il y a aussi des amateurs, ceux qui sont dans le loisir. On les reconnait mais les professionnels ne vivent que de ça. Et lorsqu’on veut apporter aux apiculteurs ou aux paysans un plus, il faut nécessairement reboiser. Vous devez savoir que les abeilles ont besoin de deux principaux produits pour donner du miel et survivre : le pollen et le nectar. Ces deux produits se trouvent sur les arbres. Par conséquent, il faut l’existence de ces arbres pour permettre à celui qui veut faire l’apiculture d’avoir un rendement meilleur. Donc, entre l’arboriculture et l’apiculture, il y a un lien étroit. Les abeilles ne peuvent pas vivre sans les arbres et les arbres en retour ne peuvent pas produire des fruits sans les insectes, en particulier les abeilles. Lorsque vous prenez le taux participatif de pollinisation des insectes, l’abeille prend entre 75 et 80 %. L’abeille le fait de façon méthodique. Donc sans les abeilles, nous n’aurons pas de fruits sur la terre, et il sera difficile de vivre. Il va falloir que nous repensions l’apiculture pour aller vraiment à une filière digne si nous voulons développer le secteur. Avec la réorganisation, pensez-vous que la production du miel pourra satisfaire la demande du marché à l’étape actuelle ? Justement pas. Quand je parlais tantôt de l’apiculture professionnelle, c’est celle qui est en mesure de produire deux, trois, voire dix tonnes de miel. Le schéma dans lequel nous nous retrouvons aujourd’hui ne nous permet pas d’avancer. Prenons par exemple le type de ruche que nous utilisons. Dans le nord, ce sont souvent les ruches kényanes. Avec ces types de ruches, vous êtes obligé de presser la cire d’abeille et le miel. A partir de cet instant, la qualité du miel est déjà piètre. Le miel étant un aliment, on ne peut plus continuer à le presser avec la main. Il faut mettre en place les mesures d’hygiène qu’il faut pour avoir un miel vendable sur le marché international. Il faut donc aller à une modernisation, avoir des ruches modernes disposant des éléments qui permettent d’extraire le miel sans détruire la cire. Parce que lorsqu’une ruche veut faire un kilo de cire d’abeille, l’abeille est appelée à utiliser dix à quatorze litres de miel. Vous voyez la quantité ? C’est ça qu’elle va faire d’abord avant de repartir chercher du nectar sur les fleurs. Ces nectars sont transformés par le principe de la trophallaxie pour faire du miel et stocker encore dans ces cellules-là. C’est un boulot. Alors que si vous extrayez le miel avec un extracteur, vous sauvegardez les rayons que vous pouvez leur remettre en tenant compte du temps de floraison et les abeilles vont les utiliser rapidement. Au lieu qu’elles aillent encore chercher du nectar pour faire la cire, les abeilles vont rapidement produire du miel et le rendement sera élevé. Il faut donc de la recherche sur le plan floristique pour savoir les types d’arbre utiles aux abeilles, les répartir et les diversifier pour faciliter la tâche aux abeilles. Il faut également rechercher les ennemis des abeilles ainsi que les maladies qui détruisent le miel. L’université doit pouvoir conduire les recherches, savoir par exemple le rendement de chaque ruche. Quittons l’amateurisme et allons à une filière professionnelle. Mon souhait est que le Bénin soit une zone où la production du miel est abondante. Qui donc peut faire bouger les choses, comme vous le souhaitez ? L’implication de l’Etat à travers le ministère en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est nécessaire pour que les choses entrent dans les normes. Il y a aussi les acteurs notamment les formateurs, les producteurs, les chercheurs… Tous ceux-là doivent se réunir et définir comment les choses doivent se faire. Ne nous limitons pas au titre ronflant de ‘’ je suis apiculteur’’. Il faut savoir qui exerce réellement pour éviter la confusion. Mieux, l’intervention des autorités permettra de limiter les fraudes. Quand on prend du miel, on ne devra plus voir un dépôt noir au fond de la bouteille. Il faut reconnaître que le miel à la récolte est hygroscopique, c’est-à-dire qu’il a la capacité d’absorber de l’eau. Il y a des conditions de récolte à mettre en place afin de changer les choses. C’est pourquoi je demande que ceux qui savent faire l’apiculture interviennent pour que le Bénin garde son label. Quel est le mécanisme qui permet d’obtenir le miel, tant prisé et qui est désormais conseillé en lieu et place du sucre ? Généralement, les gens pensent que les abeilles chient du miel. C’est une erreur très grave. Les abeilles ne chient pas le miel. Le miel, c’est l’aboutissement d’un travail énorme que les abeilles accomplissent. Il faut dire que le miel est fait à partir du nectar, l’eau sucrée de la fleur. Cette eau est puisée dans le sol par les racines de l’arbre. Cette eau traverse certains tissus et au cours de son passage, elle va dissoudre les matières aromatiques surtout les matières sucrées. A un moment de la journée, cette eau va givrer à la base de la fleur et l’abeille ira prélever. C’est cela le nectar constitué de deux éléments à savoir l’eau et le sucre. La quantité d’eau est entre 80 et 85 % et le taux du sucre est entre 15 et 20 %. Mais ce sucre est essentiellement constitué de saccarose indigeste par l’organisme humain. L’abeille va absorber le nectar dans son jabot qui est en même temps un laboratoire où les premières transformations vont commencer. Dans le jabot de l’abeille, il y a des sucres enzymatiques qui dénaturent les 15 % du sucre du nectar. La première abeille ajoute les enzymes qui attaquent ce sucre indigeste par l’organisme humain avant d’arriver à la ruche. Elle va ensuite régurgiter ça dans la bouche d’une autre abeille qui est interne. A son tour, elle va le faire à une autre, etc. On parle du principe de la trophallaxie ou de l’échange. Ainsi, ce sucre indigeste va se transformer en deux autres sucres : le glucose et le fructose directement assimilables par notre organisme. L’insuline n’a aucun rôle à jouer sur ce sucre qui va directement dans le sang. Quand les abeilles finissent de faire ça, elles vont stocker dans les cellules. Ce liquide contenant 18 % d’eau va arriver à maturité quand les abeilles vont battre les ailes là-dessus aidées par la chaleur interne de la ruche pour enlever le surplus d’eau et fermer les cellules dans lesquelles se trouve le miel. Une fois à maturité, on peut récolter ce miel qu’on peut garder pendant longtemps. Pour avoir le miel, les abeilles font un travail formidable. C’est pourquoi on dit que l’abeille est le symbole du travail. Actualités 03 janv. 2020


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