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Nouvelles

Travaux budgétaires au Parlement: 6,3 milliards FCfa pour les Pme et l’emploi en 2020
Les députés de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ont bouclé, ce jeudi, avec le bal des ministres et présidents d’institutions de la République pour la présentation de leurs projets de budgets sectoriels au titre de l’exercice 2020. Les travaux ont été clôturés avec les passages de la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué et du ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou.   Le projet de budget du ministère des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi (Mpmepe) pour l’exercice budgétaire 2020 est d’un montant de 6 309 717 000 FCfa. Le ministre Modeste Kérékou est passé, ce jeudi, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour présenter les grandes lignes de cette dotation budgétaire et les actions prioritaires prévues en 2020. Selon l’autorité ministérielle qui a fait un point de presse à la fin de sa séance de travail avec les députés, ce projet de budget vise à poursuivre les efforts de restructuration des secteurs des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et de l’emploi. Sur le plan des Pme, il s’agira, selon Modeste Kérékou, d’assurer la promotion et la compétitivité des Petites et moyennes entreprises par un programme visant la transformation des micro, petites et moyennes entreprises pour accompagner le vote de la loi de promotion et de développement de ces Mpme dont le projet est en examen au niveau de l’Assemblée nationale. Pour le secteur de l’artisanat, les priorités porteront, au dire du ministre, sur la réforme du secteur de l’artisanat particulièrement la mise en place de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin et l’accompagnement des entreprises du secteur de l’artisanat à la professionnalisation, à la compétitivité et à la promotion de leurs produits. La question de la promotion de l’emploi occupe également une place de choix dans le projet de budget défendu hier par le ministre Modeste Kérékou. Selon lui, il est prévu en 2020, la mise en œuvre effective du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie) qui est une initiative du chef de l’Etat, Patrice Talon. Par le biais de ce programme, 2000 jeunes ayant un certain profil seront annuellement recrutés et mis à la disposition essentiellement des entreprises privées et quelques structures publiques pour un contrat à durée déterminée de 12 mois renouvelable une fois. Ce qui leur permettra de faire leurs preuves sur le marché du travail avec l’espoir pour certains d’entre eux d’être recrutés par ces entreprises privées au bout des deux ans. D’autres peuvent décider de s’installer ensuite à leur propre compte. Près de quatre milliards F Cfa ont été prévus, à en croire le ministre pour la mise en œuvre de ce programme qui va démarrer réellement le premier trimestre de l’année 2020. Cette initiative nouvelle et innovante permettra non seulement de renforcer les autres programmes spécifiques des agences en charge de l’emploi notamment l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe), le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej) et l’Office béninois des services de volontariat des jeunes (Obsvj) en pleine réforme mais aussi de structurer à terme le marché de l’emploi au Bénin, souligne le ministre Modeste Kérékou. Actualités 06 déc. 2019


Leadership des femmes et jeunes au Bénin: La Charte d’équité pour un sursaut politique
Signature ce jeudi 5 décembre à Cotonou de la Charte d’équité hommes/femmes en politique au Bénin. Elle s’inscrit dans le cadre du «Renforcement du leadership politique des femmes et des jeunes au Bénin». Un pas historique vient d’être franchi en faveur de la participation des femmes à la vie politique au Bénin. Il s’agit de la signature, ce jeudi, par les partis politiques de la Charte d’équité hommes/femmes en politique au Bénin. « Cette charte est un gage de création des conditions nécessaires à la mise en place des réformes politiques qui répondent aux objectifs et aux aspirations du peuple, notamment des femmes », explique le représentant résident par intérim du Pnud, Ginette Mondongou Camara. Elle y trouve un levier puissant en faveur de la promotion de la femme : « Cet engagement est un pas crucial vers le renforcement de capacités et le leadership des femmes pour une gestion efficace des partis politiques et une bonne gouvernance démocratique au Bénin ». Le déficit démocratique de genre demeure un grand challenge au Bénin. Le tableau que peint la présidente de Social Watch-Bénin, Blanche Sonon, de la représentativité des femmes en politique n’est pas reluissant: « Malgré les grandes mutations politiques induites par le Renouveau démocratique de 1990, qui ont contribué à la floraison des partis politiques, de la Société civile et la mise en place de la décentralisation à partir de 2003, la participation des femmes à la vie politique demeure un défi au Bénin ». Si ce n’est pas leur faible participation aux élections politiques nationales, c’est encore l’environnement politique et social peu favorable à leur accès aux postes électifs ou nominatifs. « Au regard des données disponibles au Bénin sur la participation des femmes aux instances de prise de décision, nous devons agir avec les diligences nécessaires afin que toutes les parties prenantes prennent part à l’action en vue de relever ce défi », souligne le représentant résident du Pnud. D’où la présente charte d’équité hommes-femmes en politique au Bénin qui promeut la démocratie inclusive et qui vise à accompagner les Objectifs de développement durable. Elle permettra de corriger certaines disparités du genre et d’anticiper sur les prochains défis dans la perspective des élections. « Dans la perspective des élections communales et locales en 2020, il apparaît nécessaire de développer des stratégies et actions pouvant réduire l’inégalité observée au sein des partis et blocs politiques afin de donner les mêmes chances aux hommes et aux femmes », soutient Blanche Sonon. Elle poursuit : « La signature de la Charte d’équité Hommes/femmes élaborée bien avant la dernière réforme constitutionnelle est un évènement de grande importance en ce sens qu’elle consacre un engagement des responsables des formations politiques à contribuer à la promotion d’un environnement favorable à l’équité entre les femmes et les hommes dans le domaine politique au Bénin d’ici 2021 ». Sa mise en œuvre exige l’engagement de tous en faveur de la promotion du genre dans tous les cycles électoraux en vue d’une meilleure représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Société 06 déc. 2019


16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes: « Nous ne pouvons vaincre sans les hommes à nos côtés »
Les violences faites aux femmes (Vff) sont autant dévastatrices que les conflits armés, en ce sens qu’elles portent atteinte à la paix et au développement. C’est ce que soutient Bénédicta Aloakinnou, responsable d’Ong et jeune leader du Bénin, résolument engagée contre le phénomène. Elle exhorte les dirigeants à s’impliquer dans la lutte à travers des actions concretes. En tant que jeune femme, comment entrevoyez-vous la lutte contre les violences faites aux femmes à l’horizon des Odd? La lutte contre les violences faites aux femmes passe inéluctablement par la réalisation de l’égalité des sexes. En assurant l’égalité entre les filles et les garçons, nous marquerons un pas vers la suppression de ce phénomène. Si L’Odd 5 parait comme une mesure efficace pour lutter contre ce fléau, notons aussi que l’atteinte de tous les Odd passe par la femme en ce sens qu’elle participe à tous les niveaux de développement. L’Afrique que nous voulons est un continent où chaque femme développe son plein potentiel et contribue véritablement au développement main dans la main avec les hommes sur le champ de bataille. Les violences faites aux femmes, on en parle presque tous les jours dans notre pays. Le phénomène semble avoir la peau dure... Les violences faites aux femmes ont peut-être la peau dure mais ells ne sont pas indestructibles. Nous triompherons certainement avec gloire. N’est-ce pas une campagne de plus cette année, avec ‘’les seize jours d’activisme contre les Vff’’ ? Chaque nouvelle campagne est un pas vers l’accomplissement d’une prophétie: celle d’un monde où les violences faites aux femmes font désormais partie du passé. Un passé lointain et révolu. La preuve au cours de cette campagne est l’engagement accru des organisations de jeunes autour de la problématique des Vff, de l’intérêt manifeste des hommes à accompagner la lutte, et surtout de l’augmentation du nombre de femmes qui témoignent et qui trouvent assistance. Le silence se brise de plus en plus. A mon sens, cette campagne marque le début d’une belle révolution féminine soutenue par les hommes contre les violences faites aux femmes, notamment le viol. Que révèlent les statistiques au Bénin en matière de viol? Le viol est un crime contre la femme, contre la mère de l’humanité. Les chiffres ne traduisent qu’une infime partie de la réalité, car toutes les femmes ne dénoncent pas. Il est, aux termes de l’article 553 alinéa 1 de la loi 2018-16 portant Code pénal en République du Bénin, ‘’tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menaces ou surprise’’. Il faut souligner qu’une exception n’est pas faite au phénomène dans le mariage ou non. Les chiffres publiés par l’Insae en 2019 révèlent qu’au Bénin, le quart des femmes de 15-49 ans (27 %) ont déclaré avoir subi des violences physiques à un moment quelconque de leur vie depuis l’âge de 15 ans. 12 % des femmes ont subi des actes de violence physique au cours des douze derniers mois. La proportion des femmes ayant subi des actes de violence physique au cours de la même période est la plus élevée dans le département de l’Alibori (22 %). Une femme sur dix a subi des violences sexuelles à un moment quelconque. 5 % des femmes ont subi des violences sexuelles au cours des douze derniers mois. La violence sexuelle récente est la plus élevée dans le département du Plateau (9 %). Il se dit au sein de l’opinion que les féministes et les acteurs de la lutte ressassent le même sujet au fil du temps. Pensez-vous que les discours suffisent à lutter efficacement contre les Vff ? La lutte contre les violences faites aux femmes n’a jamais été une histoire de discours pour nous les défenseurs. Des plaidoyers, des lobbyings, des actions...C’est un travail véritable qui s’effectue à tous les niveaux et sur tous les plans, même s’il n’est pas toujours visible. Lutter efficacement contre ce phénomène passe par la dénonciation et l’égalité des sexes. L’éducation dans nos maisons, dans nos rues, dans nos écoles doit être revue. Il faudrait inculquer dès la base une bonne éducation à la fille et au garçon. Lutter efficacement contre ce fléau passe aussi par la suppression des blagues sexistes qui prennent de plus en plus d’ampleur entre personnes âgées, jeunes et s’étendent à nos relations humaines. Nous devons arrêter de faire passer la femme pour celle qui ‘’vide les poches des hommes’’ en cette période des fêtes de fin d’année et surtout arrêter de la réduire à l’être qui ‘’doit savoir tout faire’’. Tant que ces genres de blagues choquantes qui réduisent la femme à une simple machine à pondre, une paresseuse matérialiste persisteront, les violences continueront. Tant qu’on dira en riant ‘’qu’une femme qui ne sait pas cuisiner mérite un homme qui sait la battre’’, ou encore que les ‘’femmes violées méritent leur sort’’, le phénomène ne cessera pas. Ces blagues incitent à la violence. Cette lutte implique une réelle volonté du législateur et du pouvoir judiciaire quant à l’encadrement juridique réel et efficace des violences faites aux femmes et aux sanctions. Il faudrait aussi que nos gouvernants s’impliquent et s’affichent véritablement dans la lutte par du concret. L’implication effective et active des hommes vous paraît-elle une démarche aisée? Sourire! Chose aisée? Non! Mais leur implication est effective cette année. Au cours de cette campagne, me semble-t-il, les hommes l’ont compris et se joignent à la cause. Cette campagne contre les violences à l’égard de la femme interpelle toutes les couches sociales, car la violence généralisée à l’encontre des femmes fait bien d’autres victimes. Elle détruit des familles, des économies et même la paix et la prospérité. Qu’en est-il réellement de la responsabilité des victimes étant donné qu’elles se résolvent à la loi de l’omerta? La responsabilité des victimes est grande et s’étend même au-delà du seul fait de briser le silence. Il est clair que les victimes doivent dénoncer, se faire aider et assister. Toutefois, cette décision est difficile à prendre dans une société où l’on a toujours appris à la femme qu’elle est le sexe faible et que l’homme a tous les droits sur elle. La responsabilité des victimes de violences reste dure à réaliser dans une société où l’on conçoit que le mariage est une fin en soi et que la femme doit tout supporter dans son foyer: blessures, injures, humiliations...tout pour ne pas déshonorer sa famille. La responsabilité des victimes est engagée et le dispositif juridique en place protège la femme qui dénonce, mais un travail reste à faire quant à l’éradication des pesanteurs socioculturelles. Ce ne sont pas seulement les violences qui constituent le crime, mais le fait d’en être témoin sans dénoncer aussi l’est. L’autre aspect de la responsabilité des victimes, c’est l’engagement à prendre pour éviter que les prochaines générations subissent ces horreurs. Un homme bien éduqué respecte la femme parce qu’il en connait la valeur. Société 06 déc. 2019


Travaux budgétaires au Parlement: 27, 950 milliards F Cfa pour fouetter davantage la diplomatie en 2020
Les députés ont poursuivi, ce mercredi 4 décembre, l’étude du projet de budget de l’Etat gestion 2020 avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. 27,950 milliards F Cfa. C’est le montant du projet de budget du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour l’exercice 2020. Il est en baisse par rapport à celui de 2019 qui est d’environ 28,300 milliards FCfa. Le contenu de l’allocation budgétaire a été présenté dans l’après-midi de ce mercredi 4 décembre, par le ministre Aurélien Agbénonci, aux députés de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Le ministre justifie la baisse de ce budget par la réduction du train de vie de l’Etat avec la rationalisation et l’assainissement des dépenses publiques à travers la dématérialisation. Selon lui, cette technique de gestion rigoureuse a permis de réduire les charges qu’occasionnent les postes diplomatiques à l’étranger. Le ministère, à l’en croire, gagne aussi peu à peu en efficacité au niveau du pays où l’on peut désormais faire plus avec peu de ressources. Cette prouesse est en conformité avec la vision du président de la République qui entend orienter prioritairement les ressources de l’Etat vers les secteurs sociaux. Selon le ministre, ce budget permettra de poursuivre la mission assignée à ce ministère par le chef de l’Etat notamment faire de la diplomatie béninoise un instrument de mobilisation de ressources pour le développement. Aurélien Agbénonci révèle que le ministère a mobilisé à cet effet seul ou en association avec d’autres départements ministériels, plus de 400 milliards F Cfa au cours de l’année 2019. Mieux, il a mené plusieurs actions qui ont impacté de façon positive et significative nombre de domaines d’intervention des partenaires du Bénin. Il s’agit entre autres des domaines de la santé, des changements climatiques, de l’agriculture et de l’élevage, de l’entrepreneuriat, de l’alimentation, de l’eau et l’assainissement, du tourisme, de la culture et du patrimoine sans oublier le secteur des infrastructures…Le ministre entend maintenir le cap pour des résultats plus encourageants en 2020. « Nous allons continuer par améliorer ce qui est prévu dans notre mission à savoir renforcer notre présence à l’extérieur de manière qualitative. Nous allons continuer d’aller vers des horizons nouveaux pour mobiliser non seulement des expertises mais également des ressources pour notre pays », assure Aurélien Agbénonci. Il ambitionne de contribuer davantage au rayonnement du Bénin à travers la culture, le tourisme en association avec d’autres ministères sectoriels. Le ministre n’occulte pas l’autre chantier de son portefeuille relatif au renforcement des capacités au niveau du ministère pour faire en sorte que le personnel en charge de la diplomatie béninoise soit de type nouveau, dynamique et capable de réagir comme cela se doit. Le ministre dit avoir rassuré par ailleurs les députés qui se sont préoccupés de la question de la fermeture des frontières par le Nigeria. Une dynamique est en cours et permettra au Bénin de sortir très rapidement de cette situation, informe Aurélien Agbénonci. Actualités 05 déc. 2019


Projet Football for School: Une délégation de la Fifa, Afd et Fff échange avec Oswald Homéky
Le ministre des Sports, Oswald Homéky, a tenu, mardi 3 décembre à Cotonou, une séance de travail avec Véron Mosengo- Omba, directeur par intérim de la division des Associations membres de la Fifa, Ludovic Debru, responsable institutionnel de la direction technique de la Fédération française de Football et Adrian Haye, directeur de l’Agence française de Développement Bénin (Afd) sur la mise en place du partenariat pour le football à l’école. A cette occasion, ils ont porté une invitation du président Gianni Infantino au ministre des Sports attendu à Zurich pour parapher l’accord sur la mise en œuvre du projet Football for School. Dans le cadre du Mémorandum d’entente entre la Fédération internationale de Football Association (Fifa) et le gouvernement de la République du Bénin, le ministre des Sports, Oswald Homéky, a rencontré mardi 3 décembre, Véron Mosengo-Omba, directeur par intérim de la division des Associations membres de la Fifa, Ludovic Debru, responsable institutionnel de la direction technique de la Fédération française de Football et Adrian Haye, directeur de l’Agence française de Développement Bénin (Afd). Il a été question au cours de cette séance de travail de la mise en œuvre du projet Football for School. Au terme de la rencontre, le directeur par intérim de la division des Associations membres de la Fifa, Véron Mosengo-Omba, s’est réjoui de l’intérêt du gouvernement béninois pour ce projet. Selon lui, le Bénin a pris beaucoup d’initiatives depuis la signature en janvier 2019 de cette convention pour le développement du football à l’école. Toutes choses qui encouragent la Fifa à s’engager pour la mise en œuvre de ce projet au Bénin. « Nous sommes impressionnés par le projet des classes sportives que le ministre nous a présenté et nous pensons que le gouvernement béninois et la Fifa visent le même objectif pour nos jeunes », a-t-il déclaré. Pour lui, la Fifa accompagnera le Bénin dans sa politique de réfection des aires de jeu, la formation des encadreurs techniques et la fourniture des équipements sportifs. C’est le lieu pour le directeur par intérim de la division des Associations membres de la Fifa, Véron Mosengo-Omba d’annoncer la visite du ministre des Sports à Zurich pour signer l’accord sur l’opérationnalisation du projet. Intervenant dans plusieurs secteurs au Bénin, l’Agence française de Développement entend accompagner ce projet. Selon son directeur Adrian Haye, en marge du partenariat avec la Fifa en juillet dernier, en présence du président français Emmanuel Macron et du président de la Fifa Gianni Infantino, l’Afd devra soutenir le développement du football à l’école et la promotion du football féminin. « Le Bénin est retenu parmi les pays africains sélectionnés pour ce projet », a-t-il rappelé. Faire émerger les talents Le responsable institutionnel de la Direction technique de la Fff, Ludovic Debru, en qualité d’expert technique se dit optimiste quant à la réalisation de ce projet. « Nous amènerons notre expertise et nos idées en matière de la formation des cadres pour faire émerger les talents au Bénin », a-t-il fait savoir. Le ministre des Sports, Oswald Homeky, a rappelé l’importance du partenariat entre la Fifa et le Bénin, premier pays africain à bénéficier d’un mémorandum d’accord avec l’instance faitière du football en janvier 2019. Selon lui, il y a eu des avancées notables en vue de l’opérationnalisation du projet Football for School au Bénin. Il annonce la mise en place d’infrastructures adéquates pour la pratique du sport dans les lycées et collèges et la formation des encadreurs. A l’en croire, l’Afd, qui travaille déjà avec le gouvernement béninois s’engage à contribuer au financement du projet. Pour le ministre Oswald Homeky, le Bénin à l’instar d’autres pays sur le continent, va disposer dans les tout prochains jours d’une direction technique nationale qui coordonnera la formation et la détection des talents sportifs. Sports 04 déc. 2019


Etude du projet de budget de l’Etat gestion 2020: Le médiateur de la République insatisfait de son budget
Le médiateur de la République n’est pas totalement satisfait de son projet de budget pour la gestion 2020 qui s’élève à la somme de 400,548 millions FCfa, en diminution de 2,87 % par rapport à celui de 2019. Joseph Gnonlonfoun sollicite un complément de 300 millions F Cfa afin de pouvoir atteindre ses objectifs l’année prochaine. Il a fait ce plaidoyer ce mardi face aux députés de la Commission budgétaire à qui il a présenté les grandes lignes de son projet de budget. Selon le médiateur de la République, ce budget qui est en lien avec le Cadre de dépenses à moyen terme (Cdmt) du ministère de l’Economie et des Finances ne permet pas à son institution de mettre en œuvre certaines de ses activités et de pouvoir résoudre les nombreux problèmes auxquels elle est confrontée. Lesquels problèmes concernent surtout la réfection des bâtiments abritant chacune des trois délégations régionales du médiateur de la République à Natitingou, Parakou et Lokossa ainsi que leur équipement en matériels roulants à quatre roues sans oublier les directions techniques du siège. Joseph Gnonlonfoun plaide pour une rallonge budgétaire pouvant lui permettre de réaliser ce rêve et d’atteindre les objectifs de modernisation et de sécurisation de son administration. Mieux, il souhaite l’augmentation de la ligne « Transferts courants » du médiateur de la République de 200 millions francs Cfa pour permettre aussi bien au niveau du siège qu’au niveau des délégations régionales, la mise en œuvre efficience de certaines activités de l’institution telles que la tenue des audiences foraines sur toute l’étendue du territoire national, les missions de suivi des réclamations dans les administrations publiques aussi bien nationales que déconcentrées ; l’organisation de la session annuelle du médiateur de la République qui s’étend sur deux semaines et regroupe les différents acteurs concernés des ministères et institutions de l’Etat. Le médiateur de la République ajoute à ces activités les missions d’échanges avec les autres institutions de médiation en Afrique et dans le monde. « Notre institution participe à ces missions d’échanges dans les autres pays. Mais nous ne sommes pas capables, faute de budget conséquent, d’en organiser au Bénin », relève Joseph Gnonlonfoun pour expliquer qu’il est nécessaire que la cagnotte des 400,548 millions F Cfa soit portée à hauteur de 700 millions F Cfa pour la réalisation des ambitions de l’institution l’année prochaine. Le médiateur de la République sollicite par ailleurs le soutien des députés pour qu’ils convainquent le gouvernement à donner son accord de financement sur les crédits globaux du ministère de l’Economie et des Finances pour l’organisation en 2020 à Cotonou d’un séminaire international sur les douze ans de médiation institutionnelle au Bénin : bilan et perspectives. Actualités 04 déc. 2019


Etude du projet de budget de l’Etat gestion 2020: Me Alain Orounla convainc les députés
Les députés de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ont statué ce mardi sur les projets de budget pour la gestion 2020 du ministère de la Communication et de la Poste ; de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ; du médiateur de la République et de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). Baptême du feu réussi ce mardi pour le ministre de la Communication et de la Poste devant la Commission budgétaire du Parlement. Me Alain Orounla a dévoilé aux députés le contenu de son projet de budget pour le compte de l’exercice 2020 qui s’élève à la somme de 13,9 milliards F Cfa. Pour le ministre, ce budget est certes important, mais il n'est pas forcément à la hauteur des ambitions qu’il nourrit pour ce département et des impératifs assignés à ce ministère à savoir la modernisation de l'Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) à travers notamment la poursuite du passage de l'analogique au numérique que ce soit pour la télévision ou la radio et la restructuration de la poste qui est à l'abandon et qu’il s’évertue à remettre au grand jour. Me Alain Alain Orounla ne passe pas sous silence les autres organismes sous tutelle de son ministère comme le Fonds d’appui à la production audiovisuelle (Fapa) également inscrit au rang de ses priorités pour 2020 afin d’aider le ministère de la Culture à promouvoir les artistes locaux qui vont occuper surtout les différentes télévisons. « C’est un budget que je ne qualifierai pas de négligeable mais ce sera très bien qu’il soit revu à la hausse afin d'aller vers l’exercice 2020 avec plus de sérénité », confie le ministre de la Communication et de la Poste à la presse parlementaire lors de son point de presse. Me Alain Orounla dit garder espoir que les députés auront une oreille attentive à sa doléance pour la réussite de la mission du ministère de la Communication et de la Poste. « Les députés se sont montrés particulièrement sensibles aux arguments que nous avons avancés. Il y a eu des recommandations. Tous les députés ont fait part des préoccupations. J'espère que les amendements qui seront portés seront orientés vers une augmentation très significative de ce budget… », espère Me Alain Orounla qui était entouré pour la circonstance des cadres techniques de son ministère et des directeurs généraux des structures sous tutelle notamment de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (Onip) ; de l’Ortb et de l’Agence Bénin presse (Abp). Actualités 04 déc. 2019


Programme Jeunes leaders de Friedrich Ebert: 35 jeunes engagés pour pérenniser les acquis de la bonne gouvernance
La ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a présidé, jeudi 28 novembre dernier, la cérémonie de sortie solennelle de la 6e promotion du programme de formation dénommé « Jeunes leaders du Bénin ». Initié par la Fondation Friedrich Ebert, ce programme a permis d’outiller 35 jeunes désormais aguerris face aux défis de la démocratie et de la bonne gouvernance. Après 6 mois de formation répartis sur six sessions, 35 «jeunes leaders du Bénin » dont 18 femmes et 17 hommes ont reçu leurs attestations pour poursuivre le combat de la bonne gouvernance et de la lutte contre la pauvreté. De la radioscopie de l’histoire politique du Bénin, au fonctionnement des institutions en passant par la radioscopie de l’économie béninoise, la descente sur le terrain concret de l’entrepreneuriat, le débat sur la migration et la représentation du Bénin sur la scène internationale, les 35 jeunes leaders ont passé au peigne fin les maux qui minent la société. Le représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert a noté que sa structure entend contribuer à une culture de bonne gouvernance et d’égalité de sexes ainsi qu’au respect des droits de l’homme. Pour Hans-Joachim Preuss, force est de constater que les jeunes ont une marge de manœuvre très réduite pour l’accession aux postes de responsabilité au sein des partis politiques, des syndicats et dans les Organisations de la Société civile. Cela mène, explique-t-il, à une désaffection inquiétante des jeunes vis-à-vis de l’action politique, du militantisme syndical et au sein de la Société civile. « C’est dans la perspective de contribuer à relever les défis de la gouvernance démocratique par une nouvelle élite aguerrie que la fondation initie le présent programme pour renforcer la formation des jeunes leaders du Bénin », souligne-t-il. Hans-Joachim Preuss précise que le programme vise à assurer la formation des jeunes leaders dans le sens d’un décryptage des enjeux fondamentaux de la nation, assurer la visibilité des jeunes leaders à travers la pertinence de leur analyse sur les questions socio-économiques et politiques de la nation et enfin contribuer à la mise en place d’un réseau d’échanges entre jeunes leaders de partis politiques, d’organisations syndicales et de la Société civile. La représentante des lauréats a fait savoir que pendant un semestre, les dix-huit jeunes dames et dix-sept jeunes hommes constituant cette promotion ont revisité l’histoire politique et économique du Bénin des indépendances à l’époque contemporaine en passant au crible de leur analyse les problématiques majeures qui jalonnent sa jeune expérience démocratique. Maryse Assogbadjo martèle que la société est en difficulté, et avec elle, certains de ses acquis collectifs. Elle précise qu’il urge que les jeunes prennent l’engagement de fédérer les énergies et d’optimiser les potentialités pour contribuer, par l’engagement citoyen constructif, au maintien de la paix qui est de plus en plus fragile. La ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation indique que ce programme a été riche non seulement à travers son contenu mais aussi les personnes qui ont donné de leur temps, de leur énergie et de leurs connaissances pour ces jeunes leaders. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ce programme vise à renforcer la maturité politique des jeunes.Ce qui contribue, à l’en croire, à consolider la démocratie parce qu’elle nécessite des citoyens qui ont la capacité et les outils pour identifier et faciliter les réalisations des pouvoirs publics, afin d’appuyer ces derniers dans la mise en œuvre des actions de développement du pays. « Pour moi, les jeunes leaders du Bénin sont le symbole d’une jeunesse émergente à multiples capacités», reconnait-elle. Société 04 déc. 2019


Tête-à-tête entre Cour suprême et juridictions de fond: Des recommandations formulées pour une justice de qualité
La septième rencontre de la Cour suprême avec les juridictions de fond a pris fin vendredi 29 novembre dernier. Au terme des communications et débats, les participants ont formulé des recommandations pour une justice plus efficace et plus accessible. C'est le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko qui a officiellement clos les travaux. Portes closes sur l'acte 7 des rencontres thématiques entre la Cour suprême et les juridictions de fond. Au terme des travaux, les participants ont formulé sept recommandations. Il s'agit notamment de la relecture du Code de procédure pénale dans le sens de l'aménager en tenant compte de la tenue des sessions criminelles dans les juridictions de première instance ; l'organisation d'un atelier d'échanges entre les chefs de juridiction, le parquet et le barreau sur les modalités de préparation et de tenue desdites sessions criminelles, l'institution d'un Conseil supérieur de la Magistrature indépendant, dont la composition est conforme aux standards internationaux et qui trouve son siège dans la Constitution ; la prise de mesures par les autorités compétentes pour une justice plus accessible à travers le rapprochement géographique de la justice des justiciables ; le suivi de la mise en œuvre des recommandations faites aux éditions antérieures des rencontres entre la Cour suprême et les juridictions de fond ; le suivi des recommandations de cette septième rencontre ; l'accélération du processus d'acquisition des fournitures de bureaux pour les différentes juridictions en procédant par des achats groupés... Pour le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko cette septième rencontre, à la lecture du rapport général et des recommandations, a été laborieuse. « La justice constitue l'épine dorsale de l'État de droit… Les principaux acteurs de la justice ont alors le devoir d'œuvrer à une justice qui garantit confiance et sérénité au bénéfice des justiciables et du peuple béninois souverain… Pendant deux jours, nous aurons travaillé sans désemparer et de manière opiniâtre... Je me satisfais de la grande conscience professionnelle... Nos travaux ont été féconds et j'ai la conviction qu'ils contribueront à garantir la noblesse du secteur public éminent qu'est la justice », a conclu le président de la Haute juridiction avant de convier les magistrats à toujours travailler avec abnégation et ouverture d'esprit. A noter que les débats, lors de cette rencontre judiciaire, ont davantage porté sur les difficultés d’application du nouveau code pénal et du code de procédure pénale dans certaines matières, l'obligation de prudence souvent cause de sanctions disciplinaires pour les magistrats, le format actuel du Conseil supérieur de la Magistrature, la nomenclature du budget de la Cour suprême... Actualités 03 déc. 2019


Divers Ordres nationaux: 33 anciens parlementaires reçus
L’Ordre national du Bénin a accueilli, mardi 26 novembre dernier, 33 nouveaux membres. Il s’agit d’anciens parlementaires qui ont servi la nation sous la période révolutionnaire et aux premières heures de l’ère démocratique. Ils ont été élevés à divers rangs par la Grande Chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni. Leur parcours a été éprouvant mais élogieux ; et leur patience l’est davantage. Pour la plupart, ils ont servi le Bénin dans ses moments de tribulations et ont su laisser à travers leurs savoir-faire et savoir-être, un souvenir radieux désormais gravé dans les annales du Bénin. C’est ce que symbolise la réception dans l’Ordre national du Bénin de ces 33 anciens parlementaires, dont 27 de la période révolutionnaire et 6 de l’ère du Renouveau démocratique. Lors de la cérémonie de remise officielle des insignes, la Grande Chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, leur a rappelé que l’Ordre national du Bénin est la distinction honorifique la plus haute que le Bénin décerne à ses valeureux citoyens. Valeureux, ils le sont, ces anciens parlementaires qui ont donné la preuve de leur compétence et de leur bravoure en qualité de directeurs techniques, de directeurs généraux d’entreprises, de directeurs de cabinet, d’agriculteurs, d’éleveurs, de présidents de coopératives agricoles, de présidents de groupements d’artisans, de chefs de district ou maires… Pour la Grande Chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, ils incarnent l’histoire de la République. C’est pourquoi elle n’a pas manqué de leur exprimer toute son admiration : « A plusieurs reprises, dans des bouches augustes, j’ai entendu parler de votre carrière, de votre sacrifice à la cause de la République. J’ai entendu parler de votre caractère. C’était toujours dit avec respect, avec affection mais toujours avec une certaine conviction qu’il me plait de saluer », a-t-elle affirmé tout en leur transmettant les félicitations du président de la République, Grand Maitre de l’Ordre. Emotions Lors de la cérémonie de distinction, la Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin a évoqué le souvenir mémorable de quatre récipiendaires qui ont déjà passé l’arme à gauche mais qui sont décorés à titre posthume. « Je pense avec une vive émotion à toutes celles et à tous ceux qui sont partis plus tôt, rejoindre la félicité éternelle. Leur souvenir est ici avec nous, encore vif dans les mémoires », a-t-elle déclaré. C’était un moment de grande émotion pour ces récipiendaires qui ont longtemps attendu la mise en application des décrets 2005-815, 2005-816, 2005-817 du 30 décembre 2005 et du décret 2009-019 du 29 janvier 2009 qui les distinguent. « Ce jour est un jour mémorable pour nous… Il y a des décennies que nous attendions cet événement solennel. L’attente est si longue que certains d’entre nous sont morts sans être décorés. D’autres sont dans des conditions de handicap et n’ont pas pu faire le déplacement », a laissé entendre le porte-voix des récipiendaires. Il a exprimé toute la gratitude des récipiendaires au chef de l’Etat et à la Grande chancelière pour la concrétisation de leurs distinctions ; à l’actuelle mandature de l’Assemblée nationale et à l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin (As-Nap-Bénin) pour leur soutien et leur accompagnement conséquents. A divers rangs, ils sont désormais inscrits dans le livre des vaillants citoyens qui ont contribué de façon remarquable au rayonnement du Bénin. Les nominés et leurs rangs Ont été faits Commandeurs de l’Ordre national du Bénin, les sieurs : Amoussou Agbokpongbey, Irenée Honavi Akpo, Soumanou Arouna, Faustin Koffi Godovo, Théophile Kouété Golou et André Sèmassa Hounsounon. Ont été faits Chevaliers de l’Ordre du Mérite du Bénin, les sieurs : Valery Ahichémè, Jonas Gbaba Natan’Tcha et Kandissounon Tingou Orou. A été reçu au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite social, le sieur Vincent D. Hounsounou. Ont été reçus au rang de Chevaliers de l’Ordre du Mérite agricole, les sieurs : Luc Abontchi, Justin Ahoumènou, Raïmi Akassiri, Irenée Honavi Akpo Benjamin Ayivi, Rachidi Bissiriou, Boniface Eboué, Thomas Tankpinou Elégbédé, Lodowa Hamelo, Kassim Issa Wari, Blaise Labité, Maïdanda Moumouni, Bernard Sabi Natori, Sébastien Nougnidé, Bakari Sorégui Orou, Taminta Touboudia, Cathérin Tépa, Mathias Yama Wendé, Robert YantoYotto. Ont été faits Chevaliers de l’Ordre du Mérite agricole à titre posthume : Feu Pierre Moussa Gbaguidi, Feu Foucéni Idrissou et Feu Etienne Kouabité M’Po. A été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite du Bénin à titre posthume, Feu Vincent Kèdoté. Actualités 03 déc. 2019


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