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Nouvelles

Programme Jeunes leaders de Friedrich Ebert: 35 jeunes engagés pour pérenniser les acquis de la bonne gouvernance
La ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a présidé, jeudi 28 novembre dernier, la cérémonie de sortie solennelle de la 6e promotion du programme de formation dénommé « Jeunes leaders du Bénin ». Initié par la Fondation Friedrich Ebert, ce programme a permis d’outiller 35 jeunes désormais aguerris face aux défis de la démocratie et de la bonne gouvernance. Après 6 mois de formation répartis sur six sessions, 35 «jeunes leaders du Bénin » dont 18 femmes et 17 hommes ont reçu leurs attestations pour poursuivre le combat de la bonne gouvernance et de la lutte contre la pauvreté. De la radioscopie de l’histoire politique du Bénin, au fonctionnement des institutions en passant par la radioscopie de l’économie béninoise, la descente sur le terrain concret de l’entrepreneuriat, le débat sur la migration et la représentation du Bénin sur la scène internationale, les 35 jeunes leaders ont passé au peigne fin les maux qui minent la société. Le représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert a noté que sa structure entend contribuer à une culture de bonne gouvernance et d’égalité de sexes ainsi qu’au respect des droits de l’homme. Pour Hans-Joachim Preuss, force est de constater que les jeunes ont une marge de manœuvre très réduite pour l’accession aux postes de responsabilité au sein des partis politiques, des syndicats et dans les Organisations de la Société civile. Cela mène, explique-t-il, à une désaffection inquiétante des jeunes vis-à-vis de l’action politique, du militantisme syndical et au sein de la Société civile. « C’est dans la perspective de contribuer à relever les défis de la gouvernance démocratique par une nouvelle élite aguerrie que la fondation initie le présent programme pour renforcer la formation des jeunes leaders du Bénin », souligne-t-il. Hans-Joachim Preuss précise que le programme vise à assurer la formation des jeunes leaders dans le sens d’un décryptage des enjeux fondamentaux de la nation, assurer la visibilité des jeunes leaders à travers la pertinence de leur analyse sur les questions socio-économiques et politiques de la nation et enfin contribuer à la mise en place d’un réseau d’échanges entre jeunes leaders de partis politiques, d’organisations syndicales et de la Société civile. La représentante des lauréats a fait savoir que pendant un semestre, les dix-huit jeunes dames et dix-sept jeunes hommes constituant cette promotion ont revisité l’histoire politique et économique du Bénin des indépendances à l’époque contemporaine en passant au crible de leur analyse les problématiques majeures qui jalonnent sa jeune expérience démocratique. Maryse Assogbadjo martèle que la société est en difficulté, et avec elle, certains de ses acquis collectifs. Elle précise qu’il urge que les jeunes prennent l’engagement de fédérer les énergies et d’optimiser les potentialités pour contribuer, par l’engagement citoyen constructif, au maintien de la paix qui est de plus en plus fragile. La ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation indique que ce programme a été riche non seulement à travers son contenu mais aussi les personnes qui ont donné de leur temps, de leur énergie et de leurs connaissances pour ces jeunes leaders. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ce programme vise à renforcer la maturité politique des jeunes.Ce qui contribue, à l’en croire, à consolider la démocratie parce qu’elle nécessite des citoyens qui ont la capacité et les outils pour identifier et faciliter les réalisations des pouvoirs publics, afin d’appuyer ces derniers dans la mise en œuvre des actions de développement du pays. « Pour moi, les jeunes leaders du Bénin sont le symbole d’une jeunesse émergente à multiples capacités», reconnait-elle. Société 04 déc. 2019


Tête-à-tête entre Cour suprême et juridictions de fond: Des recommandations formulées pour une justice de qualité
La septième rencontre de la Cour suprême avec les juridictions de fond a pris fin vendredi 29 novembre dernier. Au terme des communications et débats, les participants ont formulé des recommandations pour une justice plus efficace et plus accessible. C'est le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko qui a officiellement clos les travaux. Portes closes sur l'acte 7 des rencontres thématiques entre la Cour suprême et les juridictions de fond. Au terme des travaux, les participants ont formulé sept recommandations. Il s'agit notamment de la relecture du Code de procédure pénale dans le sens de l'aménager en tenant compte de la tenue des sessions criminelles dans les juridictions de première instance ; l'organisation d'un atelier d'échanges entre les chefs de juridiction, le parquet et le barreau sur les modalités de préparation et de tenue desdites sessions criminelles, l'institution d'un Conseil supérieur de la Magistrature indépendant, dont la composition est conforme aux standards internationaux et qui trouve son siège dans la Constitution ; la prise de mesures par les autorités compétentes pour une justice plus accessible à travers le rapprochement géographique de la justice des justiciables ; le suivi de la mise en œuvre des recommandations faites aux éditions antérieures des rencontres entre la Cour suprême et les juridictions de fond ; le suivi des recommandations de cette septième rencontre ; l'accélération du processus d'acquisition des fournitures de bureaux pour les différentes juridictions en procédant par des achats groupés... Pour le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko cette septième rencontre, à la lecture du rapport général et des recommandations, a été laborieuse. « La justice constitue l'épine dorsale de l'État de droit… Les principaux acteurs de la justice ont alors le devoir d'œuvrer à une justice qui garantit confiance et sérénité au bénéfice des justiciables et du peuple béninois souverain… Pendant deux jours, nous aurons travaillé sans désemparer et de manière opiniâtre... Je me satisfais de la grande conscience professionnelle... Nos travaux ont été féconds et j'ai la conviction qu'ils contribueront à garantir la noblesse du secteur public éminent qu'est la justice », a conclu le président de la Haute juridiction avant de convier les magistrats à toujours travailler avec abnégation et ouverture d'esprit. A noter que les débats, lors de cette rencontre judiciaire, ont davantage porté sur les difficultés d’application du nouveau code pénal et du code de procédure pénale dans certaines matières, l'obligation de prudence souvent cause de sanctions disciplinaires pour les magistrats, le format actuel du Conseil supérieur de la Magistrature, la nomenclature du budget de la Cour suprême... Actualités 03 déc. 2019


Divers Ordres nationaux: 33 anciens parlementaires reçus
L’Ordre national du Bénin a accueilli, mardi 26 novembre dernier, 33 nouveaux membres. Il s’agit d’anciens parlementaires qui ont servi la nation sous la période révolutionnaire et aux premières heures de l’ère démocratique. Ils ont été élevés à divers rangs par la Grande Chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni. Leur parcours a été éprouvant mais élogieux ; et leur patience l’est davantage. Pour la plupart, ils ont servi le Bénin dans ses moments de tribulations et ont su laisser à travers leurs savoir-faire et savoir-être, un souvenir radieux désormais gravé dans les annales du Bénin. C’est ce que symbolise la réception dans l’Ordre national du Bénin de ces 33 anciens parlementaires, dont 27 de la période révolutionnaire et 6 de l’ère du Renouveau démocratique. Lors de la cérémonie de remise officielle des insignes, la Grande Chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, leur a rappelé que l’Ordre national du Bénin est la distinction honorifique la plus haute que le Bénin décerne à ses valeureux citoyens. Valeureux, ils le sont, ces anciens parlementaires qui ont donné la preuve de leur compétence et de leur bravoure en qualité de directeurs techniques, de directeurs généraux d’entreprises, de directeurs de cabinet, d’agriculteurs, d’éleveurs, de présidents de coopératives agricoles, de présidents de groupements d’artisans, de chefs de district ou maires… Pour la Grande Chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, ils incarnent l’histoire de la République. C’est pourquoi elle n’a pas manqué de leur exprimer toute son admiration : « A plusieurs reprises, dans des bouches augustes, j’ai entendu parler de votre carrière, de votre sacrifice à la cause de la République. J’ai entendu parler de votre caractère. C’était toujours dit avec respect, avec affection mais toujours avec une certaine conviction qu’il me plait de saluer », a-t-elle affirmé tout en leur transmettant les félicitations du président de la République, Grand Maitre de l’Ordre. Emotions Lors de la cérémonie de distinction, la Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin a évoqué le souvenir mémorable de quatre récipiendaires qui ont déjà passé l’arme à gauche mais qui sont décorés à titre posthume. « Je pense avec une vive émotion à toutes celles et à tous ceux qui sont partis plus tôt, rejoindre la félicité éternelle. Leur souvenir est ici avec nous, encore vif dans les mémoires », a-t-elle déclaré. C’était un moment de grande émotion pour ces récipiendaires qui ont longtemps attendu la mise en application des décrets 2005-815, 2005-816, 2005-817 du 30 décembre 2005 et du décret 2009-019 du 29 janvier 2009 qui les distinguent. « Ce jour est un jour mémorable pour nous… Il y a des décennies que nous attendions cet événement solennel. L’attente est si longue que certains d’entre nous sont morts sans être décorés. D’autres sont dans des conditions de handicap et n’ont pas pu faire le déplacement », a laissé entendre le porte-voix des récipiendaires. Il a exprimé toute la gratitude des récipiendaires au chef de l’Etat et à la Grande chancelière pour la concrétisation de leurs distinctions ; à l’actuelle mandature de l’Assemblée nationale et à l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin (As-Nap-Bénin) pour leur soutien et leur accompagnement conséquents. A divers rangs, ils sont désormais inscrits dans le livre des vaillants citoyens qui ont contribué de façon remarquable au rayonnement du Bénin. Les nominés et leurs rangs Ont été faits Commandeurs de l’Ordre national du Bénin, les sieurs : Amoussou Agbokpongbey, Irenée Honavi Akpo, Soumanou Arouna, Faustin Koffi Godovo, Théophile Kouété Golou et André Sèmassa Hounsounon. Ont été faits Chevaliers de l’Ordre du Mérite du Bénin, les sieurs : Valery Ahichémè, Jonas Gbaba Natan’Tcha et Kandissounon Tingou Orou. A été reçu au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite social, le sieur Vincent D. Hounsounou. Ont été reçus au rang de Chevaliers de l’Ordre du Mérite agricole, les sieurs : Luc Abontchi, Justin Ahoumènou, Raïmi Akassiri, Irenée Honavi Akpo Benjamin Ayivi, Rachidi Bissiriou, Boniface Eboué, Thomas Tankpinou Elégbédé, Lodowa Hamelo, Kassim Issa Wari, Blaise Labité, Maïdanda Moumouni, Bernard Sabi Natori, Sébastien Nougnidé, Bakari Sorégui Orou, Taminta Touboudia, Cathérin Tépa, Mathias Yama Wendé, Robert YantoYotto. Ont été faits Chevaliers de l’Ordre du Mérite agricole à titre posthume : Feu Pierre Moussa Gbaguidi, Feu Foucéni Idrissou et Feu Etienne Kouabité M’Po. A été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite du Bénin à titre posthume, Feu Vincent Kèdoté. Actualités 03 déc. 2019


Attractivité et compétitivité de la région Ouidah-Kpomassè-Tori Bossito: L’aménagement du territoire, un précieux outil de développement
La ville de Ouidah a abrité, hier jeudi 28 novembre, une conférence sur l’attractivité du territoire Ouidah-Kpomassè-Tori Bossito. Une activité qui traduit la volonté du gouvernement de renforcer le processus de territorialisation du développement afin de garantir une mutualisation harmonieuse des forces et des opportunités de développement au niveau des communes. La loi N° 97 029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin offre aux communes la possibilité de coopération intercommunale par la réalisation d’équipements et la création de services d’intérêts et d’utilité intercommunaux. Une faculté laissée aux communes qui a été complétée par la loi portant modalités de l’intercommunalité au Bénin qui permet désormais aux regroupements intercommunaux d’opérer leur mutation en établissements publics de coopération intercommunale avec des compétences propres. A l’ouverture de la conférence sur l’attractivité du territoire Ouidah-Kpomassè-Tori Bossito, le maire de la commune de Ouidah, Célestine Adjanohoun, a indiqué que ces différentes lois donnent la possibilité aux communes de mobiliser et de capter plus facilement des financements afin d’exercer des compétences en matière d’aménagement de l’espace. Le maire de Ouidah rappelle que depuis le 26 mai 2016, le Bénin s’est doté d’une loi-cadre sur l’aménagement du territoire. Une loi qui, selon Célestine Adjanohoun, définit les règles et principes en matière d’aménagement du territoire. Elle comporte plusieurs innovations dont la contractualisation entre l’Etat et les collectivités territoriales décentralisées et celle de la délivrance de certificat de cohérence spatiale préalable à l’implantation de tous les projets structurants. Le représentant du préfet de l’Atlantique, Bernard Zannoudaho, affirme que l’évènement, au-delà de son caractère solennel, traduit la volonté des citoyens de ces trois communes de raffermir les relations ancestrales en vue de maintenir toujours allumée la flamme du destin commun. Il rappelle que la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration s’est fixé pour objectif, de créer les conditions institutionnelles et organisationnelles d’un développement territorial durable et équilibré reposant sur une gouvernance locale concertée et sur la valorisation des potentialités des collectivités territoriales afin de dynamiser le développement à la base. La mise en œuvre efficace de cette politique nécessite, selon Bernard Zannoudaho, une mutualisation des moyens et des ressources entre les collectivités territoriales décentralisées pour construire un destin commun. Viabiliser les régions économiques Il apprécie l’initiative d’une conférence de territoire entre les trois communes à savoir : Ouidah, Kpomassè et Tori-Bossito. « Je voudrais à cet effet saisir l’occasion qui m’est offerte pour inviter les forces vives des trois communes à fédérer davantage leurs efforts pour la concrétisation des grands projets structurants du Programme d’action du gouvernement », lance-t-il à l’endroit des trois maires des communes concernées. Le secrétaire général du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Constant Godjo, affirme que la conférence du territoire qui est une initiative conjointe de l’Agence nationale d’aménagement du territoire, de la préfecture d’Allada et des trois communes Ouidah, Kpomassè et Tori-Bossito s’inscrit parfaitement dans la vision du gouvernement qui préconise la viabilisation des régions économiques et des zones de forte concentration humaine, la promotion d’un environnement sain, durable et résilient aux changements climatiques, la promotion de la gestion durable des ressources naturelles et l’amélioration de la gestion foncière et de l’habitat. Il invite les acteurs des trois communes concernées à plus d’engagement et de solidarité pour faire de cet espace l’un des pôles de compétitivité qui contribue au développement et au rayonnement international du Bénin. Orgainsée par l’Agence nationale d’aménagement du territoire représentée par son directeur général, Salomon Okiri, la conférence a été l’occasion pour ce dernier de présenter les avantages de l’aménagement du territoire pour l’économie locale. Société 29 nov. 2019


7e Rencontre Cour suprême - Juridictions de fond: Sous le signe d’une justice de qualité au service de l’État de droit
Pour harmoniser la pratique et garantir l'ordre juridictionnel, la Cour suprême et les juridictions de fond tiennent chaque année des assises thématiques. Centrée sur l’analyse des forces et faiblesses du système judiciaire, la septième rencontre se tient actuellement à la Cour d'appel de Cotonou. Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a procédé au lancement officiel de cette édition, hier jeudi 28 novembre. Pendant deux jours, les dépositaires du pouvoir judiciaire en l'occurrence les membres des différentes juridictions de fond et de la Cour suprême, vont réfléchir à comment améliorer les pratiques pour une justice de qualité au service du peuple. Les travaux ont été ouverts hier en présence du ministre de la Communication et de la Poste et du représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert, traditionnel partenaire technique et financier. Dans son mot de bienvenue, Arsène Dadjo, président de la Cour d'appel de Cotonou, juridiction d'accueil, a exprimé son souhait de voir les discussions aboutir à des recommandations pertinentes pour l’efficacité du secteur judiciaire et la satisfaction des justiciables. C'est aussi ce qu'a relevé le représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert, Hans Joachim Preuss. A l'en croire, l'espérance que nourrit Friedrich Ebert Stiftung à travers le soutien aux rencontres entre la Cour suprême et les juridictions de fond, c’est l’assurance d’une justice équitable, crédible et efficace, au service du développement. Représentant son homologue de la justice, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, réaffirme cet idéal attendu du pouvoir judiciaire. Pour lui, les questions liées à la justice touchent aux préoccupations majeures de la population et l’organisation de pareilles rencontres rassure face au désarroi des usagers et de ceux qui souffrent quotidiennement des dysfonctionnements de la Justice. C’est l’occasion d’analyser les forces et faiblesses du système, de relever les défis, de partager les grandes orientations et tendances financières…, renseigne le président de la Cour supreme, Ousmane Batoko. « Cette initiative garde toute sa pertinence en ce qu'elle a pour ambition de créer dans notre pays les conditions nécessaires pour une justice de qualité…, exigence de l'État de droit. La tenue de la septième rencontre constitue une des expressions de l'attachement de la Cour suprême à une gestion intégrée, participative et collaborative », va-t-il ajouter avant de saluer toutes les personnes et institutions qui ont rendu possible ce dialogue judiciaire, en l’occurrence la Fondation Friedrich Ebert depuis la toute première rencontre. Mot d’ordre du président de la Haute juridiction, faire preuve d’assiduité et de grande concentration pour des échanges fructueux afin de faire de la Justice béninoise une institution unitaire au service de l'État de droit et de la démocratie. Actualités 29 nov. 2019


Travaux budgétaires au Parlement: 45,261 milliards F Cfa pour 21 projets d’énergie
Les priorités du ministère de l’Energie en 2020 sont chiffrées à un montant de 45 milliards 261 millions F Cfa. Cette prévision budgétaire va servir à réaliser 21 projets dont l’objectif principal est de poursuivre la stratégie d’augmentation de la capacité de production d’énergie électrique, qu’elle soit thermique ou solaire. L’autre objectif est de faire en sorte que le réseau de transport soit étendu et densifié dans toutes les localités avec plus de 200 nouvelles autres qui bénéficieront l’année prochaine de ce programme extension-densification. C’est du moins, ce qui ressort du passage du ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou qui était face aux députés membres de la Commission budgétaire du Parlement. Selon lui, avec le budget 2020, le ministère entend accélérer l’électrification rurale. « Si je fais la somme entre l’électrification rurale et l’électrification urbaine avec le réseau conventionnel, c’est près de 500 nouvelles localités qui vont être impactées par ce programme dont 200 en milieu rural », souligne le ministre. Il informe que ce programme vise également à faire en sorte qu’il y ait une meilleure maîtrise de l’énergie disponible et sécurisée afin qu’elle puisse aller aux utilisateurs finaux que sont notamment les ménages, les industriels et les artisans. Aussi, un accent sera-t-il mis sur la sécurité électrique du ministère en 2020.Tout ceci permettra de supprimer un tant soit peu les toiles d’araignée et de connecter plus d’abonnés à la fois au système conventionnel de réseau national mais également au niveau de l’électrification hors réseau. Le ministre Jean-Claude Houssou rappelle que c’est tout l’intérêt des réformes courageuses entreprises par le gouvernement dans le secteur énergétique. Pour lui, ces réformes, aussi difficiles qu’elles soient, notamment à la Société béninoise d’énergie électrique avec la gestion déléguée, sont nécessaires et indispensables. « Les enjeux d’aujourd’hui et de demain, c’est de faire en sorte que cette énergie qui est l’intrant majeur, l’intrant incontournable de tout développement socio-économique, soit au rendez-vous en termes de qualité, de quantité, en tenant compte des préoccupations environnementales, mais aussi en faisant en sorte que le secteur puisse devenir un secteur viable pour être fiable », assure Jean-Claude Houssou. Actualités 29 nov. 2019


Travaux budgétaires au Parlement: Fortunet Alain Nouatin défend 41,6 milliards F Cfa
Le ministère de la Défense nationale utilisera un budget de 41,6 milliards F Cfa pour la réalisation de ses ambitions en 2020. Ce montant est en accroissement de 2,2 milliards F Cfa par rapport à celui de 2019 qui s’élève à 39,4 milliards F Cfa. Le ministre de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, est allé plaider ce jeudi devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour le vote de cette allocation budgétaire. Avec ce budget, le ministre envisage de mener plusieurs actions prioritaires notamment la formation des Forces armées du Bénin pour les aguerrir face aux nouvelles menaces, l’achat d’équipements militaires majeurs dont certains sont attendus incessamment. « La préoccupation essentielle des députés, c’est d’être rassurés. Comme nous le disons ‘’dormez tranquillement, l’armée veille''. Ils veulent être sûrs de ce qu’ils peuvent dormir tranquillement et que l’armée veille », souligne Fortunet Alain Nouatin qui rassure la population qu’elle peut être sereine car l’armée veille effectivement. Selon le ministre, face aux défis de la défense nationale, les députés estiment dérisoire ce projet de budget. Ils ont promis d’aider le ministère à faire un plaidoyer auprès du chef de l’Etat et du ministre de l’Economie et des Finances pour augmenter sensiblement cette prévision budgétaire pour la réalisation des ambitions projetées en 2020. « Il faut dire que pour être plus performants, nous avons encore besoin de plus de moyens », relève le ministre Fortunet Alain Nouatin. Actualités 29 nov. 2019


Éléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: « Nous devons continuer les réformes en 2020 »
"...Nous sommes passée devant la Représentation nationale pour exprimer les grandes actions que nous comptons mener au titre de l'année 2020 avec notre budget. Ce projet de budget est de 63 milliards 769 millions 880 mille F Cfa. Il a connu une légère augmentation d'environ 4 %. Les grandes actions que nous aurons à mener se retrouvent au niveau de nos sous-secteurs. Nous avons quatre programmes à savoir le programme de l'enseignement supérieur où nous devons continuer les réformes pour faire en sorte que l'enseignement soit de qualité. A cet effet, après la mise en place du Conseil national de l'éducation, nous comptons mettre en place l'Agence béninoise de qualité et d'assurance. Cela nous permettra de nous rassurer de ce que le contenu des formations cadre avec les réalités du terrain. Nous avons également la possibilité d'aligner nos ordres de formations avec les réels besoins du secteur industriel des promoteurs d'universités privées. Du point de vue infrastructures, les deux grandes universités thématiques vont être réellement construites. Nous avons déjà l'aval des députés à travers l'accord de ratification. La Badea a déjà donné son accord de non-objection. Il ne reste qu'à accélérer les choses en 2020. Dans ce domaine-là, nous comptons faire en sorte que le plateau technique soit vraiment une réalité dans nos universités. Par rapport à la réaction des députés, je note d'abord leur intérêt pour la vie de l'étudiant. Leur préoccupation est ce que deviennent les étudiants que nous formons. Ils ont souhaité que nous puissions revoir un peu les œuvres universitaires puisque nous voulons les ouvrir aux privés. Nous travaillons pour que les cours ne soient pas écrasants pour nos étudiants. Ils ont également voulu aborder le côté assurance, par exemple l’assurance maladie. Ils nous ont recommandé de voir comment l'intégrer dans le grand projet phare Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) du Programme d'action du gouvernement afin qu'il puisse concerner les étudiants. Nous avons également comme action phare en 2020, l'effort de rendre nos services dans le délai. Il y a beaucoup de tort parce que simplement, la question du numérique n'est pas encore effective. Avec le ministre du Numérique et de la Digitalisation, nous allons informatiser nos services et ainsi, les bourses pourront être données à temps. Les questions d'équivalence des diplômes seront également prises en compte et traitées très rapidement..." Actualités 29 nov. 2019


Inculpé pour meurtre sur dame Soossè Moussoun: Sorotori Yoro acquitté au bénéfice du doute
Statuant mardi 26 novembre en matière criminelle sur le cas de Sorotori Yoro inculpé pour meurtre sur la personne de dame Soossè Moussoun, le tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou l’a acquitté au bénéfice du doute. Les faits se sont déroulés à Tchantangou, arrondissement de Kotopounga dans la commune de Natitingou en 2011. L’acquittement au bénéfice du doute. C’est le verdict qui a sanctionné les débats lors de l’examen par le tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou, du dossier de Sorotori Yoro, un sourd muet qui y comparaissait pour avoir été accusé du meurtre sur Soossè Moussoun. Dès l’entame des débats, l’accusé a déclaré n’avoir pas tué. Aux différentes questions des membres du tribunal, il a soutenu n’avoir jamais tué. A la lecture des pièces du dossier, il est apparu qu’il jouit de toutes ses facultés mentales au moment de la commission des faits selon le rapport signé de l’expert Ildévert Egué. L’extrait de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. Présentant ses réquisitions, Alphonse Ahouzounvè Amoussou dans le rôle du ministère public a déclaré avoir affaire à un dossier particulier impliquant un prévenu particulier. Les faits portent, rappelle-t-il, sur un meurtre reproché à Sorotori Yoro. Des faits qui remontent au 29 septembre 2011. Il déclare se référer aux articles 295 et 304 anciens du Code pénal, car pour lui, il est obligé de se cantonner aux faits de l’espèce pour apprécier. Se référant à l’article 304 du Code pénal, il rappelle que la répression du meurtre entraine la peine de mort, proscrite actuellement. Jetant ensuite son dévolu sur les travaux forcés à perpétuité, il pense qu’ils sont contraires au respect des droits de l’homme. Toutefois, se référant à la loi de 2018 portant Code pénal, il a relevé « être resté sur sa faim lors des débats achevés en queue de poisson ». Pour lui, il est paradoxal que l’accusé déclare ne pas connaitre la victime alors que certains contradicteurs soutiennent le contraire. « Je suis dans un flou ; je préfère laisser un criminel en liberté que d’envoyer un innocent en prison », relève le ministère public, concluant ses réquisitions par l’incertitude qui marque son analyse. Il convie alors le tribunal à acquitter Sorotori Yoro, requerant la fin de la poursuite en mettant les frais à la charge du Trésor public. Le terrain est dès lors balisé pour la défense qui a salué la hauteur d’esprit et la compréhension de l’affaire par le ministère public. La peine de la défense Me Télesphore Dikpo, substituant Me Charles Badou, a éprouvé beaucoup de peine en se rendant au chevet de son client pour une prise de contact. Il a déploré les conditions dans lesquelles l’enquête préliminaire a été conduite avant de retenir que Sorotori Yoro sert un non pour un oui et un oui pour un non lorsqu’on lui pose des questions. Dans ces conditions, la défense souligne les incertitudes qui caractérisent le dossier et qui ne permettent pas de le comprendre. On recherche un coupable mais Sorotori Yoro ne l’est pas. Quand bien même il est vrai qu’il y a un cadavre, il invite le tribunal à prendre en considération les réquisitions du ministère public. Il déclare plaider avec foi l’incertitude. Sur la base de l’article 78 alinéas 9 et 11 du code de procédure pénale, il priera le tribunal d’écarter le procès-verbal d’enquête préliminaire de son client pour défaut de signature par l’accusé. Il ajoute que l’aveu n’est pas la reine des preuves et que l’élément matériel prouvant la culpabilité de son client n’a pu être rapporté. Sur cette base, il a prié le tribunal d’acquitter purement et simplement son client ou de l’acquitter au bénéfice du doute. Les délibérations qui ont retenu Sorotori Yoro non coupable l’ont acquitté au bénéfice du doute et mis les frais à la charge du Trésor public n Les faits Le jeudi 29 septembre 2011, les populations de Tchantangou, arrondissement de Kotopounga, commune de Natitingou ont été alertées par les appels au secours de dame Soossè Moussoun. Arrivés sur les lieux, les habitants dudit quartier ont découvert le corps sans vie de la victime. Sur place, il a été retrouvé un sac et une paire de chaussures qui appartenaient à Sorotori Yoro qui a pris la clé des champs. Les recherches ont permis de l’interpeller quelques jours plus tard. A l’enquête préliminaire, il a déclaré avoir agi sous l’effet de l’alcool et aurait reconnu avoir donné la mort à la victime qui s’opposait à ce qu’il ait des rapports sexuels avec elle. Composition de la Cour Président : Armand Gounon Assesseurs : Ignace Adigbli, Marius Ogou, Alou Bari Démon et Denis Goundété Ministère public : Alphonse Ahouzounvè Amoussou Greffier : Sédou Tabé Bio Société 28 nov. 2019


Diplomatie: Le gouvernement s’explique sur l’expulsion de l’ambassadeur Oliver Nette
Le ministre en charge de la Communication, Alain Orounla, a donné des détails sur les raisons qui fondent l’expulsion du Bénin de l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne. Interrogé sur la question lors de son traditionnel point de presse à la présidence de la République, mercredi 27 novembre, il a expliqué les motifs de cette décision du gouvernement. Oliver Nette, ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne (Ue) est effectivement invité à partir du Bénin à la demande des autorités du pays. Le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, l’a confirmé ce mercredi. Sauf que l’expulsion de celui qui était jusque-là le patron de la délégation de l’Ue au Bénin n’est aucunement le signe d’une quelconque brouille entre Cotonou et Bruxelles, rassure le ministre. « Les fonctions d’ambassadeur présument et postulent une obligation non seulement de courtoisie vis-à-vis des autorités du pays d’accueil, mais également un devoir de réserve. Nulle part au monde encore moins dans les pays occidentaux, vous ne verrez un diplomate africain manquer à ses obligations de courtoisie et à ce devoir de réserve. Le respect de cette obligation doit être mutuel », a soutenu le ministre. Selon ses propos, « la conduite de l’ambassadeur chef de file de l’Union européenne depuis la présentation de ses lettres de créance n’a pas été exempte de reproches ». Mieux, le diplomate européen dépêché par Bruxelles « avait déjà fait savoir dès sa prise de fonction que loin de s’impliquer dans la coopération avec l’Union européenne, sa mission pour lui devrait, dans son entendement, être politique ». Le ministre rassure d’ailleurs que la coopération avec l’Union européenne est une coopération particulière et dynamique « dont nous ne pouvons nous passer et elle s’est toujours très bien déroulée jusqu’à présent ». Plus qu’une question de jours donc pour que Oliver Nette dont la fin de mission a été déjà entérinée par le patron de la diplomatie béninoise fasse ses adieux à Cotonou. Souveraineté Le ministre Alain Orounla déplore certains actes de ce diplomate « qui se laisse aller même à des activités que nous pouvons considérer comme subversives pour notre pays », soutient-il. Raison pour laquelle, « le président de la République et le gouvernement assurant la souveraineté indiscutable et incontestable de notre pays et soucieux du partenariat établi avec l’Ue que nous ne souhaitons pas écorner, ont prié l’ambassadeur de bien vouloir retourner à la disposition des autorités qui l’ont nommé », indique-t-il. « Nous attendons vivement que l’Ue, par la voix de ses autorités compétentes, pourvoie à son remplacement pour dynamiser cette coopération pour le bien-être de nos populations », a poursuivi le ministre dans ses explications. Comme on peut le constater, la nouvelle vision de la diplomatie béninoise passe également par le respect de la souveraineté du pays. Visiblement, le Bénin n’entend plus cautionner le moindre manquement. Il y a quelques jours, l’ambassadeur d’un pays voisin avait été convoqué par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci sur des actes attentatoires à la souveraineté du Bénin. C’est encore au nom de cette souveraineté que le patron de la diplomatie béninoise agissant pour le compte du gouvernement a mis fin aux fonctions de Oliver Nette. Rappelons que depuis le 1er septembre 2017, l’ambassadeur Oliver Nette est le chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin. Il a présenté ses lettres de créance à la présidence de la République, le jeudi 3 mai 2018. Actualités 28 nov. 2019


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