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Nouvelles

Etude du projet de loi de finances gestion 2020: Aurélie Adam Soulé et deux autres ministres devant le Parlement
Les députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ont reçu, ce mardi, à tour de rôle, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, la ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato, dans le cadre de l’exercice annuel de présentation du projet de budget sectoriel au titre de 2020. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a défendu son budget sectoriel devant la Commission budgétaire du Parlement. Ce projet est d’un montant de 87 milliards 892 millions 981 mille FCfa contre 75 milliards 6 millions 732 mille Fcfa en 2019, soit un accroissement de plus de 17,18 %. Pour le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, qui a planché devant les députés, ce mardi, cette hausse est due à l’augmentation de l’effectif des enseignants et aussi à l’évolution des enseignants dans les différents grades. Le ministre évoque les autres programmes mis en place pour 2020, notamment le Programme de professionnalisation de l’enseignement et de la formation technique. La stratégie pour la professionnalisation et la relance de l’enseignement et de la formation technique sera également une priorité pour le ministère en 2020. Dans ce cadre, Mahougnon Kakpo rappelle l’ambition du gouvernement qui a décidé d’accorder désormais une grande importance à la formation professionnelle sans laquelle aucun pays ne peut se développer. Or, l’état des lieux de l’enseignement technique et de la formation professionnelle est désolant. Raison pour laquelle, informe-t-il, le gouvernement a décidé d’élaborer cette stratégie pour professionnaliser l’enseignement à travers l’implication du secteur privé et des professionnels dans la formation des apprenants. Un plan d’urgence qui s’étale sur 12 mois est prévu à cet effet. Tout ceci justifie l’accroissement des ressources allouées à mon ministère en 2020, détaille Mahougnon Kakpo. « J’ai été moi-même surpris de la réaction positive des députés. Ils ont été très positifs dans leur appréciation », se réjouit-il. Tout en saluant à leur juste valeur les réformes du gouvernement dans le secteur de l’éducation, les députés n’ont pas manqué de recommander notamment la sédentarisation des enseignants vacataires. Là-dessus, le ministre assure qu’une base de données existe non seulement pour professionnaliser davantage la profession enseignante mais également pour offrir aux populations une meilleure qualité d’aptitude pour enseigner avec le déploiement de plus de 12 mille aspirants dans les écoles. 5,1 milliards FCfa alloués aux projets numériques et à la digitalisation Le budget du ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation s’élève à 5,1 milliards F Cfa en 2020. Cette allocation budgétaire va permettre de mettre en œuvre les projets du secteur du numérique et les chantiers de la digitalisation de l’administration béninoise. C’est l’essentiel à retenir du passage de la ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, qui a présenté les grandes lignes de ce projet de budget aux députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Ce budget, assure la ministre, va permettre d’adresser l’ensemble de la population à travers la généralisation de l’Internet à très haut débit. Mieux, il sera également question pour le ministère de poursuivre en 2020 l’implantation des sites sur l’ensemble du territoire national avec le secteur privé. Et ce, pour que la population puisse avoir accès à des services numériques de qualité, précise Aurélie Adam Soulé. Il y a ensuite le projet relatif au portail national du service public, une plateforme visant à permettre aux citoyens béninois, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, d’accéder aux services publics en ligne. Selon la ministre, ce projet va connaître toute son ampleur en 2020 notamment avec les étudiants qui seront adressés à travers l’interconnexion des sites universitaires. « Nous allons interconnecter 10 sites universitaires publics entre eux, ce qui représente 80 % de la population étudiante du Bénin et on va mettre à disposition des ressources pédagogiques », assure la ministre. Il est également prévu l’interconnexion de ce réseau au réseau central ouest-africain des centres de recherche qui est lui-même connecté au réseau mondial. Le ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation entend ainsi donner la possibilité aux étudiants d’être au cœur de la révolution numérique dans l’apprentissage qui est actuellement en cours. Les députés n’ont pas manqué de féliciter la ministre pour ses efforts dans le secteur du Numérique et de la Digitalisation. Ils sont revenus sur le point des salles multimédias dans les établissements scolaires. Ce projet des salles multimédias, selon la ministre, est très important pour le gouvernement. Il se concrétise à travers la mise à disposition des ressources numériques aux écoliers et élèves des établissements scolaires. « Aujourd’hui, avec les réformes majeures dans l’enseignement technique et professionnel, il est de plus en plus important que le numérique trouve son chemin vers les salles de classe pour les enseignants, pour les apprenants et pour la société en général », conclut Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Actualités 20 nov. 2019


Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé: 2,41 milliards aux filières ananas, karité et aviculture
D’importantes subventions ont été accordées à des promoteurs et interprofessions, mardi 19 novembre à Cotonou, par le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep). Au total, seize structures ont bénéficié de l’appui de ce projet financé par l’Union européenne et l’Agence française de développement (Afd). Le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) se donne pour objectif d’accroitre la compétitivité de filières productives porteuses de l’économie béninoise, de renforcer les capacités du secteur productif en proposant des formations entrepreneuriales, de faciliter la mise sur le marché de produits agricoles et d’améliorer des investissements par la facilitation du dialogue public-privé. Les filières ananas, karité et aviculture sont au cœur de son action et le Parasep vise l’accroissement de la qualité et de la compétitivité de ces trois filières à travers la mise sur le marché national et international de produits agroalimentaires. Il a ainsi sélectionné par appels, 16 projets dont douze d’investissements et quatre de services dans ces trois filières pour faire bénéficier aux promoteurs, entreprises et coopératives, des appuis financiers en don permanent. Ce sont donc ces 16 acteurs qui, mardi 19 novembre à Cotonou, étaient à l’honneur. Ils ont eu droit à des chèques dont les montants varient de soixante millions de Francs Cfa à cent quatre vingt dix millions de francs Cfa, soit au total, deux milliards quatre cent onze millions de francs Cfa. Au niveau de la filière karité, le Parasep accompagne l’approche filière, ce qui signifie que « le projet appuie les différents acteurs du champ jusqu’à la table du consommateur ». Pour ce qui concerne l’ananas, le projet soutient l’augmentation de la production d’ananas, sa transformation et sa valorisation en jus et fruits séchés, la commercialisation d’ananas bio (frais et séché), l’achat d’emballages carton, l’acquisition d’une laverie industrielle de bouteille en verre et la production d’engrais bio à partir des déchets d’ananas. Dans la filière aviculture, le Parasep appuie la production de poussins d’un jour, l’élevage de la volaille, la production de plateaux d’alvéoles d’œufs, la production d’aliments pour animaux, la mise en place d’unités d’abattage et de transformation… Dynamiser la compétitivité des filières agricoles En investissant une si importante somme dans les filières ananas, karité et aviculture, le Parasep espère bien des résultats que son coordonnateur Yves Van Frausum s’est fait le devoir de rappeler aux bénéficiaires. Il est globalement attendu d’eux, la maitrise du coût, de la qualité et des délais, le combat de la productivité, l’amélioration de la qualité de la main d’œuvre… et surtout travailler sur le long terme. Pour Oliver Nette, ambassadeur chef de délégation de l’Union européenne, cet appui va au-delà d’un simple soutien financier. Pour un secteur privé dynamique, « l’investissement seul ne suffit pas », laisse-t-il entendre. Il propose donc à la fois, d’investir, de transformer, de former pour améliorer le climat des affaires. Les trois filières choisies l’ont surtout été parce qu’elles sont des priorités au niveau national, retient également Oliver Nette. Non seulement elles sont prioritaires, mais elles figurent également en bonne place dans le Programme d’action du gouvernement, appuie l’ambassadrice de France près le Bénin, Véronique Brumeaux. A ces 16 bénéficiaires du Parasep, qu’elle identifie à « la force vive du développement économique », elle a conseillé de profiter des opportunités d’exploitation qu’offre le marché international. Cette même attente sera renouvelée par le directeur de l’Afd, Adrien Haye, avant que le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané ne vienne exprimer toute la satisfaction du gouvernement béninois de voir le Parasep appuyer des filières sur lesquelles le pays mise pour sa croissance économique. Actualités 20 nov. 2019


Digitalisation des paiements pour le secteur financier dans l’espace Uemoa: La Bceao lance la deuxième édition de l’inclusion financière
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a lancé, lundi 18 novembre dernier, depuis son siège à Dakar au Sénégal, la deuxième édition de l’inclusion financière dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Pendant une semaine, les différentes parties prenantes échangeront sur les enjeux de la digitalisation des paiements pour le secteur financier des Etats de l’Union, les risques liés à l’utilisation des nouvelles technologies financières ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour protéger les consommateurs des services financiers. « La digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’Uemoa ». C’est le thème de la deuxième édition de la semaine de l’inclusion financière autour de laquelle la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) mobilise depuis ce lundi les différentes parties prenantes de l’Union. En initiant la semaine de l’inclusion financière dont la première édition s’est déroulée dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine, il y a un an, la Bceao visait un objectif : promouvoir l’utilisation des services financiers à partir des nouvelles technologies. Après la première édition, les autorités monétaires se rendent compte aujourd’hui des nombreuses réformes qui ont été engagées dans le secteur par les différents pays de l’Union. Que ce soit le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné ou le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, l’inclusion financière a connu une évolution terrible dans les différents pays de l’Uemoa ces dernières années. Outre la cérémonie d’ouverture de la semaine qui a regroupé au siège de la Banque centrale à Dakar, les acteurs du secteur de même que dans les huit pays de l’Union, plusieurs sessions de formation et d’information sont organisées durant toute la semaine. Au-delà de toutes ces sessions de formation qui se déroulent également au Bénin à travers différents ateliers qu’organise la direction nationale de la Bceao jusqu’au samedi prochain, il est prévu des séances de sensibilisation des populations. Ces séances porteront sur l’éducation financière et la protection des consommateurs dans chaque Etat, ainsi que les perspectives. Les risques inhérents à l’utilisation des technologies financières et les défis majeurs liés à la protection des clients au regard du développement des nouvelles technologies seront également abordés. Sans oublier la foire sur l’inclusion financière qui sera une occasion pour les institutions financières de présenter aux populations leurs projets ainsi que leurs produits et services. Economie 20 nov. 2019


Semaine du Numérique au Bénin: Clap de fin
La troisième édition de la Semaine du Numérique a connu son épilogue, vendredi 16 novembre dernier, à Cotonou. Venus du Bénin et d’ailleurs, plusieurs acteurs de l’écosystème du numérique ont pris part aux activités. Les lauréats des challenges organisés dans le cadre de cet évènement ont été distingués au cours d’une soirée de gala. Organisée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation avec le soutien de l’Alliance Smart Africa sur le thème : «Le citoyen à l’ère de l’économie numérique», la troisième édition de la Semaine du Numérique s’est achevée après cinq jours d’intenses activités. Venus du Bénin et d’ailleurs, plus de mille participants étaient présents aux différentes activités et communications de cette édition. Au regard de l’importance de l’évènement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a été soutenue par sa collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladekan et le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture au nom du chef de l’Etat Patrice Talon. Selon lui, cet événement répond à la volonté du gouvernement béninois de faire du Bénin un carrefour numérique dans la sous-région. « Les différentes actions et projets numériques mis en place par le gouvernement n’auront d’effet que si les citoyens que nous sommes en font un bon usage », a-t-il déclaré. Il invite les utilisateurs des services numériques à développer des réflexes numériques au quotidien. Pour lui, le gouvernement accorde une place de choix dans son Programme d’action 2016-2021 au secteur du numérique et aux enjeux qui en découlent. Le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané a reconnu et salué le soutien des partenaires techniques et financiers qui contribuent au développement de ce secteur au Bénin. En plaçant le citoyen au cœur de cette troisième édition, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, reste attachée à la vision du gouvernement de rendre l’internet accessible à toutes les populations du pays. « Il est important que le numérique soit présent dans toutes les contrées de notre pays », a-t-elle déclaré. A l’en croire, la spécificité de cette année est la tenue de certaines activités hors de Cotonou notamment dans les villes de Porto-Novo, Natitingou et Avrankou. Les lauréats distingués A la suite du panel d’ouverture animé par Lacina Koné, directeur exécutif de l’Alliance Smart Africa, plusieurs communications ont été présentées lors de cette édition. Le panel ministériel sur le pouvoir d’action du citoyen numérique a marqué également les esprits. Les meilleurs des différents challenges numériques organisés dans le cadre de cette édition ont été distingués lors d’une soirée de gala animée par la troupe folklorique, Les Super Anges Houindonaboua. Initié pour stimuler la création et la croissance des entreprises portées par des femmes en vue de contribuer à la création d’emploi, le concours «Les Amazones du Digital » a été remporté par Raïmatou Coulibaly de Agritech. Elle est suivie de Raïnatou Assa de Think Lab et Mélaine Kiossoun de youMatter arrivées respectivement 2e et 3e du challenge. Bessan Eliezer Augustino Agbémavo de Reading Power est reparti avec le Prix spécial Martial Ahyi destiné aux meilleures innovations numériques dans l’éducation tandis que Martial Koffi Noel Amoussou de Tath Corp et Franck Kangni de Holo System ont occupé les 2e et 3e places. Plusieurs jeunes ont pris part au Fintech challenge, un concours réservé aux innovateurs dans la finance digitale, mais à l’arrivée c’est Gilles da Costa de Tondi, Valvida Ismène Fangninou de la Communauté Zindo et Eudoxie Obinti de Finanfa qui ont enlevé les trois prix de cette compétition. Société 19 nov. 2019


2e phase du programme « Prever »: Investir pour l’énergie propre aux usages productifs
Le Bénin bénéficie de l’appui de l’Union européenne pour la mise en œuvre de la deuxième phase du programme «Promouvoir l’économie verte au Bénin » (Prever 2).Objectif, investir pour la production et l’accès à une énergie propre et durable. L’Union européenne (Ue) apporte une contribution à hauteur de 36 millions d’euros soit 23,4 milliards F Cfa, pour la mise en œuvre de la deuxième phase du programme « Promouvoir l’économie verte au Bénin » (Prever 2). Ce financement sur le onzième Fonds européen de développement reflète la volonté de l’institution de contribuer à la réalisation de l’Objectif de développement durable (Odd) n°7 «Energie propre et d’un coût abordable », a indiqué l’ambassadeur chef de la délégation de l’Ue au Bénin, Olivier Nette. C’était mercredi 13 novembre dernier lors de la signature de la convention de financement à Cotonou. C’est l’aboutissement des discussions enclenchées pour lever par blending (mélange de dons et de prêts concessionnels) des fonds additionnels en tenant compte des avancées de la première phase du programme d’un montant total de 131 millions d’euros (environ 86 milliards F Cfa). Le coût total de cette deuxième phase est estimé à 60,9 millions d’euros soit environ 40 milliards F Cfa. « Prever 2 mettra l’accent sur la promotion de l’accès à l’énergie pour des usages productifs générant des revenus et, à travers une forte composante d’intermédiation sociale, sur l’accès pour les femmes, à la fois comme consommateurs vulnérables et entrepreneurs », selon Olivier Nette. Le programme contribuera également, poursuit-il, au développement du secteur privé, à travers la promotion des investissements et la création d’emplois, en particulier pour les femmes, dans les secteurs porteurs de l’accès à l’électricité, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Un des volets du programme permettra de renforcer le secteur privé national et international, à travers une assistance technique dédiée aux très petites et moyennes entreprises. Il est question de développer leurs capacités techniques et financières pour produire et distribuer de l’électricité (sur réseau et hors réseau) et améliorer l’efficacité énergétique dans les secteurs productifs. Les activités viseront par ailleurs la mise en place de partenariats Nord-Sud, le renforcement de la coopération entre entreprises et la création d’incubateurs afin d’accompagner l’émergence de nouveaux acteurs privés. Les entreprises pourront ensuite bénéficier des différents mécanismes de financement, y compris Electrifi ou Sunref (Financement de programmes d’énergies renouvelables), afin de participer à l’effort national d’électrification. Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, se réjouit de la sollicitude constante de l’Ue dans le secteur de l’énergie. Il salue une coopération « exemplaire» qui augure davantage de résultats probants dans ce secteur. « C’est en cohérence complètement avec le plan d’action du gouvernement pour améliorer ce secteur, en ayant à cœur les préoccupations environnementales et particulièrement les aspects liés aux changements climatiques », laisse-t-il entendre. Efficacité énergétique Dans son plan d’action, le gouvernement met l’accent, entre autres, sur les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et l’efficacité énergétique. L’apport de l’Union européenne permettra de consolider les acquis obtenus depuis trois ans, dans le but d’assurer à moyen terme l’autonomie en énergie électrique. Une des trois composantes de la première phase du projet, Electrifi visait à augmenter les capacités du secteur privé à produire et à distribuer de l’électricité (sur ou hors réseau) et améliorer l’efficacité énergétique dans les secteurs productifs tels que l’industrie, l’agro-business, le tourisme/l’hôtellerie. Ces actions seront accompagnées, avec la deuxième phase, par un volet visant à améliorer l’accès à l’électricité en milieu périurbain et rural par l’extension et la réhabilitation de réseau. Elles seront mises en œuvre dans la continuité des projets existants, notamment le Projet d’extension et de développement des réseaux (Peder). Lors de la première phase du programme, ce projet devrait aboutir au raccordement de 50 localités rurales au réseau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Un volet optionnel du Prever 2 devrait favoriser l’optimisation des investissements en énergie verte, notamment l’augmentation de la capacité de la centrale solaire Defissol. Le projet Defissol tourne essentiellement autour de la construction à Pobè d’une centrale solaire de 25 MW raccordée au réseau et permettant la fourniture de 35 GWh/an d’électricité pour couvrir la consommation d’environ 30 000 ménages. Le but est de réduire la dépendance du Bénin des énergies fossiles et de développer des sources de production soutenables pour le développement et la croissance économique du Bénin. En fait, le Bénin est caractérisé sur le plan énergétique par la prédominance de l’usage de la biomasse et des hydrocarbures; l’électricité proprement dite provenait essentiellement, avant la mise en service de la centrale thermique de Maria Gléta 2, du Ghana et du Nigeria. Les taux d’électrification restent faibles avec 33,2 % au niveau national et 8,15 % en milieu rural en 2015. Toutes choses qui avaient amené le gouvernement du Bénin à adopter en juillet 2016 un plan d’urgence de relance du secteur de l’électricité et à consacrer quelque 10 % de son budget quinquennal (2016-2021) à ce secteur. Société 19 nov. 2019


Ecole nationale supérieure des Armées: Les officiers-stagiaires du 16e Cours d’état-major en formation
Le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Aho, a officiellement lancé, ce mercredi 6 novembre, le 16e Cours préparatoire à l’obtention du diplôme d’état-major au titre de l’année académique 2019-2020 à l’Ecole nationale supérieure des Armées (Ensa) de Porto-Novo. Trente officiers militaires sont en formation à l’Ecole nationale supérieure des Armées de Porto-Novo pour l’obtention du diplôme d’état-major pour le compte de l’année académique 2019-2020. Ils proviennent de plusieurs pays, notammanet vingt-trois du Bénin, deux du Niger, deux du Sénégal, deux du Congo et un de la Côte d’Ivoire. Pendant neuf mois, les stagiaires recevront des cours indispensables pour un officier traitant dans un état-major national ou multinational en temps de paix, de crise ou de guerre. Ils suivront plusieurs modules d’un volume global de 1260 heures. Les enseignements porteront essentiellement sur les techniques d’expression écrite et orale dans lesquelles ils apprendront à rédiger toutes les correspondances militaires usuelles, à proposer par écrit des solutions applicables à des situations complexes, à prendre position sur un sujet d’ordre général ou spécifique relatif à la sécurité-défense, à exprimer leurs opinions en public à travers des exposés et la soutenance de mémoire de fin de stage. Les stagiaires seront outillés également sur l’enseignement et la planification opérationnels regroupant un ensemble de modules au cours desquels les connaissances de tactique générale seront enseignées dans un contexte tant de guerres régulières, irrégulières ou asymétriques qu’en opération de maintien de la paix. Ils renforceront aussi leurs capacités sur le monde géopolitique et stratégique sans oublier l’histoire militaire et autres activités qui leur permettront de mieux cerner les réalités de chacun des pays prenant part à ce cours et les connaissances nécessaires au commandement d’un corps de troupe. Mutation Pour le commandant de l’Ensa, le lieutenant-colonel Lev Stano Adanhodé, cette formation s’insère dans le cadre des objectifs assignés à son école à savoir d’une part parfaire la capacité rédactionnelle des stagiaires et renforcer leur capacité opérationnelle et d’autre part peaufiner leurs techniques d’expression orale. L’Ensa a été créée le 17 avril 1987, sous l’appellation Centre de perfectionnement des officiers subalternes (Cpos) et a connu plusieurs mutations dans le temps, devenant Ecole des cadres des Armées (Eca) en 1999 puis Ecole nationale supérieure des armées (Ensa) le 20 février 2001. Le lieutenant-colonel a mis l’accent sur l’importance d’un Cours d’état-major dans la carrière d’un officier militaire. Selon lui, il est la condition sine qua non, par exemple au Bénin, pour espérer accéder à la catégorie des officiers supérieurs. Pour ce faire, le commandant de l’Ensa invite les stagiaires à faire preuve de disponibilité, d’assiduité, de volonté au travail, de rigueur, d’abnégation mais aussi de cohésion et de fraternité. « Vous serez évalués de façon continue et intransigeante, et comprenez d’ores et déjà que seuls les méritants auront leur parchemin », avertit le lieutenant-colonel Lev Stano Adanhodé. Le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Aho, qui a officiellement ouvert le cours, se réjouit surtout de l’effectif élevé de stagiaires étrangers à cette formation. Cela dénote, selon lui, de la confiance que ces pays représentés font au Bénin à travers l’Ensa. Le contre-amiral trouve plus qu’impérieux que les pays consolident la coopération sud-sud pour une meilleure collaboration entre les armées afin de mieux faire face aux défis de sécurité et de défense, notamment de criminalité transfrontalière, de terrorisme, de trafic de drogue, de l’extrémisme violent et autres dans leurs espaces respectifs. Société 07 nov. 2019


Port de Cotonou: Des mesures de protection et de sûreté des navires en rade
Mercredi 6 novembre 2019, le Conseil des ministres a adopté le décret portant Renforcement des mesures de protection, de sécurité et de sûreté des navires en rade à Cotonou. Une mesure supplémentaire qui vise à rassurer les armateurs qui arpentent le port de Cotonou et leur assurer plus de sécurité. Le gouvernement béninois n’a pas mis du temps pour réagir, après le récent acte de piratage perpétré sur un navire au port de Cotonou. Il a pris un décret portant Renforcement des mesures de protection, de sécurité et de sûreté des navires en rade à Cotonou. Lequel stipule que « tout navire de commerce, quelle que soit sa nationalité, au mouillage dans les espaces maritimes sous souveraineté de l’Etat béninois, et plus particulièrement en zone d’attente du port de Cotonou, avec l’accord du capitaine, doit accueillir à son bord une équipe de protection armée à charge de la République du Bénin ». Cette disposition prise par les autorités béninoises vise à contenir, toute intention malveillante sur les navires sous son giron, le temps de déployer les mesures prévues pour une sécurité maximale dans les eaux béninoises. Pour rappel, le Conseil des ministres du 10 avril dernier avait déjà retenu la société norvégienne Vissim A.S « en raison de son expérience, pour fournir des solutions de pointe à notre pays dans le cadre de la protection de sa façade maritime et de certains de ses postes frontaliers terrestres ». Malgré cette expertise en attente de déploiement, le Bénin a réagi promptement à la dernière attaque perpétrée dans ses eaux en mettant à contribution ses forces navales dont l’expertise en la matière ne fait l’objet du moindre doute, pour agir et contenir toute velléité, le temps que l’appui norvégien se fasse sentir. Une anticipation qu’il conviendrait de saluer, même lorsqu’on sait que depuis trois ans, le Bénin a été dans la logique d’anticiper sur toutes les situations préjudiciables qu’il connait. L’avantage ici, c’est que ce déploiement des forces navales vient rassurer les compagnies maritimes et autres navires sollicitant le port de Cotonou. Ils peuvent en toute quiétude, continuer par vaquer à leurs occupations. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le pays sort le grand jeu pour contrer la criminalité dans ses eaux. Un dispositif existe à cet effet et tout porte à croire que depuis des années, il a fonctionné et permis de sécuriser les navires mouillant dans les eaux béninoises, du moins jusqu’au dernier incident en date, qui demande à agir à nouveau avec plus de précautions. Société 07 nov. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: Des mesures de renforcement de sécurité maritime et d’opérationnalité de lois majeures
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 6 novembre 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises. I- Mesures normatives Renforcement des mesures de protection, de sécurité et de sûreté des navires en rade de Cotonou. Lors de sa séance du 10 avril 2019, le Conseil des ministres avait retenu la société norvégienne Vissim A.S., en raison de son expérience, pour fournir des solutions de pointe à notre pays dans le cadre de la protection de sa façade maritime et de certains de ses postes frontaliers terrestres. En attendant l’aboutissement desdites solutions, il s’avère indispensable de renforcer la protection des navires mouillant dans nos eaux, pour les préserver des actes de piraterie. C’est pourquoi, le Conseil a adopté le décret portant renforcement des mesures de protection, de sécurité et de sûreté des navires en rade de Cotonou. Aux termes dudit décret, « tout navire de commerce, quelle que soit sa nationalité, au mouillage dans les espaces maritimes sous souveraineté de l’Etat béninois et plus particulièrement en zone d’attente du port de Cotonou, avec l’accord du capitaine, doit accueillir à son bord une équipe de protection armée à charge de la République du Bénin. » La présence de cette équipe permettra notamment de prévenir toute tentative de piraterie et d’alerter les centres opérationnels en vue de mettre hors d’état de nuire les pirates présumés. Les ministres concernés sont instruits aux fins de veiller à l’application de ce décret. II- Communications II-1. Compte rendu du vote de la loi n°2019-39 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019. Le président de la République a rendu compte au Conseil du vote par l’Assemblée nationale, de la loi portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019. Par le vote de cette loi, la représentation nationale a décidé de donner au plan législatif, une réponse favorable aux recommandations consensuelles issues du Dialogue politique. Ainsi, sont absoutes, les infractions de nature criminelle, délictuelle et contraventionnelle, commises au cours des mois de février, mars, avril, mai et juin 2019 et se rapportant aux élections législatives. En conséquence, les peines prononcées à l’encontre de certains de leurs auteurs déjà jugés sont effacées, les procédures engagées contre d’autres sont dépourvues d’objet, les jugements ou arrêts prononcés sont non avenus et les personnes détenues à titre provisoire aux fins de l’exécution des jugements ou arrêts prononcés, sont éligibles à la mise en liberté immédiate, si elles ne sont pas retenues pour d’autres causes légales. Le président de la République promulguera la loi d’amnistie dès que la Cour constitutionnelle se sera prononcée sur sa conformité à la Constitution. Par ailleurs, le ministre de la Justice et de la Législation devra instruire les procureurs généraux près les cours d’appel en vue de : - arrêter sans délai les poursuites à l’égard des personnes visées par la loi d’amnistie ; - faire procéder à la mise en liberté immédiate des personnes détenues en vertu des décisions judiciaires (jugements, arrêts, ordonnances de placement, mandats d’arrêt ou de dépôt) à raison des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis dans le cadre des élections législatives d’avril 2019, si elles ne sont retenues pour d’autres causes légales ; - veiller à ce que les mentions de condamnations consécutives aux faits visés ne soient pas portées sur les casiers judiciaires des personnes concernées. II-2. Compte rendu du vote de la loi n°2019-40 portant modification de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin. Le vote de cette loi découle de la nécessité de mettre en œuvre les recommandations consensuelles issues du Dialogue politique. Elle consacre la suppression et la modification de certaines dispositions de la Constitution et introduit des innovations motivées par la nécessité de renforcer les acquis démocratiques et politiques de notre pays. Les points objet d’innovation concernent : - la suppression de la peine de mort ; - l’institution d’élections générales avec l’alignement de tous les mandats électifs ; - la fixation des premières élections générales au cours de l’année 2026 ; - le financement public des partis politiques et l’institution d’un chef de file de l’opposition ; - la discrimination positive au profit des femmes et des personnes handicapées ; - la création du poste de vice-président de la République élu en duo avec le président de la République ; - le parrainage des candidats aux fonctions de président de la République ; - la création du Conseil national de Défense et de Sécurité ; - la création de la Cour des Comptes ; - la reconnaissance par l’Etat de la chefferie traditionnelle; - la possibilité du renouvellement du mandat des conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Il convient de souligner qu’à l’occasion de ce vote, les députés ont veillé à la préservation des piliers fondamentaux de notre modèle démocratique et politique que sont : le caractère républicain et unitaire de l’Etat, la laïcité, la limitation du nombre de mandats présidentiels et la limitation de l’âge des candidats à l’élection présidentielle. La Constitution ainsi modifiée entraine subséquemment la prise de plusieurs textes de lois en vue de rendre opérationnelles les nouvelles institutions. Les diligences nécessaires à cet effet seront accomplies après le contrôle de constitutionnalité par la Cour constitutionnelle. II-3. Mesures de relance des chantiers des projets de pavage et d’assainissement dans les communes bénéficiant des financements BOAD et BIDC. Entre 2013 et 2015, des projets de pavage et d’assainissement ont été engagés avec la mobilisation d’une partie des ressources auprès de ces deux institutions de financement dans 33 communes de notre pays. Les travaux relatifs à ces projets ont effectivement démarré dans 28 communes et sont achevés dans 11 d’entre elles. Dans les 17 autres restantes, les chantiers sont inachevés ou à l’arrêt. Cette situation est source d’importantes nuisances pour les populations, en particulier les riverains de ces chantiers. Elle est la cause de nombreux cas d’accidents de la circulation, avec parfois des pertes en vie humaine. Elle compromet par ailleurs le bon déroulement des activités économiques. Pour y mettre fin, le Conseil a décidé, en approuvant le compte rendu de la mission dépêchée sur le terrain par le chef de l’Etat à cet effet, de la reprise immédiate des travaux dans les villes où l’urgence se manifeste, en vue de leur achèvement diligent. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable est instruit à l’effet de prendre les mesures pour une prise en compte aux mêmes fins, de toutes les autres villes concernées. II-4. Programme d’urgence de réfection des pistes rurales et de routes classées, campagne 2019-2020. Les pluies diluviennes qui se sont abattues cette année sur l’ensemble du territoire ont été particulièrement abondantes au point d’occasionner de sérieuses dégradations sur une partie du réseau routier national. Dans ces conditions, il devient difficile aux braves producteurs ainsi qu’aux populations des zones rurales notamment, de se déplacer et d’assurer le transport de leurs productions vers les centres de commercialisation. En vue de mettre fin à ces difficultés et dans la droite ligne de la stratégie qu’il développe depuis quelques années, le gouvernement a autorisé la mise en œuvre du programme d’urgence de réfection des pistes rurales et de routes classées pour la campagne 2019-2020. Celui-ci est complété par un dispositif d’entretien sur une période d’un an. Cette option procède de la volonté du gouvernement de maintenir, en permanence, les pistes et routes concernées en bon état de praticabilité. Ledit programme couvre tous les départements du pays à l’exception du Littoral et prend en compte 13 238 km de pistes rurales et routes classées. Pour la réalisation des travaux dans les délais et aux conditions exigées, plusieurs entreprises béninoises et des bureaux de contrôle ont été retenus. II-5. Opération d’identification des Béninois vivant au Nigeria. La plupart de nos compatriotes vivant au Nigeria ne disposent pas de pièces administratives fiables. C’est dans le but de garantir leur sécurité et de leur permettre de continuer à exercer leurs activités en toute quiétude, que le gouvernement a décidé de procéder à leur recensement. Cette opération d’intérêt national a pour finalité de : - les inscrire au Registre national de la population ; - leur établir la carte nationale d’identité aux normes de la Cedeao; et - saisir l’opportunité de ce recensement pour régulariser la situation de ceux d’entre eux qui n’ont pas d’acte de naissance. II-6. Compte rendu des négociations dans le cadre de la construction et de l’équipement de l’hôpital de référence d’Abomey-Calavi. Aux termes desdites négociations, le Groupement d’entreprises représenté par Bouygues Bâtiment International sera chargé d’exécuter le marché de construction et d’équipement du Centre hospitalier universitaire de référence d’Abomey-Calavi. Il convient de rappeler qu’il s’agit d’un établissement hospitalier de référence, prévu au Programme d’action du gouvernement. D’un coût global de cent soixante-quinze millions (175 000 000) d’euros, soit environ cent quinze milliards (115 000 000 000) de FCfa, cet hôpital moderne disposera de services cliniques et d’un plateau technique de haut niveau, dans plusieurs spécialités médicales et chirurgicales. De même, il offrira les commodités pour les explorations diagnostiques, avec des unités de biologie et d’imagerie. Dans cette perspective, l’agence Michel Beauvais Associés, retenue dans le cadre de la maîtrise d’œuvre complète, a finalisé l’analyse du programme technique détaillé et l’élaboration de l’esquisse. De même, l’étude d’impact environnemental et social est déjà achevée et validée. Un accord entre les parties prenantes au projet est réalisé pour qu’il soit exécuté tel que voulu par l’Etat. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres intervenant dans la conduite du dossier aux fins de procéder à la signature du contrat de marché avec la Société Bouygues Bâtiment International et de faciliter le démarrage des travaux. III- Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé : - l’organisation, à Cotonou, par l’Institut de la Francophonie pour le Développement durable (Ifdd), d’une formation en politique et économie de l’énergie pour des ressortissants de pays francophones, du 4 au 16 novembre 2019 ; - l’organisation, au Bénin, du 10 au 12 novembre 2019, de l’opération «Koudanlgou 3» dans le cadre de la plateforme « initiative d’Accra » ; - l’organisation, à Cotonou, du 12 au 15 novembre 2019, du Forum régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre sur la santé communautaire ; - l’organisation, à Cotonou, du 13 au 15 novembre 2019, du congrès conjoint de la Société africaine francophone de Chirurgie digestive et de la Société bénino-togolaise de Chirurgie digestive ; - la participation du Bénin à la 31e session ordinaire de l’Assemblée de l’Organisation maritime internationale (Omi), du 25 novembre au 4 décembre 2019, à Londres, au Royaume Uni. IV- Mesures individuelles Sur proposition des ministres concernés, les nominations ci-après ont été prononcées. Au ministère du Plan et du Développement Conseiller technique au Suivi des Financements Monsieur Yacoubou Amadou Conseiller technique au Suivi des Questions sociales Monsieur Mouhamed Moutala Issifoui Drissou Conseiller technique juridique Madame Sylvie Bissaloué Directeur du Centre de Partenariat et d’Expertise pour le Développement durable Monsieur Roger Antoine Tohoundjo Directeur général des Politiques de Développement Monsieur Cyriaque Edon Directeur général de la Programmation et du Suivi des Investissements publics Monsieur Alastaire Sèna Alinsato Directeur général des Objectifs du Développement durable Monsieur Magloire Augustin Aguessy ? Au ministère de la Santé Directrice de l’Administration et des Finances Madame Ganiatou Carole Adjibola Au ministère de l’Energie Directeur de la Programmation et de la Prospective Monsieur Herman Zimé Conseiller technique à l’Electrification rurale et à l’Efficacité énergétique Monsieur Orou Batta Seh Dan Directeur général des Ressources énergétiques Monsieur Todéman Flinso Assan Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance Directrice de Cabinet Madame Natacha Kpochan Razaki Conseiller technique à la Microfinance et à la Mobilisation des Ressources Monsieur Brice N.R. Dansou Fait à Cotonou, le 6 novembre 2019 Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 07 nov. 2019


Journée internationale des arts plastiques: Pour une reconnaissance du mérite des artistes

La Fédération des associations professionnelles de plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin) a marqué d’une pierre blanche, la célébration de la Journée internationale des arts plastiques. A l’occasion, Serge Mikpon, artiste plasticien et spécialiste de la récupération a entretenu les journalistes sur l’importance des artistes et des arts plastiques dans la vie de l’homme.

« Arts plastiques et récupération », c’est le thème de la 6e édition de la journée internationale des arts plastiques.Selon l’artiste Serge Mikpon, l’art a de tout temps été le miroir de l’époque et de la sensibilité des hommes qui le vivent. Il note que cette journée constitue un creuset de reconnaissance des performances des artistes plasticiens et du rôle qu’ils jouent au sein de la société. Selon lui,  l’organisation de cette conférence-débat va ouvrir les horizons pour les artistes plasticiens. Il laisse entendre que la récupération d’objets s’est rendue utile à l’art pour être le reflet d’une société actuelle où la surconsommation et les gaspillages dictent leur loi. « Je suis un artiste engagé et je  fais toutes sortes de représentation dont les animaux, les objets, les hommes pour dénoncer tout ce qui est anormal dans la société. L’artiste est fait pour dénoncer un certain nombre de faits afin d’amener la société à être plus juste », a-t-il complété.
Serge Mikpon indique que redonner vie à un objet ou à un matériau destiné à la destruction ou à la disparition est devenu une préoccupation pour maints créateurs en arts plastiques. Il précise que c’est bien là, la force et la puissance d’un détournement savant. Il invite les décideurs à  promouvoir et à vulgariser les arts plastiques et graphiques afin de susciter des jeunes talents, donner une formation académique de base aux artistes locaux et renforcer les capacités techniques et artistiques des artistes.
En détournant les matériaux ou des objets qui ont déjà servi ou non, de leur usage habituel pour en faire des sculptures ou des tableaux, les artistes donnent un sens aux devises «Faire du beau avec du vieux » et «redonner corps et vie à ce qui est voué à la mort ou à la disparition».

Culture 06 nov. 2019


Enseignement de l’anglais parlé dans les écoles: Le livre qui propose un changement de paradigme

« Favoriser l’enseignement de l’anglais parlé chez les apprenants béninois ». C’est le titre d’un livre lancé, mercredi 30 octobre dernier, à Cotonou. Il met en évidence les fondements de l’incapacité des apprenants à s’exprimer en anglais, même après sept ans de pratique de cette langue. Pour inverser la tendance, l’auteur du livre, Dr Jérémie Dovonou, spécialiste en didactique anglaise, propose un package de solutions dont la valorisation de l’anglais parlé dans les écoles au même titre que l’écrit, tout en y associant les outils du numérique.

Un nouveau livre traitant de la didactique anglaise dans les écoles béninoises vient de paraitre. Intitulé, « Favoriser l’enseignement de l’anglais parlé chez les apprenants béninois », il évoque l’importance de la langue anglaise pour les élèves béninois, tout en faisant ressortir, à travers une analyse Swot, les causes de l’incapacité des apprenants à mener un dialogue acceptable dans cette langue.
« Je me suis rendu compte que nous enseignons l’anglais de la classe de sixième jusqu’en terminale. Mais les apprenants ne sont pas en mesure de communiquer dans cette langue. Je ne dis pas qu’ils doivent parler couramment la langue anglaise. Mais ils devraient normalement, après sept ans d’apprentissage de l’anglais, être capables de communiquer dans cette langue de manière orale. Ce qui n’est pas le cas… », déplore l’auteur du livre, Dr Jérémie Dovonou, à la cérémonie de lancement de cet ouvrage, mercredi dernier, à Cotonou. « De la classe de sixième en terminale, l’apprenant béninois est évalué 44 fois à l’écrit s’il fait une école publique, et 65 fois s’il fait une école privée contre une évaluation orale qui se fait à l’examen du Bepc (…). Autrement dit, c’est seulement au Bepc que l’oral est fait pour la plupart », a-t-il poursuivi. Comme solution à ce problème, l’auteur propose la refonte de la méthode d’enseignement de l’anglais dans les écoles béninoises.
Il suggère donc la valorisation de l’anglais parlé au même titre que l’écrit. Ce qui voudrait dire que l’évaluation orale des apprenants, en classe comme à l’examen, doit être logée à la même enseigne que l’écrit. « Il faut que l’apprenant sache qu’il y a deux volets : l’oral et l’écrit ; et qu’il sera doublement évalué de la sixième en terminale. Avec cette méthode, déjà en classe de troisième, l’élève est bon et peut toutefois se débrouiller sur le marché de l’emploi », assure l’auteur du livre.

Curricula

D’autres réformes sont également nécessaires pour favoriser l’anglais parlé chez les apprenants béninois, selon cet universitaire, qui propose désormais que les cours de grammaire soient réduits. Pour ce faire, il a mis au point une approche pédagogique qui minimise la grammaire. « On n’apprend pas une langue à travers sa grammaire. Il y a des enfants qui parlent nos langues locales et le français depuis la maison. Pourtant, on ne leur a pas appris la grammaire de ces langues. C’est un apprentissage fonctionnel. C’est ce que je propose pour enseigner désormais la langue anglaise », précise Dr Jérémie Dovonou. Mais ce n’est pas tout puisqu’à l’entendre, la refonte de la méthode d’enseignement de cette langue passe aussi par l’étude des ouvrages de littérature. Pour lui, il est également possible, avec les outils du numérique, que les apprenants reçoivent des textes audio de la part de leurs enseignants, en guise d’exercices de maison, afin de pouvoir les écouter, et répondre de manière orale aux questions qui y seront posées.
Mais en amont de tout ceci, l’angliciste propose une redéfinition du profil de l’enseignant d’anglais. D’après lui, il faut désormais s’assurer que le professeur lui-même maitrise couramment la langue qu’il veut enseigner. Pour ce faire, il propose, entre autres, que le futur professeur d’anglais soit soumis à un entretien oral lors de son recrutement.
Composé de 422 pages réparties en 10 chapitres, l’ouvrage, selon Dr Jérémie Dovonou, est une œuvre purement scientifique d’autant plus que son contenu est la quintessence de sa thèse doctorale datant de janvier 2014. Il invite, dès lors, les autorités béninoises à expérimenter ses solutions, les densifier, si possible, pour un bilinguisme parfait chez les apprenants béninois.

Société 06 nov. 2019


985 - 1565