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Nouvelles

Gérard Gbénonchi de l’Union progressiste au sujet de la révision: Nous avons préservé les piliers fondamentaux de notre démocratie

Interviews réalisées par Paul AMOUSSOU et Kokouvi EKLOU

Que retenir globalement de la loi n°2019-40 portant modification de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin adoptée jeudi dernier et qu’est-ce qui motive les innovations apportées ?

Du 11 au 12 octobre dernier, un dialogue politique a eu lieu sur invitation du chef de l’Etat pour décrisper l’atmosphère délétère consécutive aux législatives. Il y a eu des difficultés dans la mise en œuvre des lois que nous nous sommes données. Certains partis politiques n’ont pas pu participer aux élections et cela a suscité des remous  dans le pays. Le chef de l’Etat, en père de la nation, a promis de convoquer la classe politique à un dialogue et cela a eu lieu, et le consensus a débouché sur des recommandations. Le chef de l’Etat, en ce qui le concerne,  a pris l’engagement de jouer sa partition mais a invité la représentation nationale à jouer aussi la sienne parce que la mise en œuvre de certaines de ces recommandations amène à prendre des mesures législatives, et le sanctuaire de l’accouchement des mesures législatives, c’est bien  l’Assemblée nationale. C’est dans la mise en œuvre de ces mesures que l’Assemblée nationale a constaté, du moins le Comité des experts mis en place pour donner corps aux mesures législatives, s’est rendu compte que pour certains aspects, il faille toucher la loi fondamentale.

Nous recherchons l’équité dans la représentation du peuple par les femmes, dans la représentation plus équilibrée des territoires au niveau de l’Assemblée nationale. Notre loi inscrit que l’homme et la femme sont égaux mais comment parvenir à discriminer positivement. Il faut aller donc toucher l’article de la Constitution qui a instauré ce principe. Deuxièmement, le consensus a retenu une année électorale et décidé du couplage des élections. Vous savez que les mandats ne sont pas de même durée chez nous. Le mandat présidentiel est de 5 ans, de même pour les maires mais celui des députés est de 4 ans. Pour pouvoir les aligner, il faut que les mandats soient les mêmes, porter le mandat des députés à 5 ans et pour le faire, il faut retoucher la Constitution  qui avait prévu le mandat de 4 ans. Rien que pour ces deux points, il faut toucher la Constitution. Il faut toucher la loi électorale et pour corriger cette loi électorale, certains aspects nécessitent d’aller toucher la Constitution. L’Assemblée nationale ne s’est pas levée pour toucher la Constitution, c’est dans la mise en œuvre du consensus issu du dialogue politique que la nécessité s’est faite d’aller toucher la Constitution pour donner corps aux recommandations.
Désormais, la discrimination positive est inscrite dans la Constitution à l’article 80. La loi peut définir des conditions pour permettre que la femme représente mieux le peuple dans les instances de décision, surtout à l’Assemblée nationale. Nous avons retenu au niveau de la Constitution désormais une année électorale qui permet le couplage des élections communales et législatives puis après l’élection présidentielle quelques mois plus tard. Désormais, on a une année électorale avec des calendriers clairs pour les différentes élections, on a fixé des jours où les élections doivent avoir lieu; les élections législatives et communales, les élections présidentielles, où le chef de l’Etat est affranchi de l’obligation de convoquer le corps électoral. Les dates étant connues, la Cena déclenchera automatiquement le processus électoral sans attendre la convocation du corps électoral.
Nous sommes allés plus loin en préservant les piliers fondamentaux de notre démocratie. Notre Constitution avait mis clairement les conditions de sa révision et a indiqué les points sur lesquels aucune révision ne doit survenir. Premièrement, la forme républicaine de notre Etat, la laïcité de l’Etat. Les deux principes sont inscrits noir sur blanc dans la Constitution.  Par la suite, il y a eu des décisions de la Cour constitutionnelle qui ont ajouté d’autres éléments dont l’âge minimum de 40 ans pour être candidat et 70 ans pour ne plus être candidat aux présidentielles. La Cour a érigé cela en principe à valeur constitutionnelle et le consensus obtenu lors de la Conférence nationale des forces vives de la nation qui a généré la Constitution de décembre 1990.

La Cour constitutionnelle, dans une décision, a indiqué que ce consensus est inscrit désormais principe à valeur constitutionnelle si bien qu’à chaque fois qu’il faut réviser la loi fondamentale de décembre 1990, il faut rechercher le consensus. Nous avons préservé tout ce qui est érigé dans la Constitution à valeur constitutionnelle et nous avons renforcé la fonction présidentielle. Le mandat de 5 ans  renouvelable a été renforcé par une disposition qui dit désormais que de sa vie, nul ne peut faire plus de deux mandats présidentiels. Nous avons profité pour corriger tout ce qu'il y avait de bancal et qui était unanimement admis par la classe politique et qu’on n’avait pas pu faire parce que les précédentes tentatives de révision avaient échoué, comme la constitutionnalisation de la Cour des comptes pour lutter efficacement contre la corruption. Ce n’est pas possible sans une juridiction financière qui  regroupe des juges financiers, des magistrats financiers, des professionnels des finances. Désormais c’est chose faite. Dans notre Constitution, nous avons créé la Cour des comptes. Voilà ce que nous avons pu obtenir et je pense que pour notre pays, c’est une avancée et le principe d’élections générales permettra que nous fassions les élections en une année et nous nous reposons pendant 5 ans.

Le peuple a le temps de se consacrer au travail et de produire de la richesse. Il y a un corollaire et c’est la nécessité d’instituer une vice-présidence pour le président de la République. Si nous décidons des mandats d’une année électorale et qu’un évènement imprévisible tel que le décès du chef de l’Etat survenait, la Constitution dans sa rédaction ancienne dit  que c’est le président de l’Assemblée nationale qui prend le relai d’organiser les élections dans un délai de 60 jours. Si le président en exercice avait fait un ou deux ans de mandat puis décédait, ça veut dire que nous mettons à mal le principe de l’année électorale ; donc pour corriger cela, nous avons dit qu’il faut un vice-président pour qu’en cas de décès du chef de l’Etat en exercice, que  ce dernier prenne le relai pour finir le mandat et ce vice-président est élu au même titre que le chef de l’Etat. Mais ce vice-président n’a aucune attribution au niveau du gouvernement, il est le grand chancelier de l’Ordre national afin qu’il puisse être actif. Voilà ce que nous pouvons retenir de la révision de la Constitution que nous venons de faire, qui n’est pas une décision du parlement d’aller réviser mais qui est une invitation du  parlement à jouer sa partition dans la mise en œuvre des recommandations issues du dialogue politique.

Au terme de ce processus, quels sont vos sentiments ?  

Nous sommes fiers d’avoir été un acteur vivant de cette révision de la Constitution. Notre Constitution qui est vieille maintenant de 29 ans mais que nous avons préservée jalousement comme un fétiche alors que nous avons des défis nouveaux. Nous avons des impératifs nouveaux, nous avons un désir de modernité et nous refusons, nous avons choisi l’immobilisme au nom de ‘’Ne touche pas à ma Constitution’’. J’ai donné l’exemple de la Constitution de la France, la Constitution de 1958 qui a 61 ans aujourd’hui mais qui a été révisée déjà 24 fois soit une moyenne d’une révision chaque 2 ans mais nous, nous sommes presque à trente ans et nous ne l’avons pas touché une seule fois alors que nous sommes unanimes à reconnaître qu’elle recèle d’imperfections qu’on aurait pu améliorer. Au nom des défis nouveaux, nous avons l’obligation d’y apporter quelques touches. Nous avons désormais limité le mandat des députés à trois. C’est une avancée et ça permet le renouvellement de la classe politique. Nous avons gardé notre Constitution jalousement alors que les autres pays qui nous ont emboité le pas sont en train de moderniser chaque jour leur Constitution et prennent de l’avance sur nous. Le Togo a côté a récemment modifié sa Constitution pour insérer la limitation du mandat des députés alors que le Bénin est son aîné en matière de renouveau démocratique. Cette révision à laquelle nous avons donné corps permet de donner satisfaction aux besoins exprimés par le peuple qui ne demandait que ça. Je crois que le peuple sera forcément content si nous faisons quelque chose pour lui. Moi aussi je suis satisfait.

Quelles sont, selon vous, les implications politiques de l’avènement d’un tel ordre ?
Nous avons désormais tourné une page politique de notre pays. Il est vrai, la Constitution a marqué noir sur blanc que cette révision n’implique pas une nouvelle Constitution. Ça veut dire, elle a été retouchée mais il n’y a pas une nouvelle République. Des changements fondamentaux sont arrivés dans notre vie politique et désormais plus rien ne sera comme avant. Les partis politiques doivent chercher maintenant à se conformer parce que si vous ne vous conformez pas, vous allez disparaître. Il y a par exemple le principe du parrainage pour les élections présidentielles. Les partis politiques doivent maintenant s’aguerrir pour aller en 2020 aux élections communales pour pouvoir avoir des élus qui leur permettent en 2021 d’être parrainés parce que le principe de parrainage va prendre effet à partir de 2021. Voilà une implication politique pour les partis politiques qui ont l’obligation de taire les querelles inutiles. La loi est votée et même si on n’est pas d’accord, on va subir sa dictature. Si tel est le cas, il faudrait que nous prenions les dispositions pour nous y conformer. Je demande à tous les acteurs politiques de taire les critiques inutiles et de chercher à se conformer en bons démocrates aux textes que nous nous sommes donnés pour pouvoir participer à l’animation de la vie publique.

En tant qu’acteur politique, comment vous projetez-vous face à cette nouvelle dynamique, notamment la limitation des mandats des députés ?

Moi, je suis d’un parti politique. J’ai participé au dialogue en tant que délégué. Mon parti politique est partie prenante du dialogue politique. Ça veut dire que nous endossons à 100 % tout ce qui a été fait, nous épousons ce qui a été fait. Je me formate pour dire que ce n’est plus comme avant. C’est une marche nouvelle et il faut que je sois dans cette marche.

La parité que vous avez consacrée à travers cette loi n°2019-40 portant modification de la loi 90-32 du 11 décembre 1990 implique que la gent féminine va désormais bousculer les hommes. L’acceptez-vous de gaieté de cœur ?

La réforme que nous avons faite est une réforme intelligente, sinon elle n’aurait pas pu passer. On ne vient pas pour bousculer le confort des acteurs politiques qui étaient déjà là mais plutôt, on a ouvert une brèche pour promouvoir les femmes sans bousculer ceux qui sont déjà là. On ne bouscule pas les positionnements des hommes politiques qui sont déjà là, mais les partis politiques majoritaires qui sont dans les circonscriptions auront un bonus en femmes élues par circonscription. Si ça devait bousculer, vous êtes sûr que ça ne passerait pas.

Actualités 04 nov. 2019


Message du ministre de la Communication et de la Poste à l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes

Le 2 novembre 2019, le monde entier, à l’initiative de l’Unesco, commémore la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, en mémoire de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, deux journalistes de Rfi tués à Kidal au Mali en 2013.

Je saisis cette occasion pour saluer et féliciter, une nouvelle fois, tous les professionnels des médias de notre pays, pour le professionnalisme et le courage dont ils font preuve, au quotidien, dans l’exercice de leur métier.
Je voudrais aussi savoir gré à ceux qui facilitent aux journalistes, chasseurs d’images, preneurs de son et tous les autres acteurs de l’information, l’accès aux sources d’information. La conjugaison des efforts des uns et des autres a permis d’éviter à notre pays d’être étiqueté comme un pays où les journalistes ne sont pas en sécurité et où les crimes commis ne sont pas élucidés et punis, car comme l’a indiqué la Directrice générale de l’Unesco, les crimes restés impunis constituent un encouragement pour plus de crimes et un danger pour la sécurité des journalistes.
Selon l’Observatoire Unesco des journalistes assassinés, 80 cas d’assassinats de journalistes ont été recensés dans le monde en 2017. Ce nombre effarant a été confirmé dans le Rapport 2018 de la Directrice générale de l’Unesco, intitulé «Réprimer le crime » et qui porte sur la sécurité des journalistes et le danger de l’impunité.Six (06) cas ont été constatés dans toute l’Afrique sur cette période.
Fort heureusement, le Bénin ne fait pas partie des pays indexés.  Cela va sans dire, que notre pays ne constitue pas un pays à risques pour les journalistes.Je voudrais inviter les uns et les autres à ne ménager aucun effort afin que ces situations regrettables ne surviennent jamais au Bénin, pays de paix et de libre expression. Le Gouvernement, sous le leadership du Chef de l’Etat, Son Excellence M. Patrice Talon, poursuivra ses efforts pour préserver et renforcer ces acquis essentiels à la construction démocratique en cours chez nous depuis plus d’un quart de siècle.
En tout état de cause, la veille citoyenne du réseau des Ong spécialistes des droits de l’homme est appréciée,autant que celle des syndicats et des médias eux-mêmes.Tout ceci, grâce à l’arsenal juridique et juridictionnel mis en place pour empêcher, ou réprimer le cas échéant, ces crimes. Notre pays peut donc être fier de s’être donné les moyens de lutte contre toute violation des droits de l’homme. Mais, tout comme la démocratie, la promotion des droits de l’homme, est une quête permanente.
Aussi, voudrais-je inviter les professionnels des médias à persévérer dans la voie du professionnalisme et de la responsabilité et les autres acteurs à toujours œuvrer pour la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes. Je voudrais demander aux journalistes d’avoir, dans l’exercice de leur métier, de saines relations avec les potentielles sources d’intimidations, de pressions et de risques en s’appuyant sur les textes qui régissent leur métier. Il s’agit notamment de la loi organique relative à la Haac, du Code de l’Information et de la Communication en République du Bénin, du Code du Numérique et du Code de déontologie de la presse béninoise. Ces documents indiquent la conduite attendue des journalistes, les faits et les comportements à éviter. Les autres acteurs sont également appelés à faire reculer l’impunité au Bénin.
A cet effet, je m’en voudrais de ne pas saluer le travail remarquable qu’accomplissent au quotidien nos services de police judiciaire pour élucider les différents crimes commis contre les citoyens en général.
Enfin, je saisis cette occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes pour exhorter tous les Béninois à continuer d’œuvrer pour le renforcement de notre démocratie et de l’Etat de droit, qui constituent un rempart solide contre toute dérive criminelle et contre toute impunité.

Vive les médias béninois,
Vive la démocratie et l’Etat de droit,

Vive le Bénin,
Je vous remercie !

Maître Alain Sourou Orounla

Actualités 04 nov. 2019


Signature d'accord de siège : Cuso International et le gouvernement se donnent la main

Opérationnelle sur le territoire béninois depuis quelques années, l'Organisation non gouvernementale Cuso International est officiellement reconnue par le gouvernement béninois. Le protocole d’accord de siège a été signé, jeudi 31 octobre dernier, par la représentante Pays de Cuso International, Ernestine Goundété Dénami, et le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé.

« Aujourd'hui est un grand jour! Jour de reconnaissance et d'alliance, jour de présentation officielle des relations entre Cuso International et le gouvernement de la République du Bénin… Immense est notre joie d’être reconnue par l’Etat béninois et de pouvoir bénéficier des avantages de l’accord de siège… », s’est réjouie la représentante pays de Cuso International, Ernestine Goundété Dénami à l’occasion de la cérémonie solennelle de signature du protocole d'accord de siège. Entre autres avantages liés à la reconnaissance et dont Cuso International pourra désormais bénéficier: les facilitations administratives, les exonérations fiscales et douanières, les mécanismes de suivi… Toutes choses qui permettront à Cuso International de mieux remplir sa mission aux côtés des communautés. «Les premières actions de Cuso au Bénin remontent à 2014 aux côtés de l’Association St Camille de Lellis, avec des coopérants qui, jusqu’à ce jour, accompagnent le centre dans le suivi thérapeutique des patients, la prise en charge psychosociale, la réinsertion professionnelle, les activités génératrices de revenus et les activités ludiques. Plus de 2 574 patients sont touchés directement pour 35 mille familles et communautés impactées », fait savoir la représentante pays de Cuso International Ernestine Goundété Dénami. Elle ajoute que Cuso accompagne le ministère de la Santé et l’Institut médico-social (Inmes) dans la formation des sages-femmes et autres prestataires de maternité sur les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) et les soins de maternité respectueux (Smr). Ce partenariat avec l’Inmes a d’ailleurs permis d’inscrire dans les curricula de formation, les Soins de maternité respectueux. Cuso travaille également avec le ministère des Affaires sociales sur le projet de lutte contre les mutilations génitales féminines. «A ce jour, plus de 70 coopérants ont travaillé avec 7 partenaires locaux dans 20 communes réparties sur 8 départements du Bénin. Les secteurs impactés sont ceux de la santé, du social, de l’environnement et de l’agriculture », indique la représentante pays de Cuso International.
Pour le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Hervé D. Djokpé, cette reconnaissance est le couronnement des actions de Cuso International au Bénin. C’est aussi la preuve que le gouvernement suit de près toutes les organisations qui participent effectivement au développement du Bénin. Tout en rassurant de la disponibilité de l’Etat béninois à accompagner Cuso International et à lui faciliter la tâche, Hervé D. Djokpé a invité l’organisation à toujours plus d’ardeur pour des actions efficaces.

Cuso, fidèle à sa vocation

L’histoire de Cuso International remonte à 1961 où un groupe de jeunes diplômés d’universités canadiennes rêvait d’un monde d’échanges et d’ouverture ; un monde où les conditions sociales des gens ne détermineraient pas leur avenir. Un monde où chaque être humain aurait la possibilité de réaliser son plein potentiel. C’est ainsi que naquit Canadian University Services Overseas (Cuso) (entendu Services universitaires des Canadiens à l’étranger). Les protagonistes de cette initiative étaient pour la plupart des enseignants, des infirmiers et des agronomes… Au fil des années, l’organisation s’est répandue et a drainé beaucoup de partenaires qui sont devenus à leur tour, des éducateurs, des professionnels de la santé et des fermiers. Aujourd’hui, les volontaires de Cuso sont des coopérants professionnels expérimentés qui s’investissent auprès des partenaires. « Cuso International est une Organisation non gouvernementale de nationalité canadienne qui apporte assistance aux pays en développement, à travers l’expertise de ses partenaires locaux et internationaux, ses généreux donateurs et de ses coopérants volontaires qualifiés qui s’investissent aux côtés des communautés à la base, principales bénéficiaires de nos actions », a expliqué Ernestine Goundété Dénami. Cuso est présente dans 21 pays dans le monde y compris le Canada, l’Afrique, l’Asie,l’Amérique latine et les Caraïbes. « Nos valeurs reposent sur le respect et l’intégrité dans une collaboration responsable ». Cuso Bénin est le plus jeune bureau des neuf pays bénéficiaires de l’organisation en Afrique; le Nigeria étant le plus ancien depuis 1961.

Société 04 nov. 2019


Isidore Gnonlonfoun, maire de la ville de Cotonou : « Des mesures curatives et préventives sont prises contre les inondations »

Cotonou, comme bien d’autres villes du Bénin, connait de fortes pluies depuis des semaines. La ville draine une quantité importante d’eau qu’elle a du mal à évacuer. Une situation récurrente certes, mais particulière cette année et qui oblige la mairie de Cotonou à prendre le taureau par les cornes. Rencontré à ce propos, Isidore Gnonlonfoun, maire de la ville, fait une synthèse des mesures préventives, mais surtout curatives prises pour aider les Cotonois à moins sentir la douleur liée aux inondations.

La Nation : Monsieur le maire, Cotonou est à nouveau sous les eaux. Que fait de manière concrète votre Conseil municipal pour soulager les populations ?

Isidore Gnonlonfoun : Je peux vous dire que nous mettons beaucoup l’accent sur la prévention. Nous revenons d’ailleurs d’Accra, où il y a eu un sommet qui a regroupé les décideurs locaux pour que l’on puisse intégrer dans le quotidien des populations une manière de vivre qui puisse permettre de prévenir, de sauvegarder les inondations futures dans le sens du développement durable. Cotonou est coincé entre le lac Nokoué et l’océan Atlantique, ce qui fait que nous sommes en plein milieu de la mer.
Cotonou reçoit, dans la journée, un flux important des populations des communes voisines qui viennent mener des activités économiques et commerciales, tous ces aspects ont un impact sur la gestion de la  ville. Il faut ajouter la mauvaise politique d’occupation, surtout aujourd’hui, quand vous prenez le centre-ville, c’est plus ou moins très bien tracé, mais quand on va dans les périphéries, on constate que les installations humaines sont faites sur les passages ou sur le couloir où transitent les eaux pluviales pour aller se jeter soit dans le lac Nokoué, soit dans la lagune de Cotonou pour retourner par la suite dans l’océan. Quand nous prenons le quartier Missèbo, il y a des vons qui ont été fermées. Dans ces vons, il y avait des ouvrages qui accéléraient l’évacuation des eaux pluviales. Tout cela salit l’image de la ville de Cotonou, qui est déjà très exposée aux conséquences néfastes du changement climatique. Ce que nous vivons aujourd’hui, ce sont les conséquences du changement climatique. Habituellement, il ne pleut pas tellement dans le mois d’octobre. C’est à partir du mois d’août et du mois de septembre. Ces pluies favorisent souvent l’inondation mais cette fois, c’est dans le mois d’octobre qu’il pleut et ce n’est pas seulement à Cotonou. Il y a eu pluie abondamment aussi à Accra où j’étais à une conférence. C’est la zone côtière qui subit ces actions intenses de la pluie.

Vous parliez tantôt de mauvaise occupation de la ville de Cotonou. Que devons-nous y comprendre ?

Quand je parle de mauvaise occupation dans la ville de Cotonou, c’est pour dire qu’il y a des populations qui se sont installées sur les couloirs de l’eau. C’est pourquoi les efforts que la ville fait pour prévenir en curant les caniveaux ne portent pas leurs fruits. Quand vous prenez les canalisations primaires, par exemple, j’étais sous la pluie, il y a quelques jours pour observer un peu le phénomène, les voies pavées étaient envahies par l’eau. Mais du fait que les canalisations étaient curées à temps, cela a favorisé un peu l’évacuation. Le mouvement inverse est que le lac Nokoué aujourd’hui, au lieu d’absorber, rejette par ailleurs de  l’eau. Il y a des ouvrages d’assainissement qui posent problème. Il y a des grands travaux qui sont prévus dans ce cadre pour résorber ce problème.

Certaines artères de la ville deviennent quasiment impraticables, dès qu’il y a pluie, monsieur le maire...

Je sais à quoi vous faites allusion. Pour ce qui concerne la situation qui prévaut devant le supermarché « Franc prix », les dispositions sont en train d’être prises en commençant par les canalisations qui passent sous l’échangeur, pour passer à côté de l’aéroport avant de descendre dans la mer. Après, nous allons revenir pour analyser les conséquences de ces travaux sur la résorption de l’évacuation des eaux qui stagnent devant
« Franc prix ». Il y a des canalisations que nous allons devoir curer en profondeur aussi parce qu’à un moment donné, quand on va finir ces curages, nous allons sensibiliser les riverains surtout et le supermarché «Franc prix » pour qu’ils assurent la garde afin que les gens ne viennent pas combler encore les canalisations. Nous menons des actions préventives par rapport à la tenue quotidienne des citoyens vis-à-vis des ouvrages.

Quelle place occupe l’installation anarchique d’immeubles dans ce phénomène ?

Quand vous allez dans le premier arrondissement, Dandji, l’eau n’a nulle part où aller. Le sol est surchargé, là où l’on ne doit pas ériger des immeubles d’un certain niveau, vous avez des immeubles à six ou sept étages. Il aurait fallu limiter cela. C’est pourquoi actuellement, dans le plan d’urbanisme de la ville de Cotonou, nous sommes en train de déterminer un certain nombre de zones. Il y a des zones où le niveau des immeubles ne doit pas dépasser R+2. Il y a des zones où l’on peut aller à R+4, à R+6, c’est-à-dire que, quand le sol est surchargé, même si vous pompez l’eau, ça rejette. La morphologie du sol de
Cotonou est un fait qui rend la ville vulnérable aux conséquences néfastes du changement climatique. Donc actuellement, il y a des mesures préventives qui sont prises. Quand on était à la veille des examens, on pompait l’eau et puis on assèche par des apports de sable pour remblayer. Toutes ces actions sont menées en liaison avec le  ministère du Cadre de vie et l’Agence de la protection civile logée au ministère de l’Intérieur. Indépendamment de tout ça, nous sommes en  contact avec les structures compétentes du ministère de la Santé, du ministère de la Famille et de la Microfinance qui nous aident à mener des actions coordonnées au profit des populations par ces temps de pluie.

Malgré ces mesures, la situation est devenue si préoccupante que vous envisagez des déplacements de populations dans certains quartiers de la ville !

Quand vous allez à Vossa par exemple, nous avons envisagé le déplacement des populations, mais elles aussi ne manifestent pas le désir de se faire déplacer. Malheureusement, la rentrée a commencé, nous avions l’habitude pendant les vacances d’utiliser les écoles pour loger les gens temporairement. Aujourd’hui, on a pris des maisons, la maison du peuple de Cotonou, la maison du peuple d’Agla, l’ancien siège du troisième arrondissement et on  a dit qu’on va y installer des tentes pour abriter provisoirement les sinistrés. Mais, nous avons été confrontés à la résistance des populations de se faire déplacer. C’est le cas de Vossa, Djidjè, Hindé et même Agla. Au niveau du neuvième arrondissement à Fifadji, des populations ont préféré se faire héberger par leurs voisins, par les riverains. On entrevoyait de les déplacer totalement hors du quartier, mais elles ont affiché  une certaine résistance.

Cotonou en campagne contre les inondations (3CI). Qu’est devenu ce projet ?

Ce projet revêt actuellement une autre forme. Comme je l’ai déjà dit, il y a des mesures préventives avant la saison des pluies. Nous sommes plus dans la prévention aujourd’hui. Il faut toujours curer les caniveaux primaires et secondaires et on le fait à temps avant que la pluie ne commence. Je pense que, même au titre des mesures curatives, on est obligé de curer encore les caniveaux à des endroits donnés puisque nos concitoyens continuent toujours de salir l’image de la ville. Nous sommes obligés d’être à la fois dans les mesures à titre préventif et curatif. Actuellement, nous travaillons avec le ministère du Cadre de vie et le ministère de l’Intérieur à travers l’Agence de protection civile et même le ministère des Travaux publics pour que certaines infrastructures connaissent quelques réaménagements pour favoriser la circulation.
 
Vous avez maintes fois mentionné au cours de cet entretien, le comportement des habitants de la ville. Quelle est votre politique, le bâton ou la carotte ?

Nous avons déjà suffisamment sensibilisé les populations. Nous avons donc sollicité l’appui du Parquet de Cotonou. Il y a eu des mesures coercitives qui ont permis de réduire considérablement l’incivisme. Quand nous prenons la zone de Dantokpa, on est obligé de descendre régulièrement sur le terrain appuyé par la police républicaine pour ramener les populations à l’ordre. Malgré quelques actions du Parquet, le phénomène d’incivisme reste encore permanent dans la ville et même si cela a baissé de façon notoire, le problème est qu’il faut renforcer  le dispositif de façon permanente au niveau de la police pour surveiller. La ville a appelé chaque citoyen à installer devant sa devanture  des poubelles. Nous avons associé les élus locaux, les chefs quartiers et d’arrondissement pour que chacun, dans son ressort territorial, puisse travailler dans ce sens, pour discipliner les concitoyens afin qu’au bout du rouleau,  nous ayons un cadre de vie attrayant où il fait bon vivre et où il est possible de se déplacer d’un point A vers un point B .C’est dire que les habitants, la société civile et même les citoyens doivent se dire que la ville doit être tenue propre. Ce n’est pas uniquement une question  des autorités mais aussi le fait de toute la population.

Actualités 04 nov. 2019


Fermeture des frontières du Nigeria: Une délégation de la Task Force/Cedeao au Bénin
  Une délégation de la Task Force sur le schéma de Libération des échanges de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) séjourne au Bénin depuis ce dimanche 3 novembre. Ceci suite à la fermeture des frontières terrestres du Nigeria à ses voisins. Au cours de cette visite, la délégation composée de Salou Djibo, ancien président de la République du Niger (chef de la délégation), de Moustapha Gnankambary, secrétaire permanent de la Task Force et de Kenneth Ukaoha, membre de la Task Force, rencontrera les autorités béninoises à travers une réunion interministérielle ce lundi 4 novembre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour s’informer des conséquences de cette fermeture et rechercher ensemble les solutions qui permettent une mise en œuvre des Protocoles sur le schéma de Libération des Echanges de la Cedeao (Sle) et la libre circulation des personnes dans la région. Elle fera aussi le déplacement à la frontière de Sème-Kraké dans la même journée de ce lundi. Selon un rapport de la Task Force sur les Protocoles sur le schéma de Libération des Echanges de la Cedeao (Sle) et la libre circulation des biens et des personnes remis au président burkinabé en juin 2019, le Bénin est le seul pays à avoir respecté les règles de libre circulation lors des missions inopinées de plaidoyer et de monitoring entreprises par la commission dans l’ensemble des 15 pays membres de la Cedeao. La Task Force a été créée en novembre 2015 sur instruction des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao. Son mandat est d’inciter les Etats membres de la Cedeao à la mise en œuvre effective des Protocoles sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire, notamment par le biais de l’arbitrage et du règlement à l’amiable des litiges entre Etats membres. La Task Force travaille sous la supervision du président du Burkina-Faso désigné par ses pairs pour le suivi de la libre circulation au sein de la Cedeao et la coordination du président de la Commission de la Cedeao. Economie 03 nov. 2019


Deuil au sein de l’Armée: Le commandant du 6e bataillon interarmes s’en est allé

L’armée béninoise est en deuil. Le capitaine Sosthène Chaou, commandant du 6e bataillon interarmes (BAI) de Natitingou, est décédé, jeudi 31 octobre, des suites d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Il avait pris le commandement de ce bataillon, le 13 février 2018 au camp militaire de Kaba à l’occasion d’une cérémonie solennelle officiée par le colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre, en remplacement du commandant Kokou Célestin Agoligan Tometin.

Précédemment commandant en second et chef Bureau Instruction et Opérations au 3e bataillon interarmes de Ouidah, le capitaine Sosthène Chaou a occupé de nombreux postes dont ceux de chef du Service des Relations internationales au ministère de la Défense nationale et d’assistant du secrétaire général du ministère de tutelle. Il a fait sa formation militaire au Bénin, au Burkina Faso, au Maroc et en France.

 

 

 

Société 01 nov. 2019


Chambre judiciaire de la Cour suprême: Innocent Avognon reprend la présidence après retraite

Admis à faire valoir ses droits à la retraite pour compter du 1er janvier 2019, Innocent Sourou Avognon reprend son fauteuil de président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême. Il reprend la charge, après un intérim assuré par Michèle Carréna Adossou, suite à sa nomination le 16 octobre 2019 par décret n°2019-365 sur le fondement de la loi n°2019-12 modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature en République du Bénin. Laquelle loi permet au président de la République de nommer les magistrats méritants admis à la retraite à 60 ans et qui formulent expressément la demande, de poursuivre leur carrière hors hiérarchie jusqu’à la limite de 65 ans d’âge. Innocent Sourou Avognon a été donc installé sur la base de cette loi par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, après les réquisitions du procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé. L’audience solennelle d’installation et de prise de service a eu lieu ce jeudi au siège de la Haute juridiction à Porto-Novo.

Droits et Devoirs 31 oct. 2019


Mise en œuvre des résolutions du dialogue politique: Le Parlement adopte à l’unanimité la loi sur l’amnistie

L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi 31 octobre la loi n°2019-39 portant amnistie des faits criminels, délictuels et contraventionnels commis lors des élections législatives d’avril 2019 au Bénin. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés présents et représentés et comporte trois articles. L’article 1er  de la loi dispose que « sont amnistiés pour les faits constitutifs de crime, de délit ou de contravention commis au cours des mois de février, mars, avril, mai et juin 2019 à l’occasion du processus des élections législatives du 28 avril 2019 ». Par application de cette disposition, la loi précise que toutes les procédures engagées sont dépourvues d’objet, les jugements ou arrêts prononcés non avenus et les personnes détenues à titre provisoire ou en exécution du jugement ou arrêt prononcé sont mis en liberté si elles ne sont pas retenues pour autre cause légale. Ainsi, toutes les personnes poursuivies, condamnées ou à poursuivre dans le cadre des troubles avant, pendant et après les élections législatives d’avril dernier sont libres de leurs mouvements et les infractions mises à leurs charges désormais effacées. Cette loi a été initiée par le député André Biaou Okounlola et s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre législative des recommandations issues du dialogue politique du 10 au 12 octobre dernier à Cotonou sous l’égide du président de la République, Patrice Talon avec la participation des partis politiques légalement constitués au Bénin. L’examen et le vote de cette loi se sont déroulés en présence du gouvernement représenté à la séance plénière par le ministre de la Justice et de la Législature, Me Séverin Quenum.

 

 

 

Politique 31 oct. 2019


Grossesses en milieux scolaire et extrascolaire: Une campagne pour éradiquer le phénomène

L’esplanade intérieure de la direction départementale de la Santé sise à Lokossa, dans le Mono, a servi de cadre, mardi 29 octobre dernier, au lancement d’une campagne dénommée « Midjomido » initiée par l’Organisation non gouvernementale Care Bénin-Togo. Le top de cette campagne qui vise à éliminer les grossesses en milieux scolaire et extrascolaire marque la célébration, en différé, de la Journée internationale de la fille (Jifi).

Décourager les prédateurs sexuels en milieu d’apprentissage, c’est l’objectif que poursuit la campagne Midjomido qui signifie « Laissez-moi continuer mes études » ou « Laissez-moi continuer mon apprentissage » en référence au terme Midjomido qui veut dire littéralement en langue fon « laissez-moi ». La campagne se veut un événement à répéter tous les ans, un mouvement qui va embraser tout le territoire national au moyen des activités physiques et virtuelles. Et ceci, jusqu’à l’éradication du phénomène des grossesses en milieux scolaire et extrascolaire. Telle a été la substance de la présentation faite de la campagne, mardi à Lokossa où plusieurs ministères sectoriels ont apporté leur soutien au démarrage des activités. Il s’agit du ministère en charge des Affaires sociales représenté par
Jean-Marie Nicolas Dandoga, directeur de cabinet du ministre ; du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle représenté par Jean Bénoît Alokpon ; et enfin du ministère de la Santé, au nom duquel le directeur départemental de la santé Etienne Hounkonnou est intervenu. Tour à tour, ils ont salué l’initiative et réitéré l’engagement de leurs différentes structures à jouer leur partition pour l’atteinte de l’objectif visé. La préfecture de Lokossa aussi ne sera pas du reste, a assuré le secrétaire général, Arnaud Agon.
A en croire la directrice de la mission Bénin Togo de Care international, Joyce Cepenou, l’initiative de la campagne Midjomido qui, dit-elle, s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la fille (Jifi), célébrée le 11 octobre dernier, est motivée par un constat fait à l’échelle continentale. Selon elle, il est constaté qu’en Afrique en général et au Bénin en particulier, l’augmentation sans cesse du taux des grossesses précoces est l’un des problèmes récurrents qui empêche le développement des compétences scolaires et professionnelles chez les adolescentes et les jeunes filles.
Et les chiffres en disent long sur l’ampleur du phénomène. Selon les résultats de l’Enquête démographique et de santé (Eds 2018) environ 13 % de jeunes filles de 15 à 19 ans ont commencé une vie procréative avec 3,3 % qui sont tombées enceintes de leur premier enfant. Spécifiquement dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire, les chiffres sont peu reluisants même s’ils indiquent une tendance baissière. Selon le directeur de cabinet du ministre, Jean Benoît Alokpon, 3 045 cas de grossesses ont été enregistrés en 2017, en milieu scolaire contre 2 912 cas en 2018, et 1 122 cas en 2019.
Des adolescentes et jeunes filles réunies dans un creuset dénommé club des scolaires et extrascolaires se sont fait porte-parole des victimes à travers un plaidoyer. Elles ont appelé non seulement à renforcer la protection autour de la couche juvénile mais aussi à élargir le champ des interventions.

Société 31 oct. 2019


Amélioration de la qualité de l’enseignement: Près de 11.000 enseignants bientôt recrutés à la maternelle et au primaire

Le gouvernement du président Patrice Talon envisage de recruter près de 11.000 enseignants dans le but de combler le déficit et d'améliorer la qualité de l'enseignement à la maternelle et au primaire. Cette décision a été prise lors du conseil des ministres de ce mercredi 30 octobre.

Le gouvernement poursuit l’assainissement du secteur de l’éducation confronté, entre autres, à un déficit chronique du personnel enseignant. Le conseil des ministres de ce mercredi 30 octobre indique qu’en vue d’un règlement durable de cette situation et aux fins d’assurer un meilleur encadrement des apprenants, une base de données des aspirants au métier d’enseignant a été constituée. Le porte-parole du gouvernement note qu’en apportant une solution d’appoint à la même préoccupation dans le secondaire, le conseil des ministres avait, le 11 septembre dernier, décidé qu’une solution similaire soit également appliquée au sous-secteur du primaire et de la maternelle. Du rapport du comité mis en place à cet effet, le Conseil affirme qu’il se dégage un déficit de 9.095 enseignants au primaire et de 1.068 animateurs à la maternelle. Prenant en compte l’effectif de ceux qui, d’ici 2022, seront appelés à faire valoir leurs droits à une pension de retraite ainsi que les besoins induits par l’augmentation potentielle du nombre d’apprenants, le déficit d’enseignants s’établira à 18.140.
Pour le compte de l’année 2019-2020, le conseil révèle que les besoins spécifiques à la prise en charge optimale de cet écart se chiffrent à 10.686 enseignants. Alain Orounla précise que pour combler définitivement ce déficit et améliorer la qualité de l’enseignement, le conseil a autorisé le recrutement, par l’intermédiaire de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), d’un nombre équivalent d’enseignants suppléants au profit du ministère des Enseignements maternel et primaire. Ceux-ci proviendront, par ordre de mérite, de la base de données des aspirants au métier d’enseignant, constituée des candidats ayant subi avec succès en 2018 l’évaluation des compétences des titulaires d’un diplôme de l’Ecole normale des instituteurs et de ceux issus de l’évaluation, en 2019, des postulants titulaires des diplômes académiques.

Actualités 31 oct. 2019


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