La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Projet de budget de l’Etat gestion 2020: Les députés s’approprient le contenu du document budgétaire

Les députés sont désormais au parfum des ambitions du gouvernement pour l’année prochaine, traduites dans le projet de budget de l’Etat gestion 2020. C’est à la faveur d’un séminaire d’appropriation du contenu du document qui a démarré ce lundi 28 octobre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Les députés ont  démarré les travaux devant conduire à l’examen et au vote de la loi de finances gestion 2020. Ils ont entamé à cet effet, ce lundi 28 octobre, un séminaire d’appropriation des éléments d’analyse de ce projet de budget en vue du vote en toute connaissance de cause du document. Il est organisé par le Projet d’appui au renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (Parcpoge), une des structures d’appui technique du Parlement, avec le soutien financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).
Une série de communications est prévue pour meubler les travaux qui durent deux jours. Les députés ont suivi ce lundi deux communications. La première est intitulée «Cadre juridique et méthodologie d’analyse du projet de loi de finances de l’année». La seconde a pour thème: «Cadre macroéconomique et analyse des documents de programmation pluriannuelle ». Les députés auront droit pour la seconde journée à trois communications avec pour thèmes : «Point d’exécution à mi-parcours du budget de l’Etat gestion 2019 et analyse des prévisions budgétaires 2020 » ; «Dotations des axes stratégiques du Pag et du Pc2d au regard des Odd » et « Présentation et analyse des dispositions fiscales contenues dans le projet de loi de finances gestion 2020 ». Ces différentes communications qui seront présentées par des experts du domaine permettront aux députés de la huitième législature de s’approprier le contenu du document budgétaire.
Le séminaire réunit tous les députés et a été ouvert par le président de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le député Gérard Gbénonchi. C’est le tout premier exercice sous la huitième législature en passe de faire son baptême du feu en matière d’étude et du vote du budget de l’Etat. Ainsi, à la suite du séminaire d’appropriation qui a démarré hier, les députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, conformément à la procédure parlementaire, vont entrer dans le vif du sujet avec les auditions publiques pour recueillir les observations et recommandations de certaines couches de la société sur le projet de budget de l’Etat gestion 2020 transmis par le gouvernement. Il s’agit notamment des acteurs des Confédérations et Centrales syndicales; de la Société civile; de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib); du Groupe de travail fiscalité; de la Chambre d’agriculture du Bénin ; de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Ces différents acteurs sont attendus devant la Commission budgétaire, chacun selon son calendrier de passage, pour apprécier le contenu du projet de loi de finances exercice 2020 et faire ses observations. Les recommandations des uns et des autres permettront à cette commission d’avoir une gamme variée de propositions d’amendements. Celle-ci seront soumises au gouvernement lors des discussions au fond du dossier notamment avec les ministres sectoriels et les présidents d’institutions de la République qui défileront chacun devant la commission budgétaire. Ces travaux d’auditions publiques pourraient durer tout le mois de novembre prochain. Ils seront sanctionnés par un rapport que la commission budgétaire soumettra en définitive à l’appréciation des députés qui décideront au plus tard le 31 décembre prochain du sort du projet de loi de finances gestion 2020. Lequel est équilibré, faut-il le rappeler, en ressources et en charges et s’élève à la somme de 1 986, 910 milliards F Cfa. Il est en hausse de 109,367 milliards F Cfa, soit un taux de 5,8 % par rapport à celui de l’année 2019 en cours d’exécution. Il postule un taux de croissance de 7,6 %, un déficit budgétaire de l’ordre de 1,8 % du Produit intérieur brut en amélioration de 0,4 % par rapport au niveau attendu en décembre 2019. Ces chiffres annoncent la maîtrise du taux d’inflation en 2020.

Actualités 29 oct. 2019


Eclaircissements de l’ambassadeur Kemal Onur Özçeri: « La Turquie aspire à un environnement de sécurité autour d’elle »

Ambassadeur de la République de Turquie près le Bénin, Kemal Onur Özçeri a pris fonctions en décembre 2018. Habitué des arcanes de la diplomatie, cet ancien Directeur général adjoint au Département Afrique du Nord du ministère des Affaires étrangères de son pays, a également occupé des postes diplomatiques successivement à Paris, Tbilissi, Berne, Vienne (Osce) et Kiev (Mission Osce). Diplômé de l’Université Libre de Bruxelles-Ecole de Commerce Solvay, Kemal Onur Özçeri lève un coin de voile, à travers la présente interview, sur la Turquie qui célèbre ce mardi 29 octobre le 96e anniversaire de la proclamation de sa République.

La Nation : Monsieur l’ambassadeur, comment se portent les relations entre le Bénin et la Turquie ?

Kemal Onur Özçeri : Permettez-moi avant tout, en tant qu'ambassadeur de Turquie près le Bénin, de dire que c'est un plaisir pour moi de m'adresser aux lecteurs du quotidien béninois de référence, La Nation, à l'occasion du 96e anniversaire de la proclamation de la République de Turquie. Et pour répondre à votre question, je dois dire que les relations entre la Turquie et le Bénin se développent dans tous les domaines. Les entretiens qu’ont eus le président de la République, Patrice Talon avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à deux reprises, le 6 décembre 2016 et le 6 septembre 2018 à Ankara, ont permis de donner une impulsion aux relations turco-béninoises et de tracer les contours de la coopération entre les deux pays. Celles-ci se veulent pragmatiques avec des effets visibles et dans une perspective de partenariat gagnant-gagnant.
L'agriculture, les infrastructures et les liens dynamiques entre les secteurs privés respectifs figurent parmi les domaines de coopération. La Turquie émerge ainsi comme un partenaire supplémentaire du Bénin, dans une posture où elle veut contribuer davantage au développement et à la prospérité du Bénin.  L'ouverture de l'ambassade de Turquie à Cotonou en 2014 ainsi que celle du Bénin à Ankara en 2013, constitue un instrument permettant de gérer les flux générés de façon accrue par les opérateurs économiques des deux pays.

Malgré la bonne entente entre les deux pays, la Turquie reste peu connue des Béninois. A quoi cela est-il dû ?

Mes premiers contacts en tant qu’ambassadeur de Turquie ont montré que la Turquie est peu connue au Bénin et les informations véhiculées par les médias étrangers, créent une confusion supplémentaire. Je voudrais profiter de cette occasion pour donner des éléments d’information pour le public béninois.
La Turquie est à cheval entre l’Europe et l’Asie. D’une superficie de 774 mille mètres carrés, elle se trouve sur l’ancienne route de la soie. D’approximativement 2000 km de longueur et 700 km de largeur, elle a 7200 km de côtes. Sa population est actuellement de 82 millions d’habitants.
Il est bien sûr difficile de résumer en quelques lignes notre histoire. Chassés de leur empire d'Asie centrale par les Mongols, les Turcs seldjoukides migrèrent en Anatolie aux XX-XIe siècles. En 1453, la dynastie des Turcs ottomans conquiert Constantinople qui devient Istanbul. A la fin du XVIe siècle, l’Empire Ottoman, multi-ethnique, couvrait un large territoire en Europe et sur d’autres continents. A partir de 1774, les diverses puissances européennes se sont progressivement impliquées dans ce qui est appelé la "question d'Orient", afin d'acquérir des privilèges politiques et commerciaux. Avec l’addition de l’avènement des nationalismes, le démembrement de l’Empire Ottoman se produisit. En 1918, Istanbul et le territoire furent envahis par des forces Alliées. Alors que le dépeçage de l’Anatolie devenait presque réalité, un engouement populaire national turc mené par Mustafa Kemal Atatürk, réussit à bouter l'envahisseur hors d'Anatolie. La victoire sur le terrain fut parachevée par un traité de paix avec les Alliés. Le 29 octobre 1923, l’Assemblée nationale turque proclama la République de Turquie.
La Turquie, pays laïc avec une population à très grande majorité musulmane, accéda par la suite aux principales organisations européennes. Ceci était dû aux réformes effectuées après son indépendance. Parmi celles-ci, on peut citer l’adoption du Code civil moderne en 1926. Notons également que les femmes ont obtenu le droit de vote et celui d’être élues en 1934, bien avant d’autres. En 1928, les caractères latins pour transcrire la langue turque, furent adoptés, le dimanche devint le jour de repos hebdomadaire, l’obligation de choisir un patronyme édictée. Au fur et à mesure, la Turquie a solidifié les fondements de son Etat, ancré irrémédiablement à la démocratie. Cela s’est vu en juillet 2016 quand le peuple turc s’est battu contre des putschistes qui avaient bombardé le Parlement.
 
La Turquie, c’est aussi une puissance militaire de nos jours…

Comme toute nation, la Turquie aspire à un environnement de sécurité autour d’elle. Cependant, les convulsions chez ses voisins méridionaux, des zones de non-droit dans son entourage, des groupes terroristes avec des visées contre la Turquie ont nécessité une défense sans concession du pays. Les informations qui alarment les pays occidentaux, les afflux de réfugiés, les menaces terroristes et la prolifération d’armes nucléaires émanent souvent de pays qui sont directement nos voisins. Dans cette géographie difficile, la Turquie se tient ferme et anticipe contre les menaces pour assurer la stabilité du pays.

La Turquie reste également une puissance économique. Quelle est la recette du succès turc ?

Malgré cet environnement, la Turquie a réussi un important essor économique, social, culturel. Le PIB par habitant qui était de 4000 dollars en 1960 a atteint 12.000 dollars en 2013. Elle a réussi à attirer l’investissement étranger et à intégrer le G20 qui réunit les vingt plus grandes économies du monde. Mais la recette du succès turc est à chercher dans la capacité entrepreneuriale de sa population. La Turquie s’est orientée vers des produits à haute valeur ajoutée intégrant de plus en plus de technologies. Ainsi, la part des machines et véhicules exportés est en constante hausse. La Turquie est devenue le premier fabricant européen de téléviseurs, le premier constructeur de bus et d’autocars. Le nombre total d'abonnés au téléphone mobile a atteint 75 millions en 2016. Les entreprises turques disposent d’un grand marché intérieur, mais vendent leurs biens à l’étranger. Le textile, les produits électroménagers, l’ameublement, les pièces pour camions, les lits d’hôpitaux sont quelques exemples de secteurs dans lesquels les entreprises grâce à leur rapport prix/qualité concurrentiel, excellent dans plus d’une centaine de pays. Aujourd’hui, sept entreprises turques de construction figurent parmi les cent plus grandes du monde selon le classement Enr (Ndlr : Engineering News Record, classement des ingénieries internationales). Le total des exportations turques en 2018 se chiffrait à 167 milliards de dollars contre des importations de 223 milliards de dollars.

Qui sont les principaux partenaires de la Turquie ?

L’Union Européenne est actuellement le premier partenaire commercial et premier investisseur en Turquie. Avec l’union douanière Turquie-Eu en vigueur depuis 1996, les entreprises européennes et turques opèrent dans le même environnement économique, la concurrence des entreprises européennes ayant dopé les entreprises turques. En 2018, la Turquie a envoyé vers l’Ue, 50 % de ses exportations et en a reçu 36 % de ses importations.

Qu’en est-il de la coopération économique avec le Bénin ?

Cet environnement concurrentiel a fait que la Turquie est un pays dont les entreprises ont réussi à atteindre un stade avancé dans la conception et la production de leurs produits et elles sont prêtes à s’associer avec les entreprises du Bénin pour satisfaire leur envie de diversifier les sources d’approvisionnement avec des produits de qualité.  C’est dans ce contexte que de plus en plus de contrats se nouent entre entreprises turques et béninoises. L’organisation faîtière officielle du secteur privé turc, le Conseil des Relations économiques extérieures, Deik peut être contacté. Son secrétariat est à Istanbul, il dispose d’une section responsable notamment du Bénin avec des collaborateurs francophones. Toute entreprise voulant trouver une contrepartie turque peut contacter le Secrétariat de la Deik (sgulmez@deik.org.tr) qui dispose d’une banque de données de tous ses membres par secteur d’activité.
De plus en plus d’entreprises turques sont intéressées par un investissement au Bénin pour s’associer à la transformation de produits agricoles. Une entreprise turque figure dans le projet de construction d’une usine de textile près de Cotonou, génératrice d’emplois, actuellement en discussion avec le gouvernement. Une autre entreprise turque vient de prospecter le Bénin pour y établir également une usine. D’ailleurs, cette année 2019, une entreprise turque vient, pour la première fois au Bénin, de terminer un projet de rénovation d’un complexe hôtelier. Une autre entreprise, cette même année 2019, s’est installée à Abomey-Calavi pour y produire du béton prêt à usage. Les entreprises turques, par leur compétence, leur capacité d’adaptation à toutes les conditions, sont à même d’assumer des projets à des coûts concurrentiels et avec une production de qualité. Elles sont prêtes à contribuer au changement structurel du Bénin actuellement en cours dans tout le pays.
Quant à notre ambassade, elle adopte une approche accommodante vis-à-vis des demandeurs de visas qui veulent se rendre en Turquie pour des affaires. Les demandes doivent être effectuées sur le site evisa.gov.tr, qui indique la date de l’interview qui se fait dans nos locaux. La compagnie aérienne nationale turque, la Turkish Airlines, qui dessert quotidiennement Istanbul à un prix concurrentiel, est en train d’accroitre l’offre au départ du Bénin.

De belles perspectives en somme entre les deux pays…

La présence turque au Bénin qui va s’accroître au fil des années prochaines, répond également aux attentes du Bénin pour des opérateurs économiques avec des produits de qualité à des prix compétitifs.  Le renforcement des relations commerciales et des investissements entre la Turquie et le Bénin permettront de solidifier les bases d'un partenariat dans tous les domaines entre les deux pays à l’avenir.

Actualités 29 oct. 2019


Taïbou Ba, naturaliste et écologue sénégalais: «Les Africains doivent aller vers la mer pour faire l’économie bleue»

En marge des ateliers sur la planification spatiale marine et les aires marines protégées auxquels il a pris part en tant que facilitateur, à Cotonou au Bénin, du 15 au 18 octobre dernier, le naturaliste et écologue sénégalais, Taïbou Ba, estime que les Africains doivent se tourner vers la mer pour faire de l’économie bleue.   

La Nation : Monsieur Taïbou Ba, vous êtes naturaliste et écologue venu du Sénégal. Vous êtes bien au courant des pressions exercées aujourd’hui sur les zones marines et côtières des pays de l’Afrique de l’Ouest. Quelles en sont, selon vous, les causes?   

Taïbou Ba : Les pressions sont de deux ordres: les pressions directes et les pressions indirectes. Les pressions directes sur les milieux marins et côtiers sont exercées aussi bien par les populations qui sont des usagers qui vivent dans ces milieux, que par des bateaux étrangers qui viennent pêcher dans nos eaux et même d’autres bateaux qui n’ont pas de licence mais qui viennent faire la surveillance sur nos eaux marines pour pêcher.  
Les causes indirectes, c’est notamment le changement climatique. Tout le monde est confronté à ce phénomène de changement climatique avec une augmentation du niveau de la mer. Il y a même des pluies qui sont à la base des inondations dans les zones côtières. Tout cela contribue à la dégradation de notre environnement marin et côtier et il est temps que nous y prenions garde.        

De quels moyens dispose-t-on pour éviter tout ce qui est perturbation et qui est du fait  de l’homme ?
Le projet de gestion intégrée des zones marines et côtières signé dans le cadre de la Convention d’Abidjan va dans ce sens. Quand on parle de planification spatiale marine, cela renvoie à comment planifier les espaces marins et côtiers, comment appeler tous les usagers de ces espaces à gérer leurs activités sans pour autant gêner l’autre tout en conservant l’environnement. C’est un outil qu’on veut mettre en place à titre préventif. L’autre élément, c’est la sensibilisation de tous les acteurs, mais aussi l’éradication de la pauvreté. Car, tant que les gens n’ont pas les moyens de subsistance, vous avez beau dire de ne pas aller pêcher dans les zones interdites, ils vont y aller, parce que c’est une question de survie.

Les espaces marins et côtiers regorgeraient de valeurs inestimables. Quelles sont ces valeurs, selon vous ?

La mer regorge de plusieurs valeurs et tout le monde le sait. Il y a des valeurs écosystémiques, des valeurs économiques, des valeurs sociales ainsi que des valeurs environnementales. Presque 72 % de ce que nous mangeons vient des mers. C’est un milieu que nous, Africains, nous négligions avant. Mais avec la rareté des ressources maintenant, les Africains doivent se tourner vers la mer pour faire ce qu’on appelle de l’économie bleue qui est déjà développée au niveau des pays occidentaux. On sait que la mer est maintenant l’avenir des pays du continent, surtout que dans plusieurs pays, on a fait des découvertes de projets de gaz et d’offshore qui peuvent être des leviers de notre développement si on y prend garde et si on planifie les activités également.

Comment faire pour éveiller la conscience des Africains afin que ces espaces leur profitent réellement ?

C’est ce que nous développons. Premièrement, dans le cadre du projet de gestion intégrée des zones marines et côtières signé dans le cadre de la Convention d’Abidjan, nous élaborons actuellement un document sur l’environnement côtier. Ceci permettra aux différents gouvernements de savoir quel est l’état des mers et des côtes. Deuxièmement, nous faisons la planification de la pêche marine pour que l’espace soit planifié. Que le pêcheur artisanal connaisse sa zone et le pêcheur industriel la sienne ; et que ceux qui font le transport maritime respectent leur zone de même que ceux qui exploitent le pétrole. Chacun respecte sa zone et exerce ses activités sans pour autant gêner l’autre. La planification est un processus qui se rapproche de l’écosystème. Si c’est vraiment mis en place et appliqué, on aura une meilleure gestion de nos ressources. C’est un défi pour nous. Car, il n’y a pour le moment que trois pays africains qui sont en train de le faire. Il s’agit du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Avec cela, on espère commencer par gérer nos océans.

Quels sont les résultats dans ces pays-là ?

On vient de commencer. Le projet n’a que deux ans. Ces trois pays n’ont commencé par faire que des exercices de planification. En Afrique, le seul pays qui a fait déjà la planification, c’est l’Afrique du Sud. En Afrique de l’Est, du Centre et de l’Ouest, on est vierge pour le moment. Grâce à la Convention d’Abidjan avec ce projet, on a essayé de commencer à intégrer le processus.                      

Environnement 29 oct. 2019


Concours de recrutement d’auditeurs de justice: La liste des admis

La direction du recrutement des agents de l’Etat de la direction générale de la Fonction publique a rendu publiques les délibérations des jurys ayant supervisé le concours de recrutement d’auditeurs de justice lancé par le ministère de tutelle. Sous réserve d’ultimes vérifications et contrôles, douze (12) candidats à ce concours ont été déclarés admis, ainsi que le confirme le communiqué de la direction du recrutement des agents de l’Etat N° 016/MTFP/DC/SGM/DGFP/DRAE/STCD/SA du 08 août 2019. Il s’agit de Quenum Euloge Philibert Mahutin Comlan, Deguenon Astrid Véronique Fifamè, Zivon Amènouglo Fidèle, Lokossou Sèhigbénan Chimène Joanita, Nouwakpo Crespin Anselme, Djossou Gbètondji Bienvenu, Houndjenoukon Ahissou Jérôme, Soude Belami Esquil, Bodi Ganiou, Kpognihoue Abidémi Isidore, Atannon Towanou Cyriaque et Rafiou Enagnon Sikirou.    

Société 29 oct. 2019


Rapport du comité d’experts sur le dialogue politique : Un Parlement de 109 députés dont 24 femmes recommandé

Le nombre de députés à l’Assemblée nationale pourrait passer de 83 à 109 dont 24 femmes dès la prochaine législature. Cette proposition qui reste à être appréciée et adoptée par le Parlement est l’une des mesures fortes retenues par le comité d’experts chargé de la formulation technique des recommandations du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre derniers à Cotonou.

L’une des grandes conclusions du comité d’experts chargé de la formulation technique des recommandations du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobres derniers à Cotonou, est qu’elle préconise une augmentation du nombre de sièges à l’Assemblée nationale. La neuvième législature pourrait compter 109 députés contre 83 actuellement si cette proposition est adoptée par le Parlement. Le comité d’experts estime, par cette option, promouvoir la femme à l’Assemblée nationale mais aussi tenir compte de la démographie issue du dernier Recensement général de la population (Rgph4) réalisé en 2014. Ce qui implique un ajustement dans la répartition des sièges dans les circonscriptions électorales, toujours maintenues à 24, à raison d’une femme au moins par circonscription électorale. La réalisation de cette ambition passe par l’introduction de dispositions discriminatoires dans le droit positif béninois. Il  s’agira, précise le rapport, de compléter et/ou de modifier l’article 26 de la Constitution ainsi que les articles 240, 241 et 242 du Code électoral. L’article 26 de la Constitution pourrait devenir : « L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion publique ou de position sociale. L’homme et la femme sont égaux en droit ; pour rendre effectif ce droit, la loi électorale prévoit des dispositions  spéciales pouvant favoriser la promotion et l’amélioration de la représentation de la femme au sein des Assemblées parlementaires nationales, communales, municipales et locales. L’Etat protège la famille, particulièrement la mère et l’enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées ». L’article 240 du Code électoral proposé toujours par le comité d’experts s’énonce ainsi qu’il suit : « Le territoire national est divisé en 24 circonscriptions électorales. Le nombre de députés à élire est fixé à 109 dont 24 femmes à raison d’une femme au moins par circonscription électorale ». Ainsi, les partis politiques qui désirent prendre part aux élections législatives sont tenus de présenter des listes de candidats dans toutes les circonscriptions électorales. Chaque liste comprend un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir, dont au moins une femme et sa suppléante. Le comité d’experts n’a pas fait les choses à moitié. Il  a également proposé les modalités de l’attribution des sièges. Selon lui, la liste arrivée en tête des suffrages dans la circonscription électorale obtient automatiquement un siège attribué à une femme inscrite à ce titre sur cette liste. Lorsque deux ou plusieurs listes arrivent en tête avec un nombre identique de suffrages, la plus âgée des femmes inscrites à ce titre est déclarée élue.

Une révision technique de la Constitution inévitable

Le rapport transmis propose par ailleurs, l’augmentation du nombre de sièges allant de 1 à 4 dans certaines circonscriptions électorales sauf dans les 15e et 16e restées intactes. Le nombre de sièges est maintenu respectivement à quatre et à cinq. Mais par contre, les 1re, 2e, 3e, 4e, 5e, 7e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 17e, 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e, 24e gagnent chacune un siège de plus par rapport à leur nombre de députés actuel. La 8e circonscription électorale regroupant les communes de Pèrèrè, Parakou, Tchaourou et N’Dali gagne, pour sa part, 2 sièges de plus. La 6e circonscription électorale composée des communes d’Abomey-
Calavi, Zè et Sô-Ava crève le plafond. Elle a vu son nombre de sièges doublé passant de quatre aujourd’hui à huit compte tenu de sa forte démographie. Ainsi, relativement à la révision constitutionnelle nécessitant la mise en œuvre des mesures préconisées supra, le comité d’experts a fait une recommandation spéciale à ce niveau. Et ce, précise le rapport, pour rassurer les acteurs politiques, l’opinion nationale et internationale et libérer les esprits en vue de la mise en œuvre paisible des recommandations pertinentes et consensuelles du dialogue politique. Le comité d’experts propose qu’il soit expressément introduit dans l’article 42 de la Constitution qu’ « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels de sa vie ». Aussi, recommande-t-il, que soit introduite dans la proposition de loi portant révision constitutionnelle que : « La présente modification constitutionnelle ne donne pas lieu à une nouvelle Constitution ni à une nouvelle République ».

Actualités 28 oct. 2019


Crue du fleuve Mono: Les mesures du gouvernement pour protéger les populations

Le gouvernement du président Patrice Talon est à pied d’œuvre pour assister les populations des départements du Mono et du Couffo affectées par les inondations, suite au débordement du fleuve Mono. A cet effet, les sinistrés ont reçu en début de semaine dernière, une délégation conduite par le directeur de cabinet du ministre en charge des Affaires sociales, Nicolas Dandoga, venue leur exprimer, la solidarité du gouvernement et celle de la nation toute entière.

La  délégation conduite par le directeur de cabinet du ministre en charge des Affaires sociales, Nicolas Dandoga et le directeur du Fonds d’appui à la solidarité nationale (Fasn), Alphonse Sogadji a sillonné mardi 22 et mercredi 23 octobre derniers, Dévé, dans la commune de Dogbo, Wèdèmè-Adja dans Lokossa, puis Grand Popo. A chaque étape, la délégation a offert aux sinistrés, des sacs de riz, des bidons d’huile, des nattes et des vêtements.
A Dévé, la mission s’est d’abord rendue au siège de l’arrondissement où s’est installée une partie des sinistrés. Selon le chef dudit arrondissement, il y a au total 845 sinistrés dans sa localité. Koami Tona affirme que certains sinistrés ont occupé la salle de conférence et d’autres sont dans les tentes offertes par l’Agence nationale de protection civile. Le directeur de cabinet, représentant le ministre, Nicolas Dandoga, a dit la peine du gouvernement de voir les populations chassées de leurs maisons par les eaux. Il les a rassurées de ce que le gouvernement est à pied d’œuvre pour les sauver de cette situation. « Le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance me charge de vous dire qu’elle suit de très près la situation et que ses services compétents sont instruits pour vous assister de façon permanente », a-t-il ajouté.
Christophe Megbedji, préfet du département du Couffo, a quant à lui, salué la mobilisation générale et spontanée des services compétents aux côtés des populations sinistrées.

Des dispositions

Il est à rappeler que l’ouverture des vannes au niveau du barrage de Nagbéto a été annoncée, quelques semaines à l’avance et l’Agence nationale de protection civile (Anpc) a pris des dispositions pour non seulement informer les mairies des localités concernées, mais aussi déployer des équipes sur le terrain avec du matériel nécessaire. Les chefs de centres de promotion sociale ont aussi anticipé en sensibilisant les populations concernées afin qu’elles quittent le champ de passage des eaux. C’est ce qui a permis d’éviter des noyades, malgré le degré trop poussé des inondations cette année.    
Dans un second temps, les services compétents du gouvernement sont restés mobilisés auprès des populations depuis le 5 octobre dernier que Nagbéto a commencé par ouvrir les vannes pour évacuer le trop plein d’eau qu’il y a au niveau du barrage suite aux pluies diluviennes du nord Togo, nord Bénin et le Burkina Faso. Cette crue est la plus grande depuis 1987, mais les mesures anticipatives ont permis de contenir la situation et d’éviter un bilan négatif lourd. Cette inondation dépasse le cas de 2010 qui avait pourtant fait de nombreux morts par noyade et emporté des hectares de cultures.

Société 28 oct. 2019


Police républicaine: Un agent activement recherché

 

La police républicaine a lancé un avis de recherche actif pour retrouver au Bénin et dans les pays limitrophes, un agent de sécurité. Ce dernier, imatricule 4975 en service à la section d'intervention de Djougou n'a pas rejoint les rangs, après avoir bénéficié d'un congé administratif de treize jours. Ce congé allant du mercredi 11 au lundi 23 septembre 2019. Depuis lors, l'agent est porté disparu. C'est l'une des raisons pour laquelle la hiérarchie policière a émis l'avis de recherche aux fins d'appréhender et de conduire l'intéressé à l’unité de police la plus proche. Il s'agit, selon le communiqué radio porté de la police,  de l'agent Tognissè Kougbé Victor.

Actualités 27 oct. 2019


2e  édition du Critérium féminin international de cyclisme: Chantal Vidognonlonhoué et Faridatou Ahouandjinou porte-étendards du Bénin

 

Le Bénin sera présent avec deux cyclistes dames au critérium féminin international de cyclisme, dénommé « La Course de l’Intégration » qui se déroulera le 31 octobre prochain à Bobo Dioulasso. Il s’agit de Chantal Vidognonlonhoué et Faridatou Ahouandjinou qui défendront les couleurs nationales. Organisée par l’Association Groupe de Travail Confejes pour la promotion et la participation des filles et des femmes aux activités de sports (GTCF/Burkina), cette compétition a pour objectif de susciter l’intégration du genre au Tour du Faso. Pour cette deuxième édition, la randonnée réunira des coureuses du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry et du Togo. Longue de 50 kilomètres, la course se déroulera pendant la 32e édition du Tour du Faso. Les délégations participantes sont attendues le 29 octobre prochain.

 

Sports 25 oct. 2019


Perfectionnement niveau 1 des Eaux, Forêts et Chasse: 45 récipiendaires reçoivent leurs diplômes de fin de formation

Après trois mois de formation assidue, 45 stagiaires de la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse ont reçu leurs diplômes professionnels de perfectionnement niveau 1. La cérémonie de remise de diplômes a eu lieu ce jeudi 24 octobre à Cotonou.

« Avoir un métier est une chose, l’exercer est toute autre, mais savoir bien l’exercer est encore mieux », a laissé entendre la directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha lors de la cérémonie de remise de diplôme professionnel de perfectionnement niveau 1 (Dpp1) à 45 stagiaires en fin de formation. Cette dernière qui s’est déroulée du 1er juillet au 30 septembre dernier  répond à la volonté du gouvernement de renforcer leurs capacités.
Selon Jeanne Josette Acacha Akoha, le renforcement des capacités militaires et professionnelles suivi par ces agents des Eaux, Forêts et Chasse est une nécessité pour le Bénin qui s’est engagé pour la conservation de la biodiversité, la promotion du tourisme dans les parcs nationaux ainsi que la lutte contre la dégradation des ressources forestières et les effets pervers des changements climatiques.
Elle répond également, complète Charlotte Dhègui Okoundé Okpé, directrice de l’école nationale des Eaux, Forêts et Chasse, à la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut particulier des personnels des forces de sécurité publique et assimilées et du décret N° 2016-147 du 7 mars 2016 portant statut particulier des corps des Eaux, Forêts et Chasse. Il s’agit là, précise-t-elle, de l’une des conditionnalités pour les sous-officiers contrôleurs des Eaux, Forêts et Chasse d’accéder au grade d’adjudant.
Cette formation, dira Rémi Hèfoumè, directeur général adjoint des Eaux, Forêts et Chasse, témoigne de la volonté politique du président de la République de doter tous les secteurs vitaux du Bénin de cadres et agents capables de relever le défi qui est le leur. C’est pourquoi, poursuit-il, l’administration forestière, depuis 2016, a amorcé un tournant décisif de son histoire en mettant en formation des fonctionnaires des Eaux, Forêts et Chasse. Assurément, la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse se dote de ressources humaines capables de combler les attentes du gouvernement qui sont de conserver au mieux les maigres ressources naturelles dont dispose le Bénin. Cette formation est, pour lui, une illustration de la dynamique de ce sous-secteur du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Car elle permettra non seulement de doter l’administration forestière de cadres capables de commander les unités élémentaires déconcentrées que sont les postes forestiers, les sections communales, mais aussi d’accroitre leurs capacités personnelles.
Ces 45 récipiendaires, souligne Charlotte Dhègui Okoundé Okpé, sont ceux qui remplissent les conditions requises pour être inscrits à la formation donnant droit au diplôme professionnel de perfectionnement niveau 1. Car ils ont eu une moyenne supérieure à 12/20 sans avoir aucune note inférieure ou égale à 6/20, répondant donc aux exigences des textes en vigueur. De l’analyse des résultats obtenus, explique-t-elle, les notes varient de 15,97/20 à 17,38/20 donnant une variation des mentions allant d’assez bien à très bien. Fort de la rigueur et du sérieux qui ont caractérisé cette formation, elle a exprimé toute sa satisfaction aux récipiendaires.
Désormais nantis de diplôme et aguerris de notions professionnelles du niveau des sous-officiers contrôleurs des Eaux, Forêts et Chasse, ces récipiendaires sont capables d’assurer les fonctions de contrôleurs dans leurs départements, s’est réjouie la directrice de cabinet, Jeanne Josette Acacha Akoha. Aussi, doivent-ils se montrer dignes de la formation reçue qui les conduit à plus de responsabilité dans leurs actes, mais aussi dans la gestion des ressources forestières du Bénin. En plus de cette formation, ils doivent faire preuve de probité, de volonté, de loyauté et de détermination qui leur permettront d’accomplir avec succès les missions qui leur sont assignées.

Economie 25 oct. 2019


Classement Fifa: Le Bénin monte à la 82e place

La Fédération internationale de Football Association (Fifa) a dévoilé, ce jeudi 24 octobre, son classement du mois. Comme en septembre, le Bénin conserve ses 1293 points mais gagne une place dans le classement et monte au 82e rang. Les Ecureuils du Bénin occupent la 18e place au plan africain.

Sans engranger le moindre point au classement de la Fédération internationale de Football Association (Fifa) de ce mois, le Bénin avec ses 1293 points est passé de la 83e à la 82e place. Sur le continent, les Ecureuils du Bénin sont 18e tandis que leur prochain adversaire, les Super Eagles du Nigeria, est la 3e sélection africaine de football. Les champions d’Afrique 2013 sont 35e dans le classement mondial. Partageant le même groupe que le Bénin et le Nigeria pour le compte des éliminatoires de la Can 2021, la  Sierra Leone et le Lesotho sont respectivement 117e et 138e dans le classement mondial. Ils sont par contre 28e et 39e dans le classement africain. Vice-champions d’Afrique, les Lions de Téranga  demeurent leaders sur le continent et 20e au classement mondial. En ce qui concerne l’Algérie, championne d’Afrique, elle est restée à la 38e place au classement mondial. En dépit de sa victoire face à la Colombie (3-0), le match nul  face au Congo, 92e, au Stade Mustapha Tchaker, aura desservi les coéquipiers de Bennacer. L’Algérie se pointe à la quatrième place derrière le Nigeria sur le continent.
Champions du monde en 2018, la France occupe la deuxième place dans le classement mondial derrière la Belgique, leader et devant le Brésil. Après avoir battu  l’Islande (1-0) et tenu en échec par la Turquie lors des matches de qualifications pour l’Euro 2020 en octobre, la sélection de Didier Deschamps est toujours devancée par les Diables Rouges de la Belgique alors que le Brésil complète le podium.
L’Angleterre est la quatrième nation de la planète football devant l’Uruguay (5e), le Portugal (6e) et la Croatie (7e). Signalons que l’Espagne, 8e (1625 points), l’Argentine 9e (1617) et la Colombie, 10e avec 1615 points ferment le top 10 de ce classement d’octobre.


Top 20 africain
1- Sénégal (20e mondial)
2- Tunisie (29e)
3- Nigeria (35e)
4- Algérie (38e)
5- Maroc (42e)
6- Egypte (49e)
7- Ghana (51e)
8-Cameroun (52e)
9- RD Congo (54e)
10- Côte d’Ivoire (56e)
11- Mali (59e)
12- Burkina Faso (60e)
13- Afrique du Sud (72e)
14-Cap-Vert (77e)
15- Guinée (78e)
16- Ouganda (79e)
17- Zambie (81e)
18- Bénin (82e)
19- Gabon (87e)
20- Congo (92e)

Top 10 mondial

1re  Belgique  1755
2e  France  1726
3e  Brésil  1715
4e  Angleterre  1651
5e  Uruguay 1642
6e  Portugal  1632
7e  Croatie 1631
8e  Espagne  1625
9e Argentine 1617
10e Colombie  1615

Sports 25 oct. 2019


989 - 1565