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Nouvelles

Libre circulation des personnes et droit d’établissement: L’Uemoa sensibilise aux enjeux de l’intégration régionale
En campagne de sensibilisation à la libre circulation des personnes, le droit d’établissement et la promotion du secteur privé, l’Union économique et monétaire ouestafricaine (Uemoa) a échangé lors de la dernière étape de sa tournée, avec les acteurs concernés à Cotonou, ce mercredi 30 novembre 2022. La libre circulation et le droit d’établissement font face à un certain nombre de défis. A juste titre, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au Bénin a initié des sessions d’information et de sensibilisation à l’endroit des différents maillons de la chaîne de l’intégration régionale dont les opérateurs économiques et les forces de sécurité. A l’ouverture des échanges à Cotonou, Ibrahim Karambe, conseiller au bureau de l’Uemoa, a mis un accent sur la nécessité pour les Etats de se regrouper à travers de grands ensembles pour peser économiquement et politiquement. En effet, dans le cadre du processus d’intégration régionale, l’article 4 modifié du Traité de l’Uemoa fixe, entre autres, comme objectifs le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé. Aussi, la création entre les Etats membres d'un marché commun basé sur le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée, la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. Ibrahim Karambe explique que c’est en raison de la mise en œuvre effective des libertés de circulation des biens, des personnes, des droits de résidence et d’établissement des professions libérables au sein de l’Union, que la Commission de l’Uemoa a entrepris, depuis 2005, l’élaboration de textes réglementaires sous forme de règlements ou directives en vue de la pleine jouissance de ces droits et libertés par les ressortissants communautaires. « Depuis 2018, le Bénin est le champion en matière de libre circulation des personnes dans la communauté, grâce à la volonté politique du président Patrice Talon. Mais en ce qui concerne le droit d’établissement au sein de l’Uemoa, des efforts restent à faire… », a indiqué Nourry Baguidi, représentant le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, qui encourage la Commission de l’Uemoa à poursuivre ces séances d’information et de sensibilisation qui émanent des recommandations des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, afin de rapprocher davantage les institutions du peuple en vue de la promotion du développement économique et social dans la sous-région.

Des échanges

Deux communications étaient au cœur des échanges de Cotonou: ‘’La libre circulation des personnes et le droit d’établissement au sein de l’Uemoa’’, et ‘’Les actions pour le développement du secteur privé au sein de l’Uemoa’’. Il faut noter qu’en matière de libre circulation des biens, les dispositions portent notamment sur la limitation des contrôles routiers à trois points sur les axes routiers inter-Etats à savoir le point de départ, le franchissement des frontières entre Etats membres de l’Union, le point des formalités effectives. Seules les forces de contrôle de la police, de la douane, de la gendarmerie et des eaux et forêts sont autorisées à effectuer les contrôles sur les points de contrôle prévus, à l’exception des contrôles de santé et ceux phytosanitaires et zoo sanitaires. Et les contrôles routiers sont effectués sur un site unique regroupant les forces de contrôle autorisées. Ce sont les postes de contrôle juxtaposés (Malanville, Hillacondji et Sèmè-Kraké). Dans le domaine spécifique de la libre circulation des services, les acquis sont notoires, a relevé Ibrahim Karambe, conseiller au bureau de l’Uemoa. Ils sont à la fois juridiques et pratiques. Le premier acquis sur le plan juridique est représenté par le Traité de l’Uemoa qui consacre en ses articles 92 et 93 le droit d’établissement et la libre prestation de services pour les personnes physiques et morales ressortissantes de l’Union. S’agissant des acquis pratiques, il faut relever les libéralisations d'entreprises par les Etats membres, qui ont contribué à éliminer les discriminations entre nationaux et ressortissants communautaires dans de nombreux secteurs. L’étranger-communautaire a le droit, comme les nationaux, de créer une entreprise ou d’exercer une profession libérale. Selon le rapport général 2021 de la revue annuelle, les textes régissant la libre circulation des personnes et le droit d’établissement des professions libérales affichent un taux moyen de mise en œuvre de 58 % en 2021 contre 54 % en 2020. Ce qui marque une constance dans l’amélioration de ce taux moyen, même si elle cache des disparités entre les Etats. Cependant, des efforts restent à fournir au niveau de tous les Etats membres pour la mise en œuvre effective des textes communautaires sur la libre circulation des personnes et le droit d’établissement face aux défis sanitaires, sécuritaires et économiques
Société 01 déc. 2022


Clôture de la session ordinaire 2022 du Conseil de l’Ordre national du Bénin: Des résultats satisfaisants
Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République et grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, a présidé la cérémonie de clôture de la session ordinaire au titre de 2022 du Conseil de l’Ordre national du Bénin. C'était ce mercredi 30 novembre en présence des cadres et personnalités de l'institution.La Grande chancellerie de l'Ordre national du Bénin a clôturé, mercredi 30 novembre, sa session ordinaire ouverte le 30 août dernier. Au cours de la session, il a été question pour les Conseillers d’évaluer le travail abattu au cours de l’année. Selon Mariam Chabi Talata, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, la session s'est penchée sur plusieurs dossiers inscrits au tableau de concours du cycle triennal qui tend vers sa fin aussi bien à titres civil que militaire, établis respectivement par les décrets n°2020-520 et 2020-521 du 03 novembre 2020. L e s d i t s  dossiers sont minutieusement été étudiés au cas par cas pour en déceler les mérites mis en relief par les candidats et les responsables de leurs institutions. Ainsi, déclare la grande chancelière de l’ordre, 438 dossiers ont-ils été étudiés dont 123 civils et 315 militaires. Parmi ceux-ci, 340 dossiers ont reçu l’avis favorable des honorables conseillers de l’Ordre dont 99 civils et 249 militaires. 98 dossiers dont 32 civils et 66 militaires ont été rejetés. Au cours de la même période, la grande chancellerie a procédé à l’élaboration des tableaux de contrôle, à la finalisation du contrat de partenariat entre l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) et l’institution. La mise en œuvre de ce contrat devra permettre d’une part la facilitation de la transmission des informations à travers les points focaux C’est parti depuis mardi dernier, pour la caravane motorisée de la campagne Stronger together 2022 Clôture de la session ordinaire 2022 du Conseil de l’Ordre national du Bénin Des résultats satisfaisants dans les 77 mairies du Bénin et d’identifier d’autre part les citoyens méritants dans les contrées et qui malheureusement n’ont pas la chance d’être reconnus. Cette session a également permis de mener une réflexion sur l’instauration du quota institutionnel de contingent de décoration dans les divers Ordres à chaque ministère et institution de la République. Evoquant un bilan très satisfaisant, Mariam Chabi Talata se réjouit du sérieux, de l’esprit de sacrifice, de la dextérité et de la rigueur qui ont caractérisé les travaux de cette session. « Je voudrais réitérer ma gratitude à tous les honorables membres du conseil de l’Ordre, tout le personnel du cabinet et de la grande chancellerie pour la mobilisation sans faille qui a rendu possible la réussite des travaux de la présente session», a-t-elle dit.   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 01 déc. 2022


Campagne Stronger together 2022: Véronique Tognifodé lance la caravane motorisée à Aplahoué
La ministre Véronique Tognifodé en charge des Affaires sociales et de la Microfinance a procédé, mardi 29 novembre au Ceg 2 Aplahoué, au lancement de la caravane motorisée initiée dans le cadre de la campagne Stronger together 2022. C’était en présence du représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la population, chef de file des partenaires techniques et financiers, et du préfet du Couffo, Christophe Mègbédji.Des usagers des voies de circulation du département du Couffo croisent, depuis mardi dernier, des motos et minibus estampillés des divers messages de sensibilisation conçus dans le cadre de la campagne intitulée Stronger together 2022 (ce qui signifie littéralement en français ensemble plus forts). Pour cette activité de communication de masse pour un changement de comportement, qui porte sur le thème « Education des filles et leadership féminin », ce sont au total 54 véhicules dont Campagne Stronger together 2022 Véronique Tognifodé lance la caravane motorisée à Aplahoué 4 minibus qui sont mobilisés. Le top de leur mouvement a été donné au Ceg 2 Aplahoué par la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé. Le choix de l’établissement scolaire situé non loin de la frontière Hounsahoué, à Aplahoué, n’est pas anodin. Au dire de la ministre, la commune d’Aplahoué est particulièrement intéressante du fait de sa proximité avec le Togo, pays voisin du Bénin, puisque la caravane motorisée, poursuit-elle, mise sur la collaboration transfrontalière pour atteindre ses objectifs. Lesquels sont, entre autres, la sensibilisation et l’accompagnement de tous pour que deviennent réalité la scolarisation et le maintien des filles à l’école jusqu’à la fin du cycle secondaire au moins. Font également partie des objectifs, l’accès aux services de santé reproductive et à la planification familiale et l’accès aux voies et moyens de recours en cas de violences basées sur le genre et les pratiques dégradantes telles que les mutilations génitales, les excisions et le lévirat. Loin d’être une action isolée, la caravane vient rappeler la nécessité de préserver les droits des adolescentes et l’importance de l’acquisition des compétences de vie, ceci en appui au paquet de projets que met en œuvre le gouvernement à travers le projet Swedd pour que l’épanouissement de la jeune femme soit effectif partout au Bénin. Soutenue par la Banque mondiale et le Fonds des Nations Unies pour la population, la caravane sillonnera, selon la ministre, toute l’étendue du territoire national. Saluant cette énième initiative gouvernementale en faveur de la jeunesse, le préfet Christophe Mègbédji n’a pas manqué, à la suite du premier adjoint au maire d’Aplahoué, d’exprimer sa reconnaissance pour le choix du chef-lieu du département du Couffo pour abriter le lancement de la caravane motorisée en faveur de la région Sud du Bénin. Il a promis sa disponibilité ainsi que celle de son administration à œuvrer à l’atteinte des objectifs visés Société 01 déc. 2022


Assistance aux personnes démunies: Appel humanitaire record pour 2023
Selon l’Onu, l’année pro- chaine, 339 millions de personnes auront besoin d’aide dans 68 pays. L’objectif est d’aider 230 millions de per- sonnes les plus démunies à travers 68 pays, ce qui nécessitera 51,5 milliards de dollars, soit une augmentation de 25 % par rapport au début de 2022. C’est à Genève que le chef de l’aide humanitaire et coordonnateur des secours d’urgence pour les Nations Unies, Martin Griffith, a déclaré que « les besoins humanitaires sont scandaleusement élevés, car les événements extrêmes de cette année se prolongent en 2023 ». Les chiffres articulés sont effrayants. Dans le monde, 388 millions de femmes et de filles vivent dans l’extrême pauvreté, soit une augmentation de 65 millions de personnes par rapport à la même période l’année dernière. Quarante-cinq millions de personnes dans 37 pays risquent de mourir de faim. La plus grande crise alimentaire mondiale de l’histoire moderne est en cours, sous l’effet des conflits, des chocs climatiques et de la menace imminente d’une récession mondiale. Des centaines de millions de personnes sont menacées par une aggravation de la faim. L’insécurité alimentaire aiguë s’intensifie et, d’ici à la fin 2022, au moins 222 millions de personnes dans 53 pays devraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë et avoir besoin d’une aide d’urgence. La famine est un risque très réel pour 45 millions de personnes dans 37 pays. Le changement climatique contribue aux crises humanitaires dans le monde entier, entraînant une augmentation des risques et de la vulnérabilité. Les huit dernières années sont en passe d’être les plus chaudes jamais enregistrées. Sur les 15 pays les plus vulnérables à la crise climatique, 12 ont bénéficié d’une réponse humanitaire menée par la communauté internationale. D’ici la fin du siècle, le nombre de décès dus à la chaleur extrême devraient être équivalent à celui de tous les cancers.

 Avalanche d’obstacles

L’objectif mondial de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030 n’est plus réalisable. En effet, 90 millions de personnes de plus que prévu sont confrontées à cette réalité. Les emplois disponibles restent en deçà des niveaux d’avant la pandémie, et l’inflation croissante devrait atteindre 10 % dans les marchés émergents et les économies en développement. Les pays à faible revenu sont les plus durement touchés par la hausse mondiale des prix des carburants et des denrées alimentaires. La plupart des pays dotés d’un Plan d’action humanitaire (Pah) seront certainement confrontés à une baisse de la croissance en 2023. La santé publique mondiale ne s’améliore pas, comme le montrent la pandémie actuelle, les épidémies de variole du singe, la propagation rapide des maladies à transmission vectorielle, l’augmentation des cas d’Ebola et les épidémies de choléra. Seuls 2 à 3 % des vaccins contre le Covid19 ont été administrés dans les 29 pays dotés d’un Prh, alors que l’ensemble est égal à 13 milliards. La couverture vaccinale des nourrissons a connu la plus forte baisse enregistrée depuis 30 ans, et les activités essentielles de dépistage, de traitement et de prévention des maladies infectieuses et du Vih ont diminué. Il faudra désormais quatre générations pour atteindre la parité entre les sexes. Dans le monde, 388 millions de femmes et de filles vivent dans l’extrême pauvreté, soit plus que les hommes et les garçons. La grande majorité d’entre elles se trouvent en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et du Sud. La pandémie a accru les risques de violence sexiste dans le monde entier, et 13 millions de très jeunes filles supplémentaires risquent de devenir des victimes de mariages forcés, en plus des 100 millions déjà menacées. L’éducation mondiale est en crise en raison de l’impact continu de la pandémie. Les écoliers des pays à revenu intermédiaire ont subi des fermetures d’école beaucoup plus longues que ceux des pays à revenu élevé. La fracture numérique persiste : sur les 1,6 milliard d’élèves non scolarisés, 1,3 milliard n’avaient pas de connexion à l’internet à la maison ou d’appareils pour suivre des cours en ligne.

 Vue d’ensemble pour 2023

L’expansion des besoins humanitaires mondiaux, l’augmentation des coûts opérationnels et des prix des produits de base, ainsi qu’une forte inflation en 2023, contribueront à une hausse significative des besoins. Par exemple, les coûts mensuels d’approvisionnement en nourriture du Programme alimentaire mondial (Pam) sont désormais 44 % plus élevés qu’avant la pandémie. L’amélioration de la stabilité en Libye conduit à un retrait progressif des humanitaires, de sorte que le pays n’aura pas besoin d’un véritable plan humanitaire en 2023.

Afrique orientale et australe

L’Afrique orientale et australe comptent le plus grand nombre de personnes dans le besoin (76,8 millions). La sécheresse la plus longue et la plus grave de l’histoire ravage certaines parties de l’Éthiopie, du Kenya et de la Somalie, et la situation devrait s’aggraver en 2023. Cette année, dix pays et quatre plans régionaux ont des besoins supérieurs à un milliard de dollars chacun. En Éthiopie, l’aggravation de la sécheresse et l’impact des violences dans certaines parties du pays, ainsi que les vagues de déplacements qui en résultent, signifient que 28,6 millions de personnes auront besoin d’une aide humanitaire en 2023. Bien que la signature d’un accord de paix global en novembre 2022 soit une étape prometteuse pour intensifier l’aide humanitaire, la situation ne devrait pas se stabiliser en 2023 en raison de nouvelles prévisions de faibles précipitations et des effets continus du conflit. Au Mozambique, le nombre de personnes dans le besoin a augmenté d’un tiers. Le conflit à Cabo Delgado entraîne des déplacements forcés et impose des niveaux de pression énormes aux communautés d’accueil du pays. Les partenaires humanitaires ont fourni une assistance vitale à 1,4 million de personnes en 2022, y compris le traitement de la malnutrition, l’aide alimentaire, les services de protection et l’accès à l’eau potable.

Afrique de l’Ouest et centrale

La région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre est l’épicentre d’une crise qui se développe rapidement, avec des niveaux sans précédent de violence armée et d’insécurité. Des millions de personnes sont poussées aux limites de la survie en raison de la confluence des conflits, de la pauvreté profonde, des pressions démographiques, de l’urbanisation, de la faible gouvernance, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition chroniquement élevées, et de l’impact du changement climatique. L’impact cumulé sur les personnes les plus vulnérables est dévastateur et entraîne des besoins persistants qui s’aggravent rapidement. Plus de 64,5 millions de personnes dans la région auront besoin d’assistance et de protection en 2022, soit 4,5 millions de personnes de plus qu’en 2021. Il en va de même pour le besoin d’assistance et de protection qui touche plus d’une personne sur dix. On prévoit qu’environ 5 millions de personnes supplémentaires auront besoin d’assistance et de protection, ce qui portera le total à 69 millions de personnes en 2023 - en raison de poches de vulnérabilité supplémentaires considérables et d’incidences élevées d’extrême pauvreté dans l’ensemble de la région. Le Burkina Faso continue de faire face à la pire crise humanitaire de son histoire. Un Burkinabè sur quatre a désormais besoin d’une aide humanitaire. Neuf régions sur dix du Cameroun continuent d’être affectées par trois crises humanitaires complexes : le conflit du bassin du lac Tchad, la crise du Nord-Ouest et du SudOuest et celle des réfugiés de la République centrafricaine (Rca). En 2023, une personne sur six vivant au Cameroun aura besoin d’aide humanitaire et de protection, soit 4,7 millions de personnes. Plus de 3,6 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, et on compte plus de 2 millions de déplacées internes, rapatriées ou réfugiées. Au Tchad, la situation se détériore et le pays connaît une troisième année consécutive d’insécurité alimentaire grave et sa pire période de soudure des dix dernières années. La République démocratique du Congo (RDC) présente sa demande la plus importante à ce jour, avec un total de 2,3 milliards de dollars en 2023 (+20 % par rapport à 2022). Les augmentations nettes des prix sont une réalité difficile dans tout le pays. À la fin de l’année 2022, 6,2 millions de personnes recevront une aide dans le pays.

Une meilleure réactivité

Le Fonds central d’intervention d’urgence et les fonds communs par pays tentent de garantir une aide vitale aux personnes dans le besoin. En novembre 2022, 1,7 milliard de dollars ont été alloués pour aider les personnes les plus démunies. Les négociations humanitaires permettent d’atteindre les populations dans le besoin, malgré des environnements opérationnels de plus en plus difficiles. Les efforts pour une plus grande responsabilité envers les personnes touchées par les crises ont pris de l’ampleur, garantissant l’engagement des communautés et des systèmes accessibles de retour d’information sur les opérations. [caption id="attachment_90620" align="alignnone" width="470"] L’ampleur des crises oblige l’Onu à renforcer son dispositif d’assistance humanitaire[/caption]
Actualités 01 déc. 2022


Suppression du Fonds des Arts et de la Culture: Les acteurs saluent la décision et formulent des attentes
Le Fonds des Arts et de la Culture n'existe plus. Dans le cadre des réformes structurelles dans le secteur, le gouvernement a dissous le Fonds des Arts et de la Culture (Fac) et annoncé la création du Fonds pour le Développement des Arts et de la Culture, et le Comité d’appui au Développement de l’Industrie cinématographique. Artistes, promoteurs culturels et comédiens apprécient et formulent des propositions.Au cours de sa session du 19 octobre 2022, le Conseil des ministres a décidé de la dissolution du Fonds des Arts et de la Culture. Selon le relevé de ce Conseil des ministres, «l’action du gouvernement dans le sous-secteur de la culture vise l’émergence d’une véritable économie culturelle dans notre pays, source de richesse et d’emplois. Cependant, malgré les ressources mises à la disposition du Fonds des arts et de la culture, cet objectif est loin d’être atteint. Pour remédier à ses contre-performances, il convient de mettre en place un mécanisme de financement de la culture et des arts plus souple et plus efficace.» Voilà qui justifie la suppression du Fac. La nouvelle a aussitôt fait le tour des ateliers, scènes de tournage et maisons de production. Et depuis les langues se délient pour apprécier la décision et faire des propositions.

Le Fac : « une structure sans grand impact ! »

Pour Ghislain Bidossèssi Fandohan, artiste plasticien et membre du Conseil national des organisations d’artistes, « avec le mot ‘’Développement’’ qui est venu s’ajouter à la dénomination, on comprend le souci du gouvernement qui veut plus d’impact sur le terrain. » Dans son analyse, l’artiste s’appuie sur les nouvelles mesures en vue, et confie qu’il y aura une contribution des artistes bénéficiaires ; mieux, ce ne sera plus une dotation à fonds perdus. On s’attend donc à une dynamisation de «ce Fonds qui enregistrera dans sa nouvelle composition : un comité scientifique, un comité interministériel et un comité artistique ». De son côté, Jean-Pierre Hounti-Kiki, président de la Fédération nationale des artistes de la musique traditionnelle du Bénin, explique que la dissolution du Fac vient sauver l’ancien Dg/Fac, Gilbert Déou Malè qui subissait beaucoup de pressions, face à l’étude des dossiers d’attribution et à l’octroi de l’aide. « C’est une structure dont la gestion est très difficile, à cause de la mentalité béninoise. Il était grand temps qu’on envisage sa restructuration. Je salue la décision et encourage vivement le gouvernement à aller dans ce sens », apprécie-t-il. [caption id="attachment_90599" align="alignnone" width="169"] Dah Médéou Gbaguidi, poète dramaturge[/caption] Poète dramaturge béninois résident en Côte d'Ivoire, Dah Médéou Gbaguidi ira encore plus loin. Il déclare que le moment est arrivé de revoir le fonctionnement du Fonds et de suivre les projets sur place. Car, se désole-t-il « le Fac était devenu un club d'amis qui en profitent. C'est normal que le résultat attendu ne soit pas atteint. Néanmoins, nous pouvons nous réjouir de ce que les fonds ne soient pas perdus mais ont servi à faire autre chose. Beaucoup d'artistes ont des maisons grâce au Fac. » Même son de cloche de la part du cinéaste et directeur de la maison de production ‘’Les Films Togbo’’. Selon Ignace Yèchénou, «la gestion de ce Fonds n’avait jamais été porteuse d’espoir. Tel que les gens allaient percevoir l’argent au guichet, c’était du copinage. » Mieux, il cite les fresques qui ornent les murs du Port autonome de Cotonou, la majestueuse statue de l’Amazone, et conclut que ce sont des œuvres artistiques tangibles. Il aurait aimé voir également des réalisations du Fac pour se convaincre de son engagement au service de l’art au Bénin. Il en déduit que la structure n’a pas comblé les attentes de la vision du gouvernement et des acteurs du domaine. « Le gouvernement et son chef ont donc très bien fait de dissoudre le Fonds pour repenser les choses et les orienter autrement », se réjouit-il. L’ancien directeur général adjoint de la Cinématographie du Bénin estime que nul ne peut montrer aujourd’hui les réalisations du Fac. A l'en croire, le sous-secteur de la cinématographie n’a jamais rien bénéficié du Fac. [caption id="attachment_90600" align="alignnone" width="225"] Ignace Yèchénou, cinéaste et directeur de la maison
de production ‘’Les Films Togbo’’[/caption]

Quid des attentes ?

L’espoir semble renaître à l’annonce de la création du Fonds de Développement des arts et de la culture. Sur les ruines du Fac, la nouvelle mouture du Fonds se veut plus technique avec l’implication d’un comité interministériel et d’experts. Jean-Pierre Hounti-Kiki se frotte les mains et émet le vœu que, dans sa nouvelle configuration, « le Fonds comporte en son sein des représentants du Conseil national des artistes. » Ghislain Bidossèssi Fandohan, quant à lui, souhaite que « les acquis du Fac soient préservés et renforcés ; que les subventions ne se fassent plus suivant les affinités ou l’appartenance politique des artistes ; que des projets innovants et durables soient sélectionnés pour apporter de la plus-value au monde artistique et culturel. C’est ce faisant que les artistes arriveront à s’affranchir de la dépendance de l’aide.» Pour l’ancien trésorier général du premier Syndicat national des Artistes du Bénin, « l’espoir est permis. » Dah Médéou Gbaguidi veut « voir la culture béninoise rayonner. Nous avons du potentiel et aujourd'hui des cadres, la mission est connue ; si les moyens existent, il faut juste encadrer la gestion pour voir les résultats», propose-t-il.

Nouveau souffle pour le développement de l’industrie cinématographique

Ici aussi, les attentes foisonnent. Le cinéaste Ignace Yéchénou dit d’abord toute sa satisfaction au sujet du comité en gestation : «Je suis très content que le gouvernement veuille redonner un nouveau souffle au cinéma béninois. » Puis il fait certaines doléances qu’il estime être des préalables à régler. En sa qualité d’ancien directeur général adjoint de la cinématographie, il rappelle que son équipe s’était battue en vain pendant 6 ans pour que le code de la cinématographie soit voté afin que les choses soient mieux organisées dans le secteur. Aujourd’hui, il nourrit l’espoir que le premier grand chantier du Comité d’appui pour le développement du cinéma soit celui du vote du code. C’est alors que d’autres pans pourront être attaqués et plus facilement gérés : « Le cinéma, c’est aussi de l’archivage, de la documentation, et plein d’autres choses. » Il appelle à faire en sorte qu’en son temps, une équipe soit mise en place pour faire les choses en toute transparence et avec professionnalisme. « Si l’espoir qui luit peut se concrétiser, ce sera beau ! Car, c’est grâce au cinéma que nous avons connu la Chine de Mao Tse Toung à travers les films de karaté, c’est grâce au cinéma que nous avons connu l’Inde avec les films hindous. » [caption id="attachment_90601" align="alignnone" width="225"] Jean-Pierre Hounti-Kiki, président de la Fédération nationale
des artistes de la musique traditionnelle du Bénin[/caption] Dans le même ordre d’idées, Ghislain Bidossèssi Fandohan spécule sur la cagnotte qui pourrait être allouée au Fonds de développement des arts et de la culture, et explique que la cinématographie est un sous-secteur budgétivore. Il souhaite « s’il était possible, que le gouvernement crée un Fonds destiné uniquement au financement du cinéma, et qu’à défaut, le Fonds qui sera mis à disposition du Fdac soit assez consistant.» Il propose d’avoir de grandes ambitions et donc, « 100 milliards ne serait pas trop donné.»?   Par Désiré G. TCHOKPONHOUE (Stag.)
Culture 01 déc. 2022


Revalorisation salariale: Les derniers indices sur la prise d’effet
Les signaux sont au vert pour la revalorisation des salaires des agents de l’Etat et du Salaire minimum interprofessionnel garanti pour les agents du secteur privé. Les travaux préliminaires sont achevés et il ne reste visiblement que quelques formalités pour que cette promesse du gouvernement soit effectivement tenue.Encore quelques petites étapes et la revalorisation salariale tant annoncée deviendra réalité. Autrement dit, tout est fin prêt pour que les salaires des fonctionnaires et autres personnels de l’administration publique et ceux des agents du secteur privé soient revus à la hausse. Les travaux du comité mis en place pour l’étude des différentes options d’augmentation sont terminés. Le Conseil des ministres, qui s’est voulu sobre sur la question, l’a pourtant mentionné clairement. Lesdites options seront d’abord présentées aux responsables des centrales et confédérations syndicales, mardi prochain. Ceci, conformément à ce qui avait été convenu entre eux et le gouvernement lors de la dernière rencontre tenue en avril dernier. Au cours de cette rencontre décisive, Noël Chadaré, Anselme Amoussou et leurs collègues se prononceront sur le mode d’augmentation retenu par le gouvernement. Mais déjà, tout laisse entrevoir que la satisfaction, à défaut d’être totale, serait tout au moins grande au niveau des travailleurs qui attendent depuis plusieurs mois l’augmentation de leurs salaires et surtout l’échéance de son entrée en vigueur. Ce serait un soutien structurel, en dehors des décisions conjoncturelles d’allègement de la situation, qui leur sera ainsi apporté face aux conséquences persistantes de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Mais avant cette rencontre décisive entre les deux parties prévue pour le mardi 6 décembre prochain, le processus franchira une étape capitale ce jour, avec l’étude et certainement le vote du projet de loi de finances, exercice 2023. Un document dans lequel le gouvernement avait annoncé avoir pris en compte les incidences de la revalorisation salariale. Il est évident que sans l’adoption de ce projet de budget, aucune annonce officielle ne pouvait se faire. De plus, une fois la rencontre entre le gouvernement et les partenaires sociaux tenue, le reste ne sera que pure formalité. A priori, toutes les oreilles seront tendues vers le palais de la Marina après le Conseil des ministres du mercredi prochain. C’est lors de cette réunion hebdomadaire des membres du gouvernement que la décision officielle sera prise.

Effet immédiat ?

Cette augmentation de salaires qui interviendra à quelques jours des fêtes de fin d’année pourrait bien laisser entrevoir une action sociale du gouvernement. Il n’est pas exclu que cette revalorisation prenne effet dès son officialisation. S’il en est ainsi, les fonctionnaires et autres agents de l’Etat sentiraient les effets de cette hausse sur leurs salaires dès la fin de ce mois de décembre. Dans cette hypothèse fort probable, l’annonce officielle de l’entrée en vigueur de la décision pourrait bien être faite par le chef de l’Etat, le lendemain du prochain conseil des ministres, soit le jeudi 8 décembre lors de son discours sur l’état de la nation devant la représentation nationale au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Cela devrait bien être l’un des principaux points de cette intervention du président de la République exigée par la Constitution et qui sera chose faite un peu plus tôt en raison du calendrier électoral des législatives du 8 janvier prochain.

Rappel des premières orientations

Au terme de la première rencontre présidée par le chef de l’Etat en personne avec les partenaires sociaux, en l’occurrence le patronat et les responsables des centrales et confédérations syndicales des travailleurs, les grandes orientations de la revalorisation des salaires avaient été proposées. Ainsi, cette revalorisation des salaires sera réalisée à deux niveaux. Dans un premier temps, ce sera au niveau du point indiciaire. Cela permettra aux agents admis à la retraite de bénéficier de cette augmentation qui s’ajoute à celle qu’ils ont obtenue quelques mois plus tôt. Ensuite, les salaires seront classés par catégories pour que de manière décroissante des pourcentages de revalorisation soient affectés à chaque palier. Autrement dit, les salaires les plus petits connaîtront une hausse plus forte que celle des rémunérations salariales les plus élevées. Une manière d’améliorer le pouvoir d’achat des gagne-petit au détriment des gros salaires qui auront une augmentation de moindre importance. Ainsi, les agents ayant moins de 100 000 F Cfa comme salaires seront les plus privilégiés. Leurs rémunérations devront être affectées d’un plus fort taux de pourcentage. Suivront ensuite les catégories de 100 à 200 000 F, puis de 200 à 500 000 F et enfin les gros salaires de plus de 500 000 F. Seulement, la marge d’augmentation n’a pu être retenue. La commission mise en place est appelée à reprendre ses travaux pour faire de nouvelles propositions au gouvernement qui avisera. Par rapport au Smig, le niveau d’augmentation est déjà retenu. Il ne reste que sa validation par le Conseil des ministres. Car, contrairement aux salaires des agents de l’administration publique, le Salaire minimum interprofessionnel garanti est fixé par le patronat et les travailleurs en bonne intelligence. Ce qui a été déjà fait en avril dernier. Et selon les conclusions, le Smig devrait passer de 40 000 F Cfa à 52 000 F Cfa, soit une hausse de 30 %. Mais à cela, s’ajoutera l’assurance maladie obligatoire dès le 1er janvier prochain qui est de l’ordre de 3 000 F Cfa. A l’assurance santé, s’ajoute la nécessité pour les employeurs de déclarer leurs agents à la sécurité sociale. A ce niveau, Patrice Talon s’indigne. Mieux, il s’érige d’emblée en avocat des plus pauvres. « Il est inconcevable que des agents de maison tels que les domestiques et les chauffeurs travaillent pendant plusieurs années mais ne peuvent pas faire valoir leur droit à la retraite parce que n’étant pas déclarés », s’était indigné le chef de l’Etat lors des échanges avec les partenaires sociaux?
Actualités 01 déc. 2022


Délivrance de quitus fiscaux aux candidats aux élections: La société civile lance un appel
Le remue-ménage observé autour du quitus fiscal lors de l’enregistrement des candidatures aux législatives 2023 amène des Organisations de la société civile à proposer que les parties prenantes se retrouvent après les élections pour aplanir les divergences. L’idée vise à éviter que ce document soit encore objet de polémique en 2026.« Le problème est que les partis politiques ont une compréhension différente de celle de l’administration des impôts ». Fatoumatou Batoko Zossou, présidente de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile, aborde ainsi le motif du récent désaccord entre l'administration des impôts et les potentiels candidats aux législatives du 8 janvier prochain : le quitus fiscal. Un document à l’origine de multiples controverses. « La compréhension des partis politiques, poursuit Fatoumatou Batoko Zossou, est celle de la loi électorale à savoir que : lorsque vous est quitte vis-à-vis du fisc pendant les trois dernières années, vous avez systématiquement le quitus fiscal. Par contre, le service des impôts pense que lorsqu’on a encore des arriérés d’impôts, il faut s’engager à les payer et il faut respecter les engagements. Certains acteurs politiques nous ont dit qu’ils avaient reçu le quitus fiscal pour les élections passées. Cette fois-ci, ils sont allés, tout rassurés, pensant pouvoir l’avoir ». Mais la Dgi est restée intransigeante provoquant, du coup, remoue chez certains acteurs politiques. Face à cette situation, la Plateforme électorale invite les acteurs concernés à se reparler. Dans un communiqué publié, le 21 novembre dernier, elle recommande l’organisation, à la fin du processus législatif de 2023, d’un dialogue franc et sincère des acteurs concernés et appropriés autour du processus de délivrance du quitus fiscal. «Faut-il agir tel que la loi le stipule ou tel que la direction générale des Impôts le pense ? Il faut clarifier tout cela… », soutient Fatoumatou Batoko Zossou. Elle relève également qu’il y a eu des malentendus sur comment calculer le montant des impôts dus. « Certains acteurs politiques pensent qu’ils ne doivent pas autant d'impôts » au regard de ce qui leur a été facturé, explique la présidente de la Plateforme électorale. A l’en croire, il y avait vraiment un malentendu. C’est pourquoi, son organisation pense qu’un dialogue permettra à chacune des parties prenantes de mieux cerner les contours du quitus fiscal et de s’apprêter en conséquence pour les fois à venir. « Ça peut éclairer les partis politiques, surtout que les militants ne comprennent pas forcément pourquoi la Dgi a refusé de délivrer le quitus. Ils pensent que c’est une manière de refuser à des acteurs politiques de prendre part au processus électoral », relève la présidente de la Plateforme électorale. A défaut d’une table ronde, suggère Latifatou Waïdi, présidente de la Coalition des organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep), il faut « que le législateur revoie » les dispositions légales sur la délivrance du document en question. Pour la société civile, il est nécessaire que la loi soit clarifiée pour que le quitus fiscal ne soit pas à chaque fois un nœud qui risque, à terme, d’être une source de conflit dans le processus électoral. Les deux organisations de la société civile rappellent au passage l’obligation pour chaque candidat à une élection d’être à jour vis-à-vis du fisc? Actualités 30 nov. 2022


Vulnérabilité des femmes à la crise alimentaire: Kas mobilise les acteurs pour la résilience
Sous l’égide de Konrad Adenauer Stiftung (Kas), un atelier national réunit à Cotonou plusieurs acteurs, les 29 et 30 novembre 2022, autour de la vulnérabilité des femmes à la crise alimentaire. Une importance est accordée dans les débats aux droits fonciers de la femme.L’accès sécurisé des femmes à la terre est un chemin important pour une résilience face à la crise alimentaire. Les différents acteurs présents, ce mardi, à l’atelier national organisé par la Konrad Adenauer Stiftung (Kas) l’ont reconnu, défendu et ont plaidé pour sa prise en compte dans la gestion des crises. «Une femme qui accède à la propriété foncière a la maitrise de la terre qu’elle cultive et a une meilleure chance d’améliorer ses moyens d’existence notamment ses capacités à vendre, choisir comment exploiter et obtenir de fonds pour le développement des activités économiques », a déclaré Mounirou Tchacondoh, coordonnateur Bénin de Konrad Adenauer Stiftung. Cet atelier intervient dans un contexte de succession de crises économiques liées à la Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Il était devenu nécessaire de prendre des mesures urgentes pour améliorer la résilience des couches vulnérables, notamment les femmes. C’est dans ce cadre que la Konrad Adenauer Stiftung qui met en œuvre depuis 2016 un projet d’accès des femmes à la terre en milieu rural, dénommé ‘’Un Seul Monde Sans Faim- les droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest’’, a voulu jouer sa partition en réunissant les acteurs autour d’un atelier national.

Une opportunité

Ainsi, pendant deux jours, les participants feront l’état des lieux de la situation de la crise alimentaire et des mesures prises au Bénin. Un plaidoyer sera fait à l’endroit des décideurs, des autorités coutumières et religieuses afin qu’ils accordent une place de choix à la promotion des droits fonciers de la femme et aux questions relatives à la succession. Il s’agira aussi d’analyser les implications économiques du foncier rural. « C’est donc une opportunité pour tous les participants représentant les décideurs et élus, les partis politiques, les producteurs et organisations des femmes agricultrices, l’administration, la société civile, les partenaires techniques et financiers, d’échanger sur les problématiques des droits fonciers, les crises géopolitiques régionales et les mécanismes de renforcement de la résilience des femmes aux crises », a martelé Mounirou Tchacondoh. [caption id="attachment_90569" align="alignnone" width="450"] Les participants à cet atelier national ...[/caption] En procédant à l’ouverture des travaux, Ousmane Affo a, au nom du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), rappelé que des mesures d’accompagnement qui améliorent la résilience des femmes ont été prises par le gouvernement face à la crise. Ces mesures et bien d’autres partagées au cours de cet atelier feront objet de débats, suivis de propositions en vue de réduire davantage la vulnérabilité des femmes. Bertrand Yèhouénou, secrétaire permanent de Synergie paysanne (Synpa), a pour sa part salué l’engagement de la Kas aux côtés du monde féminin, notamment les agricultrices.
Société 30 nov. 2022


4e édition du Carnaval Kaleta: Cotonou Spectacles grand public et divers ateliers au menu
L’acte 4 du Carnaval Kaleta Cotonou va se dérouler du mercredi 30 novembre au dimanche 4 décembre prochain. Pour cette quatrième édition, les spectacles grand public de danse Kaleta promettent une diversité de rythmes pour égayer le public et replonger les populations dans la fièvre de ce patrimoine culturel.Rendez-vous ce mercredi 30 novembre pour le point de départ de la quatrième édition du carnaval Kaleta Cotonou. Cette édition présente plusieurs innovations notamment des ateliers dessin, Graffiti, des spectacles de danse itinérants, une projection cinématographique dans le cadre du projet Wa Cinema, des ateliers jeune public au pas des rythmes du Kaleta, un workshop avec de jeunes photographes... Les activités se dérouleront pour la plupart à l'espace culturel Le Centre de Lobozounkpa et dans les rues de Gbèdjromèdé dans la ville de Cotonou. Marion Hamard, directrice de l'espace culturel Le Centre, précise que la particularité de cette édition est qu'elle met l'accent sur la transmission des valeurs, des rythmes, des danses, en impliquant la jeunesse à travers des ateliers jeune public et un workshop. Rappelant l'origine de ce festival, Marius Gnidé, promoteur du Carnaval Kaleta Cotonou, indique que le Kaleta a bercé l'enfance de tous et surtout à l'approche des fêtes. Le Kaleta fait partie des éléments précurseurs des fêtes de fin d'année. Mais à l'orée du deuxième millénaire, cet attribut culturel a commencé à s'estomper. Même dans la période des fêtes, l'engouement a diminué. Entre autres raisons, la modernisation et la déperdition des rythmes du Kaleta. Heureusement, à partir des années 2017, le phénomène est revenu et c'est là que Marius Gnidé a entrepris de l'immortaliser à travers un carnaval ouvert à tous, en lieu réel : la rue. « Créé en 2020, le Carnaval Kaleta entend développer ce masque et valoriser les danses ancestrales autour du Kaleta ; ces danses que les jeunes ne connaissent plus aujourd'hui. L'objectif, c'est de faire davantage connaître ce masque pour qu’il dépasse les frontières», a ajouté Marius Gnidé. La première édition du Carnaval Kaleta Cotonou s’est déroulée en 2020. En 2021, il y a eu deux éditions notamment en mars puis en décembre. La quatrième édition aura lieu du 30 novembre au 4 décembre 2022. A en croire Yann Azilinon, chorégraphe de l'Eac Archanges du Bénin, cette quatrième édition sera riche en spectacles. Dès le jeudi 1er décembre, le premier spectacle va se tenir à l'espace culturel Le Centre Lobozounkpa et aux alentours? Culture 29 nov. 2022


Salon national du livre 2022: La femme dans la création littéraire célébrée
Le Salon national du livre 2022 aura vécu. Du 24 au 27 novembre au palais des Congrès de Cotonou, les acteurs de la chaîne du livre ont célébré leur art de fort belle manière. Réflexions, échanges, rencontres… L’industrie du livre s’est mise sous les feux de la rampe. « L’engouement que nous notons ici nous donne raison qu’il fallait organiser ce salon ». Cette confidence d’un des responsables en charge du Salon national du livre du Bénin s’explique par l’intérêt porté par le public aux quatre jours d’activités consacrés aux livres et à leurs acteurs. Du 24 au 27 novembre dernier, le palais des Congrès de Cotonou a grouillé de monde autour de ce salon qui s’est voulu un grand moment de communion entre acteurs de la chaîne du livre. Une quarantaine de stands, des livres pour tous les goûts et âges, des auteurs, des rencontres, des échanges… Tout a été mis en œuvre pour et repenser un avenir meilleur au secteur. « Le Salon national du livre est un rendez-vous attendu depuis fort longtemps par le public et les professionnels de l’édition », dira le ministre Oswald Homéky représentant son homologue Jean Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture. « Evénement phare de l’actualité littéraire de notre pays, le salon s’ouvre à nouveau, s’offrant une deuxième jeunesse avec plus d’ambitions, un programme alléchant, une interactivité plus forte avec le public après deux années de parenthèses dues à la pandémie de la Covid », enchaîne-t-il. Écrivains, éditeurs, libraires, bibliothécaires, promoteurs, journalistes et chroniqueurs littéraires… rendez-vous, tous les maillons de la chaîne et de l’industrie du livre ont répondu présents et pris une part active aux activités. « Femme et engagement dans la création littéraire en Afrique francophone », c’est le thème retenu pour cette édition du salon. Pour le ministre, « ce rendez-vous donne l'occasion de célébrer le courage, la bravoure et la détermination de la femme africaine à prendre part aux grandes réflexions sur les thématiques de son temps ». Il y a plusieurs décennies, rappelle-t-il, l’émergence de l’écriture féminine en Afrique noire était perçue comme inédite, voire extraordinaire parce que la littérature, tout le temps, était considérée comme un territoire exclusivement animé par les hommes. « Les précurseurs de cette révolution telles Ken Bugul, Aminata Sow Fall avaient pris la plume pour ancrer dans le discours public une parole singulière portée par leurs propres sensibilités. Cet acte a ouvert la voie aux générations suivantes qui en ont, à chaque fois, revendiqué l’héritage à travers différentes dynamiques », s’est-il ensuite félicité. Un peu comme pour rendre hommage à ses pionnières, le Bénin a voulu sur ce salon la présence de trois grandes plumes. Il s’agit de la Sénégalaise Ken Bugul, de la Franco-béninoise Sophie Adonon et de la Togolaise Germaine Koumélao Anate. Pendant ces quatre jours, les acteurs ont eu l’occasion à travers les cafés littéraires, les tables rondes et les débats, de se faire connaître, de présenter leurs ouvrages en même temps qu’ils ont fait voyager le public et surtout les élèves et étudiants dans leurs univers. Au-delà des conférences et autres panels de discussion, le salon a été surtout l’occasion pour écrivains, romanciers, nouvellistes, poètes, conteurs, éditeurs, lecteurs et amoureux des livres, de se rencontrer et d’échanger pour envisager des perspectives meilleures pour la chaîne du livre. Encore balbutiante au Bénin, selon les propos du ministre, l’industrie du livre et plus précisément le livre doit devenir « un produit de consommation généralisée pour qu’il génère l’économie capable de nourrir toute la chaîne et d’assurer à chaque maillon, le lucre attendu ». Un rêve qui passe par la structuration du secteur, la réinvention de pôles d’excellence, la restauration, l’équipement et l’animation des bibliothèques et centres de lectures publiques? Culture 29 nov. 2022


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