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Nouvelles

Tournée du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale: Cap sur les départements du Mono et du Couffo
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale dans le cadre de sa tournée dans les départements, était dans les communes du Mono et du Couffo les 24 et 25 novembre derniers pour des échanges sur le développement local.L’installation des conseils de supervision dans les communes qui ne l’ont pas encore fait, la poursuite de la réforme du processus de décentralisation avec la désignation des secrétaires administratifs d'arrondissement, ce sont quelques-unes des doléances faites au ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon lors de sa descente à Lalo, Aplahoué, Bopa et Lokossa dans les départements du Mono et du Couffo, les 24 et 25 novembre derniers. Mais ces préoccupations ne sont pas restées sans réponses adéquates. Le ministre tire de ces échanges toute l’importance de la tournée de suivi qu’il organise depuis quelques semaines. Selon Raphaël Akotègnon, ces séances de travail ont permis d’aborder des questions techniques liées aux défis de mobilisation de ressources propres communales et à l’offre de formation 2022-2024 que le Centre de formation pour l’administration locale (Cefal) a prévue au profit des élus et responsables techniques des mairies. « Ce sont là des leviers d’importance majeure sur lesquels il convient d’agir pour une gestion performante de nos communes. Les thématiques développées ont donc été identifiées en conséquence » a indiqué le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Ces séances ont été aussi l’occasion d’insister sur certaines questions importantes comme la nécessité d’une collaboration harmonieuse entre les organes politiques et techniques des communes, la gestion des ressources humaines communales, la mise en œuvre du principe de la séparation des fonctions politiques de celles techniques et administratives, la définition, par les communes, d’une stratégie efficace de mobilisation des ressources propres sur la base des potentialités existantes, le défaut de rémunération des conseillers locaux, la régularisation de certaines opérations de lotissement dans les communes, suite à la décision gouvernementale de réorganiser les travaux de lotissement, le retard dans le transfert des ressources du Fadec, etc? Actualités 29 nov. 2022


Lutte contre le terrorisme : La France dote le Bénin de 20 véhicules
Dans le cadre du partenariat franco-béninois en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, les Forces armées béninoises ont été dotées de 20 véhicules tout-terrains, le 25 novembre 2022. Les engins ont été remis par Marc Vizy, ambassadeur de France au Bénin, et Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major général des Forces armées béninoises.
Il s’agit au total de 20 véhicules Masstech tout-terrains. [caption id="attachment_90513" align="aligncenter" width="470"] Le 25 novembre, Marc VIZY, ambassadeur de France au Bénin, et Fructueux GBAGUIDI, chef d’état-major général des forces armées béninoises, ont remis aux Forces armées béninoises (FAB) 20 véhicules tout-terrains.[/caption] « Ces véhicules, essentiels dans les opérations conduites par les FAB aux frontières nord du pays, permettront une plus large autonomie des unités sur le terrain ainsi qu’un meilleur appui feu », renseigne l’Ambassade de France. Pour rappel, le partenariat franco-béninois en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent intègre plusieurs volets dont la formation, l’entraînement et les équipements. Il est annoncé une formation dans le domaine de la conduite et de la maintenance des véhicules. Pour l’occasion, trois instructeurs des Eléments Français du Sénégal (Efs)  ont conduit un Détachement d’Instruction Technique (DIT) auprès de vingt pilotes et de cinq maintenanciers béninois. Actualités 29 nov. 2022


Renforcement des effectifs des forces de défense et de sécurité: La formation de 1 696 recrues lancée à Bembèrèkè
Des recrues pour la Police républicaine, les Eaux, Forêts et Chasse, puis l’Armée béninoise sont en formation, depuis vendredi 25 novembre dernier au Centre de formation militaire de Bembèrèkè. C’est après une cérémonie de lancement coprésidée par le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.Très prochainement, l’effectif de la Police républicaine comptera de nouveaux fonctionnaires et ceux des Eaux, Forêts et Chasse puis de l’Armée, de nouveaux agents ou éléments. En témoigne la présence des recrues au Centre de formation militaire (Cfm) de Bembèrèkè. C’est le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, Alain Fortunet Nouatin, et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Seidou, qui ont lancé leur formation, vendredi 25 novembre dernier à Bembèrèkè. Depuis quelque temps, le Cfm de Bembèrèkè est toujours plein. Présentement, ce sont 1 696 jeunes recrues, élèves agents de police, militaires et élèves gardes forestiers issus des 12 départements du Bénin qui y sont. C’est pour être formés au métier des armes ou servir sous le drapeau. Parmi eux, figure une première vague d’environ 1 300 élèves agents de police recrutés pour le compte de l’année 2022. « En autorisant le recrutement de ces jeunes gens, le président de la République et son gouvernement ont voulu donner aux forces de défense et de sécurité, entre autres moyens, des ressources humaines, premier maillon indispensable du système de défense du territoire et gage de la dispensation de la sécurité des personnes et des biens, condition sine qua non pour asseoir une économie durable », a indiqué le ministre Alain Fortunet Nouatin. Le commandant du centre, colonel Henri Tozé abondera dans le même sens. En effet, à travers ces recrutements et formations à la Police républicaine et dans les autres corps de métiers des forces de défense et de sécurité au Bénin, il faut voir, selon lui, la volonté du gouvernement de renforcer le sentiment de quiétude au sein des populations. « Plaise à Dieu, dans 90 jours, ces jeunes recrues se retrouveront devant vous ici, pour leur présentation au drapeau », a-t-il confié. Mais avant, rassure-t-il, ils apprendront, sous la houlette du personnel d’encadrement, les fondamentaux de l’art militaire dans les différents modules. Il s’agit d’une formation commune de base qui, entre autres, portera sur la culture militaire générale, le règlement militaire, la topographie, le combat, l’armement, l’instruction sur le tir. Société 28 nov. 2022


Culture des droits humains en milieu scolaire: Les acquis du projet de renforcement restitués
L’atelier de restitution des acquis du projet de renforcement de la culture des droits humains dans les lycées et collèges du Bénin s’est tenu, vendredi 25 novembre dernier à Cotonou. Porté et mis en œuvre par Amnesty international, ce projet a bénéficié du soutien financier de l’ambassade de France. Apprendre ses droits, les exercer et comprendre ses devoirs nécessitent une éducation spécifique et l’école a un rôle à y jouer. Ce rôle lui est d’ailleurs reconnu par la Constitution béninoise en son article 40. L’atelier de restitution organisé, vendredi dernier, constitue l’occasion pour les participants de faire le suivi des interventions d’Amnesty international Bénin et des acquis du projet de renforcement de la culture des droits humains dans les lycées et collèges. « Les violations des droits humains qui sont dénoncées trouvent forcément leur source dans l’ignorance d’un certain nombre de principes. Comme vous le savez, notre organisation s’investit depuis plusieurs années dans l’éducation aux droits humains. Elle travaille au quotidien dans les communautés et aussi dans les lycées et collèges pour planter les graines afin que nous ayons un environnement et un lendemain plus respectueux des droits humains », a expliqué Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d’Amnesty international Bénin. Il a fait savoir que ce projet leur a permis d’avoir un certain nombre de résultats. Conscient des efforts qu’un tel engagement pourrait susciter d’une organisation non gouvernementale, le ministère des Enseignements secondaire, technique et de Fa formation professionnelle (Mestfp) développe des stratégies innovantes pour assurer à chaque enfant du Bénin un accès effectif à une instruction de qualité avec des moyens et équipements répondant aux exigences d’une mondialisation qui avance à grands pas. Eliane Bada, représentant le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle affirme qu’assurer une bonne éducation à des milliers d’adolescents et jeunes va au-delà de la construction et de l’équipement des collèges, des centres de formation professionnelle et des lycées. « Nous devons penser et continuer à mettre à jour nos curricula de formation et nos activités d’enseignement dans nos lycées et collèges. Nous devons associer efficacement les parents et autres membres de la société dans l’éducation des jeunes. Nous devons rester ouverts aux collaborations constructives nous permettant de faire de chaque enfant, un citoyen complet, socialement épanoui et acquis à la cause commune afin de faire régner un environnement de paix, de quiétude et d’atteindre le développement que nous souhaitons tous », a-t-elle recommandé. Elle précise que c’est dans cette dynamique qu’Amnesty international et le ministère travaillent en synergie pour faire de l’éducation aux droits humains une stratégie de formation à la citoyenneté et à la tolérance. Eliane Bada promet d’ores et déjà que les observations et recommandations issues de cet atelier seront prises en compte afin d’améliorer pour les années à venir ce qui se fait déjà par les partenaires. Actualités 28 nov. 2022


Législatives 2023: Les professionnels des médias et Osc outillés
Hommes des médias et acteurs de la société civile ont été outillés pour une meilleure gestion, en ce qui les concerne, du processus électoral en cours pour l’élection des députés de la 9e législature. Initié par la Commission électorale nationale autonome (Cena), l’atelier a mobilisé nombre d’experts des questions électorales, ce vendredi 25 novembre à Cotonou. Chaque partie prenante est appelée à jouer sa partition pour la réussite du processus électoral en cours. La Commission électorale nationale autonome (Cena) y veille. C’est à dessein qu’elle a organisé, vendredi dernier à Cotonou, un atelier de renforcement de capacités à l’intention des professionnels des médias ainsi que des Organisations de la société civile (Osc). Mireille Mercedes Mariano, directrice de la Communication et de la Formation à la Cena, relève que cette initiative répond aux dispositions du Code électoral notamment en son article 32 sur la vulgarisation des lois électorales et vise à sonner le glas de l’époque où les médias et les Osc se prononcent sur les élections sans suffisamment en cerner le cadre juridique. Depuis son installation, la Cena a organisé une vingtaine d'élections, a rappelé Nicolas Assogba, rapporteur du Conseil électoral, en soulignant que cette prouesse est également à mettre à l’actif de toutes les parties prenantes. D’où son appel aux hommes des médias et aux animateurs des Osc pour une amélioration de cette performance à travers un respect scrupuleux des normes, des principes fondamentaux et usages. « La période électorale est une période sensible pendant laquelle vous avez à jouer un rôle délicat, primordial. Assurez de ce fait un traitement adéquat de l’information pour garantir la paix… », a-t-il indiqué. Au cours des assises, les participants ont eu à revisiter sous l’éclairage de Dr Gilles Badet, secrétaire général de la Cour constitutionnelle, le cadre légal de l’organisation des élections au Bénin. Partant des dispositions de la Constitution et du Code électoral, il fait savoir que le cadre légal des élections au Bénin semble assez complet, mélangeant compétences théoriques, supervision straté-gique et politique. Une communication du consultant média François Awoudo sur la stratégie de traitement de l’information en période électorale, et une autre sur ‘’la stratégie de communication des Osc dans le cadre des élections’’ ont mis un terme à l’atelier. Ainsi, la Cena, organe administratif chargé de préparer, gérer et de rendre compte de l’organisation des élections, se déploie en vue de la réussite du processus électoral en cours. « Restituez le message et invitez tous les électeurs à cultiver la paix », a déclaré aux participants à cet atelier d’échanges, Mireille Mariano Mercedes. Actualités 28 nov. 2022


Célébration catholique relative aux jumeaux: Les clarifications du Père Rodrigue Gbédjinou
Le père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale, lève l’équivoque sur la polémique suscitée par la célébration catholique relative aux jumeaux. A la faveur d’une conférence de presse, animée samedi dernier à Cotonou, il fait observer que l’inculturation est une dynamique ecclésiale. L’Eglise a-t-elle le droit d’avoir part à l’héritage culturel endogène ? C’est à partir de ce questionnement que le père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Ecole d’initiation théologique et pastorale, a fait part de sa réflexion suivant quelques axes dont le défi de la culture et du culte en Afrique, la spécificité du panthéon endogène, la foi chrétienne entre culte et culture, ainsi que des modalités d’assomption des éléments culturels en pastorale. Des explications du prêtre, on note que le culturel et le cultuel s’intègrent et s’assument, mais qu’il faut prendre garde à ne pas les confondre notamment dans un contexte multiconfessionnel, et cette distinction est assurée par la raison droite. « C’est d’ailleurs le travail opéré par tous les peuples par rapport à leur culture et même à leur culte. Nous aussi devons prendre le bon risque de soumettre à la raison droite les mythes de nos peuples… », a indiqué le père Rodrigue Gbédjinou, mentionnant que l’analyse des mythes par la raison droite constitue non seulement une exigence pour la foi chrétienne, mais aussi pour la vitalité de nos cultures. La cérémonie des jumeaux relève-t-elle du culturel ou du cultuel ? Le prêtre fait d’abord observer que ce mystère biologique de la gémellité, qui suscite l'émerveillement, n’est pas propre à l’Afrique, et les dieux du panthéon endogène se retrouvent d’une manière ou d’une autre dans les autres panthéons grec ou romain, ou dans ceux des peuples environnant Israël. Dans le livre de Sagesse rédigé 50 ans avant J-C, il est relaté que vains par la nature, tous les hommes en qui se trouvait l’ignorance de Dieu, qui en partant des biens visibles, n’ont pas été capables de connaître celui qui est, et qui, en considérant les œuvres, n’ont pas reconnu l’artisan. Mais le feu, ou le vent, ou l’air rapide, ou la voûte étoilée, ou l’eau impétueuse, ou les luminaires du ciel, qu’ils ont considérés comme des dieux, gouverneurs du monde. Ainsi, la foi chrétienne ne peut se référer en termes de culte au panthéon endogène parce que basée sur le monothéisme ‘’un seul Dieu’’ et la monolâtrie ‘’tu adoreras’’. Et le prêtre relève que cette foi repose sur l’accueil et la suite du Christ dont l’incarnation s’est opérée avec des accents culturels.

La culture dans la prédication

« Le Fils de Dieu s’est inséré dans une culture qu’il a assumée en la purifiant de l’intérieur. Il a intégré la culture à sa prédication pour rejoindre l’Homme », fait savoir le père Rodrigue Gbédjinou. L’évangile dans son expression et dans sa rédaction a tenu compte de l’Homme et de sa culture. De sa proclamation surgit la question de la rencontre entre la foi et la culture, et ceci depuis Jérusalem : « Les païens convertis, fallait-il les circoncire et leur enjoindre d’observer la loi de Moïse ? » Ainsi, la polémique relative à la foi et à la culture n’est pas si nouvelle, soutient le prêtre en ajoutant que le fond chrétien est toujours demeuré à savoir la foi en un seul Dieu en trois personnes, le salut par Jésus-Christ, mort et ressuscité, l’amour comme modalité de la vie chrétienne. L’Eglise s’intéresse à la culture endogène comme moderne parce que son message s’adresse à l’homme. Cet homme est père et fils de la culture qui est tout sauf figée. Et plusieurs pans de nos cultures ont été mis en valeur jusqu’à l’adoption du concept d’inculturation. Comment «atteindre et bouleverser par la force de l’Evangile les critères de jugements, les valeurs déterminantes, les points d’intérêts, les lignes de pensée, les sources inspiratrices et les modèles de vie de l’humanité qui sont en contraste avec la parole de Dieu et le dessein du salut ? ». L'Église répond à cette préoccupation. L’Evangile n’est pas une culture. Aussi, peut-elle s’intégrer à toute culture. Mais, prévient le père Rodrigue Gbédjinou, vouloir recopier en l’Eglise à tout prix, ce qui se fait aussi dans nos traditions, pourrait créer des ambiguïtés, au mépris de la foi authentique. L’élément culturel est d’abord à purifier, à l’aune de la Croix du Christ, et réellement à analyser pour atteindre son sens anthropologique originel, en tenant bien compte du facteur ‘’peur’’. « La pastorale doit libérer le peuple. La désintoxication ou la désactivation de la peur culturelle est une exigence pastorale actuelle. Et l’incul-turation est une œuvre de discernement ecclésial, sous la responsabilité de l’évêque diocésain », a expliqué le prêtre qui invite par ailleurs à travailler plus à l’inculturation des mentalités que des rituels. [caption id="attachment_90510" align="alignnone" width="452"] Rodrigue Gbédjinou[/caption]
Culture 28 nov. 2022


Règlement des préjudices causés aux usagers de l’Administration publique: L’Ajt présente les nouvelles dynamiques dans le Mono
Des maires et cadres en service dans les mairies et services déconcentrés de l’Etat dans le Mono en savent désormais un peu plus sur les attributs de l’Agence judiciaire du Trésor et les réformes intervenues dans le règlement des préjudices causés aux usagers de leurs administrations respectives. Ceci grâce aux échanges avec l’Agence judiciaire du trésor, qui ont eu lieu, mardi 22 novembre dernier, à la préfecture de Lokossa, sous la houlette du secrétaire général du département, Arnaud Agon. Il semble dorénavant révolu le temps où l’Etat était la vache à traire pour payer les dommages et intérêts aux usagers de l’Administration publique en cas de contentieux induits par certaines légèretés des fonctionnaires. Les nouvelles dynamiques prescrivent que ce soient les agents de l’Etat coupables des préjudices qui dédommagent les plaignants. Et pour que chacun se le tienne pour dit, l’Agence judiciaire du Trésor a entamé une tournée dans les départements. Conduite par Iréné Aclombessi, la délégation de l’Agence a été accueillie, mardi dernier, à la préfecture de Lokossa où elle a édifié ses hôtes. Aux maires et cadres à divers niveaux des mairies, de la préfecture et d’autres structures, il a été expliqué les attributions de l’Agence judiciaire du Trésor (Ajt) et les réflexes à développer pour éviter les légèretés qui conduisent aux procès. En somme, il est précisé que l’Agence est un conseiller juridique tant pour les administrations déconcentrées que pour celles décentralisées. En tant que tel, il devrait être consulté avant la prise des actes administratifs notamment dans le cadre de la gestion des dossiers sensibles. De même, il est important, selon la délégation, de requérir les conseils préalables et l’accompagnement de l’Ajt au cas où un particulier viendrait à intenter une action en justice contre l’Administration dans n’importe quel dossier. Ne pas le faire n’engage que l’agent de l’Etat qui devra en assumer les conséquences. Dans tous les cas, insistent les cadres de l’Ajt, les agents du service public coupables de préjudices aux usagers doivent prendre en charge entièrement les dommages et intérêts qui en découlent et non plus l’Administration comme c'etait le cas auparavant. Concernant ce passé, reconnaît le secrétaire général du département du Mono, dans la plupart des cas de préjudices, l’Administration était condamnée par les juridictions avec pour conséquence immédiate des dommages et intérêts à payer aux requérants. Ainsi, par la faute de ces agents publics, l’Administration financière saignait, poursuit Arnaud Agon souhaitant qu’au sortir des échanges avec l’Ajt, chaque responsable sache à quoi s’en tenir désormais. Rappelant combien les dispositions légales ont été corsées dans le contexte actuel en responsabilisant un peu plus les agents publics, il a conseillé aux participants de faire preuve d’humilité pour recourir aux stratégies de prévention expliquées, les conseils gratuits de l’Ajt avant la prise des actes administratifs. En outre, le secrétaire général du département s’est préoccupé des collaborateurs qui n’ont pu assister aux échanges. A leur intention, il a recommandé la restitution des enseignements reçus? Région 28 nov. 2022


Installation de Jean-Claude Kassi Brou à la tête de la Bceao: Des défis pour un homme à la carrière exemplaire
Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a été officiellement installé dans ses fonctions, au siège de l’institution à Dakar, vendredi 25 novembre dernier, à l’issue d’une cérémonie empreinte d’émotions, sous l’égide du président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de la ministre sénégalaise de l'Economie, du Plan et de la Coopération. « Je voudrais réitérer mon engagement à investir toutes mes ressources intellectuelles, morales et physiques afin que notre union monétaire et notre banque centrale demeurent un centre complet de l’intégration des économies de l’Union. L’héritage est noué. Sa sauvegarde et sa consolidation constituent un défi de taille et je mesure le poids de la responsabilité en ces temps particulièrement difficiles au plan international et régional ». La voix pleine d’émotions, Jean-Claude Kassi Brou reste engagé à faire face aux défis auxquels est confrontée la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dont il préside les destinées depuis le 4 juin 2022. A l’occasion de la cérémonie de son installation au siège de la banque à Dakar, l’ancien président de la Commission de la Cedeao ne perd pas de vue les attentes des huit Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) et de leurs populations. Outre la lutte contre l’inflation, il note entre autres, la question de la stabilité macroéconomique, gage de confiance pour les épargnants et investisseurs nationaux et internationaux ; le financement des économies pour soutenir une croissance saine et durable; le renforcement de la solidité du système bancaire ; la poursuite du mécanisme de renforcement du secteur de la microfinance en termes d’accès des populations à faible revenu aux services financiers ; l’approfondissement du marché financier régional et l’accroissement de l’inclusion financière et la numérisation. A tout ceci, il ajoute comme autres priorités, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le renforcement des capacités des différents acteurs des secteurs financier et bancaire ainsi que les administrations économiques et financières de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Des défis qu’il ne saurait, à ses dires, relever sans le soutien et l’apport inestimable des membres de l’Union et d’autres partenaires non moins importants. « L’appui des gouvernements et le soutien des acteurs du secteur financier et privé seront essentiels. Les défis à relever par les Etats membres de l’Union en vue de la transformation structurelle de nos économies nécessitent d’importants financements que ne peuvent assurer les seules ressources de l’Union. J’entends donc poursuivre et renforcer notre coopération avec tous nos partenaires en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique pour contribuer au succès des efforts de développement des Etats membres de notre Union», confie-t-il. [caption id="attachment_90487" align="alignnone" width="451"] Les Etats de la sous-région représentés à la cérémonie d'installation du nouveau
gouverneur de la Bcea ne doutent..[/caption]  

Préserver la valeur de la monnaie

Dans une salle de conférence archicomble, ce soutien ne lui sera pas marchandé par Oulimata Sarr, ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal, au nom du président de la République Macky Sall ainsi que par Sani Yaya, président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, par ailleurs ministre de l’Economie et des Finances de la République togolaise. « Nous sommes convaincus que vous continuerez à porter haut le flambeau et à hisser davantage l’institution d’émission au sommet de l’excellence. Je puis vous assurer que vous pouvez compter sur notre totale disponibilité à vous soutenir dans vos nouvelles charges afin de consolider nos acquis dans le processus d’intégration, renforcer la solidarité et la solidité de notre monnaie commune et de notre système financier pour mieux accompagner les économies de l’Union», a souligné Oulimata Sarr, fort rassurée que Jean-Claude Kassi Brou dispose des capacités intellectuelles et managériales pour relever les nombreux challenges à la tête de l’institut d’émission monétaire. Pour le président du Conseil des ministres de l’Uemoa, la nomination de Jean-Claude Kassi Brou à la fonction de gouverneur de la Bceao témoigne d’une carrière exemplaire et ses références académiques et riches expériences professionnelles constituent des atouts indéniables pour des performances au niveau de la banque. Ce parcours atteste, selon lui, que « Jean-Claude Kassi Brou est l’homme du moment car dans ses hautes fonctions, il a inspiré et manié tous les leviers de l’intégration, qu’ils soient politiques, sécuritaires, économiques, financiers et sociaux ». Il lui revient, estime-t-il, de poursuivre et de consolider l’œuvre entamée depuis 60 ans. En tant que gouverneur de la Bceao, Jean-Claude Kassi Brou veillera au respect et à l’application des dispositions des traités, accords et conventions internationales, des statuts de la Bceao, du protocole relatif à ses privilèges et immunités ainsi que législatives et réglementaires relatives à la banque centrale. L’exercice de cette lourde responsabilité requiert, selon Sani Yaya, non seulement le concours loyal de ses collaborateurs mais également la coopération de l’ensemble de la communauté bancaire et financière des Etats membres et au-delà, des partenaires techniques et financiers. Il est également de sa responsabilité de préserver la valeur de la monnaie commune, gage de la stabilité du pouvoir d’achat des populations de l’Union. Aussi devra-t-il travailler à mobiliser les instruments de politique monétaire adaptés dans un contexte marqué par les chocs multiples notamment ceux induits par le conflit entre la Russie et l’Ukraine, les défis sécuritaires et les effets de la pandémie de Covid-19?
Economie 28 nov. 2022


L'éditorial de Paul AMOUSSOU: Réinventer le logiciel politique
  On attend vivement les offres que vont faire les différentes chapelles politiques engagées dans la course pour les prochaines législatives. Quelles seront-elles ? Etre de l’opposition n’est pas une offre politique en soi, tout comme être de la mouvance présidentielle n’en est pas une non plus. Un petit discours, un coup de com’, une opération de charme et puis s’en va. Telle va encore être la substance de la campagne législative ? On connait bien la ritournelle des acteurs politiques, celle qu’ils jouent en petit comité ou lors des meetings politiques. Même sans avoir subi les rayures du temps, ce disque devra être cependant rangé. Et pour de bon, entendu que la réforme du système partisan vise à donner un certain relief au débat politique désormais au Bénin. D’où l’exigence qu’il convient d’avoir désormais vis-à-vis des acteurs politiques nationaux, à les amener à changer de disque, à réinventer leur logiciel. Le tout, en effet, n’est pas d’opérer de grands rassemblements, dynamique qui est loin de résulter des efforts des acteurs politiques en tant que tel, car elle est imposée par les orientations et inclinaisons du code électoral dont certains politiciens ne voulaient pas avant de s’en accommoder par la force des choses. En raison de quoi, le mérite desdits acteurs serait aujourd’hui d’étoffer le débat politique, la plus-value qu’ils apporteraient serait de faire émerger des sujets qui touchent aux réalités quotidiennes des Béninois, de sorte que désormais puissent figurer sur l’échiquier politique national de grandes tendances, de grands courants non pas philosophiques mais pragmatiques. Point n’est besoin qu’ils soient, en effet, mordicus, idéologiques. Les idéologies pétrifient plus dans l’inaction qu’elles ne font évoluer. Tout au contraire du pragmatisme qui est dynamique. Il suffirait donc que ces tendances souhaitées se dessinent avec des contours de démarcation nets, qu’elles soient discursives, révélant clairement les contradictions qui, par essence, constituent le moteur de toute démocratie digne de ce nom. Le tout n’étant pas d’être de l’opposition, de l’opposition dure que d’aucuns revendiquent, ou de la mouvance. Attention aussi à ce que ne s’invitent dans le jeu les contradictions vaines et stériles, celles consistant à jeter l’anathème sur le positionnement de ses vis-à-vis sans propositions alternatives et crédibles. Le propre des démagogues, des partis sans contenu et offre substantielle ! Auquel cas, rien qui contribuerait véritablement à faire avancer les choses, à améliorer le pouvoir d’achat ou la prise en charge socio-sanitaire des Béninois, à façonner le Bénin que nous voulons aujourd’hui et celui de demain… Actualités 28 nov. 2022


Législatives de 2023 : Les vœux de l'Eglise Protestante Méthodiste du Bénin

Dans une déclaration en date du 27 novembre 2022, l'Eglise Protestante Méthodiste du Bénin a formulé les vœux d'un scrutin apaisé.L'EPMB souhaite que les élections législatives de 2023 soient un moment de communion, de retrouvailles et de réjouissances pour les filles et fils de notre commune nation.

Déclaration de l’Eglise Protestante Méthodiste du Bénin

Chers compatriotes, Chers enfants du Bénin, Frères et sœurs dans la foi, La grâce et la paix soient sur notre pays le Bénin. Depuis le 6 mars 1843, la mission Méthodiste s’est installée au Bénin grâce à la faveur d’une audience accordée par le roi Ghézo au missionnaire Thomas Birch FREEMANN. Nous rendons hommage à la royauté d’Abomey qui a permis l’implantation de notre Eglise u Bénin. En prélude à la célébration des 180 ans de mission, l’EPMB a décrété l’année 2022 comme une année missionnaire. A l’issue de l’année missionnaire l’Eglise rend grâce à Dieu. En ce moment décisif où notre pays, le Bénin, s’apprête à tourner une page de son histoire démocratique avec les élections législatives du 08 janvier 2023, nous voudrions, au nom de l’Eglise Protestante Méthodiste du Bénin (EPMB), implorer la grâce du Dieu Tout-Puissant, le Seigneur des seigneurs sur nous tous. Que sa paix règne dans nos cœurs, en nous et dans tout le pays. Amen ! C’est avec action de grâce et reconnaissance à Dieu que nous notons toutes les activités qui se mènent dans le cadre des prochaines élections. Nous bénissons Dieu, pour le climat de bonne collaboration et du vivre ensemble qu’Il nous favorise. Aussi conviendrait-il de reconnaître le mérite de tous des acteurs politiques et des différentes composantes administratives, à quelque niveau que ce soit. D’abord, nous ne pourrions mesurer la justesse et la dextérité avec lesquelles le Président de la République, Son Excellence Patrice TALON a pu conduire, de mains de maître, toutes les obligations de l’exécutif liées à l’organisation desdites élections. Mais nous pourrions consentir à dire que des pas ont été franchis et que, sûrement, les démarches préparatoires évoluent bon train. Si les élections inclusives constituent le socle d’une vraie démocratie, nous devons reconnaître tout le mérite au Chef de l’Etat et à son gouvernement qui ont œuvré pour que ces élections soient davantage inclusives, mettant en jeu tous les acteurs quel que soit leur bord politique, opposition et mouvance. L’Eglise félicite ensuite les sages de la Cour constitutionnelle qui disent le droit pour l’image de notre pays toujours reconnu en matière de démocratie. La dernière décision en date du 17 novembre 2022 est une bonne nouvelle non seulement pour le parti "Les Démocrates" et les partis de l’opposition mais aussi pour nous autres Organisations de la Société Civile (OSC), parce que cette décision de la haute juridiction marque une fois de plus la vitalité de notre démocratie. Elle vient prouver combien nous devons compter sur le principe de séparation des pouvoirs dans notre pays. Que les sages de la Cour en soient remerciés et encouragés pour leur détermination et leur capacité à dire le droit. Nous voudrions enfin saluer l’esprit de fraternité et de travail acharné de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), pour la veille et les dispositions qu’elle est déjà en train de prendre pour que les élections soient une réussite et un bon témoignage pour le Bénin, en Afrique et dans le monde.C’est pourquoi, l’Eglise Protestante Méthodiste du Bénin : 1-appelle à des élections apaisées et inclusives pour la paix dans notre pays, la paix et la vraie paix que procure le Seigneur : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'alarme point » (Jean 14 : 27) ; 2-invite tous les partis politiques à travailler dans la sérénité, la tolérance et l’acceptation de l’autre, malgré les différences ; 3-demande à chaque citoyen de privilégier et développer des comportements pacifiques, d’examen de conscience, de compréhension mutuelle et de fraternité en ce moment important car, « Notre paix dépend de la paix de notre pays » (Jérémie 29 : 7) ; 4-souhaite que les élections législatives de 2023 soient un moment de communion, de retrouvailles et de réjouissances pour les filles et fils de notre commune nation. 5-invite tous les citoyens en âge de voter à sortir massivement pour accomplir leur devoir civique le 8 janvier 2023. Que Dieu bénisse le Bénin et bénisse ses enfants. Amen ! Porto-Novo le 27 Novembre 2022 Son Eminence Rév. Prof. Kponjesu Amos HOUNSA , Président/EPMB      
Actualités 27 nov. 2022


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