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Nouvelles


60e anniversaire de la Bceao: L’institution financière face aux vulnérabilités et risques
Le Bénin, à l’instar des sept autres Etats de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa), a pris part, ce jeudi 24 novembre, au symposium international autour du thème « Les Banques centrales dans un monde en mutation ». Organisés par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) au Centre international de conférences Abdou Diouf de Dakar, dans le cadre de ses 60 ans d’existence, les travaux ont été ouverts par Amadou Ba, premier ministre sénégalais représentant le président Macky Sall, ainsi que le vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné. Institut d’émission des huit Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ayant le franc Cfa en commun, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) commémore ses 60 ans de vie. Face aux défis qu’imposent aujourd’hui les crises liées à la Covid-19 ainsi que la guerre en Ukraine, quoi de plus pertinent que de mener des réflexions autour des mutations auxquelles sont confrontées les banques centrales. A travers le symposium international autour du thème « Les banques centrales dans un monde en mutation » qui s’est tenu, ce jeudi 24 novembre au Centre international de conférences Abdou Diouf de Dakar, la Bceao relance les débats sur des problématiques d’intérêt. Des questions dont la politique monétaire et la gestion des chocs, la stabilité financière, les vulnérabilités et risques des banques centrales ainsi que la digitalisation et l’inclusion financière ont été abordées. Provenant de divers horizons, les invités à ces assises au nombre desquels des représentants de diverses institutions financières, des acteurs du monde économique et financier et autres universitaires des pays de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ont échangé sur le futur dans un contexte où les menaces ne sont pas moindres. A l’ouverture des travaux du symposium, Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Bceao, sans avoir à faire l’historique de l’institution qu’il dirige, a indiqué que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a toujours su relever les défis aux différentes époques pour poursuivre sa marche au service des Etats et des populations. Ceci, à travers de nombreux challenges dont l’africanisation et la formation des cadres, la modernisation des instruments de politique monétaire et des systèmes et moyens de paiement, le renforcement de la supervision bancaire, le développement des infrastructures financières et du marché des titres ainsi que la gestion des réserves de change. Toutefois, ces acquis n’occultent pas la fragilité de plus en plus marquante des économies face aux chocs actuels.

Plus de créativité

Tiémoko Meyliet Koné, vice-président de la Côte d’Ivoire, relève que la célébration du 60e anniversaire de l’institution financière intervient à un moment crucial où les Etats expriment le besoin de donner une impulsion économique et financière en vue de maintenir, sur le long terme, la dynamique d’une croissance soutenue et dans un contexte international et régional difficile. « La période que nous traversons est marquée par un certain nombre de mutations technologiques, mais aussi par des inquiétudes sécuritaires et climatiques. Les mutations technologiques caractérisées par l’éclosion technique et l’intelligence artificielle des Big data créent certes, de nouvelles activités mais aussi et surtout des risques. Quant à la conjoncture internationale récente, elle est marquée par un retour à des tensions géopolitiques et sécuritaires. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine et la recrudescence du terrorisme dans le Sahel en sont des illustrations. Les changements climatiques avec leur lot de problèmes dont la sécheresse, l’incendie ont provoqué aussi des chocs répétés sur l’activité économique et financière. Tous ces bouleversements qui affectent le monde actuel donnent une idée de ce qui nous attend », souligne-t-il. Les échanges, souhaite-t-il, devraient contribuer à attirer davantage l’attention sur les attentes des différents acteurs ainsi que des Etats et des agents économiques. Il s’agit donc, selon Jean-Claude Kassi Brou, gouverneur de la Bceao, de tourner les regards vers l’avenir au vu des nombreux défis actuels. Le symposium s’affiche telle la tribune de choix pour partager les réflexions et expériences pour des idées novatrices en vue d’anticiper sur les bouleversements possibles. Rassuré que la dynamique de l’émergence des pays de l’Union monétaire ouest- africaine est bien engagée malgré les crises que connaît le monde depuis longtemps, Amadou Ba, premier ministre sénégalais, reste optimiste quant aux solutions susceptibles d’enrayer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19, ainsi que les chocs inflationnistes qui s’en sont suivis et les conséquences désastreuses du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Il en appelle à un sursaut d’orgueil des différents acteurs pour un nouveau cap. Tout comme en 2020, lors de la crise liée au coronavirus où la banque a ajusté ses instruments pour assurer la liquidité du système bancaire nécessaire pour accroître le financement des économies et contribuer ainsi à la relance, des mécanismes devront être réinventés pour la prise en compte des nombreux défis actuels. Des réformes s’avèrent nécessaires tout autant que des réflexions autour de la dématérialisation de la monnaie dont les conséquences possibles sur l’action des banques centrales sont encore en étude. Le déferlement de la vague technologique bouleverse l’univers de la finance et appelle à toujours plus de créativité, reconnaît Jean-Claude Kassi Brou. D’où tout l’intérêt des débats menés au cours de ce symposium?
Economie 26 nov. 2022


Mauvaise gestion des excréta: Des ménages piétinent la loi
A l’occasion de la Journée mondiale des toilettes célébrée le 19 novembre 2022, l’Onu met en exergue le rôle vital des toilettes sûres. Pendant ce temps, dans certains quartiers du Grand Nokoué, l’incivisme continue de prendre le pas sur les bonnes pratiques. Les récits renvoient à une vieille époque. Difficile de comprendre que dans des villes qui aspirent à la modernité, le défaut de latrines soit récurrent, qu’elles ne soient pas souvent vidées à temps ou qu’elles soient plutôt vidées clandestinement, nuitamment. Le témoignage d’Arsène Adononsi, chef quartier Agodokpa  Godomey-Togoudo, est surréaliste. «Des administrés appellent pour se plaindre de ce que des voisins profitent de cette période de pluie pour vider leurs fosses sur la voie. Plusieurs fois, on a reçu de ces plaintes. Les voisins eux-mêmes prennent d’ailleurs des images pour preuves », confie-t-il. Pourtant, la pratique est proscrite par la loi sur l’hygiène publique en République du Bénin. «Il est interdit de rejeter des eaux usées de quelque origine que ce soit, les graisses, les huiles de vidange, les excréments sur les voies et places publiques, dans les caniveaux et les cours d’eau», stipule l’article 17. Arsène Adononsi se réfère dans ce cas à la police. « Nous avons un poste avancé à Togoudo. On informe le Commissaire de police le lendemain pour des poursuites », précise-t-il. Le désastre écologique est énorme sur les ressources en eau. Selon l’Onu, alors que le changement climatique s’aggrave et que les populations augmentent, les eaux souterraines sont vitales pour la survie de l’humanité. Elles devraient donc être protégées de ces pratiques d’un autre siècle.

Réprimer le défaut de Wc

Malheureusement, l’incivisme est persistant à travers le défaut de toilettes, la non vidange des latrines pleines ou la défécation à l’air libre, comme c’est le cas sur les rives du lac Nokoué. En 2018, le projet Ssd a noté que dans les sept premiers arrondissements de Cotonou, sur 10 613 maisons visitées, 2289 ont leurs fosses pleines pendant que 861 maisons sont sans latrines. « Les statistiques sont ahurissantes. Vous imaginez qu’à Cotonou, il y a des maisons mises en location, mais sans latrines. Les locataires sont obligés d’utiliser les toilettes volantes, c’est-à-dire des sachets que l’on jette dans des poubelles et sur les dépotoirs. Pourtant, ce sont des maisons qui rapportent à leurs propriétaires. Ça fait appel à la responsabilité de nos élus locaux d’y veiller et que les autorités compétentes instruisent les unités opérationnelles pour des contrôles», souligne Stephène Quenum, expert. D’ailleurs, selon la loi sur l’hygiène publique, les agents assermentés seront appelés à faire des inspections intra-domiciliaires pour faire appliquer les normes. Ils pourront avoir accès aux heures légales à tous les ouvrages d’assainissement des locaux, des logements, et des établissements, sur la base de leur mandat.

Des WC et non des poubelles

L’incivisme se manifeste aussi par le rejet de déchets ménagers dans les toilettes, en violation de l’article 113 de ladite loi qui interdit tout mélange de matières fécales ou urinaires aux ordures ménagères. Les structures de vidange découvrent par la suite une quantité énorme de déchets de tous genres dans les eaux usées, comme des lingettes, tampons périodiques et des morceaux de tissu. «On retrouve un peu de tout, des mèches, des chaussures usagées, des habits, des morceaux de verre. Ce sont des pratiques à décourager », se plaint Wilfried Djimahloué, acteur du secteur de gestion des boues de vidange. Ces petits riens constituent une charge de plus dans les stations de traitement des boues de vidange (Stbv). «Dans une maison, les ordures ménagères doivent être déposées dans des poubelles adéquates et rangées. Les Wc sont destinés à recevoir uniquement les matières fécales », rappelle Stephène Quenum. Ceux qui s’entêtent à le faire peuvent se retrouver sous le coup de la loi. Les sanctions vont de 10 000 F Cfa à 500 000 F Cfa, selon l’appréciation de l’infraction. Il y a également des peines d’emprisonnement. Les vidangeurs sont tenus de dénoncer les ménages concernés face à ces constats?
Environnement 25 nov. 2022


Gestion des boues de vidange: Un nouveau départ, avec de nouvelles stations
Bientôt, de nouvelles stations de traitement des boues de vidange (Stbv) seront fonctionnelles à Abomey-Calavi et Sèmè-Podji au profit du Grand Nokoué. Vidangeurs et société civile espèrent la fin des précarités et un nouveau départ avec le respect des normes. L’attente a été trop longue. Plus d’une décennie déjà que les vidangeurs espéraient de nouveaux trajets pour les eaux usées du Grand Nokoué, et des traitements plus sûrs. C’est enfin le cas. Wilfried Djimahloué est rassuré de l’annonce de la mise en service prochaine des deux stations modernes construites à Sèmè-Podji et à Abomey-Calavi. « C’est un soulagement. Nous avons souffert du manque de stations de traitement des boues de vidange dans le Grand Nokoué », rappelle le coordonnateur du Call Center Allo Vidange Bénin. En effet, depuis des décennies, Cotonou et Abomey-Calavi ne pouvaient vider leurs excreta que dans l’unique station de Sèmè-Podji qui, entretemps, a été confrontée à une surcharge et à l’érosion côtière. « Si vous vidangez une fosse à Godomey et que vous devez convoyer la matière à Sèmè-Podji sur l’unique station, c’est compliqué. Maintenant qu’il y a une station à Abomey-Calavi, on ne sera plus tenu de se rendre si loin. Le temps de transport est réduit. C’est en cela que la mise en service de ces deux stations viendra soulager nos peines », explique Wilfried Djimahloué. Cet acteur n’est pas le seul à se réjouir de ces infrastructures et de la nouvelle ère qui va s’ouvrir. « Si les réformes annoncées sont mises en place, le secteur de gestion des boues de vidange aura un nouveau visage d’ici un an », confie Albert Klotoe, président de l’Association des vidangeurs professionnels du Bénin.

Modernes

A Abomey-Calavi, la station de traitement des boues de vidange s'étend sur près de 20 hectares à Kansounkpa. Fruit de la coopération allemande, c'est l’une des mesures prioritaires envisagées par le Plan directeur d’assainissement des eaux usées de Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji et Porto-Novo. L’’infrastructure a une capacité de 600 mètres cube/jour. La filière de traitement est structurée en trois grandes étapes : un dégrillage, un traitement primaire par lits de séchage plantés de macrophytes en deux dizaines de casiers, et un traitement secondaire des eaux usées par une série de lagunes. Tout ceci aboutira à un rejet strictement contrôlé et suivant les normes en vigueur, dans un exutoire, par voie de canalisation. Du côté de Sèmè-Podji, une autre station a été construite dans le cadre du Projet d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement des eaux usées urbaines (Peprau) sur financement de la Banque mondiale. Cette station est de nature à traiter une charge de plus de 500 mètres cubes par jour à l’horizon 2035. Une troisième station est en cours de construction à Parakou.

Des attentes

La mise en service de ces Stbv est imminente. Lors du Conseil des ministres du 16 novembre 2022, le gouvernement a décidé de leur mise en affermage. « Il s’agit d’un partenariat public-privé faisant objet d’un cahier des charges précis. Ainsi, l’entreprise sélectionnée exploitera les stations en affermage contre redevances », renseigne le communiqué du Conseil des ministres. De leur côté, les acteurs espèrent être impliqués. « Il faut qu’on soit pris en compte dans le nouveau mécanisme en cours de déploiement. Nous voulons être associés aux réformes, ainsi avec le temps, s’il y a des insuffisances, on pourra ensemble les corriger», plaide Albert Klotoe, président de l’Association des vidangeurs professionnels du Bénin. Les vidangeurs veulent surtout que ces Stbv ne subissent pas le même sort que celle de Takon, au nord de Porto-Novo. « Nous espérons que ces stations seront bien gérées, bien entretenues et qu’elles recevront effectivement de la matière. De même, l’option de confier la gestion de ces stations à des fermiers est une bonne mesure. Nous espérons qu’il y aura un suivi à travers les cahiers des charges », martèle Wilfried Djimahloué.

Plaidoyer des Osc

Le Cadre des acteurs non étatiques pour l’Eau et l’Assainissement (Canea) y voit de bons présages dans un contexte où le Bénin dispose d’une nouvelle loi sur l’hygiène publique. Ces Osc entendent oeuvrer pour que les vidangeurs et les ménages se mettent au pas. «Nous faisons en sorte que les vidangeurs soient au courant des spécificités en cours, mais aussi des normes techniques et de sécurité à respecter au niveau des nouvelles stations de traitement des boues de vidange », souligne André Zogo, président du Canea. Des textes d’application, de même que la vulgarisation des dispositions et des réformes sont attendus. « Nous souhaitons plus de communication de la part des autorités. Il faut que tout le monde soit informé des exigences des nouvelles stations afin que chaque acteur puisse jouer son rôle », ajoute André Zogo qui espère que le secteur fasse sa mue et relève le défi de la valorisation des boues?
Environnement 25 nov. 2022


Miss Bénin Usa 2022: L’édition de la maturité
La deuxième édition de l’élection Miss Bénin Usa organisée, samedi 19 novembre dernier à Maryland aux Etats-Unis d’Amérique, s’est soldée par la consécration de Gracias Mitchodjèhoun. Une belle cérémonie dont peut se réjouir l’initiatrice, Justine Adéyandju. Moments de célébration de la beauté et de la culture béninoises en terre américaine. La phase finale de la deuxième édition de l’élection Miss Bénin Usa s’est déroulée samedi dernier à Maryland aux Etats-Unis d’Amérique. Le défi était pour la promotrice Justine Adéyandju, de faire vivre aux citoyens béninois résidant aux Etats-Unis d’Amérique leur culture à travers une soirée typiquement locale. Et c’est Gracias Mitchodjèhoun qui est sortie vainqueur de cette compétition à laquelle a pris part une brochette de belles créatures féminines, toutes ressortissantes du Bénin et vivant dans le pays de l’Oncle Sam. A 19 ans, elle nourrit d’énormes ambitions pour son mandat. Au nombre des actions inscrites dans l’agenda de la nouvelle miss Bénin Usa, figurent en bonne place des actes de bienfaisance notamment des visites sur sa terre natale pour des gestes de générosité en faveur des couches les plus démunies. Gracias Mitchodjèhoun a pour seule dauphine Manuela Amègan, 25 ans, étudiante en cycle doctoral en Business administration. Au cours de la cérémonie, Justine Adéyandju, la promotrice, a précisé les finalités de son initiative dont elle se réjouit de la tenue et surtout de la réussite. « L'objectif de cette compétition est de valoriser notre culture aux Usa et de faire la promotion de notre pays le Bénin. Nous voulons également aider les filles béninoises à réaliser leurs rêves dans différents domaines », a-t-elle fait savoir. Selon l’initiatrice, cette compétition de beauté est aussi une manière d’accompagner ces filles à se faire de nouveaux contacts dans les milieux américains et à se faire octroyer des bourses par des sponsors aux États-Unis. Forte de ces ambitions, elle lance un appel au ministère en charge de la Culture afin que ce concours bénéficie de l'accompagnement du gouvernement afin de révéler davantage le Bénin aux Etats-Unis d’Amérique et de favoriser un plus grand engouement des citoyens américains pour les richesses culturelles du Bénin. Justine Adéyandju est une citoyenne béninoise, originaire d'Aklampa dans la commune de Glazoué et vivant aux Etats-Unis d’Amérique depuis plusieurs années après avoir été fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères du Bénin. Elle œuvre au sein de la diaspora à valoriser la culture de son pays. Culture 25 nov. 2022


Nouveau palais impérial et arène de la Gaani à Nikki: Le site remis à l’entreprise
Nikki aura très bientôt son nouveau palais impérial et sa nouvelle arène de la Gaani. En témoigne la remise du site à l’entreprise en charge de leur construction, qui a été effectuée la semaine dernière dans la cité. Le site pour la construction du nouveau palais impérial de Nikki et de la nouvelle arène de la Gaani a été remis, mercredi 16 novembre dernier, à l’entreprise en charge des travaux. C’est la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) qui l’a fait. Le gouvernement, comme sa délégation dépêchée à Nikki, lors de la célébration de la dernière Gaani, l’avait promis au défunt empereur Sabi Naïna III, a tenu parole par rapport à l’imminence du démarrage des travaux. Avec la remise du site, c’est un premier pas déterminant qui vient d’être franchi. Le site remis est situé dans la localité de Danri, sur la route de Tchikandou. Il a une superficie de 20 hectares. Le maire de Nikki, Roland Gounou Lafia Joseph et les autorités de la cour impériale ont saisi l’occasion pour remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon. Ils ont loué son engagement pour la réalisation de ce projet. Le maire a promis d’accompagner l’entreprise en charge des travaux qui a un délai contractuel de 16 mois pour les livrer. Avant la cérémonie de remise, il y a d’abord eu une visite à la cour impériale, puis une séance de travail à la mairie. Culture 25 nov. 2022


Exposition d’œuvres d’art: Retour de Samuel Tété Katchan à Cotonou
Pour sa deuxième exposition, le peintre togolais Samuel Tété Katchan est resté égal à lui-même. Ces peintures aux couleurs vives ont accroché les amoureux d’arts plastiques qui ont effectué le déplacement, jeudi 17 novembre dernier, pour le vernissage de son exposition organisée par Maison rouge en collaboration avec Hbmc.Samuel Tété Katchan en exposition à Cotonou pour la deuxième fois en trois ans. Le plasticien togolais résidant au Ghana, pour cette aventure qui s’étend du 17 au 27 novembre, a emmené 23 tableaux peints à l’acrylique sur toile. Au vernissage des œuvres, jeudi dernier, ces peintures aux tons vifs ont accroché le public pour ne le relâcher qu’après l’avoir trainé dans les deux pièces qui abritent les œuvres. « Je crois que j’ai été envoûtée », confie une ingénieure canadienne, séjournant dans l’hôtel. « Je suis surtout fascinée par le mélange des couleurs », détaille l’ingénieure, arborant un large sourire. « Chaque couleur, même étant vive, a su se faire une place et se distinguer sur la toile », réagit une curatrice d’art. « C’est la première fois que je le vois. Il m’impressionne », assure-t-elle. Les thèmes abordés à travers les œuvres sont moins commentés. En revanche, leur diversité intrigue les amateurs d’art qui s’interrogent sur l’identité de l’artiste. Samuel Tété Katchan reconnaît que ses peintures sont l’expression de ses croyances et valeurs. Les Vagonaises I et Les Vagonaises II témoignent de son attachement au christianisme. « Je suis un chrétien. Mes œuvres sont donc imprégnées de ma foi chrétienne. Cependant, je suis dans un christianisme humanitaire, non pas dans un christianisme religieux », précise-t-il. Les tableaux Mohamed Ali, Boxer expriment sa perception du sport. « En Afrique, c’est la chose qui nous rassemble et qui nous donne de la joie. Même si les gens se battent, les politiciens sont divisés, mais autour du sport, nous sommes tous rassemblés », explique le plasticien togolais. Dans les œuvres, deux personnages sont récurrents. Anne-Marie et Marie Michelle. Celles-ci figurent sur pas moins de huit tableaux. « Ce sont mes deux filles. Je les mets souvent dans mes peintures. C’est une façon de leur exprimer mon amour », confie Samuel Tété Katchan. « C’est aussi la famille, c’est un thème que j’apprécie énormément, car si vous voulez construire le monde, il faut commencer par la famille », affirme l’artiste. Les variations géométriques des visages des personnages picturaux de Samuel Tété Katchan réfèrent au cubisme. Si l’artiste reconnaît une influence de ce mouvement artistique, il martèle ne s’inscrire dans aucun courant artistique particulier. « Je travaille un peu dans le réalisme naïf inspiré aussi par le cubisme. Mais je ne m’inscris pas dans un courant particulier, car les courants d’art sont temporels », estime-t-il. Et de deux ! Samuel Tété Katchan est à sa deuxième exposition individuelle à Maison rouge. La première remonte à avril 2019. Le peintre togolais est heureux de son retour à Cotonou. « J’ai déjà travaillé avec Maison rouge. Le Bénin est devenu ma maison. Je me sens très à l’aise à Cotonou », déclare le plasticien soulignant qu’il a beaucoup de collectionneurs dans le pays. Sa 2e réexposition au Bénin, selon Céline Coyac Atindehou, responsable de Maison rouge, découle de la volonté de mettre sous les projecteurs l’évolution de son travail. « C’est très différent au niveau du rendu. Il a choisi d’autres choses. Il a voulu travailler encore plus sur l’aspect religieux. Donc, ça nous semblait pertinent de le réexposer », détaille Céline Coyac Atindéhou qui fait savoir que la plupart des gens qui fréquentent le lieu d’exposition sont des expatriés. Des gens qui reviennent tous les 3 ou 4 ans, et sa structure veut « donc leur donner une chance de revoir le travail de l’artiste ou bien de le découvrir ». À travers ces expositions d’œuvres, Maison rouge entend ouvrir des portes aux artistes qui sont au-delà du Bénin pour « qu’ils vendent au maximum et qu’ils soient vus par un nombre important de personnes ». Maison rouge et Hbmc garderont les portes de l’exposition ouvertes jusqu’au 27 novembre prochain. Par Wedster LYVER (Stag.) Culture 25 nov. 2022


L'éditoriale de Paul AMOUSSOU: Révolution culturelle
  Un bien joli mot pour exprimer une réalité qui peut être brutale sur un fond faussement poétique, mais touchant, il est vrai, aux valeurs fondamentales d’une société. Valeurs à la fois culturelles et morales auxquelles, en y apportant des changements profonds, certaines nations ont opéré des revirements qualitatifs extraordinaires, des changements profonds de leurs modes de vie et de leur état d’esprit. L’exemple le plus marquant reste celui de la Chine, même si plus près de nous le Rwanda a également marqué les esprits et s’est positionné comme un modèle des transformations du genre. Le Bénin est également sur cette lancée depuis l’avènement de Patrice Talon à la magistrature suprême. Il est impulsé une rupture avec les pratiques aliénantes et le pays engagé sur la voie du développement à travers un nouveau départ synonyme de pratiques vertueuses et toutes dévouées à la bonne gouvernance. Tout est mis en œuvre à cette fin, sans exclure la répression, avec la Criet devenue l’épouvantail des margoulins de tout acabit. Mais cela suffit-il pour réaliser la plénitude des objectifs pouvant faire du Bénin l’Etat fort, structuré et accompli que nous voudrions ? Un ingrédient essentiel fait encore défaut, à l’étape actuelle, et sans lequel les efforts de redressement consentis seraient vains. Il s’agit de la nécessaire mutation culturelle. Elle doit amener à une appropriation et réappropriation des valeurs endogènes, surtout celles culturelles. Le développement, c’est la route, c’est la mise en place des infrastructures sociales et économiques, mais il est avant tout culturel. En témoignent les modèles asiatiques, qu’il s’agisse du Japon, de la Corée du Sud, de l’Inde ou de la Chine, auxquels on peut ajouter d’autres comme ceux de la Turquie ou du Maroc. L’essor de ces nations, exemplaire, n’a pas été possible sans une révolution culturelle qui, loin de se vouloir incantatoire, a pris la forme d’une sublimation des valeurs endogènes. Et ceci, via l’art culinaire, le mode vestimentaire, le cinéma, la télévision, l’industrialisation à travers une structuration des transformations des productions primaires notamment, et qui estampillent leurs présences sur les marchés sur lesquels ils revendiquent aujourd’hui une plus-value certaine…C’est dire que le choix du gouvernement béninois de créer une nouvelle chaine, axée sur la promotion culturelle et dédiée à la promotion de l’image du Bénin, est une bonne trouvaille. Mais la qualité de son contenu suffira-t-elle à faire de nous des patriotards et non plus ces ‘’exilés médiatiques’’ tout acquis aux chaines étrangères dont nous sommes devenus dépendants, voire addictifs? Sortir de ce piège, du vide, est impératif, alors que la bataille pour la suprématie culturelle est entrée dans une nouvelle dimension, flattant le genre et les mutations sexuelles. Actualités 25 nov. 2022


Plateforme e-learning des universités publiques en ligne: Le gouvernement offre des ordinateurs aux bénéficiaires
  Premiers bénéficiaires de la Plateforme e-learning des universités publiques en ligne (Peupl), les points focaux des enseignants et des étudiants ont été dotés d’ordinateurs, jeudi 24 novembre à Cotonou. D’une valeur de plus de 80 millions F Cfa, ces 100 ordinateurs qui vont permettre la pérennisation des cours en ligne dans les universités publiques du Bénin leur ont été remis par Eléonore Ladékan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le gouvernement par le biais duministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui du Numérique et de la Digitalisation a fait don de 100 ordinateurs aux points focaux des enseignants et étudiants, premiers bénéficiaires de la Plateforme e-learning des universités publiques (Peupl), ce jeudi 24 novembre à Cotonou. Au cours de cette cérémonie, Maxime Hinson, conseiller technique à la digitalisation du ministre de l’Enseignement supérieur, a fait l’historique de cette plateforme numérique qui a permis aux étudiants et professeurs d’interagir facilement au temps fort de la pandémie de la Covid-19. En mettant en place cette plateforme, le gouvernement avait facilité, selon lui, les cours en ligne dans les universités publiques du Bénin. « Cette plateforme a permis de dérouler et de terminer les activités pédagogiques », a-t-il noté. C’est le lieu pour lui de témoigner sa reconnaissance au gouvernement qui a permis à près de 140 000 étudiants et plus de 2 000 enseignants de tirer profit de cette plateforme. Il se félicite de la synergie d’actions entre les ministères du Numérique et de la Digitalisation et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui a permis à la quarantaine de points focaux de conduire les opérations durant cette période difficile dans les universités. Eléonore Ladékan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, salue, pour sa part, la collaboration entre les acteurs dans le cadre de la mise en œuvre du projet Peupl qui a permis aux étudiants de suivre les cours à distance durant la pandémie du coronavirus. Elle se dit fière de l’engagement et de la détermination des enseignants pendant cette pandémie qui a décimé plusieurs systèmes éducatifs sur le continent. « Ces mesures ont limité le nombre de décès contrairement à ce que nous avons observé ailleurs sur le continent », a-t-elle fait remarquer. Pour elle, cette plateforme a offert beaucoup d’avantages aux apprenants lors de cette période difficile et cette initiative mérite d’être poursuivie. « C’est pourquoi, le gouvernement vous offre 100 ordinateurs acquis à plus de 80 millions de nos francs », a-t-elle déclaré invitant les bénéficiaires à tirer meilleur profit de cet important investissement. Au nom des bénéficiaires, Yann Madodé, point focal au niveau des enseignants, se félicite de ce geste symbolique qui va permettre une meilleure utilisation de cette plateforme et de sauver l’université béninoise. « Vous nous avez dotés d’outils importants, c’est magnifique en termes de gain de temps et d’efficacité », a-t-il confié en rassurant le gouvernement d’une meilleure utilisation de ces ordinateurs.   Société 25 nov. 2022


Législatives inclusives et fort taux de participation: Acteurs politiques et société civile sur la même longueur d’onde
Des acteurs de la vie sociopolitique du Bénin interrogés au sujet des législatives du 8 janvier prochain n’ont d’autres attentes que la paix, la transparence, un fort taux de participation et l’acceptation des résultats issus des urnes. Ils souhaitent vivement que le pays renoue avec sa longue tradition de fête lors des consultations électorales. Orden Alladatin, député « En tant que représentant de la nation, en tant que citoyen, mes attentes, c’est que ces élections soient pacifiques, crédibles et transparentes. Maintenant, que tout le monde y participe, il faut respecter les règles du jeu. Que les populations aillent voter. Par le passé, il y a eu la crainte, la terreur sur le processus électoral et beaucoup, de ce fait, ne sont pas sortis. Que les gens aillent voter et qu’après, chacun vaque à ses occupations. » [caption id="attachment_90361" align="alignnone" width="470"] D5-Presidence benin[/caption] ----------------------------------- Anatole Ouinsavi, président de l’Union nationale des jeunes du Bénin (Unajeb) « Nous souhaitons vivement que les élections soient libres, transparentes et équitables. Que tous les candidats aient la même chance. Que seul le peuple désigne ceux qui peuvent le représenter à l’Assemblée nationale. Nous souhaitons des députész dignes et capables de faire des propositions de lois qui vont dans l’intérêt supérieur de la nation, des lois qui permettront de relever davantage les défis du développement, des lois qui permettront à notre République de se tenir toujours debout pour continuer sur le chemin du développement. » ----------------------- Moudachirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) « En tant que Béninois, je souhaite que les élections se déroulent dans une ambiance festive. Vous savez que nous avons une tradition de fête autour des élections. Cette tradition est soumise à rude épreuve depuis des années parce que certaines habitudes ont été remises en cause : les réformes sont passées par là. Avec beaucoup de difficultés, ces réformes s’internalisent et je souhaite qu’à l’occasion de ces élections, nous puissions renouer avec le caractère festif de nos consultations. Ce qui serait important également, c’est qu’à l’issue de ces élections, nous ayons une bonne présence des femmes au sein de l’hémicycle, et que l’opinion soit plurielle ; pas parce que ceux qui sont en train de partir sont tous derrière le chef de l’Etat, mais parce que dans la pluralité des opinions le gouvernement aussi va trouver des éléments qui vont lui permettre d’améliorer la gouvernance qui est un repère du Pag. C’est heureux que ces élections se déroulent à 48 heures de la fête des religions endogènes. Les mânes de nos ancêtres veilleront pour que cela se passe très bien. Je crois que si on attend ça, tous autant que nous sommes, nous devons nous préparer à accompagner le mouvement pour que cela se passe bien. » -------------------------- Eugène Dossoumou, secrétaire administratif permanent du parti Bloc républicain, intervenu sur la Télévision nationale « Les conditions pour des élections dans une ambiance festive, c’est déjà d’éviter les discours va-t-en guerre. Et ça, c’est de la responsabilité de tous les dirigeants de partis politiques. Ils doivent se rappeler que les élections ne doivent pas être une occasion de violences, de vandalisme comme on a eu à le voir par le passé. Il y va de la responsabilité des partis et des citoyens. Chacun, où qu’il se trouve, doit cultiver l’esprit citoyen. Personne n’a intérêt à ce que ce pays prenne feu. S’il y a des gens qui veulent mettre le pays à feu et à sang, c’est aux autres de les en dissuader. Pour moi, la première victoire qui reviendra à tout le peuple béninois à l’occasion de ces élections, c’est la paix. Les législatives doivent se dérouler dans une ambiance festive. C’est parce que je suis originaire de la zone du pays où il y a eu des violences lors des législatives passées, que la question me préoccupe au plus haut point. La chose la plus simple, c’est d’aller accomplir son devoir civique le jour du scrutin. C’est à cela que j’invite tous les Béninois en général et mes concitoyens de la 10e circonscription électorale en particulier et encore plus les membres de ma communauté. Je ne nous stigmatise pas. Nous n’avons pas le monopole de la violence mais partout où il y a violence, nous avons le devoir d’appeler au calme. Mais je crois très sincèrement qu’avec le travail qui est fait aussi bien par le gouvernement que par les acteurs politiques, il y a bon espoir que tout se déroule dans la convivialité que nous appelons de tous nos vœux .» ----------------------------------- Martin Vihoutou Assogba, président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer) « Il faudrait que chacun de nous joue sa partition afin que les élections prochaines soient pacifiques et transparentes. Personne n’a intérêt que nous revivions les situations des législatives de 2019. Je sais que beaucoup de partis politiques s’y mettent. Il faudrait aussi que les partis politiques travaillent à faire sortir leurs militants. Nous, acteurs de la société civile, nous ne venons qu’en appui aux partis dans le processus. Nous, notre préoccupation, c’est d’avoir des élections apaisées, inclusives, acceptées par tous et que les meilleurs partis, ceux qui ont vraiment travaillé gagnent. A l’endroit des populations, nous continuons la sensibilisation avant, pendant et après. Avant, nous demandons aux populations de jouer leur partition et aux partis de continuer par inviter les électeurs à sortir pour voter. Pendant, nous allons veiller sur le scrutin et après nous allons attendre et inviter chacun à attendre les organes chargés de proclamer les résultats. Après les résultats, nous allons demander aux uns et aux autres d’accepter les résultats issus des urnes et que chacun se comporte en bon citoyen. Il faudrait qu’il n’y ait pas de troubles à l’ordre public. Que les candidats malheureux prennent patience et qu’ils s’organisent mieux pour rebondir une autre fois ». ---------------------------- Latifatou Waïdi, présidente de la Coalition des Organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep) « Que les élections se déroulent dans la transparence et surtout dans la paix. Nous en avons besoin. Le Bénin est un pays qui inspire d’autres. Je pense que cette fois-ci, les gens vont sortir pour accomplir leur devoir citoyen parce que nous sommes sur le terrain et nous sensibilisons les électeurs dans ce sens, dans tous les départements du Bénin. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a aussi bien les partis d’opposition que ceux de la mouvance qui sont sur la ligne de départ. Cela va inciter les gens à sortir pour aller voter. Soyons tous sereins. Je crois que les choses vont bien se dérouler. Notre souhait est que tous les 6 600 572 électeurs votent. A défaut, que nous ayons au moins 95 % de votants ». Actualités 25 nov. 2022


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