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Nouvelles

Symposium international de la Bceao : Le premier ministre sénégalais lance les travaux
Amadou Ba, premier ministre sénégalais représentant le président Macky Sall, a procédé, ce jeudi 24 novembre 2022, au lancement des travaux du symposium international marquant les 60 ans de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). L’évènement dont le thème est « Les Banques centrales dans un monde en mutation », se tient au Centre international de conférences Abdou Diouf de Dakar. « Politique monétaire et gestion des chocs », « Stabilité financière, vulnérabilités et risques émergents » et « Digitalisation et inclusion financière : quels leviers pour une utilisation accrue des services financiers ? » sont les thèmes des trois sessions de ce symposium auquel prennent part des représentants des banques centrales provenant de divers horizons ainsi que des acteurs du monde économique et financier et universitaires des pays membres de la Bceao que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Le lancement des travaux du symposium a également connu la présence du vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné, ancien gouverneur de la Bceao. Economie 24 nov. 2022


Réduction des émissions: Échec à la Cop 27
La 27e Conférence des Parties pour le Climat (Cop 27) a pris fin sur des décisions a minima. Ce rendez-vous a manqué d’être assez ambitieux dans la réduction des émissions des Gaz à effet de serre, et le maintien du réchauffement à 1,5°C. La grand-messe climatique a pris fin sur des insatisfactions La Cop 27 en Egypte n’a fait que suivre le pas de la Cop 26 à Glasgow sur la réduction des énergies fossiles. L’ambition de réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre et de maintenir en vie la limite de 1,5 degré Celsius de l'Accord de Paris ne tient qu’à un fil. « Nous devons réduire drastiquement les émissions maintenant, et c'est un problème que cette Cop n'a pas abordé », a déclaré António Guterres, secrétaire général de l'Onu, dans un message vidéo diffusé depuis le lieu de la conférence en Egypte. Ainsi, il faudra encore faire plus d’efforts pour se soustraire de la dépendance vis-à-vis des énergies renouvelables. L’Onu renouvelle son appel à des efforts conséquents pour une transition énergétique juste afin d'accélérer la sortie du charbon et le développement des énergies renouvelables. « Il faut un pacte dans lequel tous les pays font un effort supplémentaire pour réduire les émissions cette décennie conformément à l'objectif de 1,5 degré. Et un pacte pour mobiliser avec les institutions financières internationales et le secteur privé, un soutien financier et technique aux grandes économies émergentes pour accélérer leur transition vers les énergies renouvelables », a-t-il martelé. Lors de la plénière de clôture, Simon Stiell, secrétaire exécutif d’Onu Climat, a rappelé aux délégués que le monde se trouve dans une décennie critique pour l'action climatique. La mise en œuvre des engagements actuels place le monde sur la voie d'un réchauffement de 2,5 °C d'ici la fin du siècle. Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat indique que les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer de 45 % d'ici à 2030 pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C. Un petit pas en avant Si la Cop n’a pas été décisive sur la question des émissions, quelques points positifs sont à noter tout de même. Il s’agit de la création d'un fonds dédié à compenser les dégâts climatiques subis par les pays vulnérables». La Cop27 a fait un pas important vers la justice, a salué l’Onu qui ajoute que « Il est clair que cela ne suffira pas, mais c'est un signal politique indispensable pour reconstruire la confiance brisée ». La veille, il exhortait les négociateurs à viser « l’ambition maximale » en matière de pertes et dommages. La création d'un fonds spécifique pour les pertes et préjudices constitue un point d'avancée important, la question ayant été ajoutée à l'ordre du jour officiel et adoptée pour la première fois lors de la Cop 27. Pour Simon Stiell, secrétaire exécutif d’Onu Climat, c’est une avancée. « Nous avons déterminé une voie à suivre dans le cadre d'une conversation qui dure depuis des décennies sur le financement des pertes et dommages, en délibérant sur la façon dont nous abordons les impacts sur les communautés dont les vies et les moyens de subsistance ont été ruinés par les pires impacts du changement climatique », a souligné Simon Stiell. La Cop 27 a convenu de créer un « comité de transition » chargé de formuler des recommandations sur la manière de rendre opérationnels les nouveaux mécanismes de financement et le fonds lors de la Cop 28. La première réunion du comité transitoire devrait avoir lieu avant la fin du mois de mars 2023. La Cop 28 a enregistré de nouvelles promesses de financements, soit au total, plus de 230 millions Usd. Le président de la Cop 27, Sameh Shoukry, a demandé au Comité permanent des finances de Onu Climat de préparer un rapport sur le doublement du financement de l'adaptation pour examen lors de la Cop 28. Mais il faudra la transformation rapide et complète du système financier, pour faciliter l’accès aux financements. Ce sommet climatique a rassemblé plus de 45 000 participants, représentants des peuples autochtones, des communautés locales, des villes et de la société civile? Environnement 23 nov. 2022


Organisation du 20e sommet de la Francophonie: Le Bénin se porte candidat
Cotonou souhaite abriter le 20e sommet de la Francophonie. La vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, a confirmé l'ambition du Bénin lors du 18e sommet qui s’est achevé, dimanche 20 novembre dernier, à Djerba en Tunisie. Un deuxième sommet de la Francophonie pourrait bien se tenir à Cotonou. 27 ans après celui de 1995, le Bénin s’est positionné à nouveau pour accueillir, en 2026, la 20e rencontre des Etats ayant le français en partage. Le pays a réaffirmé sa volonté d’organiser ce sommet après le 19e qui aura lieu à Villers-Cotterêts (France) en 2024. A Djerba où s’est tenu le 18e sommet de la Francophonie, la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, a réitéré le souhait du chef de l’Etat, Patrice Talon, de voir le Bénin abriter le 20e sommet. Elle a à cet effet adressé le message à l’endroit des chefs d’Etat et de gouvernement et acteurs de la Francophonie qui s’étaient réunis les 19 et 20 novembre derniers, sur l’île tunisienne. A l’occasion, le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, qui avait déjà introduit la requête du Bénin auprès des acteurs de l’Organisation, a encore étayé le vœu du président Patrice Talon. « Le Bénin a fait savoir qu’au nom de la règle qui permet d’alterner les continents pour la tenue des sommets, qu’il souhaite que le prochain sommet en Afrique, ait lieu sur son sol. C’est un souhait du président de la République, Patrice Talon, que j’ai confirmé dès mon arrivée à Djerba », a fait savoir le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération. Aurélien Agbénonci espère que cette organisation sera chose effective au Bénin « qui s’apprête à accueillir des rencontres internationales au titre du tourisme d’affaires qu’il promeut ». Du 2 au 4 décembre 1995, le Bénin avait organisé, pour la première fois, le sixième sommet des pays ayant le français en partage. A l’époque, Cotonou était la deuxième ville d’Afrique à accueillir cet événement après Dakar (Sénégal) en 1989. Une cinquantaine de délégations dont 28 chefs d’État et de gouvernement avaient participé à ce sommet au cours duquel le président français d’alors, Jacques Chirac, a lancé l’appel de Cotonou pour inciter ses homologues à combattre, dit-il, « le risque d’uniformité linguistique et donc culturelle dans le monde ». Le numérique pour une meilleure synergie francophone Le 18e sommet était placé sous le thème : « La connectivité dans la diversité : le numérique vecteur de développement et de solidarité dans l’espace francophone ». Au cours des échanges, la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata, a fait savoir que la question du numérique inscrite dans la dynamique de modernisation de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif) est vitale et pressante pour les 88 pays ayant le français en partage. A l’occasion, elle a fait part des efforts déployés par le gouvernement béninois pour amorcer la révolution de la digitalisation et du numérique avec des impacts positifs dans le quotidien des populations. Au cours du sommet, la vice-présidente de la République a aussi, entre autres, partagé avec les délégations présentes, l'expérience béninoise en matière de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Au Bénin, « 1 064 jeunes béninois ont bénéficié de renforcement de capacités en matière de rédaction de plan d’affaires au modèle de la Confejes pour être candidats au Programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (Ppej). Cet appui conforte la politique du gouvernement dans le domaine de l’entrepreneuriat des jeunes », a-t-elle souligné. Outre les échanges et partages d’expériences sur divers sujets, la représentante du président Patrice Talon au 18e sommet de la Francophonie a eu des échanges en tête-à-tête avec plusieurs personnalités et chefs de délégation? Actualités 23 nov. 2022


Métiers du numérique et entrepreneuriat féminin: La communauté Women In Tech au Bénin lancée
Réseau inclusif de femmes professionnelles des métiers du numérique, d’entrepreneurs agissant dans ledit secteur et de structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant, la communauté Women In Tech Bénin (WIT Bénin) a connu le lancement officiel de ses activités, vendredi 18 novembre dernier à Cotonou, sous l’égide du ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale. L’initiative a été impulsée par Enabel dans le cadre du projet DigiBoost financé par l’Union Européenne. Contribuer à réduire les inégalités du genre dans le numérique au Bénin et en Afrique, en bâtissant un réseau influent et diversifié d’acteurs et d’actrices du numérique et ou de l’entrepreneuriat. Telle est la vision de Women In Tech Bénin (WIT Bénin), communauté de femmes professionnelles des métiers du numérique, d’entrepreneurs agissant dans ledit secteur et de structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant. Des objectifs déclinés à l’occasion du lancement officiel des activités de la communauté par sa présidente, Elodie Akotossodé Padonou. Tout en rappelant le rôle tenu par Enabel Bénin dans l’accompagnement de l’initiative, elle a relevé la place du numérique dans la société et l’intérêt des acteurs à promouvoir les filles et femmes dans l’écosystème numérique. « Le numérique est au cœur de notre société. Et il le sera encore davantage dans les prochaines années. C’est pourquoi, les femmes, qui représentent la moitié de l’humanité, doivent saisir les opportunités qu’offre le secteur du numérique et prendre leur place dans ce monde de demain, qui est déjà en marche », note-t-elle. Fort de ce que les femmes représentent 33 % des professionnels du numérique, alors que les métiers du numérique, leur offrent de réelles opportunités de carrière et d’équilibre de vie, il est indispensable, selon elle, que les femmes participent activement à la transition numérique, qu’elles soient les actrices de ce changement plutôt qu’elles ne le subissent. D’où la vision de la communauté Women In Tech Bénin qui, depuis sa mise en place en août 2021, a impacté plus de 3000 personnes, filles et femmes y compris avec environ 100 membres actifs. Des acquis qui témoignent de l’opportunité d’une telle initiative. « Enabel dans son action en matière de développement et d’engagement du secteur privé a choisi d’investir dans trois niches en particulier : l’entrepreneuriat féminin, l’entrepreneuriat digital et l’entrepreneuriat équitable, et prévoit dans ses interventions, des activités (et des moyens) pour impulser et consolider la mise en réseau d’initiatives en faveur des femmes porteuses de projets, et fondatrices d’entreprises innovantes et numériques au Bénin», a justifié Jean-François Michel, représentant résident de Enabel Bénin.

Changements qualitatifs

Cette action s’est matérialisée à travers le projet d’appui au renforcement de l’écosystème de l’économie numérique au Bénin, DigiBoost, financé par l’Union européenne grâce au Programme pour la compétitivité en Afrique de l’Ouest sur le 11e Fed (2021-2020). Celui-ci vise à renforcer et à consolider l’écosystème à travers des appuis aux structures d’accompagnement des start-up ainsi que les relations entre acteurs au sein et en dehors de l’écosystème béninois, mais aussi, consolider une communauté Women In Tech au Bénin. La communauté mise en place, sa structuration, le renforcement de capacités de ses membres ainsi que l’organisation des évènements de référence des membres restent les chantiers pour lesquels l’appui technique et financier de DigiBoost s’avère nécessaire. Un préalable que Enabel Bénin s’engage à assurer pleinement à travers sa mission en proposant des solutions adaptées aux ‘’défis globaux’’ en vue de « contribuer aux changements attendus, dont celui d’une croissance économique durable », selon le représentant résident. Des promesses qui seront tenues avec l’appui de la Délégation de l’Union Européenne représentée à la cérémonie de lancement par Claudi Ferrer Savall. Il a salué l’avènement de la communauté Women In Tech au Bénin. Estimant que le numérique reste un secteur dynamique et en pleine expansion du point de vue de l’emploi, ainsi qu’un facteur économique essentiel, source de développement national et international, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, a invité tous les acteurs de l’écosystème numérique à travailler davantage pour une meilleure représentation et appropriation du numérique par les filles et femmes au Bénin. « Nous devons davantage travailler à encourager les filles et femmes à plus s’investir dans le numérique », a-t-il souligné. Il reste convaincu que dans quelques années, le Bénin sera aussi compté parmi les meilleurs pays écoles en termes de réduction des inégalités du genre dans le numérique, en termes de filles et femmes qui excellent dans le numérique?
Société 22 nov. 2022


Législatives du 8 janvier 2023 : Voici le positionnement des sept partis politiques sur le bulletin unique de vote
La Commission électorale nationale autonome (Cena) a procédé ce lundi 21 novembre 2022, au tirage au sort du positionnement des sept partis politiques en lice pour les législatives du 8 janvier prochain, sur le bulletin unique de vote (spécimen). Les numéros de positionnement ont été tirés par les responsables ou représentants des formations politiques. Ordre du positionnement des partis après tirage au sort : 1- Moele Bénin 2- Fcbe 3- Ld 4- Up le Renouveau 5- Ubdn 6- Mpl 7- Br Voici à quoi pourrait ressembler le bulletin unique de vote, suite au tirage au sort : [caption id="attachment_90138" align="alignnone" width="420"] Spécimen du bulletin unique de vote des législatives 2023[/caption] Actualités 21 nov. 2022


Législatives de 2023 : Le parti " Les Démocrates " obtient son récépissé définitif
Le parti politique d'opposition " Les Démocrates " a obtenu, samedi 19 novembre 2022, son récépissé définitif pour les législatives du 8 janvier 2023. Eric Houndété, président du parti politique d'opposition " Les Démocrates " et ses camarades peuvent déjà se préparer pour les prochaines étapes des législatives du 8 janvier 2023. Le parti politique a obtenu, samedi 19 novembre 2022, son récépissé définitif qui garantit sa participation au scrutin. Cette nouvelle remise porte à sept le nombre de partis ayant obtenu leurs documents de participation aux législatives, sur un total de huit partis ayant enregistré leurs déclarations de candidatures auprès de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Eric Houndété, à la Cena, montrant le récépissé définitif de son parti, à la presse Actualités 20 nov. 2022


Réseau francophone de recherche sur l’intelligence artificielle: Renforcer l’excellence dans le domaine
  Le Réseau francophone de recherche sur l’intelligence artificielle (Réfia) est au service de la coopération des acteurs de l’intelligence artificielle pour défendre et promouvoir la diversité culturelle. Il a été mis sur pied en marge de la 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique, tenue du 25 au 28 octobre dernier, au Caire en Egypte. L’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) met le cap sur l'excellence scientifique dans le domaine de l’intelligence artificielle (Ia) qui bouscule les habitudes dans tous les secteurs d’activités. Les spécialistes de l’Ia la considèrent comme la 4e révolution industrielle mondiale. L’Ia se révèle comme une déferlante qui réinvente la société et le quotidien de chacun. Afin de mieux profiter des nombreux avantages de l’outil, « l’Auf, dans son projet de Francophonie scientifique, combine l’Ia avec l’intelligence universitaire pour créer un espace de progression francophone de l’intelligence artificielle ». Elle a ainsi mis en place le Réseau francophone de recherche sur l’intelligence artificielle (Refia) au terme de l’assemblée générale constitutive dudit réseau, jeudi 27 octobre dernier. C’était à l’occasion de la 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique dont les travaux s’étaient déroulés au Caire (Egypte), du 25 au 28 octobre dernier. A l’issue du congrès constitutif, Alain Kiyindou, professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, a été élu président du réseau. Il explique davantage les raisons de la création du Refia : «l’intelligence artificielle a connu de nombreuses avancées ces dernières années. Elle ouvre de vastes perspectives en termes d’innovation technologique et d’automatisation. L'incidence de l'Ia sur l'industrie et donc sur l'emploi n'est plus à démontrer. De ce fait, l’Ia est devenue un enjeu majeur de notre siècle et l’espace francophone a une carte à y jouer. La spécificité du Refia est qu'il couvre l'ensemble des pays francophones, facilitant ainsi l’émergence et la consolidation de réseaux scientifiques ». « De nombreux réseaux ou alliances ont été créés au niveau régional ou national afin de favoriser le déploiement de l’Ia sur leur territoire. Le Refia étend son action à l’ensemble de ces territoires, en particulier aux pays francophones, facilitant ainsi l’émergence et la consolidation d’une expertise pluridisciplinaire francophone internationale », renchérit l’Auf. Ce réseau est donc l’association des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche francophones concernés par l’intelligence artificielle. L’Auf indique que le Refia «vise à renforcer l’excellence francophone en développant une dynamique scientifique collective autour de l’Ia au sein de l’espace francophone ». Ce creuset regroupe les chercheurs des pays membres de la Francophonie, les organisations internationales et les acteurs socioéconomiques. Tous les acteurs concernés par cette thématique se félicitent de la naissance de ce réseau qui «est à la fois un outil au service de la coopération des acteurs de l’Ia de l’espace francophone et un moyen pour défendre et promouvoir la diversité culturelle», assure Alain Kiyindou.

Objectifs et priorités

Le Refia s'est fixé à cet effet des objectifs stratégiques et spécifiques. Il s’agit de « renforcer les relations entre les chercheurs issus de champs divers, mais intéressés par l'intelligence artificielle ; renforcer les relations entre les acteurs francophones de la recherche, les acteurs institutionnels et les acteurs économiques ; mettre en lumière la recherche francophone en matière d'intelligence artificielle ; développer des projets de recherche communs; partager des ressources en termes d'infrastructures (besoin de supercalculateurs...) ; répondre à des appels d'offres », relève Alain Kiyindou. Toujours en termes d’objectifs, le Refia entend «travailler à construire du contenu francophone ; développer des banques de données (les données sont généralement anglophones); organiser des séminaires de recherche et des événements à portée internationale; accompagner l'entrepreneuriat et la création d'emplois ; contribuer à identifier, valoriser et développer les initiatives innovantes dans le domaine de l'intelligence artificielle ; constituer un vivier d'experts pour répondre aux divers besoins du secteur économique », fait noter également le président. Pour ce qui est des priorités, le réseau en a trois, précise Alain Kiyindou. Il s’agit de créer une véritable communauté de chercheurs francophones sur l'intelligence artificielle, donner au réseau une stabilité financière et valoriser et faire rayonner la recherche francophone au niveau international. « Une fois le réseau lancé, il nous faudra créer un sentiment d'appartenance et stimuler une véritable implication des membres. Ce n'est qu'à cette condition que la réalisation des missions assignées au réseau sera possible. Aussi, le bon fonctionnement du réseau passe par la mise en place de moyens nécessaires à la réalisation des objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés. Il nous faudra, avant tout, mener une politique de levée de fonds adaptée, et rationaliser la politique budgétaire. Enfin, il nous faudra développer une véritable stratégie de communication de façon à mieux valoriser la recherche francophone en matière d'intelligence artificielle », détaille le premier responsable du Refia. Pour l’atteinte des objectifs, le bureau mettra en place une organisation sous forme de pôles de recherche avec des responsables thématiques. 26 universités étaient présentes à l'assemblée générale des membres fondateurs qui a permis d'élire un bureau de quatre membres composé du président Alain André Kiyindou (France), du vice-président Eric Armel Ndoumba (Congo Brazzaville), du secrétaire général Cokou Eugène Ezin (Bénin) et du trésorier Cheikh Ba (Sénégal). Ils sont élus pour un mandat de deux ans renouvelable.
Société 18 nov. 2022


Projet Equité dans les Collines: Bilan et cap sur la deuxième phase
  Les directeurs généraux de l’Agence française de développement (Afd), de l’Agence belge de développement (Enabel) et de l'Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev) ont effectué, mardi 15 novembre dernier, une visite conjointe à Dassa. L’objectif est de constater les résultats du projet "Equité’’ et d’échanger avec les responsables et bénéficiaires. A sa descente, la délégation des directeurs généraux composée de Rémy Rioux, Jean Van Wetter, Manuel Tonnar, respectivement pour le compte de l’Agence française de développement (Afd), de l’Agence belge de développement (Enabel) et de l'Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev) a été accueillie par le manager du projet Equité, Dr Philippe Compaoré et le maire de Dassa, Nicaise Fagnon. Après la préfecture où le secrétaire général du dépar-tement, Jean de Vigny Sossouhouéfondé, a eu des échanges avec la délégation, en présence du directeur départemental de la Santé des Collines, Codjo Dandonougbo, cap est mis sur l’hôpital de Dassa. Ici, la coopération et les prochains chantiers ont été passés en revue par les acteurs présents. Il ressort des différentes présentations que le Bénin bénéficie du soutien de l'Agence française de développement (Afd) et de l'Agence belge de développement (Enabel) pour renforcer le système de santé dans le département des Collines à travers le projet Equité « Ensemble pour une Qualité des soins Inclusive et Transparente, orientée vers l'Égalité genre ». En effet, ledit projet est financé par l’Afd à hauteur de 9 milliards francs Cfa et mis en œuvre par Enabel pour une durée de quatre ans (2020-2024). Il contribue à l'amélioration de la santé des populations du département, en particulier des plus vulnérables, et vise l'égalité femmes/hommes. A l'horizon 2024, les populations devraient disposer d'une offre de soins intégrée de qualité pour les Soins obstétricaux et néonatals d'urgence (Sonu) et les Maladies non transmissibles (Mnt), tenant compte des besoins spécifiques liés au genre, principalement dans le département des Collines et au niveau du pôle pédiatrique du Centre hospitalier départemental du Borgou. Au nombre des actions réalisées dans le cadre de ce projet, on dénombre le renforcement de la compétence technique des agents de santé, le soutien à la création de quatre nouveaux masters dans les deux écoles de santé (Inmes et Ifsio), l’offre de 80 bourses aux déviants, l’appui à la formation des enseignants desdites écoles, le développement de 7 modules de formation « genre et santé », la formation des équipes d'enseignants d'Inmes et d'Ifsio avec les modules « Genre et santé » d’Equité. La liste n’est pas exhaustive. Il est aussi question de formation avec les modules « genre et santé » des équipes de trois Ong partenaires intervenant dans la prévention des Violences basées sur le genre (Vbg), de la création du cadre de concertation communal en Santé sexuelle et reproductive (Ssr) et Vbg pour améliorer la synergie des acteurs multisectoriels dans la prise en charge des Vbg. Une boîte à images Vbg développée pour les communautés. L’intégration du genre dans les curricula de cours dans les écoles (Inmes et Ifsio), la formation de 60 agents de santé des Collines sur les Soins obstétricaux et néonatals d'urgence et de 75 agents de santé des Collines sur la prise en charge des Maladies non transmissibles sont à prendre en compte. L’introduction de l'assurance qualité comme stratégie d'amélioration de la qualité des soins, l'amélioration du plateau technique par l’acquisition de matériel et d'équipements médico-techniques et la réhabilitation de centres de santé, etc. De façon globale, les bénéficiaires sont bien satisfaits du bilan du projet Equité dans les Collines. Les porte-parole des Ong et ceux des bénéficiaires ont remercié les responsables de l’Afd, d’Enabel pour l’appui consenti jusque-là et plaidé pour une seconde phase du projet Equité qui pourra davantage renforcer la couverture socio-sanitaire. Tour à tour, les directeurs généraux de l’Afd, Rémy Rioux et d’Enabel, Jean Van Wetter, ont aussi exprimé leur satisfaction au regard de tout ce qui a été fait par Equité dans les Collines. Société 18 nov. 2022


Participation aux législatives 2023 : La Cour constitutionnelle repêche Les Démocrates
  Déclaré non partant pour défaut de complétude des pièces manquantes à son dossier de candidatures, aux législatives du 8 janvier 2023, le parti politique Les Démocrates vient d’être repêché par décision El 22-004 du 17 novembre 2022 de la Cour constitutionnelle qui enjoint à la Commission électorale nationale autonome (Cena) de reconsidérer sa position. La Cour repêche Les Démocrates. Faisant suite à un recours du parti contre la Direction générale des Impôts (Dgi) pour non délivrance des quitus fiscaux dans les délais impartis, la Haute juridiction ordonne à la Cena de prendre en considération la nouvelle liste déposée par le mandataire des Démocrates, Eric Houndété, le 15 novembre 2022, faute d’avoir obtenu ledit document pour quatre candidats. La partie est relancée pour les militants de cette formation politique, qualifiée de l’aile dure de l’opposition au régime en place. Une décision qui rehausse la démocratie béninoise et témoigne de l’indépendance et de la crédibilité de la Cour constitutionnelle. Le juge du contentieux électoral a ainsi joué sa partition. Les regards sont à nouveau tournés vers la Commission électorale, seul organe habilité à délivrer le récépissé définitif, attestant de la participation d’un parti politique au scrutin du 8 janvier 2023. Une chose est sûre, les signaux sont désormais au vert pour Les Démocrates qui peuvent savourer une semi-victoire, en attendant la véritable bataille des urnes. Le Bénin démocratique vit sans doute avec ses hauts et bas, mais demeure un havre de paix pour ses fils. «Nous sommes heureux de constater qu’il existe encore des espaces de droit…», a déclaré l’ancien député Jude Lodjou, membre du parti Les Démocrates suite à la décision de la Haute juridiction. La Commission électorale pourrait les heures à suivre, se plier aux injonctions du juge du contentieux électoral, et satisfaire à l’obligation de délivrance du récépissé définitif au parti dirigé par Eric Houndété, étant entendu que l’obstacle lié au quitus fiscal est levé. « Considérant les difficultés auxquelles a dû faire face la Dgi et en vertu d’une part de l’adage suivant lequel la prescription ne court pas contre qui n’a pas pu agir…il convient de juger que doit être prise en compte, la liste déposée par le mandataire du parti Les Démocrates le mardi 15 novembre 2022 », a instruit la Cour. Ce revirement de situation augure de bonnes perspectives non seulement pour l’animation de la vie politique mais surtout pour la tenue d’un scrutin festif. ------------------ Extrait de la décision El 22-004 du 17 novembre 2022 --- Saisie d’une requête en date à Cotonou du 13 novembre 2022, enregistrée à son secrétariat le 15 novembre 2022, par laquelle le parti politique Les Démocrates agissant aux diligences de son président, Eric Houndété, forme un recours contre la Direction générale des Impôts pour violation du code électoral et de la Constitution.

Exposé du requérant

Le requérant expose que dans le cadre de la constitution du dossier de candidature du parti politique Les Démocrates aux élections législatives du 8 janvier 2023, plusieurs militants du parti ont formulé à partir du 30 septembre 2022, date d’opérationnalisation de la plateforme conçue à cet effet, des demandes de quitus fiscal auprès de la Direction générale des Impôts, pièce constitutive des dossiers de candidatures, qu’il indique que plus de 25 jours après, les demandes de certains requérants n’ont reçu aucune réponse de la Dgi que d’autres après avoir satisfait aux observations faites par la Dgi n’ont pas obtenu dans les 72 h comme le prévoit la loi, la délivrance du quitus fiscal, que d’autres encore, après avoir satisfait aux observations de la Dgi, ont reçu plutôt que le quitus fiscal, d’autres observations complémentaires. Considérant qu’il soutient que la non satisfaction à la date du 3 novembre 2022, lendemain de la date de clôture du dépôt des candidatures à la Cena, à 17 demandes de quitus fiscal formulées par les militants du parti Les Démocrates, est contraire aux dispositions de l’article 42 du code électoral aux termes desquelles, le directeur général des Impôts est tenu de délivrer le quitus fiscal à tout candidat à jour du paiement de ses impôts, dans les quinze jours qui suivent la réception de la demande. Le refus de délivrance du quitus fiscal est motivé et comporte l’indication en une seule fois du détail des impôts non payés, et a créé un énorme préjudice au parti qui n’a pu par ce fait déposer à bonne date à la Commission électorale nationale autonome un dossier complet de candidature. Qu’il en déduit la violation des articles 34 et 35 de la Constitution qui disposent respectivement, tout citoyen béninois civil ou militaire a le devoir sacré de respecter en toute circonstance la Constitution et l’ordre constitutionnel établi ainsi que les lois et règlements de la République. Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence et probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun, et demande à la Cour d’une part de constater la violation des articles 42 du code électoral, 34 et 35 de la Constitution, d’autre part et en tirant conséquence de cette violation d’autoriser le parti Les Démocrates à reconstituer auprès de la Cena son dossier de candidature.

Réplique de la Cena

Considérant qu’en réplique, la Cena observe que le 9 novembre 2022 après examen du dossier de la déclaration de candidature du parti politique Les Démocrates, le Conseil électoral de la Cena, après en avoir délibéré a relevé des insuffisances qui ont été notifiées le même jour au président du parti, que ces insuffisances se présentent comme suit, 17 quitus fiscaux manquants, 3 certificats de nationalité manquantes, un certificat de résidence non conforme, deux déclarations sur l’honneur, l’une manquante, l’autre non conforme, sept procurations dûment certifiées dont trois manquants et deux non conformes, deux casiers judiciaires non conformes. Qu’après la notification de ces insuffisances, les mandataires du parti politique Les Démocrates ont apporté les pièces complémentaires pour finaliser leurs dossiers et remis une nouvelle liste en remplacement de celle déposée le 2 novembre 2022, que la Cena soutient qu’après analyse des pièces complémentaires, il en est ressorti que le parti politique Les Démocrates a satisfait aux insuffisances précédemment notifiées et que quatre candidats n’ont toujours pas fourni de quitus fiscal, ce qui rend le dossier dudit parti incomplet. Que s’agissant des quatre quitus fiscaux manquants, la Cena sur le fondement qu’elle n’est pas partie prenante au fonctionnement de la plateforme, à l’édition des observations en matière fiscale, à la délivrance des quitus fiscaux, à l’arbitrage de l’observance ou des délais à la charge de la Direction générale des Impôts, se réserve d’opiner sur la violation supposée par la Dgi des dispositions du code électoral. Qu’elle soutient enfin que n’étant qu’un organe administratif chargé de l’application des textes, l’article 41 du code électoral ne l’autorise pas à admettre un quelconque remembrement ou reconstitution de liste de candidats.

Réaction de la Dgi

Considérant que de son côté, la Direction générale des Impôts (Dgi) affirme que la décision N° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral dispose en son article 41 que la déclaration de candidatures aux élections législatives doit être accompagnée de quitus fiscal des trois dernières années précédant la date de dépôt de candidatures, qu’elle ajoute que dans le cadre du processus électoral en cours, et en vertu de ses prérogatives, elle a par communiqué en date du 30 septembre, invité les candidats à soumettre individuellement leur demande de quitus fiscal tout en indiquant les impôts dont ils devraient être à jour au 31 décembre 2021. Qu’elle précise qu’un total de 4302 demandes ont été reçues dont 3673 en ligne et 729 sur support physique et que l’examen des dossiers ayant relevé que certains demandeurs n’ont pas apuré leur situation fiscale débitrice, des relances leur ont été adressées, que par suite, les candidats qui ont régularisé leur situation se sont vus délivrer le quitus tandis que ceux qui n’ont pas satisfait à l’obligation de payer les impôts dus n’ont pas pu l’avoir. Et développe que s’agissant des allégations du parti politique Les Démocrates, selon lesquelles ses militants, contrairement à d’autres, n’ont pu avoir accès à la plateforme pour la demande en ligne du quitus fiscal ne sont pas fondées, qu’elle conclut qu’il n’y a donc pas eu de traitement discriminatoire en ce qui concerne l’accès à la plateforme de demande de quitus fiscal. Considérant que la Direction générale des Impôts précise qu’elle a reçu au total 4302 demandes dont 3237 ont été traitées dans les délais de 15 jours et les quitus délivrés, et que 854 quitus ont été délivrés après le délai de 15 jours, qu’en outre 3788 appels ont été faits soit pour faire des observations, soit pour demander des pièces complémentaires, que le traitement des demandes a été aussi rendu difficile du fait de certains requérants qui ont fait à la fois des demandes en ligne et physiques, que la Direction générale des Impôts soutient par ailleurs que les allégations du parti Les Démocrates selon lesquelles certains militants ayant satisfait à toutes les observations faites n’ont pu entrer en possession de leur quitus ne sont pas fondées. Au total 95,09 % des demandes de quitus ont été satisfaites et que celles qui ne l’ont pas été sont celles de candidats n’ayant pas apuré leur situation fiscale et quelques curieux qui ont fait des demandes pour tester la plateforme. Qu’en conséquence, elle demande à la Cour de déclarer mal fondé le recours du parti Les Démocrates.

Décision

Il apparaît qu’en vue de la constitution du dossier de candidature du parti Les Démocrates pour les élections législatives du 8 janvier 2023, plusieurs militants de ce parti ont formulé, le 30 septembre 2022 auprès de la Direction générale des Impôts des demandes de quitus fiscal, pièce constitutive du dossier de candidature. Qu’aux termes de l’article 42 du code électoral, le directeur général des Impôts est tenu de délivrer le quitus fiscal à tout candidat à jour au paiement de ses impôts dans les 15 jours qui suivent la réception de la demande. Le refus de délivrance du quitus fiscal est motivé et comporte l’indication en une seule fois du détail des impôts non payés. Au cas où le requérant effectue le paiement exigé, le quitus lui est délivré dans les 72 h suivant la date du paiement. Que pour des raisons indépendantes de sa volonté notamment l’encombrement auquel elle a dû faire face compte tenu du nombre élevé de demandes du quitus fiscal et qui l’ont obligé à non seulement mettre à la disposition des demandeurs une plateforme de demande en ligne tout en laissant la faculté de faire des demandes physiques mais également a recruté de manière ponctuelle des agents d’appui, a effectué des heures supplémentaires, et ouvert ses portes pendant les jours non ouvrés, les samedis 8, 15, 22 et 29 octobre, puis le mardi 1er novembre, la Dgi n’a pu donner de réponse à toutes les demandes de quitus fiscal introduites devant elle dans les délais de 15 jours prévus par la loi. Le dispositif mis en place n’ayant permis de traiter toutes les demandes reçues dans les délais légaux. Qu’il en a résulté que des demandes introduites par les militants du parti Les Démocrates n’ont pu être traitées avant l’ouverture de la réception des dossiers de candidatures à la Cena, que le défaut d’information sur la situation fiscale de ces candidats avant la date de clôture de la réception des dossiers de candidatures à la Cena n’a pas permis au parti de constituer efficacement sa liste, étant donné que celui-ci aurait pu en toute connaissance de cause, choisir soit de remplacer sur sa liste les personnes qui ne seraient pas à jour vis-à-vis du fisc, condition essentielle pour la délivrance du quitus fiscal, soit de procéder au paiement des montants exigés par l’administration fiscale en vue de l’obtention dans les 72 heures du quitus sollicité conformément à l’article 42 al 2 du code électoral. Que par suite après l’étude du dossier de candidature par la Cena et l’appel des partis politiques à corriger les insuffisances relevées dans leurs dossiers respectifs conformément aux dispositions de l’article 45 al 5 du code électoral, il s’est révélé qu’à la date fixée pour le dépôt des pièces complémentaires nécessaires à la validité des dossiers, le parti Les Démocrates n’a pu fournir de quitus fiscal pour quatre candidats inscrits sur sa liste, mais a introduit une nouvelle liste tenant compte des quitus fiscaux effectivement délivrés à cette date. Considérant les difficultés auxquelles a dû faire face la Dgi, telles que soulignées par elle-même et en vertu d’une part de l’adage suivant lequel la prescription ne court pas contre qui n’a pas pu agir, et d’autre part du rôle de régulation de la Cour constitutionnelle, il convient de juger que doit être prise en compte dans le cadre de l’organisation des élections législatives du 8 janvier 2023, la liste déposée par le mandataire du parti Les Démocrates le mardi 15 novembre 2022. En conséquence, ordonne à la Cena de prendre en considération la liste déposée par le mandataire du parti Les Démocrates le 15 novembre 2022. Transcription : Arnaud DOUMANHOUN
Actualités 18 nov. 2022


Coupe du monde: Qatar 2022 Faux, pas de « 50 Go gratuits de la Fifa »
  (Evitez de tomber dans le panneau !) La tenue du Mondial 2022 au Qatar est une aubaine pour l’hameçonnage, la désinformation ou encore l’arnaque. Le 16 novembre dernier, une publication WhatsApp invite les amoureux du cuir rond à s’inscrire via un lien pour bénéficier de « 50 Go d’internet gratuit de la Fifa, valable pendant deux mois, pour regarder les matchs ». Le modus operandi montre qu’il s’agit d’un hameçonnage. La Fédération internationale de football association (Fifa) distribue-t-elle actuellement 50 Go de connexion internet gratuite pour permettre aux fans du football de regarder le Mondial 2022 ? Un lien partagé via WhatsApp laisse croire que oui. « Plan de données gratuit de 50 Go pour tous les réseaux. La Coupe du monde de la Fifa, Qatar 2022 offre 50 Go d’internet gratuit ! ». Ce message, contenant une faute s’affiche à travers le lien du site. L’internaute ayant partagé la publication ajoute: «La Fifa offre aux gens du monde entier 50 Go de données gratuites pour regarder la Coupe du monde du cartel 2022 ». « J'ai reçu le mien », assure-t-il avant d’inviter les internautes qui souhaitent en recevoir aussi à cliquer sur le lien pour accéder au site. « Ouvre ceci https://4g.66-888.shop/?s=5 », incite l’auteur du partage.

Procédé inquiétant

Une fois sur le site, le visiteur est convié à cliquer sur le bouton Continuer pour poursuivre le processus. A l’étape suivante, il lui est demandé d’inscrire son numéro de téléphone WhatsApp. Une fois que c’est fait, la plateforme procède à une vérification avant de féliciter l’utilisateur pour avoir gagné « 50 Go de données gratuites ». Mais il faut encore accomplir une dernière mission avant d’espérer recevoir ce forfait internet valable pendant trois mois. « …Pour obtenir vos données gratuites de 50 Go, cliquez d'abord sur le bouton vert "WhatsApp" et partagez ces informations avec 12 amis ou groupes sur WhatsApp pour les inviter à en profiter également. Après avoir envoyé le message, vous obtiendrez maintenant vos données gratuites de 50 Go sur votre mobile dans les 5 minutes», recommande le site. Le processus ne conduit à rien du tout. Aucun forfait internet obtenu à la fin. Pourtant, certains internautes attestent sur la plateforme qu’ils ont reçu leur part du forfait. Le site signale près de 8 000 commentaires et près de 1 000 partages. Mais ces deux indicateurs sont difficiles d’accès. Pas moyen de les consulter dans les détails. Seuls quelques messages élogieux s’affichent.

Stratégie de l'hameçonnage

Le site internet en question n’a aucun lien avec celui de la Fifa en termes de contenu. Sa qualité laisse d’ailleurs à désirer. Les fautes d’accord s’y retrouvent également. Ce qui montre, au premier coup d’œil, que la plateforme est suspecte. L’adresse du site (https://4g.66-888.shop/?s=5 ) l’est aussi, car elle est différente de celle de la Fifa (https://www.fifa.com/). Les outils whois.com et urlvoid.com ont permis de sonder la crédibilité de ce site. Rien de convaincant n’en sort. « Nom de domaine : 66-888.shop ; Statut : client Transfer Interdit ; Serveurs de noms : jihoon.ns.cloudflare.com saanvi.ns.cloudflare.com; Ville : Amsterdam ; Région : Hollande du Nord », signalent les deux outils. Le mode opératoire utilisé est celui de l’hameçonnage (phishing en anglais). C’est une technique frauduleuse destinée à leurrer l’internaute pour l’inciter à communiquer des données personnelles (comptes d’accès, mots de passe…) et/ou bancaires en se faisant passer pour un tiers de confiance.

Verdict

La publication selon laquelle la «Fifa offre 50 Go de forfait internet gratuit » via le https://4g.66-888.shop/?s=5 pour permettre aux amoureux du football de regarder la Coupe du monde, n’est pas crédible. Il y a un fort risque que les internautes soient victimes de l'hameçonnage?
Fact-Checking 18 nov. 2022


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