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Nouvelles

Enrôlement au Ravip à l'Anip : Les populations invitées à se rendre dans leurs arrondissements
Plus d'usagers demandeurs d'enrôlement au Ravip au siège de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip) à Cadjehoun à Cotonou. A travers un communiqué en date du 27 octobre 2022, le gestionnaire-mandataire les invite à se rendre désormais dans les bureaux d'arrondissement de Cotonou pour être pris en compte. Par ESTELLE VODONNOU (Sag.) Lire la raison de cette décision : [caption id="attachment_89281" align="alignnone" width="215"] Communiqué de l'Anip, ce 27 octobre 2022[/caption] Actualités 27 oct. 2022


Bénin : Ces 11 pièces d'identités autorisées pour les législatives de 2023
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, a dévoilé, dans un arrêté en date du 25 octobre 2022, les pièces qui vont permettre aux électeurs de justifier leur identité lors du scrutin du 8 janvier 2023. Elles sont désormais au nombre de 11 les différentes pièces pouvant permettre au peuple béninois de se rendre aux urnes le 8 janvier 2023 pour les élections législatives. A travers le nouvel arrêté signé par le ministre de l’Intérieur, les électeurs peuvent décliner leur identité avec les documents suivants : une carte nationale d'identité en cours de validité ou non, une carte d'identité biométrique, un passeport en cours de validité ou non, un permis de conduire, une carte d'identité professionnelle, un livret de pension civile ou militaire comportant la photographie du titulaire, un certificat du Numéro personnel d'identification/fiD, un certificat d'identification personnelle en cours de validité ou non, une carte d'Étudiant, une carte d'identité scolaire ou une carte de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). A noter que la Commission électorale nationale autonome (Céna) commence l’enregistrement des déclarations de candidatures des partis politiques dès ce vendredi 28 octobre 2022. Actualités 27 oct. 2022


Gilbert Houngbo, nouveau Dg de l’Oit: « Stimuler la justice sociale dans le monde d’aujourd’hui est un défi »
  Gilbert Houngbo, premier directeur général africain de l'Organisation internationale du travail, a entamé son mandat de cinq ans le 1er octobre dans un monde secoué par des crises qui se chevauchent, un coût de la vie en hausse et des inégalités béantes aggravées par la pandémie. Il s'est entretenu avec La Nation au cours de ce premier mois de travail à la tête de l’Oit. Elu en mars dernier 11e Directeur général de l’Organisation Inter-nationale du Travail (Oit), Gilbert Hougnbo était, jusqu’à fin septembre, président du Fonds Inter-national de Développement Agricole (Fida) de l'Onu, basé à Rome. L’ancien premier ministre du Togo connaît bien les rouages internes de l'organisation dont il a pris les rênes récemment, puisqu'il en a été le directeur adjoint chargé des opérations sur le terrain pendant quatre ans, jusqu'en 2017. L'Oit est la plus ancienne agence spécialisée des Nations Unies. Elle a été fondée en 1919 et a pour mandat de promouvoir le travail décent pour tous. Elle compte 187 États membres. Lorsque vous étiez candidat au poste de directeur général, vous avez déclaré qu'un nouveau contrat social était nécessaire pour le marché du travail mondial. Quand comptez-vous le mettre en place et de quelle manière ? Stimuler la justice sociale dans le monde d'aujourd'hui est un défi. Mais une compréhension commune de la politique économique et sociale progressiste est en train d'évoluer alors que les pays luttent pour sortir des énormes crises causées par la pandémie de Covid-19 et pour essayer d'éviter une récession économique en raison du conflit en cours en Ukraine. Plus que jamais, l'Oit doit collaborer plus efficacement avec les gouvernements, les employeurs et les travailleurs pour assurer la protection sociale de quatre milliards de personnes dans le monde. Je souhaite même aller au-delà et faire pression pour une protection sociale à l'échelle mondiale. Nous devons également favoriser l'accès à l'emploi pour les 200 millions de femmes et d'hommes qui en sont privés. Sans oublier la mission de libérer les 160 millions d'enfants contraints au travail. La mise en place d'un mécanisme anti-crise socialement durable doit se faire en collaboration avec le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale. Nous devrions également renforcer notre collaboration avec les autres organisations multilatérales, non seulement celles du système des Nations unies, mais également avec les organisations liées au commerce telles que l'Organisation mondiale du Commerce (Omc) et la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced). Qu'en est-il de l'Afrique où la plupart des gens exercent une activité dans le secteur informel ? L'économie mondiale repose réellement sur le secteur informel, 1,6 milliard de personnes y sont actives, mais en Afrique, il représente parfois jusqu'à 80 % du Pib. Il joue un rôle majeur dans la production, la création d'emplois et la génération de revenus. L'informalité expose les travailleurs à un risque accru de vulnérabilité et de précarité. Nous devons travailler avec nos Etats membres, avec les organisations de travailleurs et d'employeurs, afin de garantir que la stratégie nationale garde toujours la protection sociale au cœur du développement. Il est donc important de travailler sur le financement des régimes qui seraient mis en place. Dans l'Union européenne, plus de trois pour cent des emplois sont vacants, ce qui signifie qu'il y a environ six millions de postes disponibles en raison d'une pénurie de personnes qualifiées. Serait-ce une solution de demander à des personnes qualifiées d'autres régions du monde d'occuper ces positions vacantes ? J’adhère tout à fait à cette idée. De nombreux pays du Sud fournissent déjà des travailleurs qualifiés aux pays occidentaux. Nous pouvons citer l'exemple des infirmières et autres travailleurs de la santé d'Afrique australe, des Philippines et de l'Inde qui sont employés au Royaume-Uni, en Allemagne et dans certains pays nordiques. D'un côté, cela apporte une solution, mais de l’autre, cela prive certains pays de travailleurs qualifiés. Une solution gagnant/gagnant pourrait être trouvée. L'Oit peut apporter une contribution positive en aidant les pays qui fournissent du personnel soignant à intensifier la formation professionnelle des infirmières en concluant des accords avec les pays où il y a pénurie. Dans un certain contexte, il pourrait s'agir uniquement d'une fourniture périodique de cette expertise ou pour une période donnée de l'année. Il est donc clair qu'il y a là des possibilités que nous devons explorer en profondeur. Dans moins d’un mois, la Coupe du monde de la Fifa 2022 se déroulera au Qatar. Le pays est très critiqué pour les conditions de travail de son importante population de migrants. Comment l'Oit a-t-elle débuté sa collaboration avec le pays et êtes-vous satisfait des réformes qui sont déjà menées ? Globalement, l'évaluation de l'Oit est que l'Etat du Qatar a fait de grands progrès (abolition du système de kafala, introduction de salaire minimum, mesures de protection contre la chaleur...) en un temps relativement court. Il faut le dire car c’est une évolution à laquelle on n’assiste pas souvent. Reconnaître les progrès ne signifie pas que le travail est terminé. Nous avons maintenant besoin d'une période de consolidation au cours de laquelle les institutions chargées de la mise en œuvre et de l'inspection doivent être développées. Le Qatar et l'Oit sont tous deux disposés à poursuivre leur travail au-delà de la Coupe du monde de la Fifa. Parmi les réformes réalisées par le Qatar, on peut noter le démantèlement, en 2016, du "système de kafala", qui accorde des pouvoirs excessifs à l'employeur sur l'employé. L'Oit va-t-elle encourager les autres pays arabes à abolir ce système considéré comme une forme d'esclavage moderne ? L'amélioration que nous avons constatée au Qatar est unique dans la région. Cependant, l'Oit a travaillé avec d'autres pays. Par exemple, en 2021, le Royaume d'Arabie saoudite a lancé une grande initiative de réforme du travail qui est entrée en vigueur au début de l’année 2022. Les choses bougent, à des rythmes différents et selon la situation de chaque pays. En août dernier, la Chine a ratifié deux conventions fondamentales de l'Oit contre le travail forcé, même si votre organisation a exprimé de profondes inquiétudes quant aux pratiques d'emploi dans la région du Xinjiang. L'envoi d'une mission de conseil technique en Chine a été recommandé. Pouvez-vous nous en dire plus ? Bien sûr, nous sommes très préoccupés par les allégations. Le cas de la Chine a été présenté devant notre mécanisme de contrôle, le comité d'experts et le comité de conférence sur l'application de la norme. La question a été débattue lors de la Conférence internationale du travail (Cit), en juin. Plusieurs décisions ont été prises dont l’envoi d’une mission technique. Ce qui est crucial, c'est que, quelle que soit la difficulté de la situation, nous devons nous assurer à ne jamais rompre le dialogue avec l’Etat-membre ; qu’il s’agisse de dialogue social ou politique. J'espère avoir bientôt l'occasion de m'entretenir avec les autorités chinoises à Genève ou ailleurs. Le gouvernement chinois a indiqué qu'il était prêt et disposé à avoir une discussion approfondie et un engagement constructif avec l'organisation. Cela signifie-t-il que la Chine a déjà donné le feu vert pour cette mission technique ? Il s'agit d'un processus différent. Dans les semaines à venir, je verrai exactement où nous en sommes. Mais lors de la discussion de la Cit, le sentiment était que la Chine ne refuse pas la poursuite du dialogue ou un engagement. L'Amérique latine est marquée par le chômage et le nombre croissant de travailleurs pauvres. C'est aussi la région qui dépose le nombre le plus élevé de plaintes à l'Oit. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur le type de plaintes ? Et comment allez-vous aborder ce problème ? En effet, environ 20 à 25 % des plaintes proviennent d'Amérique latine. Elles sont généralement liées au non-respect des conventions de l'Oit que les pays ont ratifiées.

Quel est le nombre de pays qui ne respectent pas les documents qu'ils ont ratifiés ?

Dans le monde, beaucoup de pays ne respectent pas leurs ratifications. Mais dans le cas de l’Amérique Latine, disons que cela reflète d’une part des problèmes qui ne doivent pas être sous-estimés et d’autre part cela indique que le pays a ratifié nos Conventions car si ce n’était pas le cas, la plainte ne pourrait être reçue. Dans ce type de situation, l'importance réside donc dans le dialogue social et la résolution des conflits. Nous devons travailler avec les travailleurs, les employeurs et les Etats membres pour nous assurer que nous pouvons trouver des moyens, au niveau national et au niveau régional, de résoudre le problème avant de nous tourner vers le mécanisme de contrôle de l'Oit.

Avez-vous l’intention de «mettre à jour» certaines approches de l'Oit pour couvrir des questions liées aux nouvelles façons de travailler ? Je pense en particulier aux nombreuses personnes qui désormais travaillent à distance.

Beaucoup d'initiatives ont déjà été mises en place. Nous allons essayer d'être beaucoup plus efficaces et efficients. L'Oit doit donner le bon exemple en matière de télétravail, d'une manière qui corresponde aux conditions de travail auxquelles sont confrontés les jeunes d'aujourd'hui et les travailleurs en général. En même temps, il faut garder à l'esprit la nécessité de rester productif et de trouver une solution gagnant-gagnant. Je souhaite que l'Organisation internationale du Travail soit mieux connue des citoyens du monde, qu'ils découvrent ce qui a été accompli au cours des 100 dernières années et ce que nous faisons maintenant pour construire un avenir meilleur.
International 27 oct. 2022


Soutenance de thèse de Claude N. Azalou-Tingbé: Des innovations pour produire le « Ahowé »
(L’appel du chercheur au gouvernement) Les obstacles à une production à grande échelle du petit kola, appelé « Ahowé » viennent d’être levés au Bénin. La thèse soutenue par Dr Claude Azalou-Tingbé le 26 octobre 2022 à l’Uac ouvre la voie à l’organisation d’une filière, pour générer des devises et créer des emplois. Une grande opportunité agricole se présente au Bénin. Et il faut la saisir avant qu’elle ne nous échappe. « Nous avons la possibilité de créer des parcs de Garcinia kola Heckel (Ahowé en fongbé), de vendre les graines autant sur le marché local qu’international. Nous pouvons les transformer en boissons, jus, liqueurs et biscuits », déclare, avec fierté, Dr Claude N. Azalou-Tingbé. Le chercheur se fonde sur les progrès auxquels a abouti sa thèse de doctorat soutenue le 26 octobre 2022 à l’Uac sur le thème : « Valorisation de Garcinia kola Heckel au Bénin : Étude de la phénologie et du déterminisme des régénérations in situ et ex-situ dans la production et le renforcement de la population de l’espèce ». « La thèse apporte de nouvelles techniques sylvicoles et permet à la population de Garcinia kola Heckel d’être beaucoup plus renforcée », précise Dr Claude Azalou-Tingbé. Le petit kola est en effet une espèce fruitière forestière à usage multiple. Mais sa surexploitation contribue à son déclin. Une thèse d’intérêt Dirigée par Prof. Corneille Ahanhanzo et Prof. Achille Assogbadjo, cette thèse ouvre la voie à la conservation de l’espèce. L’ensemble des facteurs qui influencent la production fruitière ont été identifiés. La restauration ainsi que la conservation in situ (en milieu naturel) en zone guinéo-congolaise au Bénin peuvent significativement se réaliser aussi bien dans le district phytogéographique de Pobè que dans celui de la Vallée de l’Ouémé. Le jury international présidé par Prof. Hubert Adoukonnou-Sagbadja a été sidéré. « L’intérêt réside d’abord sur la plante que nous appelons en fon Ahowé. Il se fait que dans notre culture, on ne la plante pas. Les gens estiment qu’on ne vit pas longtemps pour récolter. Mais c’est le temps de croissance qui est trop long. Tout le monde peut en planter. Cette thèse a permis de développer une technologie pour faciliter la germination. Puis il a été développé au laboratoire des biotechnologies pour une multiplication en masse », apprécie Prof. Hubert Adoukonnou-Sagbadja.

Une innovation à breveter

Grâce à ces travaux, la régénération in vitro par embryogenèse somatique est possible. C’est une technique qui permet de générer un embryon à partir d'un cal ou de suspensions cellulaires. Selon Dr Claude Azalou-Tingbé, cela va aboutir à des vitro-plants vigoureux. « Nous avons tenté quelque chose qu’aucun scientifique n’a réussi jusque-là. C’est l’embryogenèse somatique de l’espèce. Tous ceux qui ont essayé d’entreprendre cette voie avaient échoué parce que c’est une technique très difficile. Nous avons pu obtenir les cals au niveau de cette espèce. Ce qui est un progrès mondial à l’actif du Bénin », a-t-il souligné. Avec ces outils de biotechnologie moderne, l’espoir est permis. « Plusieurs tentatives ont été faites par d’autres laboratoires avant nous, mais les résultats n’avaient pas été probants. Ceux de Claude Azalou-Tingbé sont aujourd’hui probants. On va s’y atteler pour breveter ce qui a été découvert. On va poursuivre pour aller à l’échelle industrielle en matière de production de semences de cette spéculation», a rassuré Professeur Corneille Ahanhanzo. Pour une révolution scientifique, c’en est une. Elle sera bénéfique aux programmes de production, de régénération in situ et ex-situ, de conservation in situ et ex-situ, de domestication, d’amélioration et de valorisation du « Ahowé» au Bénin. « Nous souhaitons que le gouvernement du Bénin puisse considérer cette espèce et l’organiser en filière. Il y a beaucoup de pays qui s’en approprient. La Chine, le Royaume-Uni ou l’Afrique du Sud en importent beaucoup pour les industries agroalimentaires. La transformation sur place dans la zone industrielle de Glo-Djigbé par exemple va rapporter beaucoup de devises et générer des emplois », plaide Claude Azalou-Tingbé, qui a soutenu avec brio sa thèse, avec la mention « Très honorable », avec les félicitations du jury?
Actualités 27 oct. 2022


Coopération bilatérale: Les infrastructures, grande passerelle entre la Chine et le Bénin
Le Bénin enregistre d’importantes réalisations dans le secteur des infrastructures depuis cinquante ans grâce à l’empire du Milieu qui ne lésine pas sur les moyens. L’appui de la Chine au développement du Bénin dans le secteur des infrastructures ne date pas d’aujourd’hui. L’empire du Milieu est l’un des pays les plus fiables en matière de partenariat. Ses concours sans conditionnalités s’expriment sous forme de prêts sans intérêts et de dons. Peng Jintao, ambassadeur de Chine près le Bénin, soutient qu’il n’y a pas eu de nuages dans la coopération entre les deux pays depuis 50 ans. Au cours d’une rencontre avec les médias, jeudi 22 septembre, il a précisé que son pays a énormément contribué à la réalisation des infrastructures au Bénin. Le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1972 a donné lieu à des actions remarquables. Du régime de Mathieu Kérékou à celui de Patrice Talon en passant par celui de Boni Yayi sans oublier Nicephore Soglo, les réalisations chinoises sont diversifiées et se sont intensifiées au fil des années. « Le Bénin est très heureux de compter au nombre de ses partenaires privilégiés et stratégiques, la République populaire de Chine », apprécie Erick Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

Mille et une réalisations…

Plusieurs réalisations traduisent l’excellente qualité des relations entre la Chine et le Bénin. La construction et la réhabilitation du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, la construction du bâtiment administratif du ministère des Affaires étrangères, la réalisation de l’échangeur de Godomey, la construction de l’hôpital d’instruction des armées de Parakou, la construction du lycée technique d’amitié sino-béninoise d’Akassato et bien d’autres. La passerelle entre les deux pays n’a cessé de s’élargir au fil des années à travers mille et une réalisations. Infrastructures, mais aussi innovations. Inauguré le 1er octobre 2014 et mis en service quinze jours plus tard, le lycée technique d’amitié sino-béninoise d’Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi est le fruit de la coopération dynamique entre la Chine et le Bénin. La réalisation de cet ouvrage s’élève à 7 milliards de francs Cfa. Il se présente comme le seul établissement de cette envergure. Autre illustration, l’hôpital d’instruction des armées de Parakou communément appelé hôpital chinois. Il a été construit sur financement chinois. Inauguré en février 2011, il est peint comme un pôle d’excellence national, régional, voire international au regard de la qualité de ses infrastructures. La construction de l’échangeur de Godomey a été une réalité grâce à la contribution de la Chine qui a déboursé un montant de 10 milliards F Cfa. La signature de l’accord de financement entre les deux pays pour la réalisation de cette infrastructure qui permet de rejoindre Cotonou avec beaucoup plus de facilité s’est tenue le 19 novembre 2008. Aussi, la réalisation de la Tour administrative de Cotonou est le fruit du partenariat entre la Chine et le Bénin. D’un montant total de 15,6 milliards de F Cfa, entièrement financée par Exim Bank de Chine, l’inauguration de cette tour a eu lieu le mercredi 31 juillet 2013. Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est aussi devenu une réalité grâce à l’empire du Milieu qui a déboursé un montant global de 83 000 000 F Cfa soit 1 000 000 de Yuan Rmb. Considéré comme le premier symbole de la coopération sino-béninoise, le stade de l'Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou a été mis en service en novembre 1982. La construction de ce prestigieux stade, le plus important dont dispose le Bénin, a été financé entièrement par la République populaire de Chine pour un montant global de 10 millions de dollars. Il a connu récemment une rénovation pour un coût global de 13 milliards et le chantier a été livré à la partie béninoise, le 1er juillet 2021. La réalisation de ces différentes infrastructures témoigne de l’excellente coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération qui, selon Peng Jintao, repose sur des bases solides de fraternité, d’amitié, de partenariat gagnant-gagnant, de respect mutuel et d’égalité. Raison pour laquelle, elle se consolide d’année en année depuis 50 ans?
Actualités 27 oct. 2022


Exposition universelle 2030: La Corée du Sud sollicite le soutien du Bénin pour sa candidature
Le ministre Aurélien Agbénonci a reçu en audience à son cabinet, ce mardi 25 octobre, un envoyé spécial du président de la République de Corée du Sud. Au sortir de cet entretien, Kim Yunil, secrétaire du président de la République, chargé de la politique économique pour le futur a levé un coin de voile sur l’objet de son déplacement. « La Corée du Sud sollicite le soutien du Bénin pour sa candidature pour accueillir l’Exposition universelle 2030. Nous voulons partager notre expérience », a-t-il révélé. L’émissaire du président Yoon Seok-Youl a profité de cette tribune pour faire un mea culpa suivi de promesse d’amélioration. En effet, il reconnaît qu’il y a certaines lacunes dans la relation de son pays avec le continent africain et promet que la politique extérieure sud-coréenne sera revue. « Nous allons changer de cap vers l’Afrique », a-t-il annoncé fermement. Les expositions universelles permettent au pays choisi de construire d’extraordinaires pavillons et de transformer durablement la ville hôte. Quatre pays ont fait acte de candidature pour accueillir l’édition 2030 et succéder ainsi au Japon et Dubaï. Il s’agit de la Corée du Sud, de l’Ukraine, de l’Italie et de l’Arabie saoudite. Les 170 États membres du Bureau international des expositions (Bie) dont fait partie le Bénin éliront la ville hôte au cours de la 173e assemblée générale de l’organisation, prévue en novembre 2023. Les expositions universelles se tiennent tous les cinq ans et durent au maximum six mois n   Actualités 26 oct. 2022


Audience à la Haac: La présidente du Riarc chez Rémi Prosper Moretti
  Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Rémi Prosper Moretti a reçu en audience, ce mardi 25 octobre, Latifa Akharbach, présidente du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc). Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Définir les axes des actions futures pour la période 2022-2024 et redémarrer l’action commune en matière d’élaboration de la feuille de route. C’est l’objectif de la visite de Latifa Akharbach, présidente du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc) au siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) hier mardi 25 octobre. Au terme de ses échanges avec Rémi Prosper Moretti, elle a témoigné sa reconnaissance au président de la Haac et secrétaire exécutif du Riarc. « Je voudrais témoigner ma gratitude aux autorités supérieures et au gouvernement du Bénin pour le soutien qu’ils ont apporté à notre réseau au siège ici, la cohérence opératoire et le suivi de nos feuilles de route », a-t-elle indiqué. A l’en croire, cette rencontre est d’une grande importance pour lister les activités à inscrire dans l’agenda du réseau. « Notre réseau joue un rôle important dans la consolidation des bonnes pratiques en matière de régulation des médias. Il devient un interlocuteur qui acquiert plus de poids, plus de crédibilité, plus d’expertise pour être écouté par des plateformes numériques transnationales », a-t-elle déclaré. Selon ses dires, le Riarc constitue le cadre multilatéral de coopération et de concertation de référence entre les instances de régulation des médias du continent africain et contribue à asseoir l’autorité technique, professionnelle et institutionnelle de ses instances membres. Ce réseau se propose de renforcer la contribution des régulateurs des médias à la consécration d’un paysage audiovisuel africain pluraliste, promoteur de la diversité des sociétés africaines, respectueux des principes des droits humains et vecteur des valeurs démocratiques et humanistes. Et pour cela, préconise la présidente du Riarc, il faudrait que les régulateurs soutiennent toutes les stratégies de renforcement, de production nationale chez nos opérateurs individuels. Rappelons que Latifa Akharbach est présidente de la Haute autorité de la communication audiovisuelle du Maroc. Elle a été portée à la tête du Réseau des instances africaines de régulation de la communication réunissant 36 pays, vendredi 23 septembre 2022, pour un mandat de deux ans. Actualités 26 oct. 2022


Bénin : Tout ce qu'il faut savoir sur la Cour spéciale des Affaires foncières
Bonne nouvelle. La
loi 2022-16 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour spéciale des affaires foncières est promulguée par le chef de l'Etat Patrice Talon. Cette juridiction connaît des actions réelles immobilières, des actions relatives à l'expropriation pour cause d'utilité publique. Toutefois, le contentieux des actes administratifs relatifs au foncier reste de la compétence du juge administratif. [caption id="attachment_87148" align="aligncenter" width="453"] Le chef de l'Etat, Patrice Talon, a promulgué la loi portant création de la Cour spéciale des Affaires foncières [/caption]   La Cour spéciale des affaires foncières a pour ressort territorial les communes ci-après: Abomey-Calavi, Allada, Cotonou, Ouidah, Porto Novo, Sėmė-Podji et Tori-Bossito. Son siège est situé à Cotonou. Mais la cour peut, si elle le juge utile, se réunir en d'autres lieux relevant de son ressort territorial.  La cour spéciale des affaires foncières comprend une chambre des appels, une chambre de première instance, un parquet et  un greffe. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/10/loi-2022-16.pdf"]   Actualités 25 oct. 2022


2e édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique: Intelligence artificielle, diplomatie et entrepreneuriat au menu
La 2e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique démarre ce jour, au Caire en Egypte. Elle prend fin le 28 octobre prochain. Ces assises seront meublées par trois évènements de grande envergure. La Francophonie scientifique sera à l’honneur cette semaine au Caire en Egypte. Ce mardi, en effet, démarre dans la capitale égyptienne, la 2e édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique. Au moins 700 participants venus de plusieurs pays du monde prendront part aux activités. Conformément au programme établi, trois événements phares vont meubler cette deuxième édition de la Semaine. Il s’agit du 1er congrès de la jeunesse estudiantine francophone, les 25 et 26 octobre 2022. Cette rencontre réunira 100 étudiant(e)s leaders francophones de 50 pays. Le congrès est placé sous le thèm : « L’Entrepreneuriat comme voie du succès par l’innovation ». Ces jeunes se retrouvent pour la première fois et sont les présidents et représentants des Clubs leaders étudiants francophones (Cléf). Ces assises devraient déboucher sur la création du Réseau mondial des Clubs étudiants. Ce nouveau réseau entend mobiliser la jeunesse estudiantine et impulser la mise en réseau internationale de la jeunesse francophone. « Ils vont échanger, partager leurs expériences, faire des rencontres interculturelles et réfléchir collectivement autour de nombreux défis… Ils vont également découvrir des témoignages inspirants de jeunes entrepreneurs soutenus par l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), avec qui ils pourront échanger sur leur passionnant parcours… Et ils assisteront à des conférences sur la gestion de projet et sur les bénéfices de l’entrepreneuriat et de l’engagement associatif », ont fait savoir les organisateurs. La 6e conférence ministérielle francophone est le deuxième événement phare de la Semaine. Cette conférence accueillera une trentaine de ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des pays membres. La rencontre devrait prendre fin par la validation du « Manifeste pour une diplomatie scientifique francophone ». L’idée d’un tel Manifeste est née lors de la 5e conférence ministérielle à Bucarest, en septembre 2021. À en croire les organisateurs, l’Auf a entrepris un travail de synthèse pour aboutir à un projet complet. Et le Manifeste sera un document de référence présentant une méthodologie pour développer une politique de diplomatie scientifique francophone et une proposition de thématiques prioritaires de coopération internationale et partenariats dans l’espace francophone mondial. Les 2es assises internationales de la Francophonie scientifique constituent le dernier grand événement prévu au cours de la Semaine mondiale francophone scientifique. Cette rencontre se déroulera du 26 au 28 octobre 2022. Elle va réunir plus de 500 enseignants-chercheurs et experts en mode hybride (en présentiel et par visioconférence). Le thème retenu pour cette activité est : «L’Intelligence artificielle face à la pluridisciplinarité ». Ce thème sera donc au cœur des débats scientifiques de cinq ateliers disciplinaires selon une approche ouverte sur la société. « Les réflexions menées concernent les impacts de l’Intelligence artificielle sur les femmes et les hommes, sur nos sociétés, sur les activités d’enseignement et de recherche de nos établissements-membres et sur la jeunesse étudiante », détaillent les organisateurs. Les ateliers disciplinaires prévus concernent les Sciences de la Santé, les Sciences humaines, les Sciences sociales, les Sciences de gestion et les Sciences et techniques. Toujours au cours de ces 2es assises internationales, un atelier spécial sera organisé pour lancer le Réseau Francophone en intelligence artificielle (Réfia). Plusieurs autres activités sont au programme de la 2e édition de la Semaine mondiale, telles que les ateliers thématiques (sur la publication de la recherche et la prospective en éducation) et spéciaux qui seront l’occasion de poursuivre les réflexions et les échanges entre experts afin de développer davantage la Francophonie scientifique à travers le monde? Société 25 oct. 2022


Projet de délocalisation du port de pêche artisanale de Cotonou: Les acteurs à la base y adhèrent
  La délocalisation du port de pêche artisanale de Cotonou sera une plus-value pour le sous-secteur et les praticiens de cette activité. Pêcheurs et mareyeuses ont fait part de leur adhésion à ce projet, vendredi 21 octobre dernier, à l’occasion du 2e panel du « Mois du consommons local » organisé par le ministère de l’Industrie et du Commerce avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.

« Perspectives du projet de délocalisation du port de pêche artisanale de Cotonou ». C’est autour de cette thématique que Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce; Raymond Adjakpa-Abile, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci Bénin) ; Louis Victor Amétépé, président de l'Union nationale des pêcheurs marins artisans et assimilés du Bénin (Unapemab) et Kristof Van den Branden, directeur commercial et marketing du Port autonome de Cotonou, ont échangé avec d’autres acteurs. D’entrée, le projet de délocali-sation a été présenté aux participants. Le futur port sera dédié aux activités de pêche artisanale semi-industrielle. Il sera décomposé en zones de services nautiques, lesquelles comprendront des infrastructures modernes pour le service de remorquage et de pilotage du port ; une zone dédiée à la marine nationale et un chantier naval. Il y aura également une zone dédiée au développement des activités liées à la pêche artisanale et semi-industrielle. Cette zone comprendra des quais de déchargement, des zones d’abri pour les embarcations, un plan incliné pour la mise en cale des pirogues, des ateliers de réparation des filets et des moteurs, etc. Le recyclage des déchets est également pris compte par le projet. « Le nouveau port de pêche artisanale sera tout proche du port actuel et situé à l’entrée du lac Nokoué… », a précisé Kristof Van den Branden. Il couvrira une superficie de 20 hectares contre 3 ha pour l’actuel port. Le projet « induit tout un circuit de mise en vente des produits de la pêche et de suivi sanitaire et statistique… », a renchéri le directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce.

Adhésion des acteurs à la base

Les entrepreneurs présents dans la salle ont été heureux de prendre connaissance des nombreuses opportunités d’affaires, de formations et autres impacts sociaux économiques du projet. Les pêcheurs de l’Unapemab adhèrent à l’idée d’un nouveau port de pêche artisanale plus rentable. Ils l’accueillent avec enthousiasme et se disent prêts à travailler pour l’aboutissement du projet. Un projet qui, selon le président de l’Unapemab, présente plusieurs avantages pour eux, pêcheurs marins et assimilés. « Nous aurons l’occasion d’aller pêcher en haute mer avec des navires plus indiqués parce que depuis toujours, nous utilisons nos barques… Les mareyeuses auront aussi la faciliter de transformer les produits halieutiques dans de meilleures conditions. Nous allons bénéficier de financement pour acquérir des équipements de pêche adéquats… », a souligné Louis Victor Amétépé. Le projet de construction du futur port de pêche artisanale de Cotonou démarre en 2023 pour s’achever fin 2024.
Actualités 25 oct. 2022


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