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L’Antenne départementale de l’Ouémé de l’Institut national de la Femme (Inf) intensifie la lutte contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (Vbg-Ft). À travers des séances de sensibilisation organisées à Akpro-Missérété et Adjarra, elle a appelé les populations à un usage responsable des outils numériques et à la dénonciation systématique de toutes formes de violences.
La lutte contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie mobilise les communautés de l’Ouémé. Jeudi 29 octobre dernier, à Akpro-Missérété, puis vendredi 30 octobre, à Adjarra, l’Antenne départementale de l’Ouémé de l’Institut national de la Femme (Inf) a sensibilisé les populations aux dangers liés aux mauvais usages des technologies numériques.
Élus locaux, sages, artisans, femmes de groupements, apprentis, parents et élèves ont pris part à ces rencontres placées sous le signe de la protection des femmes et des filles, du respect des droits humains et de la lutte contre les pratiques traditionnelles préjudiciables.
Animant les séances, le point focal départemental de l’Inf, Elise Sènou, a expliqué que les Vbg-Ft désignent tout acte de violence commis, facilité, aggravé ou amplifié par les nouvelles technologies de l’information et de la communication ou les médias numériques, à l’encontre d’une personne en raison de son genre.
Elle a présenté les différentes manifestations de ces violences ainsi que leurs conséquences sociales, psychologiques et économiques. Insistant sur la prévention, elle a exhorté les participants à faire preuve de prudence dans l’utilisation des téléphones portables, des ordinateurs et des réseaux sociaux. Elle les a également invités à signaler et à dénoncer rapidement tout cas de violence.
Parmi ses recommandations figurent la prudence dans le partage des photographies personnelles et l'instauration du dialogue entre parents et enfants. « Nous demandons à nos populations de savoir comment utiliser les nouvelles technologies, surtout les portables. Dans les ménages, il faut instaurer le dialogue parent-enfant afin que les enfants puissent signaler et dénoncer les violences», a-t-elle insisté. Les numéros verts permettant de dénoncer ces actes, y compris sous anonymat, ont été communiqués aux participants.
Le représentant de la directrice départementale des Affaires sociales de l’Ouémé, Soulé Akouègnihodé, pour sa part, a rappelé l’interdiction des châtiments corporels sur les enfants, invitant les parents à privilégier le dialogue et la discipline positive. Il a aussi mis en garde contre l’utilisation précoce et excessive du téléphone portable par les collégiens, susceptible de compromettre leurs résultats scolaires.
Les participants ont salué cette initiative. Nazil Sohou, premier délégué du Ceg Adjarra, a reconnu les risques liés à l’omniprésence des élèves sur TikTok et Facebook. Il a plaidé pour un usage du téléphone parental limité aux recherches scolaires. Pour sa part, Marie-Odette Maroya, enseignante à la retraite, a appelé à une utilisation responsable du numérique. Le pasteur Anicet Dossou s’est également réjoui de cette sensibilisation, qui lui a permis de mieux cerner les enjeux de cette problématique.
L’antenne départementale Ouémé de l’Inf fait œuvre utile à Adjarra