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Niger : trois Béninois arrêtés à Gaya pour une escroquerie présumée en ligne

Société

Les ventes aux enchères publiques attirent parfois des personnes à la recherche de bonnes affaires. Mais sur Internet, certaines annonces cachent des pièges. Au Niger, une enquête a conduit à l'arrestation de trois ressortissants béninois soupçonnés d'avoir exploité la confiance des internautes à travers de fausses offres officielles.

Par   Akanni BANKOLE LANIBA (Coll.), le 31 oct. 2026 à 09h00 Durée 2 min.
#Niger #escroquerie en ligne

Trois ressortissants béninois ont été interpellés à Gaya, au Niger, dans une enquête sur un réseau présumé d’escroquerie en ligne. L’information a été rendue publique par la Direction de la Police judiciaire (Dpj) du Niger.

De fausses annonces d’apparence officielle

Selon la Dpj du Niger, le réseau diffusait sur les réseaux sociaux de fausses annonces de ventes aux enchères présentées comme émanant de la Direction générale des Douanes, avec le sceau de l’État, le cachet et la signature de son directeur. Les personnes intéressées devaient verser de l’argent sur des comptes de paiement mobile, puis poursuivre l’échange sur WhatsApp et transmettre leurs pièces d’identité. Plus de 37 plaignants sont recensés, pour un préjudice provisoire de 7 millions de FCFA.

Trois étudiants, un quatrième suspect recherché

Les trois personnes arrêtées, âgées de 23 à 27 ans, sont présentées comme des étudiants béninois. Selon la police nigérienne, l’un créait de faux comptes de paiement à partir de numéros nigériens, un autre retirait l’argent, et le troisième prélevait les commissions avant d’envoyer le reste au Bénin. Une partie des fonds aurait aussi pu être convertie en cryptomonnaie.

Un quatrième membre, qui résiderait au Bénin, est recherché. La police indique que les trois suspects ont reconnu les faits. Ces déclarations n’ont pas été examinées par un tribunal, et les suspects restent présumés innocents.

Une enquête qui s’élargit

Les téléphones saisis ont révélé des numéros virtuels étrangers, notamment français, qui auraient servi à contacter d’autres victimes en se faisant passer pour des Européens. La police poursuit ses vérifications pour déterminer l’ampleur du réseau. La Dpj nigérienne appelle les internautes nigériens à vérifier l’authenticité des annonces avant tout paiement et à ne pas transmettre de documents personnels à des interlocuteurs non identifiés.