La Nation Bénin...

Restauration des terres et conservation de la biodiversité dans le Zou: LOGMe II vole au secours de la forêt sacrée de Tanhounzoun

Société
Plus de 3 000 plants de six espèces ont été mis en terre pour restaurer  la forêt sacrée de Tanhounzoun Plus de 3 000 plants de six espèces ont été mis en terre pour restaurer la forêt sacrée de Tanhounzoun

Lancé officiellement à Bohicon (Bénin) en Septembre 2025, le Projet « Paysages sahéliens, une terres d’opportunités : Elargir les sillons éprouvés » (LOGMeII) marque une nouvelle étape dans la lutte contre la désertification et la préservation des écosystèmes. Mis en œuvre par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et financé par le Ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité Energétique (MASE), à travers son partenariat avec la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), LOGMe II est un projet régional qui s’étend sur cinq pays que sont le Bénin, le Burkina, le Ghana, le Niger et le Sénégal. Le projet place les communautés locales au cœur de la restauration des terres.

Par   Cabinet CIRA SA, le 29 juil. 2026 à 10h58 Durée 3 min.
#biodiversité

Après le succès de LOGMe I dans 3 pays (le Burkina, le Ghana, le Niger), le Bénin et le Sénégal ont été intégrés dans le projet dans une dynamique régionale de restauration des paysages et de territorialisation des engagements politiques en matière de dégradation des terres (NDT).

C’est ainsi qu'à Kingbé (Tanhounzoun), dans l’arrondissement de Oungbèga (Commune de Djidja, Bénin), plus de 3 000 plants de six espèces ont été mis en terre pour restaurer la forêt sacrée de Tanhounzoun, haut lieu spirituel et patrimonial. La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance rythmée par les gongs et les chants traditionnels, en présence des autorités locales, techniques, départementales, dignitaires locaux et des gardiens de la forêt. Les divinités Tanhun, Dédé Guélikpo et Xèdjèlimè ont été invoquées, rappelant que la lutte contre la déforestation s’inscrit aussi dans une dimension culturelle et spirituelle. Pour les partenaires du projet au Bénin (UICN, DGEC, INRAB et Nature Tropicale ONG), la restauration de la forêt sacrée de Djidja est la première activité du genre prévue pour les trois Communes pilotes à savoir Djidja, Savalou et Adja-Ouèrè. L’activité témoigne de l'importance socio-culturelle, économique et environnementale de cette forêt dans le contexte de la préservation des paysages dans la commune de Djidja.

Le Point focal de CNULCD au Bénin, Maurille ELEGBEDE et le lieutenant-colonel Bernard COSSI TOHOUNGODO, représentant de la Directrice départementale des eaux, forêts et chasse du Zou, ont salué l’implication des populations dans la protection des forêts sacrées et les ont exhortées à plus d'engagement avant d'ajouter que des mesures anti-feux et des aménagements spécifiques seront apportés pour garantir la survie des plants. Le chef d’arrondissement Léopold AGOGNIDJÈSSOU et le gardien de la forêt sacrée, Dah Tonhounnon DÈMÈ, ont exprimé leur fierté et leur gratitude envers les partenaires. «?L’arbre est la vie. Sans lui, il n’y a rien. Nous devons sauvegarder cette forêt pour les générations futures?», a déclaré le gardien, rappelant l’importance de la transmission patrimoniale.

LOGMe lI, financé par le Ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité Energétique (MASE), à travers son partenariat avec la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), vise à : restaurer les paysages sahéliens, appuyer la territorialisation des engagements politiques en matière de dégradation des terres (NDT) et renforcer la résilience des communautés par la promotion des chaines de valeur agrosylvopastorales. Avec près de 4 000 bénéficiaires directs ciblés et des résultats déjà visibles au Bénin, le projet s’illustre comme une alliance entre science, culture et communauté. À Djidja, la forêt sacrée de Tanzoun devient le symbole d’un avenir plus vert, où tradition et modernité s’unissent pour protéger la nature et offrir aux générations futures un patrimoine vivant et durable?

Source : Cabinet CIRA SA