La Nation Bénin...
A l'approche du Championnat national de lutte africaine, prévu à Abomey, Issifou Houzérou, entraîneur national de lutte africaine et de lutte de plage, livre une appréciation nuancée de l'évolution de la discipline au Bénin. Le technicien béninois retient une légère progression du niveau technique à l'issue des tournois qualificatifs. Un constat encourageant, mais qui ne saurait, à ses yeux, occulter les efforts encore nécessaires pour améliorer les performances des lutteurs.
« Le niveau technique des lutteurs (béninois) s'est légèrement amélioré comparativement aux éditions précédentes des tournois qualificatifs pour le championnat national de lutte africaine », a fait remarquer Issifou Houzérou, entraîneur national de lutte africaine et de lutte de plage. Pour lui, cette évolution se traduit notamment par la qualité du travail accompli et la régularité de certains compétiteurs. Toutefois, la domination de plusieurs champions sortants dans leurs catégories respectives montre que la relève doit encore gagner en compétitivité. Le technicien estime que davantage de rigueur, de suivi et la correction des insuffisances permettraient de franchir un nouveau palier. Pour Issifou Houzérou, le championnat national ne constitue pas seulement une compétition destinée à désigner les meilleurs. Il représente également une occasion pour les lutteurs de se faire remarquer par les responsables techniques. Il attend donc des compétiteurs qu'ils expriment pleinement leur potentiel et saisissent cette opportunité pour convaincre. Les performances enregistrées à Abomey compteront dans l'identification des meilleurs profils en vue des prochaines échéances sportives. Sur les perspectives de la lutte africaine, l'entraîneur national affiche son optimisme. Il salue la politique de développement impulsée par le Comité exécutif de la Fédération, dirigé par Yves Azifan, et estime que cette discipline dispose encore d'une marge de progression appréciable au regard de son ancrage et des performances enregistrées au fil des années.
Des recommandations
La lutte de plage appelle, en revanche, une attention particulière. Selon lui, les entraîneurs doivent mieux maîtriser les règles spécifiques de cette discipline et les intégrer dans le travail quotidien au sein de leurs clubs. Il recommande ainsi à la Fédération d'organiser des séances de recyclage pour renforcer les compétences des encadreurs et éviter toute confusion avec la lutte africaine. A l’en croire, les progrès observés doivent s'accompagner d'un meilleur encadrement. « La lutte africaine comme la lutte de plage disposent d'un avenir prometteur au Bénin, à condition de miser durablement sur la formation, la rigueur et le suivi des athlètes », a-t-il conclu.
Le technicien béninois Issifou Houzérou appelle à consolider les acquis