La Nation Bénin...
Le gouvernement béninois
franchit une nouvelle étape dans la modernisation des filières agricoles
d’exportation. Avec la construction d’une unité industrielle de production de
vitroplants et d’un quai fruitier à l’aéroport international de Cotonou, il entend
renforcer la compétitivité des produits agricoles nationaux à l’international.
Le secteur agricole béninois
s’apprête à bénéficier d’infrastructures stratégiques destinées à améliorer
durablement la qualité et la performance des filières d’exportation. Dans le
cadre du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la
diversification des exportations (Pacofide), le gouvernement mène deux
chantiers majeurs : une unité industrielle de production de vitroplants à la
Zone économique spéciale de Glo-Djigbé et un quai fruitier moderne à l’aéroport
international Bernardin Gantin de Cotonou. La future usine de production de
vitroplants, dont les travaux sont en phase d’achèvement, affichera une
capacité annuelle de 13,5 millions de plants. Elle mettra à la disposition des
producteurs des plants sains, homogènes et à fort potentiel de rendement,
notamment pour les filières ananas et anacarde. L’objectif : améliorer la
productivité tout en garantissant une meilleure qualité des récoltes destinées
à l’exportation. Pour le gouvernement, la maîtrise de l’industrie semencière
est un levier clé de transformation agricole. Lors d’une visite de supervision
effectuée le vendredi 3 juillet 2026 sur les deux sites, le ministre de
l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, a
réaffirmé le rôle stratégique des semences.
« Toutes les grandes
puissances agricoles ont bâti leur réussite sur une maîtrise avancée des
technologies semencières », a-t-il souligné. Selon lui, le développement de
cette filière permettra d’augmenter les rendements, d’améliorer la qualité des
productions et de renforcer la compétitivité du Bénin.
Un quai fruitier pour réduire
les pertes post-récolte
Parallèlement, le quai
fruitier en construction à l’aéroport international Bernardin Gantin répond aux
défis logistiques des exportateurs. Doté de chambres froides, d’espaces de
stockage réfrigéré, de congélateurs et d’installations dédiées aux opérations
d’import-export, il facilitera la conservation et l’expédition des produits
agricoles frais. Avec une capacité de conditionnement de 736 palettes de fruits
à l’export, cette infrastructure devrait réduire les pertes post-récolte et
garantir le maintien de la qualité des produits jusqu’à leur destination
finale.
En complément, près de 1 000
hectares de l’ancien site de l’aéroport de Glo-Djigbé seront aménagés en champs
élites et de démonstration. Ces espaces serviront à tester et multiplier les
nouveaux vitroplants d’ananas avant leur diffusion à grande échelle auprès des
producteurs.
Cette initiative traduit la
volonté du gouvernement de faire des filières agricoles d’exportation un
véritable moteur de croissance économique et de création d’emplois, selon la
vision du président Romuald Wadagni.
Agriculture d’exportation