La Nation Bénin...
Les députés se sont penchés, pendant trois jours à Bohicon, sur le rapport d'exécution du budget de l'État arrêté au 31 mars 2026, dans le but de renforcer le contrôle parlementaire des finances publiques.
Réunis durant trois jours à Bohicon, dans le département du Zou, les députés membres de la Commission des finances et des échanges, rejoints par leurs collègues des autres commissions techniques, se sont penchés sur le rapport d'exécution budgétaire arrêté au 31 mars 2026. L'objectif principal de cette séance de travail, tenue les 15, 16 et 17 juillet, était de renforcer leurs capacités en matière de suivi et évaluation de l'exécution des ressources publiques. Pour le professeur Joseph Djogbénou, président de l'Assemblée nationale, la responsabilité des représentants du peuple va bien au-delà du simple vote des lois de finances. Leur mission exige également un « suivi rigoureux de leur exécution ». Lors du lancement des travaux, le professeur Djogbénou a qualifié cette activité de fondamentale, rappelant qu'elle place les députés au cœur des exigences de transparence et leur permet d'assumer pleinement leur rôle de contrôle de la dépense publique. Cette rencontre fait suite à une série de formations organisées en amont. « La semaine dernière, vous étiez réunis pour le renforcement du contrôle parlementaire des dépenses publiques, avec la Cour des comptes et d'autres acteurs. Nous voici aujourd'hui en atelier d'appropriation et d'exploitation du rapport d'exécution du budget de l'État arrêté au 31 mars 2026 », a précisé Joseph Djogbénou devant les parlementaires. Une analyse partagée par l'honorable Gérard Gbénonchi, président de la Commission des finances et des échanges. Pour le parlementaire, l'analyse des résultats, la détection des écarts et l'évaluation des performances constituent les fondements de l'action parlementaire. « Comme le rappelle l'adage, ce qui ne se mesure pas ne peut s'améliorer. Le contrôle de l'exécution budgétaire demeure un levier essentiel pour garantir une meilleure utilisation des ressources publiques au service du développement national », a-t-il soutenu. Pour mener à bien cet exercice, les députés se sont appuyés sur l'expertise de l'Unité d'analyse, de contrôle et d'évaluation du budget de l'État (Unaceb). Véritable bras technique de la Commission des finances et des échanges, et soutenue par plusieurs partenaires techniques et financiers, l'Unaceb accompagne la représentation nationale dans l'analyse et l'interprétation des documents budgétaires.
Cette démarche de renforcement des capacités contribue au rayonnement du Bénin en matière de gouvernance budgétaire. Selon les derniers résultats de l'Indice du budget ouvert, le pays s'impose comme une référence sur le continent. Il occupe le 1er rang en Afrique francophone en matière de transparence budgétaire et la 1re place en Afrique pour la participation du public aux processus budgétaires.
Les députés ont renforcé leurs compétences en matière de contrôle de l'exécution budgétaire