La Nation Bénin...
Un pas décisif a été franchi dans la concrétisation du mégaprojet
de Gazoduc Africain-Atlantique, dimanche 19 juillet 2026 à Freetown. Les pays
membres de la Cedeao ont formalisé leur adhésion juridique par la signature
d'un accord intergouvernemental historique.
La signature de l’accord
intergouvernemental à Freetown, dimanche 19 juillet 2026, constitue une avancée
majeure pour la diplomatie énergétique ouest-africaine. Né en 2016 de la vision
partagée entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et l'ancien président nigérian feu
Muhammadu Buhari, ce projet d'envergure continentale bénéficie aujourd'hui d'un
soutien politique sans faille du président Bola Ahmed Tinubu.
Sur le plan technique et
opérationnel, l'Office national des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) du Maroc
et la National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.) du Nigéria pilotent
conjointement ce chantier colossal. Ce partenariat incarne la volonté de Sa Majesté
le Roi de bâtir une Afrique souveraine, intégrée et prospère sur le plan
énergétique — une ambition stratégique portée au plus haut niveau par les
dirigeants des deux nations.
Bien que revêtue d’une forte
portée symbolique, la cérémonie de Freetown constitue avant tout une étape
institutionnelle interne à la Cedeao. Cet accord permet aux États membres
d'ancrer formellement leur engagement dans le cadre juridique du projet, aux
côtés du Maroc, co-initiateur et moteur de l'initiative.
Cette adhésion unanime prépare
le terrain pour l'étape ultime à savoir
la signature solennelle. C'est sur le sol marocain que sera actée la
création de la société de gestion du gazoduc. Basée au Royaume, cette entité
aura pour mission de piloter le déploiement opérationnel et financier du
projet. Cette cérémonie cruciale, qui marquera l'entrée effective du gazoduc
dans sa phase industrielle, devrait réunir Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le
président nigérian Bola Ahmed Tinubu et le président mauritanien Mohamed Ould
Ghazouani.
Rabat-Abuja, axe moteur du
co-développement atlantique
L'alliance entre le Maroc et
le Nigéria demeure le véritable moteur de cette réussite. Fondé sur la
confiance mutuelle, ce partenariat stratégique va bien au-delà du seul secteur
énergétique pour englober des enjeux économiques, politiques et sécuritaires
majeurs. L'axe ONHYM-NNPC s'impose désormais comme un modèle de coopération
Sud-Sud pragmatique et ambitieux.
Le Gazoduc Africain-Atlantique
se façonne ainsi comme un véritable corridor d'intégration socio-économique.
Levier de souveraineté et d'industrialisation pour l'ensemble de la
sous-région, il favorisera la création d'emplois, renforcera la sécurité énergétique
et ouvrira de nouvelles perspectives d'exportation vers le marché européen.
L’adhésion unanime de la Cedeao scelle un tournant stratégique à Freetown