La Nation Bénin...
Les enquêtes se poursuivent après l’incendie provoqué par le renversement d’un camion chargé de fûts d’essence à Avakpa, à Porto-Novo. Alors que la propriétaire de la cargaison a été auditionnée et que le convoyeur est attendu dans le cadre des investigations, les autorités municipales s’apprêtent à évaluer l’ampleur des dégâts matériels et à examiner la sécurité de l’immeuble fortement touché par les flammes.
Les enquêtes judiciaires dans le cadre de l’incendie déclenché à la suite du renversement d’un camion chargé de fûts d’essence, dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 août dernier, à Porto-Novo, évoluent. La propriétaire de la cargaison en cause a été retrouvée. Elle a été auditionnée par la police. Pendant ce temps, le chauffeur du camion n’est toujours pas retrouvé. La police a réussi toutefois à joindre le convoyeur de la marchandise qui était à côté du chauffeur lors de la survenue de l’accident. L'audition de ce dernier devraient permettre de connaître les circonstances réelles du drame qui a fait d’énormes dégâts. Les victimes de l’incendie ont également été entendues. Les enquêtes en cours sont conduites par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo, qui était aussi sur le terrain dans la journée du vendredi 7 août dernier, pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts. Les auditions en cours devraient permettre au parquet du tribunal de Porto-Novo d’avancer dans la procédure relative à cet incendie qui a failli embraser tout le quartier Avakpa à Porto-Novo.
Parallèlement aux actions judiciaires, la mairie de Porto-Novo est en train de mettre sur pied un comité ad hoc dont fera partie le directeur départemental en charge du Cadre de vie de l’Ouémé. Ce comité sera chargé de faire l’évaluation exhaustive de tous les dommages matériels causés par l’accident. Ce qui permettra à la municipalité d’avoir une idée claire du sinistre et de voir ensuite les voies et moyens de procéder aux réparations nécessaires. Le bilan de l’incendie fait notamment état d’un immeuble de cinq étages touché, de cinq véhicules et d’une moto réduits en cendres, du bitume et des caniveaux où a ruisselé l’essence, endommagés sur environ 800 m, des installations électriques de la Sbee détruites, ainsi que de plusieurs clôtures et plantations touchées par les flammes. Les touchées de flammes sont encore visibles sur le terrain.
Evaluation
La présence du directeur départemental en charge du Cadre de vie de l’Ouémé au sein du comité vise à permettre de faire l’inspection technique de l’immeuble à cinq étages touché par le feu et à vérifier si le bâtiment ne court pas le risque de s’écrouler. Cette évaluation technique de l’immeuble est fortement attendue pour permettre aux autorités de décider du sort de l’édifice appartenant à un ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). Le bâtiment est aujourd’hui interdit d’accès. Il est encerclé par des chicanes pour empêcher que les populations s’en approchent. L’on ne déplore pas de pertes en vie humaine. Le pire a été évité par les agents de l’Agence béninoise de protection civile (Abpc) de Porto-Novo, qui sont vite intervenus pour éteindre le feu avec le renfort d’une équipe venue d’ailleurs. Le camion brûlé est resté au sol plusieurs jours avant d’être dégagé. La circulation, entre-temps déviée à hauteur du lieu du drame, est rétablie dans la soirée du samedi 8 août, après le dégagement du camion. Selon des témoins, l’incendie a commencé aux environs de minuit. Personne ne sait ce qui est arrivé au chauffeur qui est allé cogner violemment un poteau électrique se trouvant devant le grand immeuble de cinq étages brûlé. Une explosion des fûts d’essence s’en serait suivie. Les autorités politico-administratives, dont le maire de Porto-Novo, Rachadou Toukourou, le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, le secrétaire général de la présidence de la République, Aristide Djidjoho, et les députés de la 19e circonscription électorale, étaient tous descendus sur le terrain pour s’enquérir de l’ampleur des dégâts et soutenir les victimes.
L’heure est à l’évaluation des dégâts matériels causés par l’incendie d’Avakpa à Porto-Novo