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Lancement du Grand African Nemo 2026 : Vingt-six nations engagées à Cotonou contre l’insécurité et les pollutions marines

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Le lancement officiel de la neuvième édition de l’exercice maritime multinational Grand African Nemo (Gano 2026) s’est déroulé ce mercredi 28 octobre 2026 à Cotonou. Coorganisée par la Préfecture maritime du Bénin et le Commandement de la zone maritime Atlantique (Ceclant), cette grande manœuvre réunit vingt-six nations autour d’un objectif majeur : la réponse aux crises environnementales et la lutte contre la criminalité en mer.

Par   Dossi Wêsinka Nonfon (Coll.), le 29 oct. 2026 à 13h15 Durée 2 min.
#Port autonome de Cotonou

Placée sous l’égide de l’Autorité nationale chargée de l’Action de l’État en mer (Ancaem), la cérémonie d’ouverture, orchestrée par la capitaine de corvette Libertie Fantodji au Benin Royal Hotel, a rassemblé un parterre diplomatique et militaire de haut rang, illustrant l’enjeu stratégique de l’espace maritime pour la stabilité régionale.

Dans son exposé cadrant les opérations, le lieutenant de vaisseau-major Régis Agossou, chef du service des opérations à la Préfecture maritime, a détaillé l’articulation de cette édition 2026. Du 29 octobre au 6 novembre, les forces engagées simuleront des interventions en mer couvrant la lutte contre les trafics illicites et le sauvetage maritime (SAR). L’exercice mettra un accent particulier, du 2 au 4 novembre, sur le volet Special Polmar 2026, un entraînement d’envergure dédié à la gestion des pollutions marines accidentelles par hydrocarbures. Cette phase mobilisera une synergie interministérielle inédite impliquant des moyens navals et aériens, des sémaphores et des laboratoires terrestres. Autre innovation clé : l’organisation, le 5 novembre au Bénin, d’un procès fictif pour évaluer la chaîne de judiciarisation des infractions maritimes.

Ces défis opérationnels ont trouvé un écho politique fort dans les allocutions officielles qui ont suivi. Prenant la parole, le préfet maritime de la République du Bénin, le contre-amiral Maxime Ahoyo, a rappelé que le golfe de Guinée constitue un espace vital pour le commerce international et l’économie bleue, mais demeure exposé à des menaces complexes exigeant une vigilance permanente. Il a souligné que la maîtrise de cet espace repose sur le partage de renseignements, la réactivité décisionnelle et une synergie étroite entre les marines et les administrations civiles.

Abondant dans le même sens, le chef de bataillon Vincent Anthonioz, adjoint à l’attaché de défense près l’ambassade de France et représentant le Ceclant ainsi que l’ambassadeur de France, a salué la maturité du partenariat interarmées et régional. Il a réaffirmé le soutien de la France et de l’Union européenne aux côtés des États riverains, rappelant que Gano s’inscrit dans la continuité du Code de conduite de Yaoundé de 2013 et de l’opérationnalisation des outils de partage d’informations tels que la plateforme Yaris.

Procédant au lancement officiel au nom du ministre de la Défense nationale, le colonel-major Mathias Alizannon, secrétaire général du ministère de la Défense nationale (SGM-MDN), a exhorté les participants à faire de ces manœuvres une vitrine de discipline, de solidarité et d’efficacité. Il a réitéré la détermination des autorités béninoises à faire du golfe de Guinée un environnement sûr, stable et propice à la prospérité des populations.