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Lutte contre les inondations: Des chantiers pour transformer le quotidien des communautés

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Faire de l’assainissement pluvial un levier de résilience urbaine, de sécurité et de développement local Faire de l’assainissement pluvial un levier de résilience urbaine, de sécurité et de développement local

Le Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires (Papvs) franchit de nouvelles étapes à Bohicon, Abomey, Ouidah et Porto- Novo. Entre infrastructures d’assainissement, équipements sociocommunautaires et attentes des populations, les réalisations esquissent les contours de villes plus résilientes et d’un cadre de vie amélioré.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 04 nov. 2026 à 07h15 Durée 3 min.
#Amélioration du cadre de vie

Des collecteurs qui se dessinent, des caniveaux qui prennent forme, des équipements sociocommunautaires en construction… À Bohicon, Abomey, Ouidah et Porto-Novo, le paysage urbain évolue progressivement sous l’impulsion du Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires (Papvs). Soutenu par la Banque africaine de Développement (Bad), ce programme entend apporter des réponses durables aux problèmes d’inondation, améliorer la mobilité urbaine et renforcer les conditions de vie des populations.

Sur le terrain, les premiers changements deviennent tangibles. Les travaux engagés dans les quatre communes traduisent une ambition qui va au-delà de la réalisation d’infrastructures. Faire de l’assainissement pluvial un levier de résilience urbaine, de sécurité et de développement local.

C’est pour apprécier l’évolution de ces interventions qu’une mission de la Banque africaine de Développement a séjourné au Bénin, du 16 au 28 octobre dernier. Au programme de cette mission, visites des chantiers, séances de travail avec le maître d’ouvrage, les entreprises et les missions de contrôle. L’objectif était d’évaluer le niveau d’exécution des travaux, d’identifier les éventuelles difficultés et de convenir de mesures correctives susceptibles d’accélérer leur mise en œuvre, tout en respectant les objectifs de décaissement du programme.

Si les ouvrages d’assainissement constituent l’un des piliers du Papvs, sa portée se mesure également à travers les infrastructures sociales destinées à améliorer le quotidien des populations.

Construction de latrines, clôture d’établissements scolaires et de centres de santé, réalisation de réfectoires et aménagement d’espaces collectifs…,autant d’interventions qui répondent à des besoins concrets exprimés par les communautés. Ces équipements contribuent à créer des environnements plus sains, plus sûrs et mieux adaptés aux exigences des services publics de proximité.

Au cours de leur déplacement, les membres de la mission ont notamment rencontré des responsables d’établissements scolaires et d’autres bénéficiaires du programme. Ces échanges ont permis de mesurer l’importance des réalisations, mais aussi de mieux cerner les attentes qui restent à satisfaire.

À Abomey, Mohamed Amouzounoun, directeur du Collège d’enseignement général Goho, salue les progrès enregistrés tout en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts.

« Nous sommes satisfaits de ce qui a été réalisé. C’est un grand pas pour notre école », a-t-il indiqué, avant d’évoquer les besoins complémentaires de son établissement, notamment l’aménagement d’un espace de restauration pour les élèves ainsi que la mise à disposition de tables et de chaises.

Toutes choses témoignant des nombreuses attentes des bénéficiaires.

Construire des villes plus résilientes

La mission a également été l’occasion pour les autorités communales de présenter leurs priorités et de solliciter un accompagnement supplémentaire du Groupe de la Banque africaine de développement.

A Bohicon, les responsables communaux souhaitent notamment l’intégration d’un établissement scolaire supplémentaire dans le portefeuille des infrastructures prévues. À Abomey, les attentes portent sur la réhabilitation de la place historique de Goho et la reconstruction de la statue du roi Béhanzin. À Ouidah, la question de l’emploi local figure parmi les préoccupations exprimées, avec une demande de recrutement des jeunes de la commune dans le cadre de la mise en œuvre du programme.

Ces sollicitations témoignent de la volonté des collectivités de faire du Papvs un levier de transformation urbaine et de développement territorial, en veillant à ce que ses retombées répondent aux aspirations des populations.

Pour Abomey, ville au riche patrimoine historique, royal et touristique, les enjeux dépassent le seul cadre de l’assainissement. Le maire de la commune, Franck Kpassassi, insiste sur la complémentarité entre les interventions du programme et la valorisation du patrimoine local.

« Pour Abomey, ville touristique, historique et royale, les interventions du projet sont aussi indispensables à la valorisation de notre patrimoine et au renforcement de son attractivité », a-t-il souligné. Il a notamment plaidé pour la réhabilitation de la place historique de Goho, considérée comme un projet structurant, dans le prolongement de la dynamique impulsée par le Papvs.

« Nous comptons sur l’accompagnement de la Banque africaine de Développement pour faire avancer ces priorités au bénéfice des populations », a-t-il ajouté.

À Bohicon, Abomey, Ouidah et Porto-Novo, le Papvs porte ainsi une vision intégrée du développement urbain. La lutte contre les inondations, l’amélioration de la circulation, le renforcement des équipements collectifs et la prise en compte des besoins des communautés participent de l’objectif de rendre les villes secondaires du Bénin plus résilientes, plus fonctionnelles et plus agréables à vivre.

À travers ce programme, la Banque africaine de Développement réaffirme son engagement en faveur d’un développement urbain durable, fondé sur des investissements structurants et une meilleure prise en compte des réalités locales.