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Protection des données personnelles : Meta condamné à 25 milliards de dollars pour des pratiques trompeuses

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Le 21 octobre, un juge du Nouveau-Mexique a ordonné au géant technologique Meta de payer 25 milliards de dollars de pénalités civiles pour des pratiques jugées trompeuses concernant la protection des données personnelles. Cette décision fait suite à un verdict rendu en septembre par un jury. L’entreprise entend faire appel.

Par   Roméo TOSSOU (Coll.), le 24 oct. 2026 à 18h38 Durée 2 min.
#Protection des données personnelles

C’est une décision judiciaire d’une ampleur exceptionnelle aux États-Unis. Le groupe Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, a été condamné à verser 25 milliards de dollars à l’État du Nouveau-Mexique. Selon le procureur général Raúl Torrez, cette sanction figure parmi les plus importantes jamais obtenues par un État américain contre une entreprise.

À l’origine de cette affaire, une plainte déposée en 2021 reprochait notamment à Facebook d’avoir induit les utilisateurs en erreur sur la collecte, l’utilisation et la protection de leurs données personnelles. Les autorités mettaient également en cause certaines déclarations de l’entreprise concernant la désinformation et les discours haineux diffusés sur ses plateformes.

Le 25 septembre 2026, après plusieurs semaines de procès, un jury avait estimé que 26 des 29 déclarations examinées étaient trompeuses. Il avait ainsi retenu 43 899 725 violations de la loi du Nouveau-Mexique sur les pratiques commerciales déloyales. Toutefois, le jury n’avait pas fixé le montant définitif de la sanction. Cette responsabilité revenait au juge Francis Mathew, qui a arrêté le montant à 25 milliards de dollars, après que l’État eut réclamé une pénalité plus élevée.

Par ailleurs, cette procédure rappelle le scandale Cambridge Analytica, révélé en 2018. Cette société britannique avait obtenu, par l’intermédiaire d’une application tierce, des données issues de Facebook sans consentement éclairé des utilisateurs concernés. L’affaire avait relancé le débat international sur la confidentialité des informations personnelles et la responsabilité des grandes plateformes numériques.

Néanmoins, le procès du Nouveau-Mexique ne portait pas uniquement sur Cambridge Analytica : il concernait plus largement les pratiques et déclarations de Facebook en matière de protection des consommateurs. Les près de 44 millions de violations retenues ne correspondent donc pas au nombre de personnes touchées par ce seul scandale.

De son côté, Meta conteste la décision et a annoncé son intention de faire appel. La procédure pourrait ainsi se poursuivre devant une juridiction supérieure. En attendant, cette affaire rappelle que les géants du numérique peuvent être tenus responsables de leurs pratiques commerciales et de leurs déclarations relatives aux données personnelles.