La Nation Bénin...
Les autorités françaises et béninoises, lors de la célébration à Cotonou, de la fête nationale française, mardi 14 juillet dernier, ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération fondée sur la confiance et l’investissement. Un partenariat marqué par des avancées dans les domaines des infrastructures, de la culture, de l'éducation, de la sécurité et du développement.
Le Bénin et la France entretiennent une relation bilatérale en pleine évolution. Autorités françaises au Bénin et autorités béninoises s’en sont réjouies ce mardi à la faveur de la célébration, à Cotonou, de la fête nationale française.
Après avoir rappelé un contexte international marqué par les conflits, le recul de la démocratie et les défis climatiques, et l'engagement de son pays en faveur de la paix, du multilatéralisme, de la protection de l'environnement Nadège Chouat, ambassadrice de France au Bénin, a insisté sur la nouvelle approche de la coopération entre la France et l'Afrique, dont le Bénin constitue, selon elle, « l'une des illustrations les plus convaincantes ».
Des relations qui reposent davantage sur l'investissement que sur l'assistance.
« Les trois quarts des financements français au Bénin prennent la forme de prêts plutôt que de dons, traduisant une relation fondée sur la confiance et sur l'investissement », a-t-elle affirmé. Cette dynamique se traduit par plusieurs projets structurants. Nadège Chouat a cité la Route des Pêches, l'extension du Port autonome de Cotonou ainsi que le lancement des travaux du Musée des Rois et Amazones du Danhomè et du Musée d'art contemporain de Cotonou, financés par l'Agence française de développement.
La coopération culturelle a également franchi une étape importante avec l'adoption, en mai 2026, de la loi française relative à la restitution des biens culturels acquis illicitement. Pour l'ambassadrice, ce texte « marque l'aboutissement d'un engagement pris par le président Emmanuel Macron en 2017 à Ouagadougou » et ouvre une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.
L'éducation demeure un autre pilier du partenariat. Nadège Chouat a salué les accords conclus entre Sèmè City, Sorbonne Université et l'Insa Centre-Val de Loire, qui permettront de former au Bénin des ingénieurs diplômés d'établissements français. Elle s'est également réjouie de l'homologation complète du lycée international français Pierre Manoël Talon, renforçant ainsi l'offre de formation française dans le pays.
Au nom du gouvernement béninois, Franck Armel Afoukou salue à son tour « la profondeur et le dynamisme du partenariat d'exception qui unit le Bénin et la France ». Il a rappelé que les visites officielles enregistrées ces derniers mois traduisent un dialogue politique « ouvert, franc et constructif», fondé sur « la confiance, le respect et la convergence des intérêts ». Le secrétaire général a souligné que le passage du président Emmanuel Macron à Cotonou en 2022, a permis de faire de la culture, de l'enseignement et de la formation professionnelle des priorités de la coopération bilatérale. Il a également salué la loi française sur la restitution des biens culturels, estimant qu'elle traduit « l'engagement commun de nos deux pays en faveur d'une coopération culturelle renouvelée et exemplaire ».
La coopération s'étend aussi à la sécurité, avec l'appui apporté par la France au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité béninoises. Dans le domaine du développement, Franck Armel Afoukou a rappelé que les financements mobilisés par l'Agence française de développement, l'Union européenne et leurs partenaires représentent aujourd'hui plus de 1,6 milliard d'euros, au profit de projets dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures, de l'éducation et du développement humain.
Les deux responsables ont enfin exprimé leur volonté de poursuivre une coopération tournée vers l'innovation, l'investissement et le développement du capital humain renforcé. « L'avenir du partenariat entre l'Afrique et la France réside dans la co-construction de solutions innovantes », a conclu Franck Armel Afoukou. De son côté, Nadège Chouat a assuré que la France entend poursuivre ses actions « aux côtés de ses partenaires, sans donner de leçon et sans ingérence ».