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Sénat : Yayi Boni justifie son choix de siéger

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Alors qu’il avait initialement rejeté l’idée de siéger au Sénat lors des débats sur la révision constitutionnelle, l’ancien président Boni Yayi a finalement décidé d’occuper son siège. Il justifie ce revirement par l’évolution du contexte politique national et la nécessité de préserver des espaces de dialogue.

Par   Joël C. TOKPONOU, le 22 juil. 2026 à 21h18 Durée 3 min.
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L’ancien chef de l’État, Boni Yayi, a confirmé ce mardi son intention de siéger au Sénat conformément aux dispositions de l’article 113-3 de la Constitution. Dans un message adressé à ses compatriotes, il rappelle qu’au moment de l’introduction du projet de loi instituant cette nouvelle chambre parlementaire, il avait publiquement exprimé son refus d’y prendre part. Mais, selon lui, les mutations intervenues sur la scène politique nationale l’ont conduit à reconsidérer sa position.

Pour l’ancien président de la République, le contexte actuel impose de nouvelles responsabilités aux acteurs publics. Il estime que le Sénat peut constituer un espace d’échanges susceptible de contribuer à la décrispation de la vie politique. Boni Yayi réaffirme à cette occasion son attachement à plusieurs priorités qu’il juge essentielles pour l’avenir du pays, notamment le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, le renforcement de l’unité nationale, la sécurité, la démocratie et la paix.

Se déclarant non demandeur de cette fonction mais tenu par les dispositions constitutionnelles, l’ancien président assure vouloir mettre ce mandat au service de l’intérêt général. Il affirme qu’il œuvrera, avec les autres membres de l’institution, à faire du Sénat un cadre utile à l’expression des préoccupations des citoyens et à la défense des intérêts du peuple béninois. Concluant son message sur un appel à la prière et à l’engagement collectif pour la paix, la justice et la sécurité, Boni Yayi invite les Béninois à poursuivre leurs efforts en faveur de la stabilité et du vivre-ensemble.