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Scolarisation des filles dans le Borgou: Une feuille de route pour améliorer les indicateurs

Société

La préfecture de Parakou a servi de cadre, ce mardi 23 mai, à l’atelier départemental de réflexion sur l’accélération de la scolarisation des filles et l’amélioration des performances scolaires dans le Borgou. Outre des résolutions et recommandations fortes, il est également attendu l’élaboration d’une feuille de route pour l’amélioration des indicateurs du secteur de l’éducation, en particulier au profit des filles dans le département.

Par   Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori, le 24 mai 2023 à 10h20 Durée 2 min.

« Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». C’est ce que vise, à l’horizon 2030, l’agenda spatial des Nations Unies. Malheureusement, à moins d’une décennie de la date butoir, cet indicateur est loin d’être atteint. Et pour cause, de nombreuses couches vulnérables, notamment les femmes et filles, continuent d’être confrontées à des pesanteurs socio culturelles et autres obstacles qui entravent la pleine jouissance de leurs droits humains fondamentaux, en l’occurrence le droit à l’éducation. D’où le bien-fondé de l’atelier départemental de réflexion sur l’accélération de la scolarisation des filles et l’amélioration des performances scolaires dans le Borgou ouvert, ce mardi 23 mai, à la préfecture de Parakou.
Lancé par le préfet Djibril Mama Cissé, cet atelier a été appuyé par Plan international Bénin. A l’arrivée, les actions à mener ont fait l’objet d’élaboration d’une feuille de route.
Selon le préfet, les défis à relever sont de taille. « Des efforts restent à fournir pour améliorer les indicateurs et assurer un développement inclusif et durable, avec la participation effective des filles et femmes, toutes choses nécessaires pour réaliser une meilleure performance de notre pays à l’heure de l’évaluation des Objectifs de développement durable », fait-il observer. Au nombre des phénomènes sociaux auxquels les filles sont constamment exposées, il cite les violences, la discrimination, le manque d’accès aux soins et aux produits d’hygiène menstruelle, la non-priorisation de leur éducation, les mariages forcés et précoces, l’exploitation économique et sexuelle, l’incitation à la sexualité précoce avec pour corollaires les risques de grossesse, d’infection au Vih et Mst, puis la déscolarisation. « Cette activité inscrite dans un processus que nous avons ensemble enclenché depuis 2016, en lien avec tous les acteurs de l’éducation, vise à faire de l’éducation des filles notre cheval de bataille », soutient-il. Le préfet a, par ailleurs, loué les efforts du président Patrice Talon et de son gouvernement, pour la prise en compte de l’éducation des enfants au nombre des priorités, notamment la mesure d’exonération des frais de contribution scolaire au profit des filles dans les établissements d’enseignements maternel, primaire et secondaire général.
A travers la mobilisation des membres du Comité départemental de protection de l’enfant du Borgou et des maires de toutes les communes du département à cet atelier, le préfet voit leur engagement à promouvoir l’instruction de la gent féminine, véritable moyen pour sa libération de toutes les contraintes qui handicapent son développement. L’occasion leur a permis de poser un diagnostic approfondi de la situation relative à la scolarisation des filles, d’analyser les causes profondes de la déperdition scolaire constatée dans leurs rangs, puis de faire des propositions pour l’amélioration des performances scolaires dans le département. Les maires des communes du Borgou, par la voix du président de leur association, le maire de Parakou, Inoussa Chabi Zimé, se sont engagés à jouer leur partition dans la mise en œuvre des recommandations issues des assises