La Nation Bénin...

Abbaye de Notre-Dame des Anges, Nsugbe, Nigeria, 21 septembre 2021

Chroniques

Matthieu était un collecteur d'impôts, un homme connu comme pécheur. À ce titre, il était évité par ceux qui se croyaient justes, comme les pharisiens. C'est pourquoi nous les entendons dire aux disciples de Jésus : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Celui qui n'a jamais péché se trouve avec les pécheurs, mangeant avec eux. Car ceux qu'on appelle pécheurs ne sont pas de simples pécheurs pour Lui, mais des brebis dont il faut prendre soin et qu'il faut sauver. En effet, Jésus n'est pas venu pour juger ni pour condamner, mais pour sauver, comme il est dit dans l'Évangile selon Jean : « Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » Jésus ne regarde personne d'un mauvais œil. Ses yeux ne sont jamais mauvais, mais limpides, miséricordieux et compatissants.

Par   Frère Clément du monastère de Kokoubou, Parakou, Bénin, le 25 sept. 2026 à 12h02 Durée 2 min.
#panis dei

Jésus Notre-Seigneur est comme un vrai médecin qui ne néglige jamais ses patients, ne désirant rien d'autre que de les guérir de leurs maladies et de les ramener à une bonne santé. Il a fait preuve de miséricorde envers Matthieu le publicain et a fait de lui un Apôtre, l'un de ceux qui auraient pour mission de prêcher l'Évangile jusqu'aux extrémités de la terre au péril de leur vie. Jésus a manifesté la même miséricorde envers chacun d'entre nous, en nous choisissant pour vivre cette vie monastique ou notre vocation spécifique. Il nous a choisis non pas en raison de notre mérite — nous n'avons aucun mérite — mais uniquement par sa miséricorde et sa compassion. Et en nous choisissant, il veut que nous nous détournions de notre conduite passée, que nous vivions dans la justice et la droiture, et que nous devenions, comme Lui, miséricordieux, bons et compatissants les uns envers les autres.

Par conséquent, frères et sœurs, la fête de Saint Matthieu nous rappelle aujourd'hui un aspect important de notre vie. Notre vie est un don miséricordieux de Notre-Seigneur et, en elle, nous n'avons pas de plus grande tâche que d'apprendre à devenir une demeure de compassion. Même si, en tant que bergers, nous pouvons parfois paraître comme des lions inoffensifs, nous devons avoir un cœur toujours submergé de compassion et de miséricorde. La compassion et la miséricorde sont les baumes qui procurent la bonne santé à une communauté monastique comme celle-ci. Ne cessons pas de les faire grandir dans nos cœurs. Par l'intercession de Notre Mère la Bienheureuse Vierge Marie et les prières de Saint Matthieu, qu'elles nous trouvent à notre réveil le matin, qu'elles nous accompagnent tout au long de la journée et qu'elles soient encore avec nous au moment de nous coucher le soir. Et qu'il en soit ainsi chaque jour, maintenant et pour toujours. Amen !

Frère Clément Sobakin

Monastère Notre-Dame du Kokoubou, Parakou, Bénin