La Nation Bénin...

Abbaye Notre-Dame des Anges de Nsugbe, Nigeria, 10 août 2026.

Chroniques

Nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Laurent, diacre et martyr. Et le Seigneur Jésus nous adresse une parole puissante dans l'Évangile : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. » Ces paroles soulignent paradoxalement l'importance de la mort dans nos vies : sans mort, pas de vraie vie ! Accepter la mort est le moyen d'ouvrir le chemin vers la vie. Le Seigneur l'a démontré en acceptant librement sa Passion, pour la vie du monde. 

Par   Frère Clément du monastère de Kokoubou, Parakou, Bénin, le 10 août 2026 à 17h50 Durée 3 min.
#chronique

Car il est venu pour que "les hommes aient la vie, et qu'ils l'aient en abondance." Cette vie, il nous l'a donnée depuis la Croix, lorsque le sang et l'eau ont jailli de son côté. Nous ne pouvons pas être de vrais disciples du Christ si la mort continue d'être une menace pour nous. Nous avons besoin d'une sorte d'acclimatation à la mort, comme saint Benoît nous l'enseigne dans sa règle : « Avoir chaque jour la mort devant les yeux ! » Cela signifie profondément apprendre à abandonner les choses, à quitter tout ce qui s'oppose à une véritable vie chrétienne comme le mensonge, la duplicité, le vol et toutes sortes de méchancetés.

Nous mourons vraiment pour une vie meilleure lorsque nous nous efforçons de vivre loin de tout ce qui n'honore pas le Nom du Christ ; lorsque nous nous efforçons, jour après jour, d'être des témoins même dans de petites choses, en marchant sur les pas de Notre-Seigneur, dont il a été dit qu'il "passait en faisant le bien." Car la mort dont parle le Seigneur n'est pas pour demain ; elle est pour aujourd'hui ! Apprenons donc à mourir jour après jour en aimant la volonté de Dieu plutôt que la nôtre. Et chaque soir, posons-nous cette question simple : « Suis-je mort à quelque chose pour le Christ aujourd'hui ? »

Que cette fête du martyre de saint Laurent soit pour nous l'occasion de comprendre plus profondément que nous sommes faits pour la vraie vie qui advient à travers le fait de mourir jour après jour, jusqu'au dernier jour où nous verrons les splendeurs de la vie sans fin, avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit ! Amen !

Frère Clément du monastère de Kokoubou, Parakou, Bénin.