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Après plusieurs mois de relative stabilité, les prix à la consommation ont enregistré une légère progression en mai 2026. Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD), l’Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) est passé de 102,4 en avril à 102,6 en mai, soit une hausse mensuelle de 0,2 %.
Le portefeuille des ménages a subi une légère pression en mai 2026. Entre la hausse du prix de l'essence, l'augmentation du coût des viandes et la progression des dépenses de transport, les prix à la consommation ont enregistré une légère remontée après plusieurs mois de relative stabilité.
Selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD), le niveau général des prix à la consommation a progressé de 0,2 % par rapport au mois précédent. Cette hausse, bien que modérée, traduit des tensions observées sur certains produits essentiels consommés par les ménages. L’analyse des composantes de l’indice montre que les principales pressions inflationnistes proviennent des divisions « Transports » et « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». Le carburant figure parmi les principaux facteurs explicatifs de cette évolution. Le prix de l’essence a enregistré une hausse de 3,3 % au cours du mois de mai, influençant directement les dépenses de transport et, indirectement, les coûts de distribution des marchandises. Cette tendance confirme le rôle déterminant du secteur des transports dans les mouvements récents de l’inflation. Déjà en mars, les statistiques relevaient l’impact significatif des produits énergétiques sur l’évolution des prix.
Du côté des produits alimentaires, les viandes fraîches ont connu une augmentation de 4,8 %, contribuant également à la progression de l’indice général. Cette hausse intervient dans un contexte où plusieurs denrées alimentaires connaissent des fluctuations liées à la saisonnalité, aux conditions d’approvisionnement et à l’évolution de la demande.
Le rôle modérateur du maïs
Toutefois, l’augmentation des prix aurait été plus marquée sans le recul observé sur certains produits agricoles. Le maïs séché, aliment de base pour de nombreux ménages, a enregistré une baisse de 1,7 %. Selon les données de l’INStaD, cette diminution est liée au phénomène de déstockage qui a permis d’accroître temporairement l’offre disponible sur les marchés. Cette évolution a contribué à atténuer les effets de la hausse des prix observée sur d’autres produits alimentaires. Les bulletins hebdomadaires de l’INStaD montrent d’ailleurs que les marchés continuent d’être marqués par des mouvements variés, avec une hausse persistante de certaines denrées comme l’igname, la tomate ou le piment, tandis que d’autres produits bénéficient d’une meilleure disponibilité.
Fait notable, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits saisonniers et énergétiques afin de mesurer la tendance de fond des prix, a légèrement diminué. Elle s’est établie à 100,7 en mai contre 100,8 en avril, soit une baisse de 0,1 %. Cette évolution laisse penser que les tensions inflationnistes observées restent principalement concentrées sur certains produits spécifiques plutôt que sur l’ensemble de l’économie. Pour les économistes, cet indicateur demeure particulièrement important, car il permet d’apprécier la dynamique réelle des prix indépendamment des chocs temporaires liés aux saisons agricoles ou aux variations des prix de l’énergie.
Les produits importés progressent plus vite
L’analyse selon l’origine des produits met également en évidence des différences notables. Les prix des produits importés ont augmenté de 0,6 % sur un mois, tandis que ceux des produits locaux n’ont progressé que de 0,1 %. Cette situation illustre la sensibilité de l’économie béninoise aux fluctuations des marchés internationaux et aux coûts de transport des marchandises importées. Étant donné qu’une part importante des biens de consommation provient de l’extérieur, l’évolution des prix internationaux demeure un facteur déterminant de l’inflation. Mais il faut dire que malgré cette légère remontée des prix en mai, les indicateurs disponibles montrent que l’inflation au Bénin reste globalement maîtrisée. Les précédentes publications de l’INStaD faisaient état d’une stabilité, voire d’un léger recul des prix au cours des premiers mois de l’année 2026.
La progression observée en mai apparaît ainsi davantage comme une correction ponctuelle liée à certains postes de dépenses qu’à une véritable accélération inflationniste. Pour les ménages, l’attention reste néanmoins portée sur l’évolution des produits alimentaires et des coûts de transport, deux postes qui occupent une place importante dans les dépenses quotidiennes et dont les variations ont un impact direct sur le pouvoir d’achat.
Les produits qui ont le plus influencé les prix en mai 2026
?? Essence : +3,3 %
?? Viande fraîche : +4,8 %
?? Produits importés : +0,6 %
?? Maïs séché : -1,7 %
?? Inflation sous-jacente : -0,1 %
L’essence a enregistré une hausse de 3,3 % au cours du mois de mai