La Nation Bénin...
Les marchés des principales villes ont enregistré des évolutions diverses des prix des produits de grande consommation. Globalement, les observateurs de l’Instad ont noté une baisse des prix de plusieurs denrées de base, notamment les céréales, les tubercules et certains condiments, sous l’effet combiné de la saison des récoltes et d’une meilleure disponibilité des produits sur les marchés.
La dynamique des marchés urbains révèle une évolution variée des prix des produits de grande consommation, marquée par une baisse notable de plusieurs denrées de base, tandis que certaines spéculations continuent de subir des tensions liées à l’offre et à la disponibilité sur les étals. Le mil, denrée largement consommée dans de nombreuses localités, affiche une baisse généralisée de ses prix dans l’ensemble des villes échantillonnées. Cette évolution favorable est essentiellement liée à la période de récolte, qui accroît l’offre et contribue à détendre les marchés. L’abondance relative du produit a ainsi permis une réduction des prix, soulageant partiellement les ménages en ce début d’année. Même tendance pour l’igname, dont les prix sont en diminution dans la quasi-totalité des villes visitées par les observateurs de l’Instad. Seule exception, les marchés de Cotonou, où les prix sont restés stables. La baisse observée ailleurs s’explique par la saisonnalité et la bonne disponibilité du produit, notamment dans les zones de production, favorisant un approvisionnement régulier des centres urbains.
A l’inverse, la tomate fraîche présente une évolution plus contrastée. Les prix ont enregistré une hausse dans les marchés de Porto-Novo, Natitingou, Bohicon et Lokossa, tandis qu’ils sont demeurés stables à Cotonou et Parakou. Cette augmentation est principalement attribuée à une baisse de l’offre sur les marchés, conséquence de facteurs climatiques et de la fin progressive de la récolte dans certaines zones de production. La tomate, produit très sensible aux variations saisonnières, reste ainsi sujette à de fortes fluctuations de prix. En ce qui concerne le piment frais, la tendance est plutôt favorable aux consommateurs. Les prix sont en baisse dans les villes de Cotonou, Parakou, Natitingou et Lokossa, traduisant une bonne disponibilité du produit. En revanche, ils sont restés stables dans les marchés de Porto-Novo et Bohicon, où l’offre semble suffisamment équilibrée pour contenir les variations.
L’oignon frais rond confirme, pour sa part, une dynamique de baisse continue. Dans toutes les villes parcourues, les prix sont orientés à la baisse, une situation attribuée à la période d’abondance du produit. Cette évolution s’inscrit dans une tendance saisonnière bien connue, l’oignon étant massivement présent sur les marchés à cette période de l’année. Du côté des produits énergétiques, les prix de l’essence “kpayo” ont également connu une baisse dans la majorité des villes visitées. Seules Cotonou et Lokossa enregistrent une stabilité des prix. Cette évolution est liée au dynamisme des circuits d’approvisionnement, qui a permis une meilleure disponibilité du produit dans plusieurs zones du pays.
De manière générale, il est à noter que les variations observées sur les autres produits de grande consommation sont principalement imputables à des phénomènes de spéculation, souvent accentués par les comportements des acteurs du marché et les déséquilibres temporaires entre l’offre et la demande. Cette évolution hebdomadaire des prix traduit ainsi une situation globalement favorable pour les consommateurs, même si certaines denrées restent exposées à des tensions ponctuelles liées à la saisonnalité et aux pratiques du marché.
Baisse des prix de denrées de base en ce début d'année