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Rapport ‘’Africa's Pulse’’ de la Banque mondiale: Le Bénin dans le top 10 des pays africains ‘’en progression’’

Economie
Rapport ‘’Africa's Pulse’’ Rapport ‘’Africa's Pulse’’

« Créer de la croissance pour tous grâce à de meilleurs emplois ». Tel est le thème du rapport de la Banque mondiale d’octobre intitulé ‘’Africa's Pulse’’. Ce document révèle que le Bénin figure dans le groupe des 10 pays africains en progression et  qui investissent dans le capital humain afin de constituer une main-d’œuvre productrice.   


Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 11 oct. 2023 à 08h57 Durée 3 min.
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Publié pour le compte de ce mois d’octobre, le rapport ‘’Africa's Pulse’’ de la Banque mondiale classe le Bénin dans le groupe des dix pays en progression, juste derrière les six pays aux performances établies. On note que le premier tercile des pays en croissance dans la région ouest-africaine comprend dix pays en progression et six pays établis. La Côte d’Ivoire, le Cabo Verde, l’Éthiopie, l’Ile Maurice, le Rwanda et l’Ouganda constituent le groupe des pays aux performances établies. Et les pays en progression sont le Bénin, le Botswana, la République démocratique du Congo, la Guinée, le Kenya, le Liberia, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Ces deux groupes de pays comprennent 39,6 % de la population de l’Afrique subsaharienne, soit 472 millions de personnes en 2022 et produisent 26,3 % du Pib total de la région, indique le rapport ‘’Africa's Pulse’’ qui a pour thème : « Créer de la croissance pour tous grâce à de meilleurs emplois ». Le tercile moyen des pays en croissance également connu sous le nom de “coincés au milieu”, comprend 9 pays à savoir le Cameroun, l’Eswatini, la Gambie, la Guinée-Bissau, Madagascar, le Mozambique, la Namibie, la Sierra Leone et la Tanzanie. Ce groupe représente environ 15 % de la population de la région, soit 178 millions de personnes en 2022 et 9,0  % du Pib de la région. 
Dix-huit pays se situent dans le dernier tercile des performances de croissance, dont sept font partie du groupe des pays distancés et 11 sont considérés comme des pays en recul. Le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, les Comores, le Gabon, le Soudan et l’Afrique du Sud appartiennent au groupe des pays distancés. Le groupe des pays en recul est composé de l’Angola, du Burkina Faso, du Ghana, de la Guinée équatoriale, du Lesotho, du Mali, du Malawi, du Nigeria, du Tchad, de Sao Tomé-et-Principe et de la Zambie. Ces deux groupes de pays représentent 43,7 % de la population de la région (541 millions de personnes en 2022) et produisent 65 % du Pib total de la région. 

Renforcement du capital humain

Les prévisions de croissance pour les pays de l’Uemoa devraient être de 5,1 % en 2023, en baisse par rapport aux 5,8 % de 2022 - et 0,4 point de pourcentage de moins que les prévisions d’Africa’s Pulse d’avril 2023. La croissance du Pib réel s’est ralentie par rapport à 2022 au Bénin et devrait croître de 5,8 % en 2023, au Togo de 5,2 %, en Guinée-Bissau de 2,8% et en Côte d’Ivoire 6,3 %, alors qu’elle a augmenté par rapport à l’année précédente au Burkina Faso, soit 4,3 % en 2023, au Mali de 4 % et au Sénégal de 4,1 %. Les déficits budgétaires et courants de l’Uemoa se sont réduits en 2023 à 5,3 % et 8 % du Pib, respectivement, mais restent importants. « Au Bénin, la suppression des frais de scolarité dans le cycle inférieur de l’enseignement secondaire public a entraîné une augmentation des inscriptions et une réduction des taux d’abandon pour les filles. Les interventions visant à former les adolescents aux compétences sociales et émotionnelles se sont révélées prometteuses pour augmenter le nombre d’élèves qui terminent l’école primaire et s’inscrivent à l’école secondaire», a indiqué le rapport. 
On y relève aussi que la fourniture gratuite d’uniformes scolaires ou de serviettes hygiéniques a permis de réduire les taux d’abandon scolaire et d’absentéisme. Et il est également prouvé que l’amélioration du capital humain et des opportunités offertes aux filles est un moyen convaincant de retarder le mariage. 
« L’élimination des obstacles financiers à l’éducation peut également permettre de retarder le mariage et la procréation », ont relevé les experts dans le volet renforcement du capital humain aux fins de constituer une main-d’œuvre productrice, dans ce rapport publié par la Banque mondiale d’octobre, sur les perspectives économiques en Afrique ■