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Renforcement des capacités dans le secteur de la microfinance: L’Uadc célèbre ses nouveaux professionnels et reçoit un appui informatique du Fagace

Economie
Le président du Fagace, Nguéto Tiraïna Yambaye, remet officiellement le lot d’ordinateurs au recteur de l’Uadc, Barthélémy Biao Le président du Fagace, Nguéto Tiraïna Yambaye, remet officiellement le lot d’ordinateurs au recteur de l’Uadc, Barthélémy Biao

La cérémonie de remise d’attestations de réussite aux professionnels ayant achevé leur formation dans le cadre du Programme africain d’appui à la mobilisation de l’épargne et au financement (Paamef), session 2025, a été couplée, jeudi 10 septembre dernier, à la réception d’un important lot d’ordinateurs offert par le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) à l’Université africaine de développement coopératif (Uadc). Une double activité qui traduit la volonté de renforcer à la fois les compétences et les moyens de travail au service du développement du continent.

Par   Babylas ATINKPAHOUN, le 15 sept. 2026 à 15h59 Durée 3 min.
#Fagace #Microfinance

La formation et les outils de travail constituent deux leviers indissociables pour bâtir des institutions solides et accompagner durablement la transformation économique de l’Afrique. C’est le sens donné à la cérémonie organisée, jeudi 10 septembre dernier, par l’Université africaine de développement coopératif (Uadc), à l’occasion de la sortie officielle de la promotion 2025 du Programme africain d’appui à la mobilisation de l’épargne et au financement (Paamef). En marge de la remise des attestations aux professionnels formés en gestion des institutions de microfinance, l’établissement universitaire a reçu un important lot d’ordinateurs du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace). Pour Barthélémy Biao, recteur de l’Uadc et parrain des récipiendaires, ces deux actes, en apparence distincts, racontent en réalité une seule et même histoire, celle de la transmission du savoir, du renforcement des capacités et de la construction de l’avenir. « Le certificat n’est pas simplement un document administratif attestant une formation suivie. Il est aussi le symbole d’un engagement et le commencement d’une responsabilité nouvelle », a-t-il souligné. Cette responsabilité prend une importance particulière dans un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans l’inclusion financière. Selon le recteur, l’accès aux ressources financières ne suffit pas à lui seul. Il faut disposer de professionnels capables de mobiliser les ressources, de structurer les financements, d’analyser les risques, d’accompagner les initiatives économiques, de sécuriser les investissements et de créer durablement de la valeur. « Il n’y a pas de développement durable sans investissement dans l’homme, dans la connaissance et dans les compétences de nos institutions », a-t-il insisté.

Des professionnels mieux outillés

Le directeur général de la Fececam Bénin, Taïrou Bassabi Amadou, s’est réjoui de la sortie officielle de la promotion Paamef, session 2025, qu’il considère comme l’aboutissement d’un parcours de professionnalisation exigeant. En sa qualité de responsable de l’institution qui assure le tutorat de ce cursus, il a salué l’engagement et la persévérance des apprenants, mais également le travail des tuteurs et des formateurs. « Cette cérémonie incarne la réussite collective d’un programme qui s’est donné pour mission de renforcer les capacités des acteurs de la microfinance», a-t-il déclaré. Pour lui, cette formation participe à l’émergence de professionnels mieux préparés aux exigences de la gouvernance des institutions de microfinance et aux enjeux du développement.

Conrad Glonou, directrice générale adjoint de la microfinance et de l’inclusion financière a évoqué la dynamique de transformation du secteur. Il a rappelé que la microfinance n’est plus une activité périphérique du système financier, mais un instrument majeur de transformation économique et sociale, notamment au bénéfice des populations qui demeurent éloignées des services financiers classiques. « Notre ambition ne peut plus être simplement de financer davantage. Nous devons financer mieux, avec plus de professionnalisme, plus d’innovation, plus de responsabilité et davantage de capacité à anticiper les risques», a-t-il affirmé. Pour le représentant du ministère de la Microfinance, cette mutation passe d’abord par les ressources humaines. « Dans cette transformation, la compétence constitue notre première infrastructure », a-t-il martelé à l’endroit des récipiendaires, les invitant à faire de leurs acquis professionnels des résultats concrets et à placer l’éthique, la rigueur et la protection du client au cœur de leurs pratiques.

Un partenariat concrétisé

Le second temps fort de la cérémonie a été la remise officielle d’un important lot d’ordinateurs à l’Uadc par le Fonds africain de garantie et de coopération économique. Pour son président, Nguéto Tiraïna Yambaye, ce geste constitue la concrétisation d’un engagement pris lors de la signature, en décembre 2025, de l’accord-cadre de partenariat entre les deux institutions. « Nous avons pris l’engagement solennel de ne pas faire de cette coopération un simple document théorique, mais un véritable levier d’action concrète et pragmatique au service de la formation et du développement de notre continent», a-t-il rappelé. À l’ère du numérique et de la transformation rapide des marchés financiers, il juge indispensable de doter les étudiants, les chercheurs, les enseignants-chercheurs et les cadres de moyens de travail adaptés. « Doter nos étudiants, nos chercheurs, nos enseignants-chercheurs et nos cadres d’outils de travail modernes est un impératif d’excellence », a-t-il déclaré. Les équipements remis devraient notamment contribuer au renforcement des capacités pédagogiques de l’Uadc et soutenir les activités de l’unité de recherche panafricaine, d’innovation et d’ingénierie coopérative. Pour le président du Fagace, ce soutien traduit également la confiance de son institution dans le potentiel de l’université, considérée comme une structure d’excellence académique en Afrique.

La certification de professionnels de la microfinance et la mise à disposition d’équipements informatiques apparaissent ainsi comme deux actions complémentaires qui permettent de renforcer le capital humain et les capacités institutionnelles nécessaires au développement de l’Afrique.