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Résilience face aux changements climatiques: Les recommandations du Pnue pour la période 2026-2029

Environnement
Le Pnue encourage l’adaptation fondée sur les écosystèmes, à travers la restauration des terres dégradées, des océans et de la biodiversité, afin de renforcer la protection des communautés exposées Le Pnue encourage l’adaptation fondée sur les écosystèmes, à travers la restauration des terres dégradées, des océans et de la biodiversité, afin de renforcer la protection des communautés exposées

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue) a formulé une série de recommandations stratégiques visant à renforcer la résilience des États face aux effets néfastes des changements climatiques pour la période 2026-2029. L’institution onusienne met particulièrement l’accent sur la nécessité de protéger les pays du Sud, plus vulnérables, contre des impacts climatiques de plus en plus sévères.

 

Par   Alexis METON A/R Atacora-Donga, le 05 févr. 2026 à 06h47 Durée 2 min.
#changements climatiques

La résilience climatique s’impose aujourd’hui comme une priorité mondiale. Pour la période 2026-2029, le Pnue préconise une approche intégrée reposant sur la stabilité climatique, la restauration des écosystèmes et la réduction de la pollution. L’organisation recommande notamment la mise en place d’infrastructures résilientes, une meilleure gestion des risques climatiques et un renforcement significatif du financement de l’adaptation, en particulier dans les pays en développement, confrontés à des épisodes de températures extrêmes de plus en plus fréquents.

Dans cette perspective, les États sont invités à adapter leurs infrastructures essentielles, routes, ponts et systèmes de gestion des eaux, afin de les rendre plus résistantes aux tempêtes et aux inondations, dont l’intensité s’est accrue ces dernières années. Le Pnue encourage également l’adaptation fondée sur les écosystèmes, à travers la restauration des terres dégradées, des océans et de la biodiversité, afin de renforcer la protection des communautés exposées. L’action climatique locale et inclusive figure aussi parmi les axes prioritaires. Elle vise à intégrer davantage les peuples autochtones et les jeunes dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies climatiques, notamment celles liées au partage des bénéfices issus des mécanismes carbones.

En matière de financement, le Pnue appelle à un doublement des ressources consacrées à l’adaptation climatique, jugées largement insuffisantes dans les pays en développement. L’institution insiste par ailleurs sur la réduction de la pollution, à travers l’amélioration des infrastructures de traitement des déchets et des eaux usées.

Enfin, pour atteindre la neutralité carbone et maintenir l’objectif de limitation du réchauffement à 1,5 °C, les nations sont invitées à réduire drastiquement leur dépendance aux combustibles fossiles. Une exigence d’autant plus pressante que les prévisions indiquent que l’année 2026 pourrait figurer parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Dans ce contexte, le Pnue souligne l’importance de poursuivre et d’intensifier la mobilisation des organisations non gouvernementales spécialisées dans la protection de l’environnement autour de ces enjeux climatiques majeurs.