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Au-delà d’octobre : et si le « Consommons local » devenait notre réflexe permanent ?

Economie

Le mois du consommons local s’achève, refermant des semaines d’expositions, de foires et de campagnes de sensibilisation. Mais au-delà des vitrines et des slogans, le véritable défi commence aujourd’hui : faire de la préférence nationale une habitude ancrée dans le quotidien des Béninois.

Par   Dossi Wêsinka Nonfon (Coll.), le 02 nov. 2026 à 09h11 Durée 2 min.
#Consommons local

Durant tout le mois d’octobre, les projecteurs ont été braqués sur le génie créateur national. Des allées des marchés aux plateaux de télévision, en passant par les réseaux sociaux, le public a pu redonner un visage et un nom à ceux qui façonnent notre économie au quotidien. De la noblesse de l’indigo et du kanvô aux mains expertes des vanniers, en passant par l’audace des transformateurs agroalimentaires, la démonstration est faite : le Bénin regorge de talents qui n’ont rien à envier à l’extérieur.

Une vitrine ne suffit pas

Pourtant, le risque inhérent à ce genre d’initiatives calendaires est de voir l’enthousiasme retomber dès le premier novembre. Consommer local ne doit pas être une parenthèse patriotique d’un mois, un réflexe de circonstance ou une simple tendance marketing. C’est un choix de société, un acte citoyen et un investissement direct dans l’avenir de notre jeunesse et de nos filières de production.

Acheter un pagne tissé localement, privilégier les jus et condiments issus de nos exploitations ou décorer son intérieur avec des pièces d’artisanat national, c’est bien plus qu’un acte d’achat : c’est faire le choix de la durabilité et de la souveraineté économique.

Les défis de la pérennisation

Pour que ce réflexe devienne naturel et quotidien, le consommateur attend des garanties qui vont au-delà de la bonne volonté. Parmi elles, la constance de la qualité, l’accessibilité des prix et la structuration des circuits de distribution. Les entrepreneurs et artisans locaux, de leur côté, appellent de plus en plus à un accompagnement renforcé pour franchir le cap de la production à grande échelle et rivaliser durablement avec les produits importés.

L’enjeu des prochains mois est donc là : transformer l’essai d’octobre en une dynamique de fond. Car au bout de la chaîne, consommer local, c’est simplement dire à nos créateurs, à nos agriculteurs et à nos artisans : « Nous croyons en vous, 365 jours par an. »