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Campagne Octobre Rose: Les femmes de l’Onip entretenus sur les dangers du cancer du sein

Santé
Sensibilisation et dépistage gratuit du cancer du sein au profit des femmes de l’Onip, dans le cadre d’Octobre Rose Sensibilisation et dépistage gratuit du cancer du sein au profit des femmes de l’Onip, dans le cadre d’Octobre Rose

L’association Graceful Woman, en partenariat avec le Syndicat des travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Syntra-Onip) et la direction générale de l’Office, a organisé, vendredi 23 octobre 2026, une séance de sensibilisation et de dépistage gratuit du cancer du sein au profit des femmes de l’Onip. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre d’Octobre Rose a mobilisé des professionnels expérimentés sur les moyens de prévention et la prise en charge holistique de la maladie, l’importance du diagnostic précoce et les gestes à adopter pour surveiller sa santé.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 26 oct. 2026 à 16h26 Durée 2 min.
#Octobre rose

Le dépistage précoce du cancer de sein augmente les chances de guérison de la maladie. C’est l’un des messages forts qui ont marqué la séance organisée vendredi dernier à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), dans le cadre de la campagne Octobre Rose 2026.

Initiée par l’association Graceful Woman avec le soutien du Syntra-Onip et de la direction générale de l’Office, la rencontre a été marquée par des interventions institutionnelles, des communications sur la maladie et une séance de dépistage gratuit. L’objectif est de rapprocher des femmes, l’information sanitaire autour de cette maladie et de les encourager à prendre des dispositions concrètes pour préserver leur santé. « Une femme qui n’a pas la bonne santé n’est pas capable de pouvoir tenir ses activités, n’est pas capable de donner un meilleur rendement dans son boulot», a souligné Lucrèce Degla, présidente de l’association Graceful Woman.

La campagne Octobre Rose s’inscrit ainsi dans une démarche qui associe la préservation de la santé à la capacité des femmes à poursuivre leurs activités professionnelles et personnelles. En faisant appel à des professionnels expérimentés, Lucrèce Degla permet ainsi aux participantes de s’entretenir avec des acteurs de renom pour mieux comprendre les risques liés au cancer du sein et les moyens de s’en prémunir et de prise en charge.

Maryse Assogbadjo, secrétaire générale du Syntra-Onip, a insisté sur la nécessité de dépasser les croyances populaires qui entourent encore la maladie. Elle a évoqué les conséquences du cancer du sein dans les familles, où mères, sœurs, amies et collègues peuvent être confrontées à la souffrance provoquée par cette pathologie. La responsable syndicale a notamment mis en garde contre les plaisanteries et les idées reçues présentées à tort comme des moyens de prévention. « La prévention ne se résume pas aux blagues et aux idées conçues », a-t-elle déclaré, en rappelant l’importance des gestes appropriés, de l’information fiable et du dépistage. Elle a invité les femmes à briser les tabous et à accorder à la prévention la place qu’elle mérite.

Au nom de la direction générale de l’Onip, Sylvie Loko a, pour sa part, transmis le soutien du directeur général qui a rejoint la rencontre plus tard. Elle a salué l’initiative et encouragé le personnel féminin à prendre une part active aux différentes activités proposées.

Comprendre les niveaux de prévention

La communication de Freddy Gnangnon, professeur de cancérologie chirurgicale, a permis d’approfondir les moyens d’agir contre le cancer du sein. Pour expliquer les différentes étapes de la prévention, il a comparé la lutte contre la maladie à une maison composée d’un sous-sol et de plusieurs étages.

Le sous-sol représente la prévention primordiale, qui repose sur les mesures réglementaires et les politiques publiques destinées à limiter les facteurs de risque. Le premier étage correspond à la prévention primaire, qui dépend notamment des habitudes individuelles. Le professeur a cité l’adoption d’une alimentation équilibrée, la limitation de la consommation d’alcool, l’absence de tabagisme, la pratique régulière d’une activité physique, la prévention de l’obésité et un sommeil suffisant.

La prévention secondaire intervient lorsqu’il s’agit de repérer la maladie le plus tôt possible. Selon le spécialiste, elle s’appuie sur trois démarches complémentaires à savoir l’observation régulière des seins par la femme elle-même, l’examen clinique par un professionnel de santé et la mammographie selon l’âge et les recommandations médicales applicables. Un diagnostic précoce peut permettre une prise en charge plus rapide et augmenter les chances de guérison.

Le professeur a également abordé la prévention tertiaire, qui concerne les traitements destinés aux personnes atteintes du cancer. Il a évoqué notamment la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et des traitements plus récents, comme l’immunothérapie. Enfin, il a rappelé la nécessité d’accompagner les personnes dont la maladie est à un stade avancé et pour lesquelles la guérison n’est plus possible. Les soins visent alors à préserver leur qualité de vie et à leur apporter un soutien adapté. D’autres communications ont porté sur la prise en charge psychologique et l’accompagnement familial des patients.

Au-delà de ces échanges, la séance de dépistage gratuit organisée a permis aux participantes de passer à l’action. Alors qu’elle remet chaque fois à demain son programme chez un spécialiste, Jeanne Ibrahima, une participante, a saisi l’occasion pour se faire enfin dépister. Cela lui a permis de bénéficier rapidement d’un examen clinique des seins, à l’issue duquel elle a été encouragée à poursuivre la surveillance et à consulter en cas d’anomalie.

Son témoignage illustre l’intérêt de proposer des activités de proximité, dans des lieux fréquentés par les femmes, pour faciliter l’accès à l’information et au dépistage. Elle exhorte les autres femmes à ne plus différer cette démarche et à adopter les gestes de surveillance recommandés.