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Lutte contre les cancers féminins : le plaidoyer de la professeure Massougbodji pour une prévention active

Santé
Lutte contre les cancers féminins Lutte contre les cancers féminins

La lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus au Bénin exige un changement radical de paradigme, centré sur le dépistage précoce et la vaccination. C’est le message d’urgence porté par la professeure Marina d’Almeida Massougbodji, ancienne ministre de la Santé. Face aux ravages de ces affections souvent diagnostiquées à un stade terminal, elle appelle à une mobilisation nationale intégrale.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 26 oct. 2026 à 14h25 Durée 3 min.
#Marina d’Almeida Massougbodji, ancienne ministre de la Santé

Le constat dressé par la professeure d’Almeida Massougbodji est que l’ignorance qui entoure les pathologies cancéreuses reste un problème majeur de santé publique au Bénin. Faute d’une sensibilisation intensive et permanente, les cancers du sein et du col de l’utérus sont souvent détectés à un stade avancé, rendant les issues fatales inévitables. Face à cette tragédie silencieuse, l’ancienne ministre de la Santé insiste sur le fait que « le cancer peut se guérir s’il est pris à temps ».

 

Alors, pour inverser la courbe de la mortalité, elle exhorte la population, les familles et le corps médical à faire bloc. Cette riposte collective repose sur la vaccination massive des jeunes filles contre le papillomavirus humain (VPH), principal vecteur du cancer du col de l’utérus, et sur l’intégration du dépistage systématique dans les habitudes de toutes les femmes.

 

La clinicienne met en garde contre l’illusion d’une prise en charge purement réactive, souvent financièrement insoutenable pour les ménages. « On ne peut pas traiter et guérir le cancer avec des cotisations », prévient-elle avec fermeté. Vu le coût des traitements thérapeutiques en phase terminale, les élans de solidarité et les collectes de fonds improvisées s’avèrent dramatiquement insuffisants. D’où la nécessité d’opter pour la seule stratégie viable et humaine : l’anticipation.

 

Première femme d’Afrique de l’Ouest francophone agrégée en cardiologie, la professeure Marina d’Almeida Massougbodji incarne l’excellence académique et un engagement indéfectible en faveur de la santé publique. Aujourd’hui octogénaire, cette pionnière continue d’inspirer et de guider les nouvelles générations de femmes scientifiques et de leaders à travers le continent, rappelant que le combat pour la vie se gagne d’abord sur le terrain de la prévention.