La Nation Bénin...
Les rapports sexuels jouent un
grand rôle dans la vie de couple. Au-delà du rôle de procréation, ils
consolident le couple et maintiennent le bien-être physique et psychologique du
couple. Certaines femmes ont des douleurs
atroces lors des rapports sexuels, ce qui rend leur sexualité très compliquée.
Le moment de plaisir devient alors un moment de douleur et de pleurs.
Qu’est-ce que la dyspareunie ?
La dyspareunie désigne toute
douleur ressentie avant pendant ou après les rapports sexuels, qu’il s’agisse
de la femme ou l’homme, bien qu’elle touche plus fréquemment les femmes.
Dr Azuka Ezeike, gynécologue nigérian explique que « La douleur pendant les rapports sexuels, appelée dyspareunie, est un trouble rarement abordé. Elle peut provenir d’infections, de blessures liées à l’accouchement ou de maladies comme l’endométriose. Les facteurs émotionnels tels que le stress, les traumatismes ou les problèmes relationnels jouent aussi un rôle. Beaucoup de femmes souffrent en silence, trop honteuses pour en parler, et leurs plaintes sont souvent mal interprétées comme des troubles mentaux. »
En Afrique noire, les femmes ont du mal à s’exprimer sur les problèmes liés à leur sexualité. Beaucoup préfèrent souffrir et supporter en silence. Pour l’épanouissement du couple, les problèmes devraient être abordés à deux pour pouvoir rechercher les solutions ensemble. Certains hommes commettent l’infidélité parce qu’ils ne sont plus satisfaits par leurs femmes, mais ils ne cherchent pas à discuter pour savoir les raisons du refus de la femme.
Les conflits domestiques agissent également
sur la femme et peuvent bloquer sa libido. Les travaux de Julie Perret
(Université de Côte d’Azur,2025) démontrent que « La dyspareunie est une
douleur génito-pelvienne survenant lors des rapports sexuels, dont l’étiologie
est multifactorielle. Elle altère la qualité de vie des femmes, avec une forte
composante anxieuse, à la fois cause et conséquence de la douleur. Cette
anxiété est souvent nourrie par des tensions relationnelles, comme les conflits
domestiques, qui aggravent le cercle vicieux de la douleur et de l’évitement. »
Pour Catherine Solano (médecin
sexologue et psychologue clinicienne de formation)
« Le désir féminin est très sensible à la qualité de la relation. Quand une femme se sent valorisée, respectée et chérie, son désir est stimulé. »
Les couples gagneraient à
discuter de leur sexualité.
La dyspareunie n’est pas une
fatalité. En parler, consulter et chercher des solutions ensemble permet de
transformer la douleur en chemin vers une sexualité épanouie et respectueuse.
Dyspareunie