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Spécialiste en sécurité de l'information et gestion de projet, Nabil Gbian parle du développement de l’écosystème du numérique au Bénin. Dans cette interview, le promoteur de la solution de paiement WaXu et des plateformes E-Ticket, Bus229, OpenTaxi évoque les innovations dans le secteur du numérique et félicite le gouvernement pour ses efforts pour la sécurisation du cyberespace.
La Nation : Comment se porte l’écosystème du numérique au Bénin ?
Nabil Gbian : L’écosystème du numérique se porte bien au Bénin. Je peux affirmer que lentement mais sûrement l’écosystème est en train de se définir. Le numérique a induit de profonds changements dans les organisations et dans la vie des citoyens béninois. Plusieurs services sont offerts par les acteurs de l’écosystème pour le rendre plus dynamique. Je pense que la vision du gouvernement actuel en est pour quelque chose. Beaucoup de choses sont faites aussi bien dans le secteur privé que dans le public.
Quelles sont vos innovations personnelles dans le secteur ?
J’ai une structure spécialisée dans le E-service. Nous sommes capables d’offrir toutes sortes de services numériques à la population béninoise. Beaucoup de Béninois utilisent les smartphones et nous leur proposons des solutions numériques intéressantes. Nous avons à notre actif l’application de paiement WaXu, la plateforme E-Ticket, Bus229, OpenTaxi utilisée pour Bénin Taxi. Nous proposons les solutions les plus optimales et les plus cohérentes pour permettre aux populations d’atteindre leurs objectifs d'affaires.
A quoi sert chacune de ces solutions numériques ?
L’application WaXu est conçue pour faciliter le paiement électronique tandis que l’application E-Ticket permet aux Béninois de rester chez eux pour acheter les tickets pour les évènements grand public comme les concerts, les festivals et autres. Avec cette application, les gens peuvent gérer les manifestations de mariages et autres. La plateforme OpenTaxi est utilisée par Bénin Taxi pour gérer toutes les activités de cette flotte qui compte plus de 300 véhicules. Avec cette plateforme, il y a l’application BeTaxi qui permet de réserver un taxi à partir de son smartphone et BTArtisan qui vous oriente vers le conducteur le plus proche possible. En ce qui concerne l’application Bus229, elle permet de réserver une compagnie de bus pour voyager à l’intérieur du pays. Ces applications règlent les problèmes de perte de bagages, de perte de temps et d’énergie. Toutes ces solutions numériques simplifient la vie aux populations.
Que pensez-vous des efforts du gouvernement au profit du secteur ?
Le gouvernement s’investit énormément pour le développement du secteur du numérique. Plusieurs institutions ont été créées pour mieux structurer les activités dans ce domaine. Nous avons l’Agence des Services et Système d’Information, l’Agence du Développement du numérique, l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information et autres qui permettent aux autorités de gérer ce secteur de façon efficiente et en respect des dispositions en vigueur.
Quelles sont les actions à mener pour faire profiter davantage les services numériques aux Béninois ?
Je pense que le gouvernement doit continuer à organiser les acteurs de l’écosystème pour tirer le meilleur d’eux. Il faut une synergie d’action entre les acteurs du privé et ceux du public. Par exemple, le gouvernement pense à la mise en place d’une plateforme de paiement qui va regrouper toutes les solutions de paiements. Je souhaite qu’il définisse des standards et des règles au niveau de tous les payeurs (banques, Gsm et plateformes) de sorte que les acteurs soient traités de la même manière. Nous proposons la même chose à l’avènement de la plateforme e-service pour permettre aux citoyens de bien profiter des investissements dans le secteur.
Que faut-il faire pour réduire la fracture numérique ?
Il faut rendre les services numériques disponibles et permettre aux utilisateurs d’y accéder. Il faut penser à la mise en place des points communautaires de services dans les 156 arrondissements du pays. Nous avons beaucoup à gagner en rendant accessibles les services numériques.
Que pensez-vous de la sécurité du cyberespace au Bénin ?
Je pense que le Bénin a beaucoup évolué en ce qui concerne la sécurité numérique. Avec la création de l’Anssi et la promulgation du Code du numérique, beaucoup d’efforts ont été faits par le gouvernement béninois pour renforcer la sécurité dans le cyberespace. Une structure est annoncée dans les jours à venir pour certifier les applications numériques. Par exemple avec la certification ISO 27032 CM, je démontre ma maîtrise de la cybersécurité et j'aide les organisations à mettre en place des stratégies de cyber défense.

Première rencontre nationale dédiée au Système des Noms de Domaine (Dns), le Bénin Dns Forum démarre, ce mardi 17 septembre à l’Université de Parakou. Pendant cinq jours, les acteurs techniques et économiques du monde de l’Internet au Bénin partageront leurs expériences sur l’implémentation, l’exploitation et le développement des infrastructures IP et Dns pour répondre aux besoins des utilisateurs finaux de l’Internet.
« Technologie de l’internet et perspectives économiques pour l’atteinte des Odd au Bénin ». C’est le thème autour duquel les acteurs techniques et économiques du monde de l’Internet au Bénin vont se réunir dès ce mardi 17 septembre à la faveur de l'édition 2019 du Bénin Dns Forum. Selon les organisateurs, le Bénin Dns Forum se veut être un creuset d’échanges et de concertation où les participants partageront leurs expériences sur l’implémentation, l’exploitation et le développement des infrastructures IP et Dns pour répondre aux services proposés à leurs clients, utilisateurs finaux de l’Internet. Des forums publics, des séminaires et des sessions de formation sur les technologies et ressources critiques de l’Internet au Bénin vont meubler ce rendez-vous qui va s’achever le 21 septembre prochain à Cotonou.
Le programme Woman Dns Academy, le Hackathon collaboratif sur le Dns (DNSathon)et le séminaire d’information et du sensibilisation des secteurs public et privé sur le développement d’Internet sont les activités qui vont enrichir ce forum. Une vingtaine de jeunes femmes seront formées lors du Woman DNS Academy. Il est prévu également les 20 et 21 septembre, une foire dédiée aux entreprises du numérique dénommée Internet City. Au cours de ces assises, chaque forum public sera sanctionné par un rapport sur les différents sujets, activités et particulièrement sur l’état du Dns et de l’Internet au Bénin. C’est l’occasion pour les participants de réfléchir en vue de mieux adapter l’Internet aux besoins locaux des communautés.

Un atelier de formation sur les modèles économiques s’est ouvert, ce lundi 16 septembre à Cotonou. Organisé dans le cadre du projet d’appui-conseil aux politiques agricoles de la Giz, il vise à outiller les acteurs du secteur agricole pour l’analyse des stratégies publiques et la prise de décisions idoines.
Familiariser les acteurs du secteur agricole avec les concepts de modélisation économique, les fondements théoriques des modèles économiques et les besoins en données pour les différents types de modèles. Tel est le but visé à travers l’atelier sur les modèles économiques initié par l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (Giz),qui se déroule du 16 au 27 septembre à Cotonou.
Organisé dans le cadre du Projet d’appui-conseil aux politiques agricoles de la Giz, ce renforcement des capacités participe de la mise en œuvre de l’initiative spéciale « Un seul monde sans faim » (Sewoh) à travers laquelle le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (Bmz) entend contribuer de manière significative à la réduction de la pauvreté et de la faim, selon Anne Hahn, coordonnatrice du « Secteur vert » de la Giz. Au terme de la formation, espère-t-elle, les participants seront outillés pour une analyse approfondie des politiques publiques, à travers une approche holistique prenant en compte les instruments et méthodes les plus appropriés et les objectifs de développement aussi bien économiques que sociaux.
Cet atelier vient en complément au Centre de compétence de promotion d’emploi du projet Centres d’innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire (Prociva), indique Dr Stefanie Slaoui-Zirpins, chargée du Projet d’appui-conseil aux politiques agricoles par intérim. Il réunit des participants provenant de différentes structures, notamment les ministères en charge de l’Agriculture, du Développement, des Finances ; l’Institut national de la statistique et de l’Analyse économique (Insae) ; l’Institut national de la recherche agricole du Bénin (Inrab); l’université nationale d’Agriculture; l’université d’Abomey-Calavi. Ils sont entretenus par des universitaires allemands dont le professeur Harald Grethe et les chercheurs Khalid Siddig et Jonas Luckmann provenant de l’université de Humboldt de Berlin.
Stratégies cohérentes
Le directeur adjoint de la Prospective et de la Programmation du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Marius Aïna, pense que les enseignements qui seront acquis contribueront à une meilleure prise de décisions dans le domaine agricole à l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies cohérentes. Il a exhorté les participants à faire preuve de ponctualité, d’assiduité et de grande écoute pour tirer le maximum des exposés.
Les modules portent, entre autres, sur la modélisation de simulation économique, les matrices de compte social, le système de modélisation algébrique générale (Gams) et les applications pratiques y afférentes, le modèle d’équilibre général calculable, la mise en œuvre du modèle à deux secteurs, les expériences politiques et le changement de règles suivant des modèles économiques. Un accent sera mis sur la matrice de comptabilité sociale du Bénin de 2015, les sources de données, la procédure appliquée pour sa mise en jour, sa structure ainsi que la conception de scénario dans le modèle, les données externes nécessaires pour calibrer un modèle dynamique. Les participants s’intéresseront également à des simulations autour du Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017-2021). Une étude a été initiée de concert avec le ministère de l’Agriculture et le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai) de la Présidence de la République afin d’évaluer les effets à long terme des réformes envisagées par le gouvernement dans ce plan. Les résultats de ladite étude seront présentés le 3 octobre prochain, annonce Dr Stefanie Slaoui-Zirpins.

La route des pêches est ouverte à la circulation depuis quelques mois. L’infrastructure satisfait un nombre important d’usagers. Pour prévenir d’éventuels cas d’accidents sur l’axe et apprendre à porter le premier secours aux victimes, le coordonnateur de Promédia_jeune, Amidou Saka-Lafia, invite au respect du code de la route.
La route des pêches, longue de 13,200 kilomètres est réalisée dans le cadre de la phase 1 du projet d’aménagement et de bitumage du tronçon Cotonou-Adounko. Et depuis quelques mois, cette route est empruntée par un grand nombre d’usagers. Pour prévenir d’éventuels cas d’accidents sur cet axe qui longe la plage de Fidjrossè, assez fréquentée, la sensibilisation au respect du code de la route s’impose. De concert avec l’entreprise en charge des travaux, le coordonnateur de Promédia_jeune, une organisation spécialisée dans l’éducation routière depuis une dizaine d’années, Amidou Saka-Lafia confie qu’il s’y emploie. Au terme d’une séance de sensibilisation, ce week-end, il a expliqué les raisons qui motivent cette action à l’endroit des habitants du quartier Fidjrossè. « Nous procédons à la sensibilisation des populations sur le thème sécurité routière et secourisme sur la route des pêches », révèle-t-il. Ce projet considéré par plusieurs personnes comme une utopie est devenu une réalité, a reconnu le coordonnateur avant de noter qu’il était important que les usagers de ce tronçon sachent à quoi s’en tenir. « Le respect du code de la route et la sécurité routière doivent être de mise sur la route des pêches et généralement sur toutes les routes du Bénin », a insisté Amidou Saka-Lafia. Selon lui, il y a plusieurs paramètres à prendre en compte quand on circule sur une route nouvellement construite. Entre autres, il faut éviter l’excès de vitesse, respecter les panneaux de signalisation, ne pas s’adonner aux mauvais comportements,… Estimant que certains usagers ont tendance à aller vite sur cet axe, oubliant le risque d’accident, Amidou Saka-Lafia soutient que les riverains doivent s’approprier les notions de base du premier secours, celui qu’on apporte aux victimes d’accident avant que les secours médicalisés à savoir les sapeurs-pompiers et le Samu n’arrivent. « La route des pêches a changé de visage. Elle est une grande route construite à double sens de circulation qui permet aux populations de vaquer à leurs activités. Il y a deux ans, ce n’était pas l’aspect de Fidjrossè. Il est important d’éviter toute distraction ainsi que la consommation de stupéfiants sur les axes routiers »,
a-t-il conseillé. Rappelons que deux personnes décèdent par accident par jour et plus de sept cents le sont par an au Bénin, selon les statistiques rapportées par le coordonnateur Amidou Saka-Lafia.

Après l’anacarde, le karité, le sésame et bientôt le soja, l’ananas béninois va aussi franchir les frontières chinoises. Cette bonne nouvelle pour les producteurs et exportateurs nationaux a été donnée par le conseiller à l’Economie de l’Ambassade de Chine près le Bénin, à l’occasion du forum organisé à Cotonou, vendredi 13 septembre dernier, par Société générale Bénin autour du thème ‘’Développer votre potentiel à l’international’’. Selon Bohui Zhang, des agents des Douanes chinoises séjournent actuellement au Bénin pour étudier les conditions phytosanitaires pour l’exportation de l’ananas local sur leur territoire. Tout ceci ayant été facilité par l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (Apiex).
Suspendu six mois durant par le gouvernement en raison de la présence d’un taux trop élevé de résidus d’éthéphon dépassant la limite maximale autorisée notamment sur le marché européen, l’ananas béninois a retrouvé le chemin des exportations en août 2017. Son entrée imminente sur le marché chinois témoigne à n’en plus douter de sa qualité et des efforts des autorités pour un repositionnement des produits de rente.
Economie 16 sept. 2019

Venus de tous les départements du Bénin, les gymnastes ont participé le week-end dernier à l’édition 2019 du Championnat national de gymnastique au palais des sports du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au terme de la compétition, plusieurs talents ont été détectés. Les meilleurs ont été sélectionnés en vue des prochaines joutes africaines.
Le Championnat national de gymnastique s’est déroulé le samedi 14 septembre dernier au palais des sports du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Les gymnastes ont été évalués en gymnastique rythmique, en gymnastique aérobic, en gymnastique artistique féminine, en gymnastique artistique masculine et le Parkour.
Selon le président de la Fédération béninoise de Gymnastique, Leonide Isidore Gbaguidi, cette compétition vient à point nommé car elle permet d'assurer la pérennité de cette discipline au Bénin. Pour lui, la participation massive des athlètes à ce championnat prouve leur intérêt pour cette édition destinée à sélectionner les meilleurs gymnastes au plan national. « Les meilleurs gymnastes sélectionnés vont participer en Égypte au prochain Championnat d'Afrique de gymnastique », a-t-il informé. Confiant en la capacité des gymnastes béninois, il a rappelé quelques prouesses du Bénin au championnat d’Afrique de la discipline et aux Jeux africains de la jeunesse à Alger. Selon lui, le Bénin détient trois titres de champion d'Afrique et a arraché plusieurs médailles aux Jeux africains de la jeunesse.
Le directeur du Sport d'élite, Bonaventure Coffi Codjia, a salué l'organisation régulière du championnat national par le comité exécutif de la Fédération béninoise de Gymnastique. « Ceci montre votre volonté à œuvrer au développement de la gymnastique au Bénin», a-t-il témoigné. Pour lui, cette compétition est une occasion pour détecter des talents en vue de constituer les sélections nationales. Il a encouragé les athlètes à concourir dans les règles de l'art et convié les officiels à l'impartialité. Si certains gymnastes ont confirmé leurs talents en montant sur le podium, c’est l’occasion de la révélation pour d’autres.
Signalons qu’en speed run, Marc Gnangni a été sacré champion suivi de Éliezer Sossoukpè et Ange Houéto tandis qu’en freestyle, Akim Kpeta a remporté la compétition devant Modeste Tankpinou (médaillé d'argent) et Kevin Kponou (médaillé de bronze).

Dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle portant sur le thème « Propriété intellectuelle et changement climatique », l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi) a organisé, les 12 et 13 septembre derniers, une formation sur la rédaction du mémoire descriptif en faveur des centres de recherche. Celle-ci vise à renforcer leurs capacités afin qu’ils parviennent à présenter un dossier de demande de brevet d’invention pour leurs produits.
L’idée qui sous-tend la formation, précise Estève Dègla, chef du Service juridique de l’Anapi, est d’aider les inventeurs à protéger et labelliser leurs produits par le brevet qui est un titre destiné à protéger une invention.
Au Bénin, a-t-il souligné, «nous avons des personnes qui fabriquent des produits extraordinaires mais elles ne sont pas connues, leurs produits ne sont pas reconnus ni protégés». Même à l’université, des professeurs réalisent de merveilleuses inventions mais qui ne sont pas non plus protégées, a poursuivi le chef du service juridique de l’Anapi. La raison de cet état de choses, a-t-il expliqué, c’est que les inventeurs et les chercheurs n’arrivent pas à rédiger le document de brevetage. A travers ce séminaire, l’Anapi entend les former pour les rendre à même de le faire et de demander un brevet auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Le brevet leur permet d’avoir un droit exclusif d’usage de leur invention et les sécurise véritablement. Car dans un contexte de libéralisme économique, a souligné Estève Dègla, il est important de se mettre à l’abri de la concurrence sur son invention.
Dans son mot d’ouverture en différé de la formation, Mathias Gbênjona Agon, directeur général de l’Anapi, revient sur les bienfaits du brevet d’invention. Selon lui, il confère à son titulaire des droits lui permettant de tirer profit de son travail et de son investissement, fait connaître et récompense les inventeurs. Malgré cela, la faible expertise en la matière fait que les résultats de recherches sont encore en souffrance dans les laboratoires ou enfermés dans des mémoires et publications scientifiques, a déploré le directeur général. «Il est donc impérieux que les chercheurs, inventeurs et innovateurs soient imprégnés des procédures et de la démarche pour monter leur dossier de brevet d’invention», a-t-il fait savoir. Au-delà des retombées pour les chercheurs, le brevet d’invention revêt une importance également pour l’économie, a renchéri le directeur général de l’Anapi.
Au cours des deux jours de formation, les participants ont été édifiés sur les thématiques telles que « Qu’est-ce qu’un brevet d’invention et comment l’obtenir? » ; « Leçon introductive à la rédaction du mémoire descriptif» et « Rédaction du mémoire descriptif ».
A l’occasion, l’inventeur Justin Hounguèvou a présenté son invention de foyer amélioré doté d’un feu automatique intégré et qui n’a pas besoin d’allumette pour être actionné. Selon lui, son foyer a beaucoup d’avantages dont la possibilité de programmation de la cuisson des repas, le respect de l’environnement à travers la réduction de 50% de la consommation de combustible. Le foyer est non salissant et ne dégage pas de fumée, insiste l’ingénieur expert en Technologie durable.
Il convient de signaler que la formation entre dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle dont le thème est «Propriété intellectuelle et changement climatique».

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) exprime sa satisfaction relativement au bon déroulement de l’évaluation des enseignants Ace reversés en 2008, aux préparatifs de la rentrée scolaire et les mesures sociales prises en faveur de certains travailleurs à l’issue du dernier Conseil des ministres. Anselme Amoussou et les siens se sont prononcés, le vendredi 13 septembre dernier, à la faveur d’une conférence de presse tenue à la Bourse du Travail.
Les membres de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) se sont confié à la presse, vendredi 13 septembre dernier, pour exprimer leur satisfaction relativement à trois points; fruit des pourparlers gouvernement/syndicats. C’était à l’occasion d’un point de presse qui, avant même son entame, s’est mué en conférence de presse. Le jeu en vaut la chandelle car, Anselme Amoussou et ses pairs de la Csa-Bénin ont souhaité informer l’opinion publique nationale, en particulier les travailleurs, du résultat de leur action syndicale, obtenu après des mois de négociations avec le gouvernement. Evaluation des enseignants Ace reversés en 2008, mesures sociales prises en faveur d’une frange de salariés par le Conseil des ministres du mercredi dernier et préparatifs de la rentrée scolaire 2019-2020, sont les points abordés par le secrétaire général de la Csa-Bénin.
Concernant l’évaluation des enseignants, Anselme Amoussou rappelle que cinq centrales et confédérations syndicales dont la sienne, ont apporté leur caution à ce projet gouvernemental. Ceci, seulement après avoir demandé et obtenu « les garanties théoriques nécessaires pour rassurer les concernés et surtout pour la préservation de leur emploi à l’issue du processus ». Le premier responsable de la Csa-Bénin rappelle également que la seconde session de l’évaluation a été organisée suite à un plaidoyer des cinq centrales et confédérations syndicales.
Satisfaction
Le conférencier et ses collègues disent être satisfaits de la participation de l’ensemble des enseignants à cette évaluation. Il félicite « singulièrement » les enseignants membres de son organisation syndicale « pour la leçon de discipline et de maturité syndicale qu’ils donnent ainsi à la classe syndicale béninoise». Anselme Amoussou n’a pas manqué de tirer chapeau à l’Exécutif béninois. «C’est également le lieu pour nous de reconnaître de façon responsable, la part du gouvernement dans la qualité de l’organisation de l’évaluation», a-t-il déclaré.
Sur les mesures sociales prises par le dernier Conseil des ministres en faveur de certains agents reversés ou sans salaire, le secrétaire général de la Csa-Bénin exprime sa satisfaction et précise, au passage, qu’il s’agit d’une fin heureuse pour des revendications vieilles de plusieurs années. Mais le plus important aux yeux du syndicaliste, c’est que ces engagements soient tenus. Anselme Amoussou dit espérer que le gouvernement tiendra toutes ses promesses et invite, par la même occasion, les travailleurs à maintenir la veille permanente.
Dès ce lundi, les salles de classe rouvriront leurs portes dans les écoles, collèges, lycées et universités sur toute l’étendue du territoire national. Pour le principal conférencier, il ne peut en être autrement car, le gouvernement a assuré «le minimum pour préparer une rentrée scolaire ». Cependant, le plus important, pour Anselme Amoussou, n’est pas la rentrée scolaire mais plutôt le bon déroulement de l’année scolaire. A l’en croire, il peut arriver que l’année scolaire soit secouée malgré le démarrage à bonne date et sans conflit de la rentrée. Le secrétaire général de la Csa-Bénin salue également « la fusion responsable et réaliste» de certaines écoles.

Le premier secrétaire général du Parti communiste du Bénin (Pcb) était face aux hommes des médias, le jeudi 12 septembre dernier, au siège du parti à Cotonou. Philippe Noudjenoume s’est exprimé sur bon nombre de sujets dont la fermeture des frontières nigérianes avec le Bénin. Il fait des suggestions pour une politique de bon voisinage entre les deux pays.
A travers un point de presse animé, mercredi dernier, le Parti communiste du Bénin (Pcb) propose des mesures pour une politique de bon voisinage entre le Bénin et son voisin de l’Est, le Nigéria. Suite à la fermeture des frontières nigérianes, il y a environ trois semaines. Philippe
Noudjenoume, premier secrétaire général du Pcb, propose donc ce qu’il appelle, des « actions économiques immédiates (…) pour la facilitation des affaires aux producteurs nationaux ». Ces actions consistent à interdire toutes sortes de «réexportation de produits (en direction des pays voisins) comme le riz, etc. ». Et pour satisfaire à sa demande au niveau local, il suggère que le Bénin fasse, sans plus attendre, « la promotion de la culture du riz et autres, essentiels à l’alimentation en vue d’assurer dans un bref délai l’autosuffisance alimentaire avec la suppression à terme de la politique économique basée sur l’importation ou la réexportation des produits de consommation courante vers les pays voisins ».
En plus de cette mesure, le premier secrétaire général du Pcb souhaite que l’Etat béninois remette « sur pied les anciennes usines textiles et en créent de nouvelles avec l’interdiction de l’importation des tissus kaki et autres treillis pour la confection des tenues des écoliers, élèves, militaires et paramilitaires». Aux niveaux sous-régional et international, le Pcb propose que le Bénin établisse une coopération
dynamique avec les pays de la sous-région.

Comme dans la plupart des grandes villes, Bohicon et Abomey bénéficient également du projet asphaltage. Plusieurs rues y sont actuellement en chantier pour améliorer le cadre de vie des populations.
Après avoir visité les chantiers en cours dans les quartiers Adjahouissosramè, Labo-Photo et Zakpo-Marché Gbohi à Bohicon et la base du projet à Abomey ainsi que le chantier passant par la morgue d’Abomey, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a dit sa satisfaction face à l’état d’avancement global du projet asphaltage initié par le gouvernement. La délégation ministérielle qui a parcouru les rues en cours de transformation grâce à l’asphaltage a pu constater ce qui est fait depuis le lancement des travaux. Trois différentes entreprises en charge des chantiers ont présenté l’état d’avancement des travaux qui, selon leur dire, est satisfaisant et la plupart des chantiers seront achevés avant le 25 décembre prochain. Le ministre y tient rigoureusement. Selon lui, on ne saurait abuser de la patience des populations qui ont besoin des rues pour circuler aisément. Car, le gouvernement a initié le projet asphaltage pour véritablement assainir le cadre de vie à travers le bitumage et le pavage des rues, la construction d’ouvrages d’assainissement et l’aménagement urbain. Pour cela, martèle le ministre, les travaux doivent être de qualité et achevés à temps.
Toutefois, par endroits, le ministre Tonato, en spécialiste en la matière, n’a pas hésité à interpeller des responsables de chantiers sur des défauts techniques, à cause des retards, des malfaçons, pour le non-respect des normes de sécurité. C’est le cas du collecteur de traite traversant Gnidjazoun qui doit être sécurisé par des garde-fous et qui reste en souffrance. Le ministre a exprimé son insatisfaction à l’entrepreneur et le ton a été on ne peut plus ferme. « Je ne suis pas satisfait par ce que j’ai vu et pas convaincu par les explications. Il nous faut sécuriser la vie des populations riveraines et ceci n’est pas à marchander », a-t-il fait savoir.
A la fin de la visite, le ministre José Tonato a rappelé l’importance de ces chantiers qui donneront plus de confort aux usagers. Car, ce sont surtout des routes qui traversent les quartiers et les villes et qui les relient. C’est dire qu’une fois achevés, ces chantiers d’asphaltage, de pavage et de voirie visités par la délégation ministérielle donneront un nouveau visage à Bohicon et Abomey.