La Nation Bénin...
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Si ses acteurs avaient pensé procéder autrement, c’est bien râpé pour eux, car le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a exigé la réouverture, dès ce lundi, jour de la rentrée des classes, des cantines scolaires.
Une fois encore, sous le régime du Nouveau départ, l’année scolaire commence sous de bons auspices. Point de nuages à l’horizon, en dépit de quelques grognes à propos de l’évaluation diagnostique dont les adeptes du boycott sont, en définitive, réduits à une peau de chagrin. Et cette sérénité, est surtout due aux mesures prises en amont par le pouvoir exécutif, notamment celles relatives au nerf de la guerre.
Mais jamais deux sans trois, l’autre bonne nouvelle est relative à l'ouverture immédiate des cantines scolaires dès la rentrée des classes ce lundi 16 septembre.
Sur instruction du chef de l'Etat, qui a exigé que, dès le premier jour, les enfants puissent disposer des biens de la cantine, les acteurs ont dû prendre les dispositions à cette fin. Le Programme alimentaire mondial près le Bénin, acteur dévolu pour la cause a déjà déployé le dispositif nécessaire. Ainsi, à l’exception des rares écoles inondées actuellement, toutes les autres devraient rouvrir leurs cantines dès ce jour. Encore que les diligences sont en cours pour sortir les écoles y confrontées des griffes du trop-plein de l’eau de pluie, afin que les apprenants puissent dans un meilleur délai bénéficier des services des cantines scolaires comme leurs autres camarades.

Société générale Bénin fait valoir son expertise à travers des innovations qui vont révolutionner le secteur bancaire. Un engagement à proposer des solutions innovantes à sa clientèle qui s’est matérialisé, une fois encore, avec la tenue d’un forum, vendredi 13 septembre dernier, à Novotel Hôtel de Cotonou, sur le thème ‘’Développez votre potentiel à l’international’’.
Société générale Bénin témoigne tout l’intérêt qu’elle accorde au développement des affaires de ses partenaires en organisant un forum autour du thème ‘’Développez votre potentiel à l’international’’. Des partenaires pour qui elle renouvelle son engagement à apporter son expertise avec tout le sens que requiert cette responsabilité.
Par la voix de son directeur général, Yéry Seck, la banque se dit honorée par la forte mobilisation notée à l’ouverture du forum et qui n’est pas sans traduire la confiance de sa clientèle et son intérêt pour le thème de la rencontre. Le forum s’inscrit dans le cadre des sessions d’information et de formation à l’endroit de la clientèle de la banque sur des sujets d’intérêt susceptibles d’apporter de la plus-value à ces entreprises. Il entend favoriser les échanges des partenaires de la société à l’international à travers toute la dynamique qu’elle impulse au monde des affaires. Au cœur de ces échanges commerciaux à l’international, la Chine tient une grande part. La forte présence d’hommes d’affaires chinois à ces assises illustre, à bien des égards, la volonté de l’établissement bancaire de promouvoir l’axe Bénin-Chine notamment dans le commerce international à travers des modalités et mécanismes innovants.
Il importe, selon Yénita Bamba, directrice commerciale/Entreprises de Société générale Bénin, « que nos clients sachent les modalités d’accès aux facilitations de développement international promues par Société Générale Bénin ».
Pour elle, les entreprises qui se trouvent dans le portefeuille de Société générale Bénin aspirent à une échelle internationale et la Chine reste un partenaire de développement dont l’influence ne saurait être occultée. « On a conscience que les échanges commerciaux avec la Chine sont de plus en plus importants. Comment une banque internationale peut-elle rester en dehors de ses flux commerciaux quand ils sont à la base du développement de ses clients ? », s’est-elle interrogée. D’où l’intérêt pour la banque d’avoir un conseiller clientèle chinois et de disposer d’un pont entre les entreprises chinoises et l’Afrique dénommé China Desk. Un point focal dont la mission est d’aider les entreprises africaines notamment béninoises à comprendre l’environnement commercial chinois et à réaliser des études sur les possibilités d’entrée sur le marché ainsi que des analyses de l’environnement des investissements.
Il s’agit, en somme, à travers tous ces instruments, de faciliter aux clients de la banque les opérations de commerce international.
Le sens d’un engagement
Bohui Zhang, conseiller économique à l’Ambassade de la Chine près le Bénin, a saisi l’occasion du forum pour expliquer les opportunités d’affaires entre le Bénin et son pays. Des échanges commerciaux qui sont en passe de s’intensifier avec la volonté du gouvernement d’opérer des réformes dans les domaines des investissements et de l’exportation et de faciliter les transactions commerciales. Si des produits béninois tels que l’anacarde, le karité, le sésame et bientôt l’ananas trouvent un marché d’écoulement à travers la Chine, il n’occulte pas les autres champs d’échanges encore inexploités et dont pourraient profiter les entreprises béninoises. Il a évoqué la politique du gouvernement chinois pour la promotion du Renminbi, devise chinoise, deuxième monnaie la plus utilisée au monde après l’euro.
Par ailleurs, la dématérialisation des autorisations/engagements de change impulsée par le gouvernement reste, selon Serge Aléchou du groupe Webb Fontaine, une avancée considérable pour le développement des échanges commerciaux.
Toutes ces opportunités qui donneront lieu à des transactions sont à sécuriser pour une confiance entre les différents partenaires. Un défi que Société générale Bénin ambitionne de relever à travers ses 149 000 collaborateurs de par le monde. Fort de ce qu’elle entend contribuer à bâtir les impacts positifs du monde de demain, en tant que banque responsable, elle accompagne les entreprises béninoises en leur offrant des solutions adaptées à leurs besoins, notamment ses plateformes régionales d’expertise et ses solutions de change et de financements structurés. Un credo qui s’inscrit bien dans la vision du groupe d’être un partenaire de confiance des clients au service d’une croissance rentable et durable, a souligné Carole Dossou-Yovo.

Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, a présenté, vendredi 13 septembre dernier, le contenu et les attentes de la nouvelle réforme du système de développement des Nations Unies au corps diplomatique accrédité au Bénin. La réforme prône une nouvelle dynamique en faveur des Objectifs de développement durable (Odd).
La nouvelle réforme du Système des Nations Unies gage sur l’efficience et le leadership des acteurs pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Elle repositionne l’organisation en vue d’intensifier sa proactivité pour de meilleurs résultats au profit des populations et de la planète. Impulsée de l’intérieur, elle permet aux Etats d’avoir une grande possibilité dans la mise en œuvre de l’agenda 2030.
« Les 193 Etats membres du Système des Nations Unies ont souhaité une réforme afin de pouvoir aligner davantage les interventions du système de développement des Nations Unies sur l’agenda de développement 2030 et faire de sorte qu’elles puissent être au service des populations dans les pays hôtes», dévoile-t-il.
Ce nouvel outil émanant de la volonté de l’ensemble des Etats membres du Système des Nations Unies a été exposé vendredi dernier aux membres du corps diplomatique accrédités au Bénin par le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly.
« Les échanges très fructueux que nous avons eus avec les membres du corps diplomatique nous permettront de susciter leur adhésion et leur accompagnement dans la mise en œuvre réussie de la réforme du système de développement des Nations Unies », espère-t-il.
Sa mise en œuvre engage les acteurs à divers niveaux au Bénin. « Nous ferons de telle sorte qu’ensemble, le Système des Nations Unies, les partenaires au développement et les représentants des organisations internationales, nous puissions accompagner le pays dans la mise en œuvre de l’agenda de développement 2030 et des Odd pour le bonheur des populations béninoises », projette-t-il.
Issue de la résolution A/RES//72/279 du 31 mai 2018, la réforme du système de développement des Nations Unies fait partie des trois volets de réformes impulsés par les Etats membres de l’Onu. Le premier porte sur le positionnement du Système des Nations Unies pour la mise en œuvre de l’agenda de développement 2030. Le second concerne la gestion de l’organisation en vue des résultats inhérents à la réforme ; le troisième prend en compte la relation entre la paix, la sécurité et la dimension politique.
La nouvelle réforme du Système des Nations Unies consacre une attention particulière de la coordination aux activités opérationnelles de l’organisation. Elle différencie les fonctions de coordonnateur résident du Système des Nations Unies et de représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Elle mise sur le renforcement de la coordination du Système des Nations Unies et de l’autorité du coordonnateur résident en vue d’une présence accrue dans les pays hôtes.
Elle « ambitionne de résoudre les problèmes structurels dans les mécanismes de coordination pour un Etat véritablement transformationnel ». Elle table sur une « présence physique des agences alignées sur les besoins du pays et les priorités nationales et générant des économies d’échelle avec une collaboration renforcée entre les agences, fonds et programmes ».
Il est attendu de cet instrument, une grande « efficacité sur le terrain avec une responsabilité interne et externe plus claire quant aux contributions aux priorités nationales, des capacités, des compétences et des ressources mieux alignées sur l’agenda 2030 ». Le Bénin s'inscrit dans cette dynamique et l’accompagne.

A l’occasion du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ce samedi 14 septembre, à Ouagadougou, sur les questions de sécurité dans la région, les dirigeants ouest-africains ont adopté des mesures fortes pour la lutte contre le terrorisme.
Encore un pas de plus dans la lutte contre le terrorisme en Afrique notamment au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Ce samedi, à Ouagadougou, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace ont marqué leur accord pour la mise en place d’un plan d’actions commun et de mobilisation de ressources financières contre le terrorisme et d’y contribuer à hauteur d’un milliard de dollars. Pour le président nigérien, Mahamadou Issoufou, qui a annoncé la nouvelle lors de la conférence presse de clôture, coanimée avec son homologue burkinabé, Rock Marc Christian Kaboré, il s’agit de « l’un des points les plus importants » de ce sommet extraordinaire et qui mérite d’être souligné.
A côté de ce plan d’actions et la mobilisation de ressources, note-t-il, les débats ont permis à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de prendre d’autres décisions fortes toujours en matière de lutte contre le terrorisme. Il s’agit des mesures telles que le renforcement des capacités des armées nationales et forces conjointes, le renforcement et la nécessité de mutualiser les capacités opérationnelles et de renseignements, le renforcement de la gestion des contrôles au niveau des frontières et du contrôle des armes et autres produits sensibles. Le renforcement de la lutte contre le financement du terrorisme, de la promotion de la communication et du dialogue intercommunautaire a aussi marqué les débats, informe le président nigérien.
Devoir de la communauté internationale
Au-delà des armées nationales et forces conjointes, la Cedeao veut « un mandat robuste et plus offensif » au profit de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). « Nous insistons là-dessus », lâche Mahamadou Issoufou en sa qualité de président en exercice de la Cedeao. Pour le chef de l’Etat nigérien, il faut que ce mandat puisse permettre à la Minusma de lutter contre le terrorisme. « C’est quand même un effectif de 12 000 hommes», fait-il remarquer. Si la Cedeao arrivait à concrétiser ce vœu, « ça va créer un rapport de force important dans la lutte contre le terrorisme », rassure Mahamadou Issoufou. Et là-dessus, il estime que « la communauté internationale a un devoir vis-à-vis du Sahel et du Bassin du lac Tchad » car, c’est « elle qui est à la base » de la crise libyenne ; c’est elle qui a « somalisé la Libye (allusion faite à la situation en Somalie ». Et aujourd’hui, les armes du pays se sont retrouvées entre les mains de terroristes. Raison pour laquelle « la communauté internationale a le devoir de contribuer à la sauvegarde de la sécurité et la paix » dans la région en mettant, elle aussi, la main à la pâte.
Le président en exercice de la Cedeao rappelle que lui et ses pairs ouest-africains sont conscients du fait que seul le développement économique et social peut contribuer, à long terme, à lutter efficacement contre le terrorisme. Cependant, « la lutte, à court terme, est militaire », martèle-t-il. Une fois encore Mahamadou Issoufou va tacler la communauté internationale et l’invite dare-dare à « contribuer aux actions de résilience ».
Notons que ce sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a été élargi au Tchad puis à la Mauritanie en proie, eux aussi, au terrorisme ou aux conséquences du conflit libyen.
Actualités 15 sept. 2019

Destinées au maintien des enfants dans le système éducatif en vue d’une amélioration des rendements scolaires, les cantines de l’école primaire publique de Kpètou, un quartier de Comè, dans le département du Mono, sont devenues la cible de personnes sans foi ni loi. Les vivres destinés aux apprenants font souvent l'objet de cambriolage et les échos de ces vilains actes sont remontés au gouvernement qui a dépêché une délégation sur le terrain.
Saluant cette attention de l’Exécutif en cette veille d’une nouvelle année scolaire, la représentante du Programme alimentaire mondial (Pam) confirme le caractère alarmant de la situation relative aux cantines à Kpètou. Ella Ahouandjinou explique : « après compilation de toutes les écoles du Bénin où il y a eu effectivement des vols, des cambriolages de vivres, j’ai remarqué que le cas de Kpètou est très spécial ». « Les quantités de vivres volées sont les plus énormes », fulmine Ella Ahouandjinou, la représentante du Pam avant de se réjouir de la prompte réaction du gouvernement. « Le Pam félicite le gouvernement de n’être pas resté insensible à ce rapport que nous lui avions adressé », déclare-t-elle. L’Agence du Système des Nations Unies, Pam, est le bras exécutant, au Bénin, de la politique gouvernementale de relance des cantines scolaires.
A la tête de la délégation représentant le gouvernement, Elysée Bossou, directeur de l’Alimentation scolaire, sensibilise la population et la police républicaine à redoubler de vigilance autour des cantines en mettant hors d’état de nuire les malfrats. « Nous savons que vous n’êtes pas acteurs des cambriolages. Mais il vous revient de laver votre honneur en vous engageant réellement à surveiller les cantines pour encourager leur maintien », lance le directeur de l’Alimentation scolaire à l’endroit des populations de Kpétou. Pour Elysée Bossou, avoir des cantines scolaires est un privilège que les populations de Kpètou ne doivent pas perdre de vue. « Pour tout le pays, c’est en tout cinq écoles sur 10 qui sont dotées de cantines scolaires et vous faites partie des cinq », a-t-il tenu à rappeler. A son tour, le chef du quartier de Kpétou, Alphonse Cadja rassure de la collaboration des populations. « Tout ce qui est dit sera pris en compte », a-t-il répliqué.
Actualités 14 sept. 2019

Garantir un univers carcéral plus humain et respectueux des droits élémentaires, tel est le défi que s’emploie à relever l’Agence pénitentiaire du Bénin, à travers des réformes soutenues par des formations et l’acquisition de matériel. Le chef d’escadron Jiles Sèdjro Yèkpè, directeur de ladite agence, entrevoit des perspectives heureuses pour l’administration des maisons d’arrêt.
La Nation : L’Agence pénitentiaire du Bénin (Apb) organise depuis quelques semaines une série de sessions de renforcement de capacités au profit des personnels pénitentiaires. Quel est le but visé ?
Jiles Sèdjro Yèkpè : L’Agence pénitentiaire est entrée dans une dynamique de formation et d’activités diverses qui lui permettent de remplir les missions à elle confiées. Ce qui témoigne que nous disposons d’une planification qui va nous conduire jusqu’à la fin de cette année et même au-delà. Il s’agit pour nous de renforcer les capacités des divers personnels qui travaillent au sein de l’administration pénitentiaire. Il est également question de doter le personnel et les services compétents des outils et moyens nécessaires pour l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes.
C’est ainsi que nous avons initié une série de formations qui se déroule actuellement. Nous avons déjà procédé à la formation des infirmiers sur la prise en charge des souffrances psychiatriques, puis les responsables des établissements pénitentiaires ont été sensibilisés, la semaine dernière, sur une partie de leurs compétences à savoir la sécurité en milieu carcéral, avec l’appui du Projet d’appui à l’amélioration de l’accès à la justice et de la reddition de comptes (Paaajrc/ Phase 2). Bientôt, les greffiers, les psychologues et autres agents exécutants bénéficieront également de formations concernant leurs domaines. Il reste beaucoup à faire en matière de mise aux normes de la qualité de l’administration pénitentiaire. Nous y sommes et nous avons espoir que d’ici quelques années, à moyen terme, on aura des résultats palpables.
Quid des droits humains dans les maisons d’arrêt ?
Sous la houlette du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, l’Agence pénitentiaire s’inscrit dans la vision du gouvernement déclinée dans le Programme d’action du gouvernement. Il va falloir d’ici quelques mois ou quelques années que les personnes privées de liberté puissent jouir de tous leurs droits, tout en purgeant leurs peines. Une personne privée de liberté est quelqu’un qui peut profiter de son séjour pour se repentir, se réaménager et apprendre à devenir meilleur pour retourner dans la société.
L’objectif ultime que nous poursuivons, c’est de faire des établissements pénitentiaires des lieux où s’exercent pleinement les droits, des lieux où les personnes privées de liberté auront tout ce qu’il faut pour être des citoyens utiles à la société dès leur sortie de prison. Et c’est un défi qui incombe à nous tous. Au-delà de nous autres agents travaillant dans les services pénitentiaires, les médias ont un grand rôle à jouer dans la sensibilisation des populations. Le détenu est-il accepté dans la société une fois retourné chez lui après sa peine ? Non. Quand quelqu’un va en prison et sort, tout le monde se méfie de lui ; il est rejeté. Est-ce que cela devrait être le comportement à avoir vis-à-vis d’eux, si nous voulons vraiment qu’ils changent et soient utiles à leur entourage ? Nous travaillons donc à modifier le cliché que nous avons tous d’un ancien détenu. Un détenu est un homme comme tous les autres et nous devons l’aider dans sa réinsertion dans la société.
Nos prisons souffrent du manque de matériel. Qu’est-ce qui est prévu pour pallier cette insuffisance ?
Il y a un ensemble de matériel qui est mis à la disposition des établissements pénitentiaires pour corriger le tir. Et cela va se poursuivre. D’autres équipements commandés seront réceptionnés sous peu et remis aux maisons d’arrêt afin de renforcer leurs capacités techniques. Le plateau technique des infirmeries pénitentiaires sera amélioré. Au niveau des prisons, on ne doit plus continuer à procéder au contrôle des visiteurs de manière archaïque, c’est-à-dire en les palpant, en les touchant n’importe comment. Il y a des appareils qui sont destinés à cela et nous allons les acquérir pour équiper dans un bref délai les établissements pénitentiaires et former le personnel à leur utilisation.
Le financement est-il déjà disponible ?
Suivant le Code des marchés publics, vous savez que s’il n’y a pas de financement, il n’y a pas de commandes à lancer. Les commandes sont faites et bientôt nous disposerons de tout ce matériel pour changer le visage de notre administration pénitentiaire.

Absents à l’audience solennelle de prestation de serment des nouveaux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée, les députés Edmond Agoua et Mathias Kouwanou viennent d’être installés. C’est lors d’une audience solennelle spéciale qui a eu lieu dans l’après-midi de ce jeudi 12 septembre à la Cour constitutionnelle.
Ils peuvent désormais officier auprès de leurs pairs siégeant au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos- Lépi). Les deux députés absents à l’audience solennelle de prestation de serment qui s’est tenue le vendredi 6 septembre dernier, ont été installés par la Cour constitutionnelle hier, conformément aux dispositions de l’alinéa 3 de l’article 137 de la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin. Leur absence à l’audience solennelle du 6 septembre dernier était justifiée. Le député Edmond Agoua était hors du territoire national pour un bilan de santé périodique alors que Mathias Kouwanou était en mission officielle à l’étranger.
Lors d’une audience solennelle spéciale, les députés Edmond Agoua et Mathias Kouwanou ont prêté le serment suivant : «Je jure de remplir mes fonctions avec loyauté et probité, de les exercer avec impartialité et en toute indépendance dans le respect de la loi et d’assurer sans défaillance, les devoirs qu’elles m’imposent». Ils prennent ainsi un engagement républicain et comme tel, ils sont tenus de le respecter. Le président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou leur a d’ailleurs rappelé l’alinéa 4 de l’article 137 du code électoral: « En cas de parjure, le membre coupable est puni des peines prévues à l’article 357 alinéa 1er du présent Code». Les peines sont notamment un emprisonnement d’ un à cinq ans et une amende de 1 à 5 millions de francs Cfa.
Les onze membres du Cos- Lépi sont dorénavant tous installés. Il s’agit, faut-il le rappeler, de
Dédévi Eugénie
Chantal Ahyi, Jérémie Adomahou,
Edmond Agoua, Adam Bagoudou,
Mathias Kouwanou, Saré
Malick Mora Sanni, Domitien Koniémé N’ouemou, Nestor
Tohouégnon Noutai, Assan Seibou, Laurent Hounsa et Abdon Marius
Mikpon’ai.

Elle part de la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique laissant derrière elle un bilan appréciable. Marie-Odile Attanasso, en trois ans et demi de gestion, a mis en œuvre plusieurs réformes réunies essentiellement en quatre programmes, d’après le secrétaire général du ministère, Mèdénou Daton. Il s’agit de l’enseignement supérieur, de la gouvernance de l’administration, de la recherche scientifique et l’innovation, et de la vie de l’étudiant.
Après trois ans et demi de gouvernance, Marie- Odile Attanasso cède son fauteuil à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à sa remplaçante, avec à son actif un bilan non moins appréciable. Les réformes mises en œuvre par l’ex-ministre et ses collaborateurs à divers niveaux se regroupent essentiellement en quatre programmes. Au dire du secrétaire général dudit ministère, Mèdénou Daton, qui s’est exprimé à l’occasion de la cérémonie de passation de charges entre les ministres entrante et sortante, l’on peut citer l’enseignement supérieur, la gouvernance de l’administration, la recherche scientifique et l’innovation et la vie de l’étudiant.
En effet, depuis le 7 avril 2016, un vaste chantier de réformes a été ouvert au niveau de l’Enseignement supérieur. Parmi elles, figure la réorganisation de la carte universitaire qui avait suscité moult controverses au sein des universitaires. Ce sujet s’était également invité dans les débats à l’Assemblée nationale. L’on peut aussi citer, la mise en place de la Commission préparatoire du Conseil national de l’Education (Cne), la création du Centre universitaire pour l’Enseignement professionnel qui abrite les Instituts universitaires d’enseignement professionnel, la réforme du programme d’appui aux doctorants, le recrutement de deux vagues d’assistants dans les universités avec des critères objectifs. A ce sujet, apprend-on, un troisième recrutement de doctorants est en cours.
Toujours au menu des réformes de l’Enseignement supérieur, il y a la finalisation et la réception de la salle Moocs (Massive open online course, en anglais) à l’Uac, la réforme de la procédure de sélection des assistants, la mise en place de plusieurs commissions pour piloter les réformes. Il s’agit notamment de la commission en charge de l’harmonisation des filières dans les entités universitaires, les heures supplémentaires et de vacation des enseignants, la réorganisation des laboratoires, la réorganisation des écoles doctorales, l’assainissement de l’environnement des établissements privés d’enseignement supérieur. A cela s’ajoutent l’organisation des examens nationaux de licence et de master pour les établissements privés d’enseignement supérieur, le classement des nouveaux bacheliers dans les écoles et dans les facultés, à partir de cette année. L’on note aussi la mise en place de la plateforme des enseignants, la création et le fonctionnement de la direction de la formation et de la qualité de l’enseignement supérieur, la réforme du programme de formation des formateurs, la création d’une école pépinière des étudiants devant entrer dans les grandes écoles. Cette réforme est, rappelons-le, à l’origine de la création de deux universités thématiques parmi les quatre universités.
Administration, recherche scientifique et vie de l’étudiant
Au plan administratif, Marie- Odile Attanasso, a instauré la tenue régulière des Codir avec les recteurs des universités, les secrétaires généraux des syndicats et les partenaires sociaux ainsi que la tenue régulière des Codir dans les structures du ministère dont les rapports sont transmis à l’administration centrale. Il y a également l’installation de la cellule sectorielle de pilotage de la réforme administrative et institutionnelle, de la cellule de mise en œuvre du plan d’action de promotion de l’intégrité et de lutte contre la corruption et de la cellule juridique. Une nouvelle gouvernance a aussi vu le jour dans les universités et la dématérialisation des actes de carrière du personnel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est désormais une réalité. Au niveau de la recherche scientifique et l’innovation, il faut dire que les chantiers ouverts sont de plusieurs ordres. Pour ce qui a été fait, l’on peut citer la mise en place de Sèmè city, partie intégrante du projet de la Cité de l’innovation et du savoir.
L’ex-ministre a aussi à son actif la réforme dite de fusion du Centre béninois de la Recherche scientifique et de l’innovation, de la direction nationale de la Recherche scientifique et de l’innovation, le Fonds national de Recherche scientifique et de l’innovation technologique et de l’Agence béninoise de la valorisation de l’innovation. Toutes ces structures ont disparu au profit d’une agence dénommée Abri. Le travail intellectuel, à ce niveau est terminé, et au dire du secrétaire général du ministère, il ne reste que l’avis du Conseil national de l’Education « pour que le ministère puisse voir concrètement ce que cette réforme a accouché ».
L’amélioration des conditions de vie de l’étudiant béninois a aussi été le cheval de bataille de
Marie-Odile Attanasso. De ce côté, les réformes exécutées se résument à la réorganisation des associations estudiantines, la prise d’un nouveau décret organisant l’attribution des bourses et secours universitaires qui, dans son application, a vu le nombre d’allocataires passé du simple au double. La mise en service des amphis Jean Pliya, Amoussouga à l’université d’Abomey-Calavi et de l’amphi Solidarité à l’université de
Parakou, la mise en service des amphis des Blocs de centres de Sakété et d’Awahi, l’élaboration du cahier des charges de la délégation des prestations de services au niveau des œuvres universitaires figurent également au bilan de l’ancienne ministre. Et sans doute, avec Eléonore Yayi Ladékan, la nouvelle ministre, l’action gouvernementale se poursuivra pour le développement du sous-secteur de l’Enseignement supérieur et le bonheur de ses acteurs.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Ladékan Yayi, a procédé, hier jeudi 12 septembre, au lancement des épreuves comptant pour la deuxième édition de l’examen national de master au collège Père Aupiais. Au total, sept cent soixante-six candidats répartis en quatre groupes planchent du 12 au 27 septembre, avant la phase pratique prévue pour le 30 septembre à Porto-Novo.
La deuxième édition de l’examen national de master a démarré, hier jeudi 12 septembre. Pour cette édition, 766 candidats répartis en quatre groupes planchent au collège Père Aupiais, unique centre retenu pour abriter cette composition au plan national. Les quatre groupes vont passer successivement du 12 au 27 septembre, avant la phase pratique prévue pour le 30 septembre à Porto-Novo.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi
Ladékan note une baisse de l’effectif par rapport à l’année dernière où le nombre de candidats était de 832. Quant au nombre de filières, il a connu une hausse, d’après ses explications, passant de 37 à 41 cette année. La ministre se réjouit de l’évolution du processus ainsi que les établissements agréés pour accompagner le système. «Chaque année, selon les besoins, vous voyez de nouveaux établissements qui sont agréés pour accompagner le système. Et c’est tout à fait normal qu’on évalue les apprenants pour s’assurer que nos apprenants sont très bien formés et que les diplômes ne seront pas contestés », a expliqué Eléonore Yayi Ladékan. Elle garde une bonne impression de l’équipe de coordination engagée pour la réussite de la réforme. Au lancement des épreuves hier, la ministre a également vu des candidats sereins, malgré la forte pluie de cette matinée, prêts à affronter les épreuves. «C’est le résultat d’un processus auquel j’ai participé par le passé. C’est tout à fait normal de constater que tout est en place. Les personnes qui animent le processus à divers niveaux étaient déjà engagées… », a renseigné la ministre. Elle a ajouté que le Bénin a besoin de personnes très bien formées pour accompagner les actions lancées par le chef de l’Etat, pour amorcer le développement de la nation. Après avoir écouté les doléances des associations des Etablissements privés d’enseignement supérieur, la ministre a rassuré que toutes leurs préoccupations seront prises en compte. Elle a par ailleurs confié qu’au terme de la phase de transition, une évaluation du processus est prévue pour voir ce qu’il faut améliorer. Pour l’instant, informe la ministre, les indicateurs sont au vert, ce qui explique qu’on est sur une voie de sécurité.
Pour Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin, il n’y a pas de crainte par rapport à l’examen qui se déroule en ce moment. Le directeur général des établissements supérieurs, Cocou Assogba, indique que plus il y aura des ressources humaines de qualité, plus on est sûr d’assurer le développement du pays. Et c’est pour avoir des ressources humaines de qualité, soutient-il, que ces examens nationaux sont organisés après la formation des apprenants.

Plus de sept personnes sont tombées mercredi 11 septembre dernier, dans les filets de la commission chargée d’assainir les plans d’eau du Sud-Bénin. Elles ont été interpellées sur les eaux du lac Ahémé et ses chenaux, au niveau de Possotomè (commune de Bopa), en train d’exploiter la nasse végétale à poisson, communément appelée acadja. La police fluviale et les autres membres de la commission qui ont procédé à ces arrestations ont également saisi plusieurs filets prohibés, ont ajouté des témoins.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme d’assainissement des plans d’eau du Sud-Bénin dont la phase active a démarré depuis le mois d’août dernier à la suite d’activités de sensibilisation étalées sur plus d’un an. Les sept contrevenants à la nouvelle dynamique risquent des peines allant de 3 à 12 mois d’emprisonnement et le paiement d’une amende comprise entre 200 000 F Cfa et 25 millions F Cfa. Ces peine et amende sont portées au double en cas de récidive, selon les dispositions pénales en vigueur, a-t-on appris des services techniques de l’Agence de réhabilitation du lac Ahémé. Le programme d’assainissement visant la réhabilitation notamment du lac Ahémé, de la lagune côtière, du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo consiste, entre autres, à les débarrasser des engins de pêche nocifs, des filets moustiquaires et surtout des acadja. L’usage abusif de la nasse végétale à poisson, acadja, est considéré comme la cause majeure d’engorgement des plans d’eau au Sud du Bénin.
Société 12 sept. 2019