La Nation Bénin...
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A l’instar de la communauté internationale, le Bénin célèbre, demain vendredi 13 septembre, la 20e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle sur le thème : « Propriété intellectuelle et changement climatique ». En prélude à cette célébration, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Alima Assouma, a délivré un message, ce mercredi 11 septembre à Cotonou.
« La propriété intellectuelle et la technologie peuvent jouer un rôle majeur dans la création des conditions de résilience face aux effets du changement climatique en Afrique», a précisé, hier, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Alima Assouma, dans son message adressé aux populations. C’était dans le cadre de la commémoration de la 20e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle sur le thème : « Propriété intellectuelle et changement climatique ». Ce thème, souligne-t-elle, s’inscrit bien dans le Programme d’action du gouvernement à travers l’axe 7 du Pilier 3 « Développement équilibré et durable de l’espace national » qui vise, entre autres, à renforcer la résilience aux changements climatiques. C’est fort de cela que le Bénin s’est doté le 18 juin 2018 de la loi n° 2018-18 portant réglementation des changements climatiques au Bénin.
L’adoption de cette loi par l’Assemblée nationale fait du Bénin l'un des tout premiers pays à se doter d’une législation nationale en matière de changements climatiques, lui permettant ainsi d'occuper une place de choix parmi les pays qui se mettent en règle vis-à-vis de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques. Ainsi, le choix de ce thème marque la volonté du gouvernement de pouvoir mettre en lumière les solutions que peuvent apporter la technologie et la propriété intellectuelle aux problèmes de changement climatique qui affectent le Bénin. Il vise à sensibiliser les inventeurs et les chercheurs sur le rôle que joue l’invention dans le développement industriel. Car le changement climatique est de plus en plus perceptible à travers le monde, avec des effets variables d’une région à une autre.
Ces effets, décrit la ministre de l’Industrie et du Commerce, se caractérisent, entre autres, par la hausse de température, la sécheresse, la baisse du niveau des précipitations, la réduction des rendements agricoles et de l’élevage. Ils impactent aussi négativement le développement industriel et économique des Etats, de même que la qualité de vie des populations. Par ailleurs, la menace est manifeste et compromet gravement tous les efforts consentis pour le maintien de l’équilibre de notre environnement, voire l’avenir de l’humanité. Il faut donc agir au plus vite.
A défaut d’inverser la courbe ascendante du réchauffement de la planète, indique-telle, il faut, à tout le moins, œuvrer à en atténuer les effets. C’est pourquoi, il se tiendra à Cotonou un séminaire sur la rédaction de mémoires descriptifs pour les brevets d’invention. A cette occasion, plusieurs communications seront présentées au public pour montrer l’importance de l’invention et de l’innovation mais aussi leurs impacts sur le climat. En outre, une journée portes ouvertes sera organisée à l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi).
Elle a invité la société civile, le monde de la recherche, les acteurs économiques à redoubler d'efforts pour créer une synergie nationale afin de réfléchir aux solutions pérennes face aux défis de l’environnement et d’intégrer pleinement la technologie et la propriété intellectuelle comme moyens efficaces de résilience face aux changements climatiques qui affectent le Bénin.

La rentrée scolaire 2019-2020 s’annonce avec des mesures importantes au profit de l’école béninoise. La réforme relative à la fusion des classes dans l’enseignement primaire public permettra d’améliorer les conditions de travail des apprenants et des acteurs pédagogiques concernés.
L’école primaire publique béninoise va connaître un grand changement dès le 16 septembre prochain, jour de la rentrée. Il y aura notamment une fusion des classes au niveau de certains établissements publics. Cette décision, soutenue par les acteurs du secteur éducatif, est une solution aux difficultés dans l’enseignement public. Exposée à la dernière séance du Conseil sectoriel de dialogue social (Csds), la fusion des classes permettra de mieux prendre en charge les apprenants.
« Avec l’avènement des établissements privés, nous avons constaté une baisse constante de l’effectif au niveau du public », explique le chef de la Région pédagogique 28 (Crp 28), Camille Codjo Tchiakpè. Pendant que l’on déplore l’effectif pléthorique au niveau de certains groupes pédagogiques, d’autres se vident progressivement. Les établissements primaires publics de Cotonou ne font pas exception à la règle. D’où l’option du gouvernement de revoir la situation pour permettre de disposer du nombre adéquat d’élèves dans les classes au niveau de l’enseignement primaire public.
Cette décision qui prend effet à compter de la rentrée scolaire prochaine consistera à jumeler des classes à faible effectif et de même niveau afin de mieux s’occuper des élèves. Elle est bénéfique à plus d’un titre, car elle permettra aux apprenants, aux enseignants, bref aux écoles de mieux se porter. « Des écoles peuvent passer de six à cinq ou à quatre classes ; elles gagneront en infrastructures scolaires et en personnel pédagogique», explique le Crp 28.
Mesure salutaire
Il poursuit: « Des salles de classe et des mobiliers seront libérés». Mieux, les soucis liés au nombre d’enseignants dans ces écoles seront minimisés; les pénuries ou le surplus d’enseignants dans les écoles concernées seront réglés, apprécie-t-il.
Si la réforme ne touche pas les régions pédagogiques Gbégamey ou encore Sikè à Cotonou, celles d’Akpakpa en seront impactées. «Nous visons la réduction des groupes pédagogiques. Une étude de faisabilité a été faite dans ce cadre pour analyser les contours ; les responsables syndicaux sont acquis à la cause », souligne-t-il.
Il rassure que la mesure ne vise pas la fermeture des écoles. « La priorité, ce sont les enfants. Si un enfant doit parcourir 5 km après la fermeture de son école pour se rendre dans une autre école, nous ne réglons pas le problème. C’est pourquoi, l’autorité de tutelle a systématiquement exclu la fermeture des écoles », révèle-t-il.
Selon lui, « la mesure tiendra compte des effectifs et des salles de classe dans un même établissement. Il ne s’agira pas de faire déplacer les élèves d’un complexe à un autre. Il sera juste question de déplacer les enfants d’un groupe à un autre afin d’avoir des classes jumelées; cela n’induira pas un effectif pléthorique au niveau des salles de classe ».
A en croire le Crp 28, Camille Codjo Tchiakpè, l’expérience de la fusion des salles de classe n’est pas une première au Bénin. C’est une vieille pratique qui refait surface. Elle favorisera des résultats concluants au profit des élèves et du système éducatif. Toutefois, la décision ne prend pas systématiquement en compte toutes les écoles du pays cette année. D’autres établissements entreront progressivement dans la dynamique les années à venir.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 11 septembre 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
Modalités de déroulement de la campagne de commercialisation 2019- 2020 des amandes de karité.
Cette campagne sera lancée le 12 septembre 2019 dans la commune de Ouaké et s'achèvera le 31 mai 2020. Prenant en compte les attentes des acteurs de la filière, le Conseil a décidé de maintenir le niveau de prix de la campagne précédente en fixant à 100 F Cfa/Kg, le prix plancher d'achat de l'amande.
Ce faisant, le Gouvernement encourage les collecteurs de noix à poursuivre l'amélioration des conditions de traitement et de stockage des amandes afin d'améliorer sensiblement la qualité des produits.
En outre, afin de préserver au mieux les intérêts des acteurs de la filière et d'assurer la transparence dans les transactions, le ministre de l'Industrie et du Commerce veillera, via l'Agence nationale de la Métrologie, au contrôle et à la certification des instruments de mesure avant le lancement de la campagne.
Enfin, le Conseil rappelle qu'en dehors de la Taxe de Développement local, tous autres prélèvements sont prohibés et les communes sont invitées à respecter cette prescription.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant transmission à l'Assemblée nationale pour :
- autorisation d'adhésion, de deux conventions des Nations Unies sur la signalisation routière et sur la circulation routière, adoptées à Vienne, le 8 novembre 1968 ; et
- autorisation de ratification, de la Charte africaine sur la sûreté routière, adoptée à Addis Abeba en Ethiopie, le 31 janvier 2016.
II- Communications.
II-1. Résultats du processus de sélection d'un opérateur du contrat de gestion et d'un auditeur des contrats pour la gestion de la Société béninoise d'Energie électrique (Sbee).
Dans le but de consolider les réformes en cours à ladite Société, afin d'assurer durablement sa bonne gestion pour de meilleurs services aux consommateurs, il s'est avéré indispensable de recourir à un contrat de gestion et à un auditeur des contrats.
Au terme du processus de passation de marchés engagé à cet effet, la Société canadienne «Manitoba Hydro International Ltd. », et le Groupement «Société Française de Réalisation d'Etudes et Conseil (Sofreco)/Aaa-Kpmg Togo » ont été déclarés adjudicataires provisoires respectivement pour l'Opérateur du contrat de gestion et l'Auditeur des contrats.
Ces résultats ont reçu l'avis de non-objection du Millennium Challenge Corporation (Mcc), qui a été consulté, dans le cadre du partenariat en vigueur.
Le Conseil tient à préciser que cette réforme dont le but n'est autre que la recherche de l'efficacité de gestion, n'induit pas une privatisation de la Sbee. La société ainsi que son patrimoine restent et demeurent la propriété de l'Etat béninois.
Aussi, prenant acte des résultats du processus, le Conseil a-t-il instruit les ministres concernés à l'effet de procéder à la signature des contrats qui en résultent et d'installer le Comité de suivi et de contrôle des contrats, puis de procéder à la nomination de son président.
II-2. Compte rendu des travaux de vérification de la régularité des opérations de reversement dans la Fonction publique des agents occasionnels et autres en agents contractuels de l'Etat.
Cette vérification, décidée par le Conseil des ministres du 11 janvier 2017, a été conduite par une Commission interministérielle dont les travaux ont porté sur un total de 37.607 dossiers ayant servi de base au reversement de 30.776 agents.
Les anomalies relevées sont relatives, entre autres, à l'âge d'intégration des agents dans la Fonction publique. En effet, certains agents ne remplissaient pas la condition des 18 ans minimum au moment de leur reversement et d'autres avaient déjà passé l'âge d'admission à la retraite, soit 60 ans.
Des irrégularités portent également sur les diplômes produits par certains agents. Ainsi, l'on note des discordances de dates entre lesdits diplômes et les actes de naissance, la postériorité de parchemins à la date de recrutement de l'agent, de même que des diplômes obtenus à l'étranger mais non assortis de certificats d'équivalence ou d'authenticité.
Au total, la Commission a dénombré 25.135 agents régulièrement reversés et 5.641 qui l'ont été de manière fantaisiste. Ceux-ci devraient faire l'objet d'un renvoi pur et simple de la Fonction publique.
Par ailleurs, 3.860 agents ne se sont pas fait recenser mais percevaient leurs salaires.
Mais considérant que les irrégularités constatées sont généralement imputables à divers responsables politiques et administratifs, et que les agents concernés sont en situation d'emploi depuis plus d'une dizaine d'années déjà, le Conseil a décidé, nonobstant ces constats, et pour des raisons d'ordre social, de les maintenir en service. Cette mesure ne concerne pas les détenteurs de faux diplômes.
II-3. Point des agents restés au service de l'Etat depuis le 31 décembre 2007 mais non rémunérés.
Le Conseil s'est préoccupé du sort des agents restés au service de l'Administration depuis le 31 décembre 2007 et qui n'avaient toujours pas fait l'objet de reversement avant la suspension du processus le 11 janvier 2017, pour des besoins de clarification. Ceux-ci sont au nombre de 2476 répartis dans divers ministères.
Sensible à leur situation et mû par le souci d'équité et de justice sociale, le Conseil a décidé de faire procéder, à titre exceptionnel, à la régularisation de leur statut afin qu'ils deviennent formellement des agents de l'Etat, à l'exception de ceux dont les diplômes se sont révélés faux.
A cet effet, la mesure de suspension du reversement est levée. Le mnistre du Travail et de la Fonction publique prendra les dispositions nécessaires afin que la Commission dédiée traite diligemment les dossiers des intéressés pour aboutir à la signature de leurs contrats.
II-4. Mesures d'accompagnement des agents contractuels de l'Etat admis à la retraite en application de l'article 2 de la loi n°2015-19 du 15 novembre 2016 modifiant et complétant la loi n° 86-014 du 26 septembre 1986 portant code des pensions civiles et militaires de retraite.
Par cette loi, le législateur a décidé de l'affiliation des agents en question au Fonds national des retraites du Bénin. Dès lors, il leur est fait obligation, pour bénéficier d'une pension de retraite, d'avoir 60 ans d'âge pour les agents de la catégorie A, 58 ans pour ceux de la catégorie B, et 55 ans pour le personnel des catégories C et D.
Ce faisant, des modifications sont intervenues dans la carrière des intéressés au nombre de 3.100 et ont ainsi contraint, pour la période de 2017 à 2019, un effectif de 1050 agents à cesser leurs activités professionnelles avant la limite des 60 ans.
Ainsi, sur ces 1050 agents, seulement 545 d'entre eux pourront prétendre à une pension de retraite proportionnelle alors que 505 ne pourront bénéficier que d'une allocation de vieillesse, faute d'avoir totalisé un minimum de 15 ans de service, quel que soit le régime de retraite considéré.
En vue de permettre aux personnes concernées de bénéficier d'une pension de retraite les mettant à l'abri de la précarité, le Conseil a décidé de les maintenir sous le régime de la Cnss. A cet effet, l'Etat prendra en charge le versement de leurs cotisations sociales au titre de la période qu'elles passeront hors de l'Administration jusqu'à l'âge de 60 ans pour chacune d'elles.
Sur l'ensemble, les projections à l'horizon 2030 donnent un effectif de 3100 agents dont 2441 pourront bénéficier d'une pension de retraite proportionnelle tandis que 659 autres recevront une allocation de vieillesse.
En conséquence, l'incidence financière des compléments de cotisations à verser par l'Etat pour le compte des 3.100 agents, s'élève à la somme de deux milliards sept cent vingt-cinq millions huit cent quarante-six mille trois cent vingt-sept (2.725.846.327) F Cfa.
Les ministres intéressés par le dossier prendront les dispositions appropriées pour faire bénéficier de la mesure à tous les agents concernés.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- l'organisation, à Cotonou, en septembre 2019, de la 10e Conférence des ministres en charge de l'Emploi et de la Formation professionnelle de l'espace Uemoa ;
- la participation du Bénin au sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de la Cedeao, consacré à la lutte contre le terrorisme, à Ouagadougou (Burkina Faso), du 12 au 14 septembre 2019 ; et
la participation du Bénin à la 42e session ordinaire du Conseil d'administration du Centre régional africain d'administration du travail (Cradat), à Yaoundé, au Cameroun, du 17 au 19 septembre 2019.
Fait à Cotonou, le 11 septembre 2019
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

L’Exécutif béninois a un nouveau visage. Avec les départs, les entrées et les réaménagements issus du dernier remaniement ministériel, le gouvernement béninois a peau neuve.
Ce mercredi 11 septembre, date de la tenue du tout premier Conseil des ministres du nouvel Exécutif, l’ambiance était tout sauf ordinaire. Il y a eu dans un premier temps l’arrivée des ministres, on devrait dire des nouveaux ministres, obligés de se soumettre au flash des appareils photographiques et aux objectifs des cadreurs avant de rallier la salle du Conseil. Ils se sont prêtés à l’exercice souriants, et sans complexe.
Ils vont ensuite découvrir la salle du Conseil des ministres et les voilà à nouveau sous les feux de la rampe, cette fois-ci aux côtés de leurs collègues anciens ministres. Sourire, accolades, chaudes empoignades… Le temps pour eux de rallier le tapis rouge et d’attendre l’arrivée quelques minutes plus tard du maestro. Le président Patrice Talon comme à ses habitudes rejoint ses collaborateurs sans tarder et parvient dès les premiers mots à leur arracher le sourire, une technique dont il est le seul à avoir le secret. Place à la photo officielle du nouveau gouvernement, puis, le chef de l’Etat lance quelques mots à nouveau et relance la bonne ambiance. Difficile de savoir ce qu’il disait, mais il avait l’air content, tout comme ses ministres. Une bonne ambiance qui ne durera que le temps pour lui de se retirer, suivi de ses ministres. Direction, le Conseil des ministres.
Politique 11 sept. 2019

Le Championnat national de taekwondo a connu le sacre de la Ligue de l’Ouémé-Plateau qui est montée sur la plus haute marche du podium avec 16 médailles.
Venus de toutes les ligues départementales, les athlètes ont pris part à l’édition 2019 du Championnat national de taekwondo. A l’issue de la compétition, la Ligue Ouémé-Plateau est vainqueur avec 16 médailles dont neuf en or, cinq en argent et deux en bronze grâce à ses athlètes qui ont engrangé un total de 94 points. L’Atlantique est deuxième avec 17 médailles dont sept en or, six en argent et quatre en bronze pour 91 points. Le Littoral termine le top 3 avec 68 points et décroche 14 médailles dont quatre en or, cinq en argent et cinq en bronze. La Ligue Zou-Collines termine au pied du podium avec sept médailles dont une en or, quatre en argent et deux en bronze. Victorien Kougblénou, président de la Febeta s’est réjoui d’avoir atteint son objectif. Pour lui, ce championnat a permis d’insuffler une nouvelle dynamique au taekwondo béninois. Le niveau technique des athlètes a été jaugé, de nouveaux talents ont été détectés et les meilleurs ont été retenus pour représenter le Bénin aux prochaines joutes continentales. Sur le plan individuel, Romaric Kiki dans la catégorie des plus de 80 kg hommes a confirmé ses performances devant Romaric Koubé et Bassiti Idrissou de l’Atacora. Chez les dames seniors, les athlètes de la Ligue Atlantique ont remporté tous les lauriers. Prémia Wankou (-57 kg) a ravi la vedette à Margot Gallo et Chamsia Seko, alors qu’au niveau des plus de 73kg, Bouama Natchimdjabo a pris le dessus sur Winmie Wisdon et Frida Avih.
Société 11 sept. 2019

Présents au 7e Championnat d’Afrique de wushu qui s’est déroulé à Thiès au Sénégal, les ambassadeurs béninois ont décroché six médailles dont une en or, deux en argent et trois en bronze grâce à Farice Noudofinin, Odilon Agbadjahounto, Ézéchiel Adandé et Rodrigue Koto.
Dans l’épreuve dadao, Fabrice Noudofinin a remporté la médaille d’or avant de décrocher le bronze en nanquan, nandao et en nangun. Quant à Odilon Agbadjahounto, il a remporté la médaille d’argent en yin shou gun. Pour finir, Ezéchiel Adandé a été médaillé d'argent en sanda dans la catégorie 60 kg après avoir perdu en finale face à un Sénégalais.
Selon David Ataï Guèdègbé, trésorier de la Fédération béninoise de wushu, le Bénin a atteint son objectif à savoir ramener le maximum de médailles possible afin de révéler le pays.
En marge de ce Championnat d’Afrique de wushu à Dakar, s’est tenu le congrès de la Fédération africaine de wushu, le dimanche 8 septembre denier à Thiès. 15 nations dont le Bénin représenté par David Ataï Guedégbé, trésorier général de la Fédération béninoise de wushu ont participé à ces assises au cours desquelles plusieurs décisions ont été prises. Notamment, l’approbation des rapports technique et financier, la mise en place d’une commission permanente de supervision des organisations des différents championnats dont le trésorier général de la Fbw, David Ataï Guédégbé est membre.

Des acteurs institutionnels se sont retrouvés en atelier, ce mardi 10 septembre, à Cotonou, autour de l’état des lieux du delta du bassin de l’Ouémé. Les problématiques liées à la gestion des ressources en eau ont été passées au peigne fin et des propositions recueillies pour inverser les tendances négatives, tel que prévu dans le programme OmiDelta.
Pression accrue sur les ressources en eau et les terres ; salinisation des eaux de surface et souterraines; épuisement des ressources halieutiques ; conflits d’usage de l’eau ; érosion côtière accrue ; inondations pluviales et fluviales, sécheresses, vents violents ; pollutions des eaux … Le rapport sur l’état des lieux du delta de l’Ouémé et de la zone côtière est sans ambages : les menaces des eaux continentales et océaniques sont prégnantes et appellent à des solutions idoines pour inverser ces tendances négatives.
Réalisée par l’Institut national de l’eau (Ine) dans le cadre d’une étude globale relative à la planification et à la gestion des ressources en eau du delta de l’Ouémé et de la zone côtière intitulée « Plan Delta », l’analyse diagnostique a fait, hier à Cotonou, l’objet d’un atelier de concertation entre les acteurs étatiques (administration publique, collectivités), après celui des parties prenantes à la base tenu le 25 juillet dernier. Il était question d’informer les participants sur les résultats de l’étude, de recueillir leurs commentaires et observations sur les enjeux et défis du delta de l’Ouémé, afin qu’ils soient mieux imprégnés des problématiques et surtout de leurs rôle et responsabilités dans la réduction des menaces des eaux, a indiqué Philippe Armand Adjomayi, directeur général de l’Eau, à l’entame des travaux.
Vallée la plus riche au monde après le Nil, le bassin de l’Ouémé présente une importance particulière pour le Bénin tant par la superficie qu’il occupe que par ses diverses possibilités d’aménagement, fait observer le professeur Abou Youssouf, secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et des Mines. S’étendant de
Zagnanado jusqu’à la côte sur une superficie de 2520 km2, soit 2 % de la superficie nationale, le delta de l’Ouémé qui comprend dix-huit communes, est très peuplé (plus de 3 millions d’habitants) et à fort potentiel agricole (70 000 ha dont 30 % seulement exploité). Il mérite une étude approfondie au regard de son importance, a laissé entendre M. Abou pour justifier le bien-fondé de l’étude initiée dans le cadre de la composante Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) du programme OmiDelta 2017-2021 financé par la République du Bénin avec l’appui du Royaume des Pays-Bas. Il est question de faire face à la problématique de la disponibilité de l’eau, de sa gestion et de son utilisation pour le développement socioéconomique dans un contexte de ressources limitées, précise l’expert Eau, Michiel Smet, premier secrétaire de l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin.
Présentant la synthèse de l’état des lieux et des évolutions tendancielles du delta, première étape de l’étude, le directeur de l’Ine, le professeur Mama Daouda, a insisté sur les difficultés liées au faible niveau de gestion de l’eau (connaissance, suivi, planification et application de la réglementation) ; à la répartition inégale des ressources en eau dans le temps et dans l’espace en l’absence d’ouvrages de régulation et au faible niveau de développement économique du Bénin. Les menaces résultent de la forte croissance de la population qui va doubler à l’horizon 2030 et de la forte urbanisation avec comme corollaire l’augmentation des pollutions et des effets du changement climatique, souligne le rapport. Comment utiliser les eaux et les terres du delta de façon rationnelle tout en préservant les écosystèmes en vue d’un développement
socioéconomique sûr et durable? Tel est le défi majeur qui ressort de l’analyse diagnostique préliminaire sur le delta qui, s’il est bien géré, peut être un moteur de croissance et de développement du Bénin à travers l’agriculture, l’agro-industrie, les services et le tourisme.

Plus grande rencontre consacrée à l’agriculture africaine, le Forum pour la révolution verte en Afrique (Agrf) s’est déroulé du 3 au 6 septembre dernier à Accra au Ghana. Il a tenu ses promesses de plate-forme de discussion, d’investissement et d'initiatives pour opérer la transformation agricole inclusive et durable sur le continent, via notamment le numérique.
Partager leurs expériences en matière de développement agricole à l’ère du numérique. Et ce, dans le cadre des objectifs de la Déclaration de Malabo (2014) et des Objectifs de développement durable de l’Onu y référant. Cet exercice, les présidents Nana Addo Akufo-Addo du Ghana, Faure Essozimna Gnassingbé du Togo, Mahamadou Issoufou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, y ont souscrit.
Lors du dernier Forum pour la révolution verte en Afrique, en effet, ces dirigeants et les acteurs du monde agricole ont été réunis autour du thème «Développer le numérique en tirant parti de la transformation numérique pour créer des systèmes alimentaires durables en Afrique ». Avec pour objectif de libérer le potentiel des millions de petits fermiers et « agripreneurs » d’Afrique. Ceux-là qui produisent 80% de la nourriture et des produits agricoles consommés sur le continent, et génèrent des millions d’emplois et une croissance économique inclusive.
L’apport du numérique pour l’agriculture étant ainsi sollicité, le manque d’infrastructures à cette fin, en Afrique, est relevé. Aussi, l’opérateur de télévision numérique StarTimes, à travers son directeur général adjoint des opérations, Zhang Junqi, a-t-il proposé lors du forum de faciliter le développement agricole de l’Afrique via les médias numériques. Solution innovante, cette offre intègre l’initiative de la Chine d’équiper quelque 10 000 villages africains de la télévision par satellite.
Intitulé « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains», ce projet dont le terme est prévu pour fin 2019, est mis en œuvre par StarTimes, et a pour vocation de fournir aux zones rurales, notamment
10 112 villages, un accès direct et aisé à l’information du monde entier, via la télévision par satellite. Et grâce à l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (Agra) et à d’autres acteurs, seront également diffusés, via le même canal, des programmes à vocation agricole.

Après des vacances bien méritées pour refaire le plein d’énergie, l’équipe gouvernementale va pouvoir retourner à l’assaut des dossiers de la République avec plus de vitalité. C’est non pas sans l’apport de sang neuf comme on le dit couramment, avec l’entrée au gouvernement de nouveaux membres. Quelles vont être les priorités inscrites dans l’agenda de l’actuelle équipe ? Le Conseil des ministres de ce jour devrait en donner le ton.
Selon certaines indiscrétions, l’équipe gouvernementale actuelle devra accentuer ses actions sociales, transformer l’essai, comme disent les amateurs du rugby. La priorité des priorités sera donc le social. Considéré par ses contradicteurs comme le talon d’Achille du régime du Nouveau départ, ce dernier a pu prouver à l’aune de ses actions, surtout ces deux dernières années, qu’il prenait des initiatives à fort impact social. Mais cela ne suffit. Aussi, chose promise, chose due, dans la dernière ligne droite de son premier quinquennat, s’il y a un mot d’ordre que le président Talon devrait donner à son tout nouveau gouvernement, ce sera en avant tout : social ! Et les orientations du tout premier Conseil des ministres, suite au remaniement ministériel, devraient édifier à ce propos. La rentrée étant imminente, il n’est pas exclu que l’une des premières mesures à fort relent social soit destinée au monde éducatif, les dunes étant par ailleurs aplaties pour une rentée apaisée.
C’est du reste un engagement du chef de l’Etat, qui avait promis, qu’une fois les structures économiques et de gouvernance publique assainies, viendra le temps du tout social, en somme ce que trivialement d’aucuns qualifieraient de « desserrage de ceinture ». Non pas pour que, comme certains le souhaitent avec gourmandise, l’argent facile circule comme par le passé en défiance des lois de la République. Tant il est vrai que le social, jusqu’à l’avènement du Nouveau départ, a été appréhendé au Bénin comme l’accès facile à l’argent y compris et surtout par les voies de contournement. Mais plutôt pour que les couches les plus vulnérables bénéficient davantage de l’appui des puissances publiques, de la protection de l’Etat providence qui ne saurait être enterré au Bénin où il y a tant d’impératifs. Ceci passe par une amélioration significative des conditions de vie et la réduction davantage encore des inégalités sociales, par des réponses concrètes à travers le renforcement de l’accès des plus pauvres aux services sociaux de base et opportunités économiques (eau, santé, assainissement, électricité, etc.).
Avec comme cibles de ces dispositifs les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les artistes, les transporteurs, les jeunes et les femmes, cette réponse sociale s’appuie sur un système de santé réorganisé, une assurance maladie et retraite via le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), un mécanisme intégré de génération de revenus prenant en compte la formation continue, l’entrepreneuriat, l’octroi de microcrédits (professionnalisé). Sans omettre l’accentuation des interventions contre le chômage et le sous-emploi. Bien évidemment, les principaux bénéficiaires de ces actions sont les acteurs du secteur informel, les agriculteurs, les commerçants, les transporteurs, les artisans, en somme les plus pauvres.
Combler le gouffre
Avec une situation sociale marquée par l’incidence de la pauvreté monétaire qui s’est accrue de 3,9 points, passant de 36,2% en 2011 à 40,1% en 2015, il faut admettre que le gouvernement actuel a hérité d’un lourd passif, remettant en question l’efficacité des politiques menées par le régime précédent. Aussi, œuvre-t-il depuis 2016 à renverser cette tendance. Cela passe par des actions significatives qui impactent les secteurs de la vie sociale qui participent à l’épanouissement des populations.
Optimisme : des raisons d’y croire
Sur la base des actions du gouvernement actuel, les indicateurs, optimistes, montrent un impact positif sur le taux de croissance économique qui resterait soutenu autour d’une moyenne de 6,5%. En somme ,une lucarne qui s’ouvre à l’action sociale. C’est d’ailleurs la thèse de la plupart des économistes, notamment ceux qui se réclament de la fameuse doctrine keynésienne qui lie l’activation de l’Etat providence à l’embellie économique.
C’est dire que le gouvernement, mis par le président Talon dans les starting-blocks depuis jeudi dernier, a le devoir, en quelque sorte, d’accentuer l’œuvre de transformation qualitative des conditions de vie des populations. Au-delà des initiatives prises ces trois dernières années. Cela renvoie à faciliter davantage l’accès aux soins de santé, à l’éducation, au logement, aux voies de communication, aux structures de distraction et d’épanouissement, etc.

La nouvelle mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale nationale informatisée (Cos-Lépi) a désormais son bureau. Ce dernier est présidé par le député du parti de l’Union progressiste (Up) Jérémie Adomahou élu tard dans la soirée du lundi 9 septembre dernier. Il sera aidé dans ses fonctions par ses collègues Chantal Ahyi et Domitien N’Ouémou élus respectivement au poste de vice-président et de rapporteur. Le nouveau président du Cos-Lépi était seul candidat à ce poste. Il a fait carton plein en obtenant la totalité des suffrages de ses collègues votants, soit neuf voix sur neuf. Domitien N’Ouémou, également membre du parti de l’Union progressiste (Up), a obtenu le même nombre de suffrages. Mais le déchirement a été observé au poste de vice-président qui revenait de droit à la minorité donc le Bloc républicain (Br). Ici, deux candidatures ont été enregistrées. Selon nos sources, tout comme l’honorable Chantal Ahyi, son collègue Adam Bagoudou s’est porté aussi candidat. Les deux députés ont maintenu leurs candidatures en dépit de leur appartenance au même parti politique. Mais le vote a tourné en faveur de Chantal Ahyi qui a recueilli six voix contre trois pour son challenger, Adam Bagoudou.
Le président Jérémie Adamahou félicite ses pairs du Cos-Lépi pour avoir jeté, à l’unanimité, leur dévolu sur lui pour présider aux destinées de cette importante structure. Il n’oublie pas également son parti, l’Union progressiste et ses collègues de la majorité parlementaire qui l’ont choisi pour siéger au sein de cette mandature du Cos-Lépi. Jérémie Adomahou promet d’être à la hauteur de la mission d’actualisation de la Lépi en vue des élections municipales, communales et locales de 2020. Il entend s’acquitter de cette mission avec fierté et responsabilité afin de mériter toute la confiance placée en lui par les uns et les autres.
Il faut signaler qu’il y avait deux absents lors du vote. Il s’agit des députés Edmond Agoua de l’Up et Mathias Kouwanou alias Akoma du Br. Les deux n’ont pas participé, vendredi 6 septembre dernier, à la cérémonie de prestation de serment devant la Cour constitutionnelle au cours de laquelle les neuf membres votants hier ont été installés. Les deux élus du peuple étaient en mission à l’étranger. Ils prendront donc le train en marche après avoir sacrifié aux formalités constitutionnelles de prestation de serment suivie d’installation.
Politique 10 sept. 2019