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Nouvelles

22e colloque international du Sifée: L’évaluation environnementale et les enjeux du foncier au cœur des débats

Le Secrétariat international francophone pour l’évaluation environnementale (Sifée) tient, à Cotonou du 09 au 11 septembre, la 22e édition de son colloque annuel avec environ deux cents participants en provenance d’organismes gouvernementaux, universitaires et privés de plus de 25 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Ce colloque sera suivi de l’école d’été du Sifée prévue du 12 au 14 septembre. Une occasion pour les participants, tous des experts d’exposer leurs expériences dans le domaine du foncier.

La 22e édition du colloque international du Sifée s’ouvre ce lundi à Cotonou, et porte sur le thème : « Evaluation environnementale et enjeux fonciers». Il se tient du 09 au 11 septembre et sera suivi de l’atelier de formation reconnue sous le nom Ecole d’été du 12 au 14 septembre sur le thème : « Evaluation environnementale et enjeux fonciers : la géomatique comme outil d’aide à la décision ». Le colloque vise à cerner le rôle des questions foncières et leurs modes de régulation dans les domaines de l’évaluation environnementale et de la gestion de l’environnement, et cela dans la perspective d’apporter des pistes de solutions aux défis posés par le traitement de l’enjeu du foncier, particulièrement en contexte africain. Les acteurs de l’évaluation environnementale qui y participent vont faire le point sur les pratiques du foncier et préciser les contours de ce domaine.
En appréciant le thème du colloque, le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Tonato, a souligné que toute politique, tout programme ou projet de développement prend toujours corps sur un territoire. La disponibilité d’un foncier sécurisé pour la mise en œuvre des infrastructures publiques et la réalisation de grands projets privés deviennent un enjeu majeur pour les promoteurs à cause de la dualité des modalités et conditions d’accès au foncier, particulièrement dans les pays africains où le droit coutumier et le droit foncier positif ont longtemps cohabité ou cohabitent encore. La ville côtière et capitale économique du Bénin, Cotonou, est confrontée à la problématique de l’expansion spatiale face à sa croissance démographique, sans anticipation en matière de planification urbaine, d’après le ministre. Elle connait des problèmes d’espaces et de gestion foncière, fait-il savoir. « Le Bénin fournit d’importants efforts pour veiller à l’intégration du volet environnement et du volet social dans la mise en œuvre des projets structurants du Pag 2016-2021, ainsi que des projets portés par des promoteurs privés», a confié José Tonato.

Les aussurances du gouvernement

Par ailleurs, le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable a rassuré de l’engagement du gouvernement à poursuivre une restructuration courageuse et un développement conséquent de l’Agence béninoise pour l’environnement, de façon à la mettre au niveau des ambitions de développement du Bénin, pour qu’elle devienne un levier incontournable en matière d’élaboration des outils techniques indispensables et de formation des professionnels de type nouveau de l’évaluation environnementale et sociale. A ce sujet, il a soutenu que le Sifée fait la fierté du monde francophone et s’impose comme une référence mondiale en matière de diffusion des connaissances relatives aux évaluations environnementales et sociales. Il a formé de milliers de professionnels et élaboré de nombreux outils didactiques dans son domaine de compétence, précise-t-il.
Le foncier subit d’énormes pressions. C’est le point de vue du  président du Conseil d’administration du Sifée, Joël Ahoahome Agbemelo-Tsomafo. Parmi celles-ci, il a mentionné les effets du changement climatique avec la montée du niveau des océans, l’immersion des terres, l’avancement du désert … « Au-delà  de ces effets du changement climatique, les activités agricoles, industrielles, minières et de développement urbain exercent également une pression sur les ressources foncières. Les sols sont soumis à toutes sortes de dégradation chimique, physique et bactériologique. Il est évident que la rareté des terres propres, fertiles et durables sera le prochain défi auquel notre humanité sera confrontée. Ce qui aura pour corollaire la démultiplication des conflits fonciers, l’accentuation de la pauvreté et la malnutrition», a-t-il expliqué. « La situation de surconsommation des ressources naturelles et de la surexploitation foncière ne peut que s’amplifier, à tel point que le 29 juillet passé, l’humanité a entamé sa phase de vie à crédit des ressources disponibles », note-t-il avec émotion. Toutes choses qui appellent une action de sauvegarde et de préservation du foncier.

Environnement 10 sept. 2019


Vacances en livres à Porto-Novo: Les meilleurs élèves en dictée et en dessin primés

Les élèves, lauréats du concours de dictée et de dessin organisé dans le cadre de l’initiative de promotion de la lecture baptisée « Vacances en livres» ont reçu leurs prix, le samedi 7 septembre dernier, à Porto-Novo.

« Vacances en livres » 2019 a connu son épilogue, le samedi 7 septembre dernier, après quatre semaines d’activités de promotion de la lecture dans la ville de Porto- Novo. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de prix aux lauréats du concours de dictée et de dessin. Ces derniers ont reçu leurs lots composés de fournitures scolaires, d’équipements de dessin et autres attestations de participation. Cette distinction s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’Ong, fondation Reine Hangbé qui se bat depuis plusieurs années pour promouvoir la lecture et la littérature  dans les écoles. Il s’agissait donc, à travers le projet « Vacances en livres », d’occuper les apprenants pendant leurs vacances afin qu’ils soient toujours en contact avec les livres. Ainsi, pendant un mois, le bibliobus de la fondation a sillonné les différents arrondissements de Porto-Novo pour inciter les écoliers et les élèves à la lecture. La tournée littéraire a été marquée notamment par des compétitions de dictée au niveau des arrondissements puis communal, à l’issue desquelles les meilleurs ont été retenus. Le concours de dessin, quant à lui, a été organisé en février dernier.
Les lauréats des deux compétitions ont reçu désormais leurs prix. Cette cérémonie de remise met définitivement un terme aux activités au titre de l’année scolaire 2018-2019, informe la présidente Victorine Kémonou
Djitrinou. Elle a désormais le regard tourné vers la prochaine édition qui s’annonce, à l’en croire, avec beaucoup de difficultés.
Victorine Kémonou Djitrinou se dit être à bout de souffle et appelle à l’aide surtout le ministère chargé de la Culture.  «On est vraiment coincé. On va mettre la clé sous le paillasson si ça continue comme ça, alors qu’on n’a pas envie d’arrêter», souligne la promotrice de « Vacances en livres ». Nouratou Zato Koto Yérima, membre de l’organisation, abonde dans le même sens pour montrer l’importance de la lecture dans la vie d’un enfant. « Avec la lecture, j’apprends. Avec la lecture, je me construis. Avec la lecture, je vis », fait-elle observer avant de sensibiliser les parents d’élèves à faire l’effort d’acheter au moins un livre par mois à leurs enfants et à leur demander d’en faire un résumé.

Société 10 sept. 2019


Débordement des eaux: Des menaces persistantes dans le Zou

C’est connu, que dans la période d’août à octobre, le fleuve Ouémé sort de son lit dans les communes de Zogbodomey, Zagnanado et Ouinhi. Depuis quelques semaines, l’on assiste à la montée de la basse vallée Ouémé qui a atteint désormais le niveau d’alerte. La crue qui dévaste tout fait chaque année des dégâts très importants avec souvent des pertes en vie humaine.

Il n’y a plus de doute, le risque est là à chaque instant. Les eaux de la basse Ouémé montent et montent tous les jours. Les populations vivant dans les environs du lit du fleuve sont prévenues et assistées afin d’évacuer les lieux pour éviter le pire.
Face à cette menace, les autorités se mobilisent pour éviter des pertes en vies humaines. Le responsable local de l’Agence nationale pour la protection civile (Anpc), Marin Assongba, assure que l’agence suit la situation de près et appuie les populations concernées à travers la sensibilisation. En mettant aussi en place des dispositifs d’encadrement des producteurs de veille et de réponse aux risques liés à la montée des eaux du fleuve. Il s’agit d’anticiper en travaillant à la réduction des risques de catastrophe et de maladies hydriques. Pour ce faire, l’alerte est donnée dans les zones concernées. Marin Asssongba précise que dans la localité de Kpokissa dans la commune de Zogbodomey où la menace est aussi forte, un site d’accueil a été prévu pour recevoir les déplacés en cas d’envahissement des habitats par l’eau. Car, c’est du devoir de l’agence d'appuyer les populations concernées à travers la communication et l'utilisation de l'information climatique.

L’exercice est désormais connu

Le geste rentre dans les habitudes parce que chaque année, c’est le même phénomène. En effet, depuis les années 60, le Bénin a enregistré une série d’inondations dont les conséquences socio-économiques ont été dramatiques. En effet, l’année écoulée, causé par les dernières précipitations pluviométriques, le débordement du fleuve Ouémé a dévasté plusieurs villages et quartiers des communes de Ouinhi et de Zagnanado situés dans la région Agonlin. A Sagon, Tohouè, Kpoto, Dovi et ailleurs, les dégâts n’étaient pas des moindres. 8583 habitants, soit un total de 1459 ménages, étaient sinistrés et de plantations ravagées. En conséquence, non seulement les récoltes agricoles et produits vivriers sont noyés, mais les populations sinistrées se sont retrouvées, impuissantes, dans un dénuement total. C'est ce qu'on peut retenir des dommages causés par ces inondations sauvages.

Bilan désastreux

Déjà en 2009 et en 2010, le Bénin a connu des inondations d’une exceptionnelle gravité, suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire national, et en raison notamment des crues des principaux fleuves que sont le Niger, l’Ouémé, le Zou, le Mono et le Couffo. En 2010, plus de 55 communes ont été affectées à des degrés divers dont 21 ont atteint un niveau d’alerte maximal. Sur le plan des dégâts humains, 216 800 personnes ont été sinistrées dont 150.000 sans-abri et 46 décès. Sur le plan matériel, plus de 55.000 habitations ont été endommagées avec 455 écoles et 92 centres de santé partiellement ou complètement détruits.
Au total, face à ces inondations provoquées par la crue du fleuve Ouémé, ce sont des milliers d’hectares de champs, des greniers pleins de vivres qui sont dévastés, des maisons qui sont à chaque fois englouties. Des populations, parfois, obligées de s’accrocher aux toits de leurs cases.
C’est dire qu’à chaque crue du fleuve ou suite à l’inondation, l’impact sur les secteurs productifs est considérable. Mais depuis environ dix ans, les responsables à divers niveaux, de plus en plus proactifs, font des efforts pour éviter au pays la catastrophe. C’est encore dans cette dynamique que s’inscrit les actions en cours sur le terrain depuis le mois d’août dernier et qui avertissent de l’imminence du danger jusqu’à ce jour. Mais ceci n’empêche nullement la montée des eaux qui en cette semaine affiche déjà des signes critiques.

Société 10 sept. 2019


Echanges théologiques: Le christianisme africain en débat

Afin de commémorer le cinquantenaire de l’appel du pape Paul VI à l’Eglise africaine en 1969 à Kampala, l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp) de l’archidiocèse de Cotonou a organisé, samedi 7 septembre dernier, une rencontre d’échanges et de partage sur le christianisme africain. Dénommée matinée d’échanges théologiques, cette rencontre a permis aux hommes de Dieu de passer à la loupe la mission de l’Eglise africaine et celle de ses missionnaires avec comme repère l’appel de Kampala.

« Africains, vous êtes désormais vos propres missionnaires. Vous pouvez et devez avoir un christianisme africain », déclare le pape Paul VI. C’était en juillet 1969 à Kampala lors du lancement officiel du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam). 50 ans après, comment cet appel résonne-t-il dans l’Eglise africaine et dans l’esprit de  ses missionnaires ? Quel est le visage actuel de la mission ecclésiale africaine et quels défis se doit-elle de relever ? Pour en débattre, l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp) de l’Archidiocèse de Cotonou a organisé une conférence-débats entre des théologiens et pasteurs sur le thème: « Eglise en Afrique: joies et espoirs, tristesse et angoisses ».
Cette rencontre a été meublée par trois communications et un grand débat. Les communications ont porté sur les enjeux de la communion au sein de l’Eglise et des conférences épiscopales ; les défis et nouveaux visages de la mission en Afrique et la dernière s’articule autour du christianisme africain, l’inculturation et la théologie africaine (risque d’essoufflement ou défis d’un nouveau souffle ?). Cette dernière a été présentée par le père Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Eitp.  
Face à face pour le débat, deux théologiens : le père Edouard Adé, président de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (unité du Burkina Faso) et son compatriote béninois, le père Nathanaël Soédé, aumônier des cadres et personnalités politiques du Bénin. Ils ont échangé sur le thème du jour. Pour le père Soédé, le christianisme africain, 50 ans après l’appel du pape Paul VI, est encore à l’étape embryonnaire. Ce que réfute le père Adé, selon qui, le christianisme africain est déjà né et s’illustre par trois signes. Le premier, c’est surtout les martyrs que l’église africaine a donnés à l’église universelle. Le deuxième, c’est que la plupart des églises locales sont entre les mains de pasteurs africains qui développent une pastorale à partir de leur sentier fondamental africain. « Le dernier signe, si nous voyons la liturgie (source et sommet de la vie de l’église) vécue en Afrique, qui peut douter qu’il y a un christianisme qui est à l’œuvre?», se demande l’universitaire. Selon lui, le caractère jubilaire de la liturgie est un signe palpable du christianisme africain même s’il partage l’avis de certains de ses pairs et aînés qui pensent que le prêtre ne doit pas danser sur l’autel surtout quand il est en chasuble. Mais cet exemple de la liturgie ne convainc absolument pas le père Soédé qui estime qu’elle n’a pas été élaborée en collaboration avec les théologiens et pasteurs africains. Pour justifier davantage sa position, l’homme de Dieu donne également l’exemple de l’autonomie de l’église et des programmes de formation (dans les séminaires) qui ne sont pas conçus, dit-il, «par les évêques africains ». Aussi, la plupart des Saints que prient les
Africains sont européens alors que l’Afrique n’en manque pas. Tout cela l’amène à affirmer que le christianisme africain n’est pas une réalité et que l’appel du pape Paul VI n’a pas encore été pris au sérieux par l’Eglise africaine. « Cela nous demande de penser notre foi », lâche-t-il. Les défis de l’Eglise africaine et solutions pour un réel christianisme africain ont été également évoqués par les débatteurs.
Notons que cette conférence a été rehaussée par la présence de l’archevêque de Cotonou, à la retraite, Mgr Antoine Ganyè, et celle de Pasteure Fifamè Houssou Gandonou,
théologienne et membre de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb).

Société 10 sept. 2019


Concours Wiki Loves Monuments Bénin 2019: Promouvoir les édifices patrimoniaux sur internet

Lancé par les wikimédiens du Bénin, le concours de photos Wiki Loves Monuments se déroule sur la toile jusqu’au 30 septembre prochain. Reconnu depuis 2012 comme le plus grand concours de photos par le livre Guinness World Records, il permet de mettre en valeur les monuments et les édifices patrimoniaux sur Wikipédia et Wikimedia Commons.

Les Béninois sont conviés, à l’instar des citoyens de 43 pays du monde entier, à participer au concours Wiki Loves Monuments pour valoriser les monuments et les édifices patrimoniaux de leur pays sur Wikipédia et Wikimedia Commons du 1er au 30 septembre prochain. Organisé par les wikimédiens du Bénin, ce concours international de photos implique les citoyens du monde entier dans la documentation de leur patrimoine culturel. Selon Fawaz Taïrou, membre de Wikimédia Bénin, ce concours s’adresse aux photographes professionnels et amateurs. Il consiste à photographier des monuments et des biens de valeur artistique présents sur le territoire, puis à télécharger les images obtenues sur Wikimedia Commons sous licence libre.
« Que  vous soyez photographes professionnels ou non, vous êtes invités chacun à mettre en valeur ce patrimoine, en prenant des photographies de ces monuments pour les partager librement sur la médiathèque Wikimedia Commons via la licence CC BY-SA 4.0 », a-t-il expliqué. Selon Mermoz Adodo, wikimédien du Bénin, le concours se déroule en cinq étapes. Il suffit de trouver les monuments à photographier près de chez soi, ensuite les prendre en image sur différents angles puis faire une description de ce qui est photographié en précisant le nom du site, l’ID du monument et la date de la photo et enfin se connecter sur wikimédia Commons pour publier. Toutefois, pour la transparence, certaines règles sont à respecter, pour participer au concours Wiki Loves Monuments Bénin.
Chaque soumission devra être prise et téléversée par la personne ayant pris la photo durant la période de la compétition, la photo ne doit porter aucune marque, filigrane ou signature. C’est pourquoi, chaque participant doit avoir une adresse mail de contact dans les paramètres de son compte sur Wikimedia Commons.

Des lots aux meilleures photographes

Selon les organisateurs du concours, le jury sélectionnera dix photographies (de dix photographes différents) qu’il classera par ordre de préférence. Le vote aura lieu en octobre 2019. Les critères de sélection sont les suivants : la qualité technique de la prise de vue, l’originalité de la démarche, la valeur descriptive et pédagogique et la valeur artistique. Les dix lauréats au plan national remporteront plusieurs prix. Le premier repartira avec un tirage d’art de la photo gagnante et un chèque de 100 000 F Cfa tandis que le deuxième et le troisième gagneront un tirage d’art de la photo gagnante et respectivement un chèque-cadeau de 75 000 F Cfa et 50 000 F Cfa.

Société 10 sept. 2019


Numérique et digitalisation au Bénin: Les résultats qui confortent la création d’un ministère

Le gouvernement du Bénin a fait de l’économie numérique un secteur prioritaire dans son Programme d’action. Au regard des grandes réalisations enregistrées et des défis futurs, le président Patrice Talon vient de dédier à ce secteur un département ministériel. Pour le diriger, il a renouvelé sa confiance à l’ancienne ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, sous l’impulsion de qui beaucoup de réformes et réalisations ont été effectives.

Fidèle à son ambition de faire du Bénin la plateforme des services numériques de l’Afrique de l’ouest d’ici 2021, le président  Patrice Talon vient de créer un ministère du Numérique et de la Digitalisation pour poursuivre les réformes et les grandes réalisations dans ce secteur. Les reformes menées dans le secteur de l’Économie numérique et des Technologies de l’information et de la communication depuis 2016 motivent ce choix. De l’assainissement du secteur à la réforme du mode de gouvernance à travers la création des organes clés  comme  le Conseil du Numérique (Cn) et l’Unité d’exécution du Conseil du Numérique (Uecn) qui coordonne la mise en œuvre multisectorielle des grandes initiatives et supervise les projets stratégiques, en passant par l’élaboration et l’adoption d’un Code du numérique qui apporte la sécurité juridique nécessaire aux entreprises, aux investisseurs et aux utilisateurs, beaucoup de mutations ont été opérées dans le secteur du numérique et des Tic.
Au nom de la bonne gouvernance et dans le but de clarifier le rôle et les responsabilités des acteurs, conformément aux exigences du Code du numérique, des agences gouvernementales ont été créées. Il s’agit de l’Agence pour le développement du Numérique (Adn) spécialisée dans le déploiement des infrastructures télécoms haut et très haut débit ainsi que le développement des usages numériques ; de l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi) en charge principalement de la mise en œuvre du schéma directeur numérique de l’administration; de l’Agence nationale pour l’Identification des personnes (Anip), chargée de la gestion de l’identité numérique et biométrique des personnes physiques et de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), chargée de la sécurité informatique et de la confiance numérique.
Dans le même ordre d’idées, le gouvernement s’est désengagé de la gestion directe d’entreprises de télécoms. Cette restructuration du secteur se manifeste par la liquidation des trois sociétés publiques : Libercom (mobile), Bénin Télécoms Services (Accès Internet et téléphonie fixe) et Benin Télécoms Infrastructures et la création de la Société béninoise d’Infrastructures numériques (Sbin), une société de droit privé à capitaux publics, qui va jouer le rôle d’opérateur d’infrastructures et pour laquelle la recherche d’un gestionnaire privé est lancée.

Quid du paysage des opérateurs Gsm ?

Le paysage des opérateurs privés n’est pas du reste, avec l’approbation des cahiers de charges types des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs d'accès à internet (Fai), conformément à la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin. Des licences d'établissement et d'exploitation de réseaux mobiles de télécommunications ont été attribuées aux sociétés Etisalat Bénin Sa et Spacetel Bénin Sa. Trois opérateurs mobiles, Bbcom, Glo Mobile et Libercom ayant perdu leur licence, le paysage des opérateurs mobiles est passé de cinq acteurs à deux. Ces réformes ont permis d’amorcer les différents projets phares de l’Économie numérique et des Tic que sont : le déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire, la Transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt), la mise en œuvre de l’Administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage du e-commerce et du numérique dans le secteur de l’éducation et de la formation et la promotion et le développement de contenus numériques.

Une pléthore d’acquis

Avec les réformes et la dynamique insufflée au secteur de l’Economie numérique par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, actuellement ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, plusieurs réalisations ont abouti. Il s’agit du déploiement de plus de 2000 kilomètres de fibre optique (infrastructure backbone) touchant 47 communes sur les 77 communes à travers l’installation de point de présence (Pop) pour aider à la réduction de la fracture numérique ; la mise en place et opérationnalisation du e-visa ; l’installation d’un serveur de gestion des licences et la centralisation de la gouvernance des licences de tous les ministères à l’Assi; la réalisation du Schéma directeur national des Systèmes d’Information (Sdnsi) ; la mise en place des Points numériques communautaires HD/THD (points d'accès public à internet) dans 40 chefs-lieux de communes et l’installation des salles multimédia (24) connectées à internet et autonomes en énergie électrique dans les établissements d'enseignements primaire et secondaire (classe intelligente, bibliothèques numériques) ; La finalisation de la mise en place de la Télévision numérique terrestre (Tnt). A tout ceci, s’ajoutent quelques projets en cours de réalisation. Il s’agit de la mise en place d’une infrastructure à clé publique (Pki) dont la phase 1 destinée à la signature électronique de 350 000 cartes d'identité est déjà réalisée. La plateforme nationale d’interopérabilité et du portail national des services en ligne (e-services) qui va permettre aux citoyens, entreprises et administrations d’avoir un point d’entrée unique vers le catalogue de services de l’administration, fait partie des projets en phase de réalisation avancée.

Société 10 sept. 2019


Entretien des espaces verts à Cotonou: Le gouvernement supplée la mairie

Le ministre du Cadre de vie et du Développement  durable, José Didier Tonato et son collègue en charge de la Décentralisation, Alassane Séidou, ont effectué une descente, ce lundi 9 septembre, sur les espaces verts aménagés dans la ville de Cotonou. Au terme de cette visite, la délégation interministérielle se désole de l’état des sites et a promis de suppéer la mairie tout en invitant le maire à prendre ses responsabilités.

Suite aux alertes persistantes de certains citoyens sur l’état de décrépitude des espaces verts aménagés dans la ville de Cotonou, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato et son collègue en charge de la Décentralisation, Alassane Séidou sont descendus, ce lundi 9 septembre, sur les sites de Houéyiho et de Missèbo. « Ce que nous avons vu ce soir est déplorable et vraiment regrettable », s’offusque le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane
Séidou. Il se désole que ces espaces aménagés pour le plaisir des citoyens soient devenus la cité des déchets solides ménagers. Pour lui, le constat est amer et pose le problème de gestion des organismes infra communaux. A l’en croire, il faut l’implication des élus communaux et locaux pour une meilleure gestion de ces sites. Il promet que le gouvernement se donnera les moyens pour que ces espaces soient bien entretenus.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José
Didier Tonato, quant à lui, a rappelé les raisons de cette descente inopinée sur le terrain. «Les images qui ont circulé ces dernières semaines sur les réseaux sociaux, nous ont amenés à effectuer cette descente pour donner l’alerte afin que les prestataires se ressaisissent », a-t-il déclaré. Selon lui, le maire de la commune doit rappeler les prestataires et élus locaux à l’ordre. Porteur du projet de l’aménagement des espaces verts dans la ville de Cotonou, le gouvernement ne conçoit pas que ces espaces soient devenus des dépotoirs dans la ville.  « Nous avons été instruits par le chef de l’Etat pour reprendre la main jusqu’à ce que la mairie soit prête pour assumer ses responsabilités en matière de l’entretien de la ville et des espaces publics», a-t-il ajouté. A l’en croire, depuis que le gouvernement a  laissé la charge de ces sites à la mairie, les espaces sont laissés-pour-compte et se dégradent. « Il y a des immondices partout, la poubelle est pleine, des sacs de déchets solides ménagers sont laissés sur les sites », a-t-il fait remarquer. Il invite par ailleurs la mairie à conscientiser les élus communaux qui doivent relayer les chefs quartiers. « L’entretien n’est pas seulement une question de ressources financières mais aussi une question de conscience et d’appropriation des projets », a-t-il déclaré. Mis devant leurs responsabilités, le maire de la ville de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun et le préfet Jean-Claude Codjia ont pris l’engagement de travailler en synergie avec le pouvoir central et les élus locaux pour une meilleure gestion de ces espaces verts.

Société 10 sept. 2019


Coopération sino-béninoise: Un centre de télémédecine mis en service à Lokossa

Annoncé depuis peu pour une meilleure prise en charge des patients, « le centre de la télémédecine Chine-Bénin » a été mis en service, le vendredi 6 septembre dernier, à Lokossa, dans le Mono, par l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Jingtao Peng et Eunice Pédro, représentante du ministre en charge du secteur.

Le centre de la télémédecine Chine-Bénin est une plate-forme de partage des ressources médicales entre les deux pays à travers une technologie axée sur l’internet. Pour le compte de la Chine, c’est l’expertise du Ningxia qui est mise à disposition, dans le cadre de l’initiative, sous la bannière de la Commission de santé de la Région autonome Hui du Ningxia. Au nom de la région, la vice-présidente du comité régional de la Conférence consultative politique du peuple chinois (Ccppc), Xiuzhen Ma, intervenant depuis la Chine pendant la cérémonie de mise en service du centre, a confirmé que ces dernières années, Ningxia s’intègre activement dans le développement national et international de la Chine en misant, entre autres, sur le développement de la télémédecine dont l’ossature se décline en internet + santé et médecine. A l’en croire, la plate-forme installée à Lokossa, dans l’enceinte de l’hôpital départemental, est capable de fournir un diagnostic précis sur les patients atteints de maladies critiques, difficiles et rares, d’une part. Et de l’autre, de réduire le taux de diagnostics erronés en portant à la hausse la performance des hôpitaux en matière de prise en charge sanitaire réussie.
Au-delà des consultations conjointes à distance, la nouvelle infrastructure va permettre des prestations telles que la télé-chirurgie, la télé-cardiologie, la télé-radiologie et la téléformation des professionnels de la santé, détaille la représentante du ministre en charge du secteur. Eunice Pédro poursuit que le démarrage effectif des activités du centre est une nouvelle marque de solidarité de la Chine qui va permettre, sur un autre plan, de limiter les évacuations sanitaires et d’améliorer l’assiette ainsi que la qualité des services de santé aux populations, indépendamment de leur situation géographique. Mais pour aboutir à l’ouverture du centre, il a fallu une préparation minutieuse. L’intervention chirurgicale réalisée au moyen de la plate-forme numérique qui a permis d’éprouver son efficacité, le 21 mars 2019, dans les locaux de l’hôpital à Lokossa, entre une équipe d’experts chinois et leurs confrères du Bénin et le don de matériels de télémédecine par la Chine ont été des étapes déterminantes de la préparation rappelées par la représentante du ministre de la Santé, Eunice Pédro, qui n’a pas manqué de remercier les autorités chinoises.
Les membres de la 23e mission médicale chinoise ont eu droit à une mention spéciale pour leur contribution décisive. « Depuis son arrivée, la mission relève les défis redoutables auxquels elle est confrontée et poursuit sa marche en avant, apporte une contribution active au développement de la santé», s’est félicité l’ambassadeur de la Chine près le Bénin. « En quelques mois seulement, nous sommes passés de la téléconsultation à l’intervention chirurgicale en temps réel à distance, grâce aux efforts inlassables et préparations méticuleuses », souligne Jingtao Peng qui inscrit le démarrage des activités du centre de télémédecine dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions du forum sur la coopération sino-africaine.

Santé 09 sept. 2019


Recherche d’information en matière de brevet: L’Anapi forme une centaine d’inventeurs et d’innovateurs

L’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi), dont l’une des missions est d’encourager la créativité et le transfert de technologie par l’utilisation des systèmes de propriété industrielle, a formé, ce vendredi 6 septembre, des inventeurs et innovateurs sur la recherche d’information en matière de brevet dans les bases de données du Centre d’appui à la technologie et à l’innovation (Cati). Ouvert par Mathias Gbênjona Agon, directeur général de l’Anapi, le séminaire de formation s’est déroulé au siège de l’agence à Ganhi à Cotonou.

Former les inventeurs et les innovateurs sur l’exploitation de la base de données du Centre d’appui à la technologie et à l’innovation (Cati) en vue de promouvoir la propriété intellectuelle. Tel est l’objectif visé par l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi) à travers l’organisation d’un séminaire de formation au profit d’une centaine d’inventeurs et d’innovateurs du Bénin.
Dans son mot d’ouverture de la séance, le directeur général de l’Anapi, Mathias Gbênjona Agon, note que ce séminaire est une activité inscrite au Plan de travail annuel de 2019. Y prennent part, selon lui, des représentants de ministères, des inventeurs et innovateurs, des centres de recherche, des universitaires et la start-up de l’Université d’Abomey-Calavi regroupant des jeunes diplômés.
Le thème de la formation, poursuit-il, s’intitule « Recherche d’information en matière de brevets dans les bases de données du Centre d’appui à la technologie et à l’innovation (Cati) ». Pour permettre aux participants de mieux cerner les notions, cette thématique a été déclinée en des sous-thèmes. Il s’agit de l’importance de l’information en matière de brevet, le financement des résultats de recherche et la nécessité d’accéder aux publications scientifiques. Ces communications à présenter par d’éminents conférenciers seront renforcées par des exercices pratiques, a précisé le directeur général de l’Anapi.
Justifiant la pertinence et l’importance de la formation, Mathias Gbênjona Agon a indiqué que les inventeurs n’ont pas l’information pour accéder au procédé et aux brevets de fabrication des produits inventés par d’autres. Selon lui, un brevet tombe dans le domaine public après 20 ans. Ainsi, le procédé  de fabrication d’un produit ou d’un objet se rend disponible à l’humanité. « On ne va plus inventer aujourd’hui la roue. Elle est déjà inventée », a-t-il souligné. Il appartient désormais aux inventeurs, aux chercheurs et aux promoteurs de petites et moyennes entreprises et industries, a-t-il laissé entendre, d’accéder aux brevets disponibles dans les bases de données de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi). « C’est un programme de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle  (Ompi) qui offre cette possibilité aux Etats membres, aux entrepreneurs pour qu’ils n’aient plus à se tracasser dans l’invention d’un brevet », a-t-il expliqué. A l’en croire, cela constitue une chance pour l’humanité de ne plus répéter les mêmes choses en matière de brevet de fabrication d’un objet. Il a rassuré les participants: « On peut créer des entreprises sur cette base ».
Appréciant la formation, Brigitte Gnimassou, assistante programme chargée des incubés de Uac Start-up de la Valley de la Fondation de l’Université d’Abomey-Calavi, a retenu que le séminaire va apporter beaucoup de choses aux participants. Il permet aux jeunes incubés ayant des idées d’entreprise de prendre connaissance des innovations déjà faites et de valoriser eux-mêmes les leurs.

Actualités 09 sept. 2019


Journées nationales des Ressources humaines/Anpgrh: Les enjeux de la digitalisation au menu

L’Association nationale des professionnels en Gestion des ressources humaines du Bénin (Anpgrh) a organisé les 6 et 7 septembre derniers, à Cotonou, l’édition 2019 des Journées nationales des Ressources humaines. C’est avec le soutien de ses partenaires privilégiés dont Enabel, Ecobank, Talents+, Inkrease, Best...

Réfléchir sur la transformation de la fonction Ressources humaines face à la révolution digitale ; c’est ce à quoi sont appelés les participants à l’édition 2019 des Journées nationales des Ressources humaines. Parmi ceux-ci, des professionnels et acteurs intervenant dans divers secteurs et officiant au Bénin, et bien d’autres experts venus du Togo, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc... « Ce que nous célébrons, c’est la confraternité, c’est ce que nous avons en commun, c’est le développement d’un métier que nous partageons, d’une passion commune : la gestion des hommes au travail », a déclaré le président de l’Anpgrh, Yannick Kouakanou à l’ouverture des travaux. La particularité de cette édition, ajoute-t-il, c’est l’organisation conjointe avec le Togo de ces journées. Une initiative enrichissante, selon Edwige Adohinzin Hountondji, présidente de l’Association africaine des formateurs et directeurs du personnel (Afdip). « L’Afrique est pour nous un continent admirable qui regorge de talents et d’un potentiel précieux en matière de développement des ressources humaines… Il est important que tous les dirigeants, autorités politiques, chefs d’entreprises, managers, cadres et professionnels, restent mobilisés pour faire rayonner l’Anpgrh dans sa mission de la professionnalisation de notre métier commun : la gestion des hommes au service du développement », a-t-elle dit.
Portant la voix des partenaires de l’association, Hervé Corbel de l’Agence belge de développement (Enabel), insistera sur l’importance de la bonne gestion des ressources humaines et son impact sur le développement de toute organisation. Il fait aussi remarquer que la révolution numérique vient bousculer les habitudes tout en accélérant les procédures et qu’il est devenu impérieux pour la fonction RH, d’intégrer la digitalisation afin de s’adapter et mieux de répondre aux défis de performance des entreprises et organisations. C’est, va-t-il expliquer, ce qui justifie le soutien à l’Anpgrh par le Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des compétences des Ressources humaines (Paorc) dont il est le responsable. « Le numérique est désormais au cœur de la gestion des Ressources humaines et tend ses tentacules dans nos différentes administrations aussi bien dans les organisations publiques que privées », a reconnu le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua. Il ajoute que la professionnalisation du capital humain est aussi chère au gouvernement qui, dans ce cadre, a déjà engagé une série de réformes. Parmi celles-ci, la dématérialisation des processus et des actes de carrière, la modernisation de la gestion des archives de l’Etat...

Du manager résilient au manager agile

« Transformation des Emplois et des Compétences à l’ère de la digitalisation : Vers une réinvention de la fonction RH ? ».
C’est le thème de l’édition 2019 des Journées nationales des Ressources humaines. Un sujet qui se trouve au cœur de la problématique de la gestion des ressources humaines à l’ère actuelle. Au président de l’Anpgrh, Yannick Kouakanou, de renchérir : « Depuis deux décennies, les progrès dans les domaines de l’intelligence artificielle, du big data ou encore de l’internet des objets, ont explosé. Les stratégies des entreprises sont touchées dans leur cœur et sont obligées de s’ouvrir aux nouvelles possibilités de marché. De plus en plus d’automatisation permet de remplacer des employés dans la réalisation de certaines tâches, de vider certains emplois de tâches routinières ou sans valeur-ajoutée ».
Il rappelle d’ailleurs qu’en 2016, une étude du World economic forums prédisait que des millions d’emplois seront transformés, perdus, recréés ou remplacés au cours des prochaines années, par l’intelligence artificielle. « De même, de nouvelles compétences prendront le pas, notamment dans les domaines de l’informatique, de l’ingénierie, du social marketing avec une dominance des compétences relationnelles », poursuit Yannick Kouakanou. Cette révolution digitale impose, selon lui, le deuil du manager résilient au changement et l’avènement d’un nouveau type de manager. « Nous devons évoluer vers le manager agile, le manager flexible. Celui qui accompagne le développement et en devient un facilitateur », précise le président de l’Anpgrh.

Actualités 09 sept. 2019


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