La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Lutte contre le paludisme: Acquisition de 500.000 moustiquaires imprégnées à un coût réduit

Le Conseil a donc marqué son accord pour l’acquisition de 500.000 moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d’action à travers la plateforme Wambo. Une offre à moindre coût qui permet de réaliser une économie non négligeable pour les caisses publiques.

Le gouvernement au cours de sa réunion hebdomadaire de ce mercredi 4 août a apprécié un compte rendu de la négociation avec le Fonds mondial, pour l’acquisition de 500.000 moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée d’action à travers la plateforme Wambo, au profit du Programme national de lutte contre le paludisme. Du communiqué issu de la rencontre, il ressort que lesdites négociations, autorisées par le Conseil des ministres en date du 20 mars dernier, sont arrivées à terme.
« Elles ont permis d'obtenir l'acquisition des 500.000 moustiquaires pour un coût total d'un million cinq cent soixante-douze mille trois cent quatre- vingt-quinze dollars US trente-deux (1.572.395,32) soit neuf cent trente- neuf millions cinq cent six mille deux cent quatre (939.506.204) F Cfa ». Sur cette base, le coût unitaire d'une moustiquaire revient à mille huit cent soixante-dix-neuf (1.879) F Cfa contre une moyenne de trois mille sept cent cinquante (3.750) F Cfa antérieurement, soit un milliard huit cent soixante-quinze millions (1.875.000.000) de F Cfa pour le même nombre de moustiquaires. Cette économie d’échelle ainsi réalisée permet d’apprécier la pertinence de la réforme effectuée pour promouvoir les achats sur la plateforme Wambo. Le Conseil a donc marqué son accord pour l'acquisition desdites moustiquaires.
Cette option présente plusieurs avantages ; d’abord, elle rend les moustiquaires imprégnées disponibles à un coût moindre. Dans ces conditions, même les personnes disposant de faibles revenus et/ou n’ayant pas un pouvoir d’achat important peuvent s’acheter ces moustiquaires et ainsi se préserver et préserver leurs familles contre le paludisme. Sur un autre plan, elle permet au gouvernement, fidèle à sa logique de rationalisation des dépenses publiques de faire des économies pour les caisses publiques.

Santé 05 sept. 2019


Présentation des résultats du projet Dindji: Pour le renforcement de la qualité des services Vih transfrontaliers

Lancé le 23 mars 2015 par l’Usaid, le projet Dindji prend fin, le 30 septembre prochain. Destiné à renforcer la qualité des services Vih transfrontaliers offerts aux populations clés du corridor Abidjan-Lagos, les résultats du projet ont été rendus publics, ce mercredi 4 septembre, à Cotonou.

« Le Sida est un ennemi commun à tous. Il n’a pas de frontière et n’épargne personne», a déclaré l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique, Patricia Mahoney. Ainsi, la lutte contre cette maladie doit être l’affaire de tous. C’est fort de cela, explique-t-elle, que la lutte contre les infections Vih et l’épidémie du Sida fait partie des priorités en matière de coopération des Etats-Unis, le premier contributeur du fonds pour la riposte mondiale de l’épidémie du Sida. Mais force est de constater que du fait de la stigmatisation et de la discrimination, il reste encore des efforts à faire pour atteindre les populations clés, notamment les professionnels du sexe.
C’est pourquoi, initié par le gouvernement américain, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international a lancé le projet Dindji en 2015 pour renforcer la qualité des services Vih transfrontaliers offerts aux populations  clés le long des portions béninoises et togolaises du corridor
Abidjan-Lagos.
Cette initiative qui a duré 4 ans a permis d’augmenter l’utilisation des services par les populations clés grâce à l’intégration des pairs appelés points focaux dans les équipes d’offre de soins des sites pilotes du Projet Dindji; l’organisation de campagne boule de neige pour améliorer le dépistage du Vih et la prise en charge des Ist pour un plus grand nombre de populations clés du Bénin et du Togo. La sensibilisation des populations clés pour la promotion du paquet de prévention contre les Ist/Vih Sida par leurs pairs webmasters; le renforcement des capacités des équipes nationales d’offre de soins aux populations clés du Bénin et du Togo par un stage à la clinique Espace de confiance d’Abidjan ; et l’amélioration de la qualité des soins grâce à la mise en place et au bon fonctionnement des équipes assurance qualité sont également à l’actif du projet.  
Aussi, l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Patricia Mahoney, se réjouit-elle des succès enregistrés et de la contribution qu’a apportée ce projet dans l’amélioration de l’environnement social et juridique, de l’accès et de l’utilisation des soins de qualité par les populations clés du Bénin et du Togo. Elle a apprécié notamment la formation de 504 agents de santé à la non-discrimination dans la provision des soins. Elle a par ailleurs salué l’initiative du dépistage des populations clés ainsi que les références et la prise en charge en cas de découverte de cas positifs.
Ces résultats n’auraient pas été atteints, souligne-t-elle, sans le partenaire de mise en œuvre, l’Ocal, en collaboration avec le Programme national de lutte contre le Sida
(Cnls-Tp). Elle a aussi reconnu les contributions énormes des Ong partenaires comme Besyp, Cérid, Sidaction, Racines et Solidarité. Grâce à leur soutien en faveur des populations clés, elles sont plus confiantes pour porter plainte lorsqu’elles sont victimes de violences.
Le souhait de l’ambassadrice est que les résultats et les bonnes pratiques du projet Dindji soient capitalisés par les structures nationales en charge de la lutte contre les nouvelles infections Vih, afin de s’assurer qu’aucune cible ne soit laissée en marge. Mettre fin à l’épidémie veut dire progresser dans le respect de l’ensemble des droits: droits civils, économiques, politiques, sociaux, sexuels et reproductifs. Défendre les droits des professionnels du sexe est fondamental pour garantir leur accès à des services salvateurs sans discrimination.
Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Pétas E. Akogbéto, le projet a apporté, au vu de ses résultats, une contribution déterminante vers l’atteinte de la cible. Il a annoncé que la clôture de ce projet sera suivie d’un autre projet pour accompagner les efforts du gouvernement dans la lutte contre le Vih/Sida au Bénin.

Santé 05 sept. 2019


Coupable de meurtre (12e dossier): Félicien Woueto condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme

Le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, statuant en premier ressort, a connu, mardi 3 septembre dernier, d’une affaire de meurtre commis à Djakotomey, dans le Couffo. A l’issue des débats sur ce douzième dossier inscrit au rôle de la session criminelle de cette juridiction dépendante de la Cour d’appel d’Abomey, le mis en cause, Félicien Woueto, déclaré coupable, a écopé de 10 ans de réclusion.

La culpabilité du cultivateur Félicien Woueto, né vers 1986 à Djakotomey, est établie pour avoir fusillé Rigobert Dako dans la nuit du 23 au 24 avril 2011, alors que ce dernier, rentré de sa journée de travaux champêtres, passait son temps en compagnie de son épouse et de leurs enfants. Les faits de cet avant-dernier dossier inscrit au rôle de la session criminelle se sont produits dans la maison de la victime sise à Todjimè, un hameau de Djikpamè, dans la commune d’Aplahoué. Le certificat médical fait état de ce que le tir a créé une plaie béante dans une épaule, source d’hémorragie subie par la victime qui a laissé huit orphelins.
Après le meurtre, s’en est suivie la fuite de plusieurs personnes dont deux beaux-frères du défunt et Félicien Woueto, très suspecté, qui sera rattrapé, plus tard, au Togo, puis ramené et placé en détention préventive depuis le 9 mai 2011. Les faits mis à sa charge sont prévus et punis par les articles 295 à 298 et 302 du Code pénal.

Les débats

A  à la barre, le mis en cause n’a pas reconnu les faits. Une attitude contraire à ses aveux à l’enquête préliminaire et devant le juge instructeur. Non seulement Félicien Woueto a tout nié de sa responsabilité dans la commission du meurtre, mais il a surtout tenté de faire croire que ses déclarations, aux étapes précédentes de la procédure, lui ont été arrachées par intimidation.
Qualifiant de diversion, le revirement de l’accusé et se basant sur ses précédentes déclarations plutôt concordantes, selon lui, l’avocat général invite le tribunal à le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité. Florent Gnansomon, dans le fauteuil du ministère public, justifiant ses réquisitions, estime que les relations tendues caractérisées par des soupçons et menaces de mort répétées qui existeraient entre l’accusé et la victime, puis l’évidence d’une compétition entre les deux pour conquérir le cœur d’une même dame sont, entre autres, des raisons suffisantes pour l’accusé qui ne voulant pas se laisser surprendre, s’est montré plus habile en planifiant la fusillade.
« Mais une telle condamnation se ferait sur la base d’éléments non probants », réplique la défense assurée par les avocats Damien Falana et Igor Sacramento. A les en croire, les preuves pour condamner leur client font défaut parce que « l’enquête préliminaire est mal faite » et « la poursuite mal conduite, voire bâclée ». Dans le fond, la défense soulève, entre autres, l’absence d’information sur le fusil ayant servi à commettre le meurtre, les contradictions caractérisant les diverses déclarations de la veuve et du chef du village où les faits se sont produits. Ils n’ont pas manqué de s’interroger sur la crédibilité à accorder aux détails fournis sur la scène de fusillade alors que leurs rapporteurs ne pouvaient apporter, selon eux, la preuve de leur présence sur les lieux du crime.
Ensuite, convaincus qu’en dehors de leur client, d’autres pistes sont plausibles, vu qu’il n’était pas le seul à avoir pris la fuite au moment des faits, les avocats clament que l’imputabilité du crime en l’état est un piège tendu au tribunal. «Il vaut mieux laisser courir un assassin que de condamner un innocent », ont-ils lancé. Fort de ce que le vrai coupable, selon eux, est encore en cavale, les avocats ont, pour finir, appelé le tribunal à prononcer, au principal, l’acquittement pur et simple de Félicien Woueto, leur client ou, au subsidiaire, son acquittement au bénéfice du doute.
Mais c’était sans compter avec la pugnacité du ministère public qui, défendant bec et ongles sa position, trouvait les parades utiles pour relativiser les observations de la défense.
Au délibéré, le président du tribunal de céans, Maximilien Kpèhounou et ses assesseurs pour qui la culpabilité du mis en cause présent à la barre ne fait l’ombre d’aucun doute, vont le condamner à dix ans de réclusion criminelle. Et ceci, disent-ils, sur le fondement de l’ensemble des articles 249 à 383, 361 à 826, 833 et 365 du Code de procédure pénale et des articles 3 et 35 du Code pénal. Etant absente, la partie civile n’a pu être constituée. Mis sous mandat de dépôt le 9 mai 2011 à la prison civile de Lokossa, le coupable devrait recouvrer sa liberté en mai 2021.

Un acte planifié

Le samedi 23 avril 2011 à Djikpamè, dans la commune d’Aplahoué, Félicien Woueto, vraisemblablement encouragé par les nommés Jojo Eni et Joseph Eni, prend la résolution d’attenter à la vie de son voisin Rigobert Dako, puis apprête son fusil de chasse. Après avoir recherché, en vain, ce dernier, toute la journée, il se positionne à la tombée de la nuit, armé, derrière la cabane de celui-ci se  trouvant dans le hameau de Todjimè, et attend le moment propice pour viser la cible et tirer. La victime en succombera quelques instants plus tard. Félicien Woueto prendra alors la fuite pour se réfugier dans un village au Togo.


Composition du tribunal
 
Président : Maximilien
Kpèhounou
Assesseurs : Herbert Solevo, Jocelyn Gbaguidi, Gédéon
Adjiboyé et Firmin Amoussou
Ministère public: Florent
Gnansomon
Greffier : Raoul Hounsou

Société 05 sept. 2019


Année scolaire 2019-2020: Un programme spécial pour les écoles inondées

Les écoles inondées ne seront pas ouvertes le lundi 16 septembre, date de la rentrée scolaire, sur toute l’étendue du territoire national. Toutefois, des dispositions spéciales sont prises pour assurer la rentrée des enfants dans ces zones.

La rentrée scolaire 2019-2020 fixée au lundi 16 septembre ne sera pas effective dans toutes les localités du Bénin, du fait de l’inondation de certaines écoles. Ces dernières pourraient commencer leur rentrée à partir du mois d’octobre. Et elles bénéficieront d’un programme spécial afin de permettre aux apprenants d’avoir le même temps d’enseignement que leurs camarades. C’est une mesure spéciale envisagée par les acteurs de l’école au profit des zones de Bonou, Ouinhi, Zagnanado… dans la basse vallée de l’Ouémé et dans le septentrion où le seuil d’alerte est passé au rouge sur le fleuve Niger, selon les dernières prévisions de l’Agence nationale de protection civile (Anpc). Ces mesures passent également, selon certains acteurs, par les cours accélérés dès la décrue. Le réaménagement du calendrier scolaire figure aussi en bonne place dans les mesures envisagées à cet effet. Les enseignants doivent aborder avec les apprenants l’essentiel pour qu’ils ne perdent pas trop, parce qu’ils seront soumis aux mêmes épreuves, renseigne-t-on.
A Bonou, trois écoles sont concernées par ces mesures. Il s’agit des Ecoles primaires publiques de Kpakpassa dans l’arrondissement d’Atchonsa, de Dogba  et d’Ayogo. Quant à l’Epp
Gnawizounmè dans l’arrondissement de Bamèwogon, l’école n’est pas inondée d’après une source, mais pour y accéder, il faut traverser l’eau. Les directeurs d’écoles et les inspecteurs seuls peuvent se rendre dans les écoles concernées pour apporter le minimum en termes de logistique pour que les enfants puissent commencer effectivement la rentrée après la décrue. La mairie, selon un agent, a envisagé la mise à disposition d’une barque d’une certaine norme pour faire déplacer les enfants à cause des aléas, mais cette formule reste encore improbable.
Il faut dire que la rentrée scolaire en ce temps de crue impose des mesures de vigilance. Celles-ci riment avec l’observance des consignes de l’Agence nationale de protection civile pour que le
Bénin puisse traverser la période de la montée des eaux dans ses bassins fluviaux, sans catastrophe. Les dernières prévisions de la journée de ce mercredi 4 septembre sur la montée des eaux révèlent que les niveaux d’eau relevés sur le fleuve Ouémé sont de 945 cm à Zangnanado, 821 cm à Bonou et 469 cm à Adjohoun. Sur le fleuve Niger, le niveau d’eau est de 893 cm à Malanville. Ainsi, le seuil d’alerte, précise le bulletin d’alerte inondation, demeure rouge dans le bassin du Niger. Dans le bassin de l’Ouémé, l’alerte demeure aussi rouge dans la basse vallée dans les voisinages de Zangnanado et de Bonou. La prévision indique que pour les trois prochains jours, il y aura une tendance à la hausse dans les deux bassins.

Société 05 sept. 2019


Armel Kponoukon dit Sumason, végan: « Cessons de creuser notre propre tombe avec nos dents »

Artiste plasticien, Armel Kponoukon dit Sumason, est un adepte du véganisme, un courant philosophique qui prône la vie sans produits d’origine animale. Végétalien depuis vingt ans, il nous parle ici des motivations de son choix de vie. Ses propos sonnent comme un appel à une alimentation responsable et durable qui procure le bien-être et reste respectueuse de la nature.

La Nation : Quelle est la différence entre végétarisme, végétalisme et véganisme ?

Armel Kponoukon : Les végétariens ne consomment pas la viande mais certains consomment des dérivés des produits animaux tels que les œufs (ovo-végétarisme) ou le lait (lacto-végétarisme) ou encore les deux. Quant aux végétaliens, ils ne mangent que des produits provenant directement des végétaux : feuilles, racines, fleurs, etc. Les végans, non seulement ne mangent que des végétaux mais ne portent pas d’objets provenant des animaux comme les sacs ou les chaussures en cuir. Le véganisme s’est plus développé aux Etats-Unis.

C’est l’extrême, non ?

Non. Il y a les praniques, c’est-à-dire les adeptes du pranisme ou de l’inédie encore appelée respirianisme, qu’on retrouve surtout en Inde. Ils ne s’alimentent pas comme nous : ils ne prennent ni nourriture ni boisson pendant un long moment ; ils vivent seulement du prana, l’énergie vitale universelle.

Et ils arrivent à tenir ?
 
(Rires) Sinon, ils ne vont pas continuer à le faire. J’ai fait l’expérience et j’ai pu tenir une semaine, quoique je fusse devenu faible et j’ai arrêté.

Qu’est-ce qui vous a amené à adopter le végétalisme comme mode alimentaire ? Est-ce par contrainte de santé, de religion ou juste un choix de vie ?

Il y a un côté spirituel et un côté bien-être dans ce choix. J’avais commencé par le côté spirituel: j’estime qu’on fait du mal aux animaux pour juste satisfaire notre ventre. Il y a beaucoup de passages des livres saints qui nous alertent mais nous n’y faisons pas attention. Je vous donne quelques passages. Dieu dit dans Genèse 1 verset 9 : « Je vous donne toutes les herbes portant semence, et tous les arbres ayant des fruits portant semence : ce sera votre nourriture ». Dans l’épître de Saint Paul aux Romains, il écrit: « Il est bien de ne pas manger de viande… » (Romains 14 Verset 21.) Jésus a dit : « Ceux qui mangent la chair d’animaux deviennent leur propre tombeau. Je vous le dis honnêtement, l’homme qui tue sera tué. Celui qui tue un être vivant pour sa chair mange la chair d’un homme mort. » Les religions indiennes demandent également d’éviter de manger de la viande. Un précepte hindou dit: « Evitez la viande ! », car celui qui tue un être sensible ne sera pas béni.
Le Coran, écriture sainte de l’islam, interdit : « De manger des animaux morts, du sang et de la chair ».
Han San Tsu, grand maître Zen chinois, s’est opposé au fait de manger de la viande et a écrit : « Pourquoi ôtez-vous la vie de ces chers êtres pour maintenir les vôtres ? Ceux qui mangent la viande font mourir la graine de grande miséricorde qui est en eux. Ceux qui mangent la viande se tuent et se mangent les uns et les autres. Cette vie, je te mange et la vie prochaine, c’est toi qui me manges »…
Puis, j’ai constaté que les problèmes de santé deviennent de plus en plus récurrents. Il y a beaucoup de maladies : diabète, hypertension, goutte, arthrose, hémorroïde, et souvent les médecins conseillent de diminuer la consommation de viande. Mais où manger sans viande à Porto-Novo où vous savez qu’on aime beaucoup faire la fête. Il n’y avait pas un centre où les gens peuvent manger végétalien. J’ai alors décidé d’installer en 2007 le restaurant « Végan Suma » pour faire la promotion du végétalisme.

Les gens s’y intéressent-ils ?

Oui. Sinon, je ne peux pas tenir depuis douze ans, payer mes employés et les impôts. Les gens comprennent de plus en plus que l’alimentation du futur, c’est non seulement le bio, mais surtout le végétalisme. Il faut manger naturel, ce qui sort directement de la terre. On dit que si tu veux être fort comme le taureau, il faut manger ce que consomme le bœuf et non l’animal lui-même. Le bœuf se nourrit essentiellement des végétaux, des champignons et c’est ce que nous devons faire. Hippocrate, le père de la médecine, disait : « Que ta nourriture soit ton médicament et que ton médicament soit ta nourriture ! ».Actuellement, ça semble utopique, mais si l’on veut vivre longtemps et en bonne santé, nous devons aller au végétalisme pour préserver notre environnement, pour préserver notre santé. Nous devons cesser de creuser notre propre tombe avec nos dents.   
Beaucoup d’études ont montré que l’alimentation carnée est à bannir. Manger de la viande rend l’individu malade  et l’amène à dépenser énormément dans les  maladies tôt ou tard. Aujourd’hui, des enfants sont obèses. D’autres ont prématurément le diabète de type 2, 3, etc. C’est un drame. Il faut que ceux qui ont le pouvoir investissent dans la sensibilisation et dans la production du bio, du naturel et surtout dans la promotion du végétalisme.

Est-il facile de laisser tomber la viande du jour au lendemain ?

C’est vrai que nous avons pris l’habitude de manger la viande depuis des années et cela ne va pas être facile de changer d’un coup. Mais pourquoi continuer à manger quelque chose qui rend malade alors qu’on a ce qui peut le remplacer valablement comme les champignons, le gluten, la ‘’viande’’ de soja ? Ce n’est pas la peine. C’est démontré que le réchauffement de notre planète est dû, en partie, à la grande production des animaux. Nous devons prendre conscience de cela.

Etre végétalien, cela amène à débourser un peu plus d’argent… !

A priori, quand le consommateur doit débourser 2500, 3000 F Cfa, voire plus pour avoir le kilo de champignon frais, alors qu’avec 1200 F, il a déjà le kilo de viande de poulet ou de poisson, vous voyez que le choix est vite fait. Surtout qu’il ignore les vertus nutritives et thérapeutiques du champignon! C’est comme une nourriture de luxe pour certains. Si le prix baisse, les consommateurs vont s’y intéresser davantage et ça va devenir une nourriture de base pour tous. Il importe de communiquer autour pour faire comprendre la nécessité de remplacer la viande ou le poisson par les champignons et autres dérivés végétaux comme le gluten, le soja, etc. Dans très peu de maisons, on consomme de champignon, d’où la nécessité de vulgariser sa production et sa consommation. Beaucoup ne savent pas qu’on peut cultiver le champignon.
Mais je ne pense pas qu’on dépense plus quand on est végétalien. Normalement, la viande qui nous parvient par ici devrait coûter cher mais les subventions et les produits chimiques, notamment les antibiotiques utilisés, font que ça nous revient à bon marché. Voyez : la viande importée coûte moins cher que ce que nous produisons avec notre élevage. Nous devons nous poser de questions. Ces antibiotiques qui entrent dans notre sang ne sont pas destinés aux humains, d’où les conséquences sur notre santé. Des enfants qui grossissent n’importe comment ; des gens se comportent comme des animaux, parce qu’à force de consommer les aliments carnés, ils deviennent violents. Les grands de ce monde : inventeurs, chercheurs, artistes, présentateurs, ne mangent généralement pas de la viande. Pythagore, Socrate, Platon, Diogène, Whitney Houston, Céline Dion, etc., les exemples sont nombreux. Certains sont végétariens, d’autres sont végétaliens; d’autres encore sont végans.

Société 05 sept. 2019


Dialogue social: Les négociations Gouvernement - Centrales syndicales s’ouvre ce jeudi

 

En prélude à la rentrée scolaire 2019-2020, les négociations Gouvernement - Centrales et Confédérations syndicales démarrent ce jeudi 5 septembre  à l'Infosec de Cotonou. De sources proches du ministère du Travail et de la Fonction publique, le point crucial de cette rencontre concerne les préparatifs pour la rentrée des classes. Les membres du gouvernement vont échanger avec les partenaires sociaux sur les différents points revendicatifs en vue d’une année scolaire apaisée. Faut-il le rappeler, la précédente année scolaire s’est déroulée dans de bonnes conditions et sans aucune grève. Signalons que la rentrée scolaire 2019-2020 est prévue pour le 16 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national

Education 04 sept. 2019


Évaluation diagnostique: Le gouvernement offre une ultime chance aux enseignants

 

Le Conseil des ministres du mercredi 4 septembre a accédé à la demande des partenaires sociaux souhaitant que les enseignants qui ont manqué l’évaluation diagnostique puissent disposer d’une seconde chance.

Samedi 7 septembre prochain, les enseignants de la promotion 2008 qui ont manqué l’évaluation du samedi 24 août dernier pourront se rattraper. Tous les absents à cette première évaluation ont été autorisés par le gouvernement à prendre part à une session spéciale samedi prochain. Ultime chance laissée aux malades et autres absents qui ont choisi ne pas prendre part à la première évaluation. Pour rappel, ils sont quelques 18045 enseignants de la promotion 2008 concernés par cette évaluation. Laquelle avait suscité quelques craintes de la part de certains d’entre eux qui craignaient pour leurs emplois. La première évaluation avait tout de même connu un important taux de participation estimé à plus de 75%.  

« Le gouvernement ne résiliera aucun contrat ni avant l’évaluation, ni pendant l’évaluation, ni après l’évaluation à moins que l’enseignant choisisse de son propre chef de démissionner », avaient clarifié les responsables syndicaux pour apaiser les esprits à l’avant-veille de la retenue pour jauger les connaissances de ces enseignants. De leurs explications, il ressort qu’après l’évaluation, les enseignants qui obtiendront une note supérieure ou égale à 10 seront déclarés admis et vont acquérir le statut de fonctionnaires de l’Etat. Ceux qui seront en dessous du seuil mentionné supra, subiront une formation modulaire et ce, en continuant par exercer leurs activités professionnelles tout en conservant leurs salaires jusqu’à une seconde évaluation, rassure le porte-parole des six centrales et confédérations. Au terme de la seconde évaluation, les admis signeront un contrat avec l’Etat tandis que le dernier groupe sera reconverti dans d’autres activités au sein de l’administration publique.

Education 04 sept. 2019


Lancement du programme «Youth can !»: Une solution innovante pour l’employabilité des jeunes

A l'initiative de Sos Villages d'enfants Bénin, le projet "Youth can !" a été officiellement lancé, hier mardi 3 septembre, par le ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, Modeste Kérékou. C'est un programme de renforcement de l'employabilité des jeunes à travers l'entrepreneuriat et le partenariat public-privé.

Partenariat global pour l'autonomisation des jeunes et l'employabilité, le programme "Youth Can !" est lancé. Les entreprises publiques et privées sont invitées à rejoindre cette initiative de Sos Villages d'enfants Bénin pour contribuer au développement national, à la promotion de l'emploi des jeunes et à l'atteinte des Objectifs de développement durable.
Lors de la cérémonie qui a consacré le lancement officiel, le directeur national de Sos Villages d'enfants Bénin, Salimane Issifou, a rappelé que la question de l'emploi des jeunes appelle à une prise de responsabilité collective. « Nous avons parlé avec les jeunes pour comprendre leurs difficultés et nous avons compris qu'ils sont confrontés à plusieurs défis et obstacles : faire une bonne formation, trouver ensuite des stages et lorsqu'ils en trouvent, ils ne sont pas bien encadrés… Les jeunes ont besoin de tout notre soutien. L'employabilité des jeunes requiert notre participation à tous. "Youth can !", c'est l'affaire de tous ! », fait savoir Salimane Issifou.
Représentant le directeur exécutif du Conseil national du Patronat, Laure Adoukonou, a assuré de la ferme volonté du Cnp et de sa détermination à s'impliquer dans la mise en œuvre de ce programme. « Le Cnp inscrit ses actions dans le renforcement des compétences et la promotion des jeunes entrepreneurs », a-t-elle déclaré avant de féliciter Sos Villages d'enfants Bénin pour l'initiative. Le directeur général de l'Agence nationale pour l'Emploi, Urbain Amégbédji, a également reconnu la pertinence du programme. A l'en croire, "Youth can !" est un programme porteur qui cadre bien avec la mission de l'Anpe. « L'Anpe joue un rôle important dans la promotion de l'emploi en République du Bénin », a-t-il soutenu. Par conséquent, il s’engage : « C'est avec ferveur que nous travaillerons avec vous à prendre en charge les enfants et jeunes en difficulté ».
Pour le ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, Modeste Kérékou, les objectifs visés par ce projet - notamment mobiliser les partenaires pour résoudre le problème de l'employabilité en apportant des solutions innovantes et en soutenant les jeunes - s'inscrivent dans le Programme d'action du gouvernement. Il affirme alors : « L'initiative nous séduit... L'enjeu de l'employabilité des jeunes constitue une problématique majeure du gouvernement du chef de l'Etat
Patrice Talon. Nous saluons donc le projet "Youth can !" et nous saisissons cette occasion pour inviter d'autres organisations à vous emboîter le pas dans le combat contre le chômage et la pauvreté ». C’est ainsi qu’a été lancé le programme en présence du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou et de représentants d'autres institutions.

Booster l'employabilité des jeunes

Comment passer de l'école au monde de l'emploi, comment faire face au défaut d'expérience pertinente et pouvoir répondre convenablement à la performance attendue de l'employeur... ? De nombreux jeunes sont, en effet, confrontés aux difficultés d'accès à l'emploi, faisant face quotidiennement au chômage, à l'exclusion sociale et à la pauvreté. Le renforcement des capacités des jeunes pour le développement de leur aptitude à l'emploi s'impose. C'est ce que propose Sos Villages d'enfants Bénin à travers "Youth can !".
« Avec "Youth can !", nous renforçons les jeunes pour les rendre plus aptes à l'emploi. Il s’agit de donner aux jeunes le moyen de libérer le potentiel qu'ils ont pour qu’ils construisent leur avenir. "Youth can !" est une approche innovante..., pour sortir les jeunes du cercle vicieux de la pauvreté. C'est un programme qui profite non seulement aux jeunes mais aussi aux employés », a précisé Hugh Eggar, manager global du projet "Youth Can". Il ajoute que Youth Can sera lancé dans 8 nouveaux pays cette année et compte aujourd'hui 6 partenaires internationaux et plus de 600 partenaires locaux.
Rappelons que Sos Villages d'enfants est une association apolitique qui œuvre à améliorer les conditions de vie des enfants défavorisés. A ce jour, ils sont 2347 enfants à être pris en charge par Sos Villages d'enfants Bénin sur le territoire national.

Société 04 sept. 2019


7e Sommet de la Ticad à Yokohama: « Cette rencontre a été un succès », dixit le ministre Aurélien Agbénonci

La participation du Bénin à la Ticad7 tenue du 28 au 30 août dernier à Yokohama au Japon a été remarquable. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de même que l’ambassadeur du Japon près le Bénin en conviennent. Ce mardi 3 septembre à Cotonou, ils ont, au cours d’une conférence de presse, fait le point de cette participation. Ils en ont profité pour dévoiler le nouveau format de la coopération entre les deux pays.

53 pays d’Afrique, 42 chefs d’Etat et de gouvernement et de milliers d'autres personnes, pour l’essentiel des responsables d’organisations internationales, des personnalités de haut rang et des acteurs du secteur privé ont pris part, du 28 au 30 août dernier à Yokohama au Japon à la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad). « Faire progresser l’Afrique en recourant aux peuples, à la technologie et à l’innovation », c’est le thème de cette septième conférence à laquelle le Bénin a pris part à travers une importante délégation conduite par le président Patrice Talon en personne. «Cette Ticad a été un succès », a introduit le ministre Aurélien Agbénonci. Les débats au cours de cette conférence ont retenu l’attention du ministre des Affaires étrangères pour deux raisons. La première, c’est la similitude qu’il note entre les points forts de la Ticad 7 et le Programme d’action du gouvernement. L’accélération de la croissance économique dans un esprit de continuité inspiré de la Ticad 5 et de la 6 voulue par la conférence de cette année constitue un autre élément important qu’il a mis en exergue au cours de sa conférence de presse.
Aurélien Agbénonci note également d’autres domaines prioritaires dans lesquels le Japon et l’Afrique doivent agir. Il cite pêle-mêle, la promotion de la diversification, l’industrialisation et la compétitivité, le renforcement de la connectivité et l’intégration à travers les infrastructures, la promotion du secteur privé, le développement du capital humain, l’accélération de la couverture santé universelle, l’amélioration de la nutrition et de la résilience aux catastrophes… « Il y a eu un engagement du Japon pour renforcer certaines promesses déjà faites… Le Japon envisage la réalisation de plus de vingt milliards d’investissements en Afrique pour les trois années à venir pour la transformation économique du continent, l’innovation, le développement d’infrastructures de qualité… », fait-il observer. « Notre partenaire s’est aussi engagé en faveur de l’amélioration de la qualité de vie sur le continent, la prise en compte des besoins des populations, l’apport de la diaspora africaine au développement du continent», poursuit-il. Mais, rien de tout cela ne peut être entrepris sans « la stabilité et la sécurité du continent qui doivent être renforcées et améliorées ». Les problèmes africains doivent être d’abord réglés par les Africains eux-mêmes, rappelle-t-il.  En somme, entre le Japon et l’Afrique, c’est « une excellente coopération » et cette Ticad 7 a permis de le constater davantage. D’ailleurs, rappelle le ministre, «plusieurs participants africains ont fait part de leur satisfaction sur le déroulement des travaux et l’organisation mise en place côté japonais ».

Actualités 04 sept. 2019


Fédération béninoise de tennis: Des tennismen béninois en compétitions internationales

La Fédération béninoise de tennis dirigée par Jean-Claude Talon a engagé le Bénin dans plusieurs compétitions sur le continent. Ainsi, les tennismen béninois vont défendre  les couleurs nationales non seulement lors des circuits internationaux de tennis mais aussi à la Coupe Davis.

Quatre tennismen béninois vont représenter le pays du 11 au 14 septembre prochain à Nairobi au Kenya à l’édition 2019 de la Coupe Davis. Il s’agit des joueurs de la légion étrangère Alexis Klegou et Delmas N'tcha qui seront rejoints par deux tennismen évoluant au Bénin. Sous la houlette de Bruno Danhouan et de Victorien Abikou,  les tennismen locaux comme Sylvestre Monnou, Arnaud Sewanou, Magloire Yakpa, récemment champion du Bénin, Charles Codjo affûtent leurs armes au Tennis club de l’Amitié  de Cotonou. Ils multiplient les séances d’entraînement dans la perspective de ce rendez-vous international de tennis. Selon le capitaine Coupe Davis, Bruno Danhouan, les joueurs s’entraînent en tenant compte des conditions dans lesquelles la compétition va se dérouler. « Nous travaillons les schémas d’adaptation, les tactiques liées à la surface,  les empreintes, le déplacement sur terre battue, en lien direct avec ce que les joueurs sont en mesure de découvrir à Nairobi en situation de compétition », a-t-il expliqué. Conscient de l’enjeu et du potentiel des joueurs, il travaille leur automatisme et leur propose les choix gagnants sur terre battue. Selon le capitaine Coupe Davis, le Bénin est craint dans sa zone. Classé 3e dans le groupe III zone Afrique derrière le Kenya et la Tunisie de Malek Jaziri, le Bénin d’Alexis Klégou, régulier depuis une décennie, part avec ses chances intactes. Les tennismen de la légion étrangère, Alexis Klégou et Delmas N’Tcha rejoindront le groupe à Cotonou avant leur départ le week-end prochain. Le  Bénin va affronter les pays comme l’Algérie, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria et la Tunisie lors de cette compétition.

Le Bénin au Circuit junior Itf des 18 ans et moins à Lomé

Une délégation béninoise séjourne à Lomé depuis dimanche dernier, dans le cadre du Circuit junior Itf des 18 ans et moins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.  Les tennismen tels que Carmine Bécoudé, Lassissi Bishola, Carmène Kpadonou, Emeline Honfoga (catégorie filles), Vence N'Tcha, Prince Gandonou, Mariano Kpodéziaou, Sodick Noudogbessi, Aristide Sètomè et Amour Gandonou (catégorie garçons) défendent les couleurs nationales à cette compétition dont la première étape se déroulera du  2 au 8 septembre tandis que la deuxième étape est prévue du 9 au 15 septembre prochain. Encadrés par les coaches Daniel Marété et Marc Todjinou, ces tennismen se sont préparés activement pour ne pas faire piètre figure à Lomé. Ils ont eu huit jours de mise au vert au Tennis club de l’Amitié avant leur départ.
La Fédération béninoise de Tennis  s’est investie pour que le pays garde sa place de leader. Signalons que la troisième étape de ce circuit international de tennis se tiendra à Cotonou dès le 16 septembre prochain.

Société 04 sept. 2019


1007 - 1566